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Chaire de recherche du Canada en aquaculture de l'UQAR

L’aquaculture au Québec,
une industrie en effervescence

2 mars 2007

Rtremblay«L’industrie de l’aquaculture au Québec est en effervescence», soutient Réjean Tremblay, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en aquaculture et chercheur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR). «Plusieurs problèmes techniques d’élevage ont été réglés depuis 10 ans. L’un des défis actuels, c’est la mise en marché, la commercialisation des produits. L’industrie doit fournir avec davantage de régularité des produits de qualité à des prix abordables.»

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M. Tremblay estime que si la mise en marché réussit, la demande va croître et l’ampleur des entreprises aussi. «De nos jours, on retrouve occasionnellement dans les épiceries les produits aquicoles du Québec, en provenance surtout de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine. Il faut maintenant s’assurer d’une plus grande constance dans l’offre et d’une meilleure promotion des produits auprès du public.»

Un autre défi de l’aquaculture: l’arrivée d’espèces invasives, comme le crabe vert ou pire, les tuniciers, ces ascidies qui se développent en colonie et qui recouvrent totalement les agglomérations de moules tout en nuisant à leur alimentation. «Originaire de l’Asie, plus de 4 espèces de tunicier sont apparues ces dernières années à l’Île-du-Prince-Édouard, explique M. Tremblay. On en a trouvé une espèce dernièrement aux Îles de la Madeleine, mais pas encore en Gaspésie.»

Chaire en aquaculture

Financée par le Programme des chaires de recherche du Canada , la Chaire de recherche du Canada en aquaculture a été lancée en 2003. Sous la direction de Réjean Tremblay, une quinzaine de projets de recherche sont en cours, notamment avec la participation de la chercheure Céline Audet, de l’ISMER, de l’assistante de recherche Sonia Bellevin, du Centre aquicole marin de Grande-Rivière, et de plusieurs étudiants en océanographie.

La Chaire compte sur plusieurs collaborateurs: en premier lieu, l’ISMER (à Rimouski et au laboratoire humide à Pointe-au-Père), le Ministère de l’Alimentation, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et l’Institut Maurice-Lamontagne (IML).

Des liens existent aussi avec l’Institut de recherche sur la zone côtière du Nouveau-Brunswick (IRZC, rattaché à l’Université de Moncton) et le Collège vétérinaire de l’Île-du-Prince-Édouard (pour son expertise aquacole en pathologie), mais aussi avec la France (IFREMER) et la Norvège, deux pays où l’aquaculture connaît des succès remarquables.

Quelles sont les principales missions que se donne la Chaire de recherche? Par exemple, avec la collaboration de Céline Audet, de l’ISMER, un des objectifs est de produire des juvéniles de qualité pour l’aquaculture, autant pour les mollusques que pour les poissons, que ce soit en milieu naturel ou en écloserie. D’autres études portent sur la gestion des élevages en boudins dans l’eau afin d’améliorer la fixation des moules (qui ont tendance à tomber).

Les intervenants de la Chaire s’intéressent aussi à la génétique des stocks de larves, à leur nutrition, aux milieux environnementaux optimum pour les élevages, à l’état de santé des mollusques lors de transfert d’un site à l’autre, au développement des maladies, notamment aux caractéristiques des bactéries qui gênent le développement des larves.

«On commence même à expérimenter des éléments probiotiques qui pourront réduire le risque de développement de maladies, conclut Réjean Tremblay. La médecine et la haute technologie font partie du monde de l’aquaculture.»

Mario Bélanger

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Renseignements:
Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
(418) 723-1986 poste 1426
mario_belanger@uqar.ca