Dès la naissance de l'Université du Québec à Rimouski, la compréhension de l'environnement maritime s'est imposée comme un créneau d'études et de recherche incontournable. 

La reconnaissance des sciences de la mer comme axe d'excellence a amené l'UQAR à se doter d'une importante capacité de recherche au fil du temps. L'UQAR regroupe aujourd'hui une extraordinaire concentration de chercheurs dont l'expertise couvre un large éventail de questions touchant le domaine des sciences de la mer.

La diversité des sciences de la mer à l’UQAR

L’Institut des sciences de la mer (UQAR-ISMER) et océanographie

L’Institut des sciences de la mer de Rimouski (UQAR-ISMER) est un fleuron québécois de la recherche qui jouit d’une réputation internationale.

Situé au campus de Rimouski et doté d’infrastructures de pointe, il regroupe une importante masse critique de chercheurs et d’étudiants d’horizons disciplinaires variés qui se consacrent à la découverte et à l'avancement des connaissances sur les milieux côtiers, dans une perspective de développement durable.

L’Institut regroupe une communauté de chercheurs de l’UQAR et d’autres établissements associés en provenance de différents horizons disciplinaires : biologie, chimie, physique, géologie, télédétection et aquacultures. Les experts s’intéressent notamment au fonctionnement des systèmes marins en regard des changements climatiques, aux impacts de l’activité humaine sur les écosystèmes, à la valorisation des bioressources marines, à la géologie marine et aux risques naturels.

Gestion des ressources maritimes

Les sciences de la gestion sont tout aussi fondamentales pour l’axe de recherche en sciences de la mer. La gestion intégrée et durable des ressources maritimes fait appel à des connaissances multiples dans la prise de décision, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel. Ce domaine regroupe des spécialistes en économie, en gestion, en finance, en sciences naturelles et en droit, avec de l’expérience en gestion des ressources halieutiques, du transport maritime et des études environnementales.

Les chercheurs étudient des problématiques économiques propres au secteur maritime, touchant la pêche, la transformation, la commercialisation, l'aquaculture, les biotechnologies et le transport.

Biologie, chimie et géographie

Toujours en lien avec la mer, l'UQAR compte de nombreuses expertises associées aux domaines de la biologie, de la chimie et de la géographie. Des équipes de biologistes et de chimistes étudient, entre autres, la valorisation des biomolécules marines, la pollution des environnements aquatiques, l’acidification des océans et les impacts des changements climatiques sur les milieux marins, l’écophysiologie des poissons, l’aquaculture et les oiseaux marins.

En géographie, des chercheurs s'intéressent notamment aux risques naturels, à l'érosion des berges, à la géomorphologie du littoral, à la télédétection marine, à la gestion intégrée des zones côtières, à la dynamique fluviale et au transport des sédiments ainsi qu’à la biogéochimie des systèmes intertidaux et côtiers.

Développement régional

En développement régional, chercheurs et étudiants analysent notamment les dynamiques socioterritoriales du Québec maritime et élaborent des outils d’aide au développement. La connaissance des dynamiques socioterritoriales des zones côtières s'avère essentielle pour être en mesure d'élaborer et de proposer des outils d'aide au développement.

La réflexion se concentre notamment autour des effets des politiques de développement sur l’économie régionale, de l’acceptabilité sociale des projets d’exploitation des ressources naturelles et de l’adaptation des communautés locales aux changements climatiques.

Ingénierie

Les expertises en ingénierie de l’UQAR portent sur plusieurs champs d’études en génie mécanique et en génie électrique permettent divers projets dont la production, l’automatisation et l’optimisation de culture de microalgues d’origine marine en photobioréacteurs pour la production de biocarburant.

Des unités de recherche à la fine pointe

Le champ d’études des sciences de la mer constitue historiquement un pôle fondamental de la recherche à l’UQAR. L’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) et les unités de recherche associées constituent, par la présence effective d’une masse critique de chercheurs, des réalisations de très grande importance dans le domaine des sciences de la mer.

1 Institut des sciences de la mer de Rimouski 

4 Réseaux de collaboration en recherche à l’échelle provinciale initiés par l’UQAR

6 Regroupements de recherche interuniversitaires dont l’UQAR est membre

6 centres de recherche affiliés ou centres de recherche partenaires

1 laboratoire de recherche institutionnel

10 chaires de recherche au cours des 5 dernières années 

Un leadership reconnu ici et ailleurs

Classée depuis cinq ans parmi le peloton de tête des meilleures universités canadiennes en recherche par Research Infosource, l’UQAR s’est taillé une place parmi les grandes universités de la planète et les travaux de ses chercheurs rayonnent partout dans le monde.

Des infrastructures de recherche hautement spécialisées

L’UQAR est dotée d’infrastructures de pointe de grande qualité qui offrent aux chercheurs un potentiel de recherche unique. Plus de 50 M$ ont été investis en infrastructures (incluant les équipements) soutenant le secteur des sciences de la mer dans la région de Rimouski et plus particulièrement à l’UQAR-ISMER au cours des dix dernières années.

L’ISMER possède plusieurs infrastructures de recherche lui permettant de se positionner comme chef de file dans le vaste domaine des sciences de la mer. En plus d’un parc d’instruments océanographiques hautement performants et de laboratoires dotés d’équipements de pointe, les chercheurs de l’ISMER disposent de deux infrastructures majeures : un navire de recherche océanographique et une station aquicole.

Navire de recherche océanographique Coriolis II

En plus d’un parc d’instruments océanographiques hautement performants, l’UQAR dispose d’un navire de recherche océanographique ultramoderne de 50 mètres équipé des dernières innovations technologiques.

Véritable laboratoire flottant, le Coriolis II dispose d’espaces dédiés exclusivement aux travaux de recherche. Ses laboratoires permettent de former des équipes de recherche multidisciplinaires pouvant accueillir 14 scientifiques, en plus de l’équipage régulier du navire. Il répond aux plus hautes normes de certification maritime et peut naviguer partout dans le monde. Il a notamment permis la réalisation des missions MARES et MARGES dans le golfe San Jorge pour l’Argentine.

Station aquicole 

La station aquicole de l’ISMER est un laboratoire satellite de type « station marine » qui est pourvu d’un système performant de pompage de l’eau de mer permettant d’y réaliser à l’année longue divers travaux de recherche de pointe en aquaculture, en biologie marine et en écotoxicologie.

La station aquicole est également équipée de mésocosmes permettant l’étude des écosystèmes. Ces « morceaux » d’écosystèmes non modifiés prélevés en milieu naturel et ramenés en laboratoire sont maintenus en milieu contrôlé (température, salinité, matière organique, etc.) pour la réalisation d’études diverses (simulation d’hypoxie, ajout de contaminants, augmentation de la température, changement de la quantité de matière organique, etc.).

Centre d’appui à l’innovation par la recherche

L’UQAR s’est dotée d’un pavillon comprenant des espaces de laboratoire de recherche en chimie, en biologie et en océanographie. Le Centre d’appui à l’innovation par la recherche (CAIR) a pour mission d’appuyer l'innovation des entreprises et des organisations, en particulier les PME, en favorisant et en facilitant l’accès aux expertises et aux équipements de pointe de l’UQAR.

Laboratoires de pointe

Des programmes de formation aux trois cycles abordant les enjeux maritimes

Cycles supérieurs

Aux 2e et 3e cycles, les programmes de formation suivants sont associés à l’axe d’excellence en sciences de la mer.

Océanographie

Gestion des ressources maritimes

Biologie

Géographie

Développement régional

Ingénierie

Premier cycle

Au premier cycle, les programmes de formation suivants, où les chercheurs associés à l’axe d’excellence en sciences de la mer interviennent, constituent une porte d'entrée intéressante pour les étudiants qui se destinent aux études des cycles supérieurs dans ce domaine.

Biologie

Chimie

Géographie

Ingénierie

Autres formations

Le baccalauréat en administration permet également une poursuite aux cycles supérieurs en gestion des ressources maritimes. Enfin, l'École d'été en océanographie de l'ISMER accueille annuellement des étudiants de niveau postsecondaire pour une courte initiation à l'océanographie côtière.

Un moteur du développement maritime

Ses activités dans le secteur maritime ont amené l’UQAR à agir comme partenaire fondateur de la Technopole maritime du Québec qui renforce le tissu économique maritime du Québec. Ce leadership fait indéniablement de l’UQAR une force motrice majeure pour le positionnement du Québec et du Canada comme pôles internationaux en sciences de la mer.

L’UQAR a ainsi contribué à l’émergence de nombreuses organisations aujourd’hui incontournables dans l’environnement québécois et canadien du développement maritime durable.

Chiffres-clés

En moyenne 10 M$/an de financement de la recherche en milieux maritimes

Plus de 20 M$ d'investissements en équipements de recherche en 3 ans

Plus de 350 projets de recherche réalisés au cours des 5 dernières années

  • Institut des sciences de la mer
  • Unités départementales du secteur
    disciplinaire des sciences de la gestion 
  • Département sociétés, territoires
    et développement
  • Département de mathématiques,
    informatique et génie
  • Département de biologie, chimie
    et géographie

25 % ressources professorales 

34 % unités de recherche

5 baccalauréats

6 maîtrises

6 doctorats

Près de 300 étudiants par année