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Étudier à la maîtrise en éthique

Entrevue avec Jean-Daniel Yessine, étudiant

9 janvier 2009

Yessine JDPeux-tu donner une brève description de ton cheminement scolaire?

J’ai effectué mes études secondaires, collégiales et universitaires de 1er cycle dans la région de Québec, d’abord à l’école de Rochebelle P.E.I. pour les études secondaires, puis au Cégep de Sainte-Foy, en sciences humaines, pour le collégial. J’ai obtenu mon baccalauréat en enseignement secondaire du français et de l’histoire, avec profil international.

Qu'est-ce qui t'incitait particulièrement à poursuivre au 2e cycle?

Après mon baccalauréat, j’ai d’abord enseigné pendant quelques années dans les écoles de la région de Québec. Ces années ont été riches en expériences et en apprentissages, mais je ressentais le besoin de pousser ma formation universitaire plus loin. Cependant, plutôt que d’approfondir spécifiquement mes études en didactique, par exemple, j’ai préféré faire un bond dans un autre champ d’études, afin d’ajouter une corde à mon arc et de m’offrir la possibilité de diversifier mes approches professionnelles. En ce sens, l’éthique est un choix qui s’avère jusqu’ici plus que judicieux.

Comment ça va les études? Sur quoi travailles-tu surtout?

Mes études vont bien. J’en suis actuellement à l’étape de la recherche et de la rédaction de mon mémoire. C’est une étape tout à fait captivante. Mener ce projet à terme sera pour moi une source de fierté et une étape de plus dans l’accomplissement d’un projet de vie.

Le déroulement de mes études en éthique concorde avec l’implantation du programme d’éthique et culture religieuse dans les écoles québécoises. Mon projet de mémoire vise à explorer les assises théoriques d’une des deux finalités de ce programme, la reconnaissance de l’autre, et d’en mesurer les implications et les enjeux sur le développement d’un adolescent.

Les études au 2e cycle en éthique peuvent ouvrir des portes sur quoi exactement?

Une des dimensions qui rend l’éthique si intéressante à mes yeux, c’est la possibilité d’utiliser les compétences développées lors de nos études dans un éventail de situations très large. En effet, comme l’éthique nous amène à questionner les enjeux (et à nous questionner) de manière rigoureuse, il devient possible de transposer notre disposition à la réflexion et à la recherche dans plusieurs domaines. Bien entendu, nous en venons tous à développer une spécialisation propre à nos intérêts personnels ou professionnels, mais je fais ici référence à une disposition à la réflexion, au questionnement et à la recherche qui devient une part intégrante de notre manière de vivre au quotidien. Ces études peuvent ouvrir, selon moi, beaucoup de portes. Par ailleurs plusieurs étudiants gradués de la maîtrise travaillent aujourd’hui dans des milieux où leurs compétences en éthique sont très appréciées et considérées.

Dans quoi aimerais-tu travailler plus tard?

Comme je l’abordais succinctement plus haut, ces études cadrent dans un projet de vie plus large. Il n’est pas exclus que je retourne enseigner au secondaire où, je le pense, ma formation en éthique pourra bénéficier tant à ma pratique qu’à mes élèves, voire à l’institution scolaire. Sinon, je demeure ouvert à toutes les possibilités : conseiller en éthique, chercheur, conseiller pédagogique, etc. Lorsque les situations se présenteront, je prendrai les décisions qui s’imposent au meilleur de mes connaissances et à la lumière des enjeux à considérer. Après tout, n’est-ce pas là une des dimensions inhérentes à l’éthique?

Entrevue avec Maria Anastasaki, autre étudiante en éthique

D’autres informations sur le programme de maîtrise en éthique sont disponibles sur le site de l’UQAR.

 
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Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
(418) 723-1986 poste 1426
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