Entrevue avec Maria Anastasaki
9 janvier 2009
Je m’appelle Maria Anastasaki. Voici une brève présentation de ma longue histoire d’étudiante. Après avoir complété un DEC en mécanique marine ici à Rimouski, à l’Institut maritime du Québec, je suis retournée à Montréal, d’où je viens. J’en ai profité pour terminer un certificat en arts plastiques dans le but de nourrir mon amour pour les arts et la culture. Ensuite, je suis revenue à Rimouski faire un baccalauréat en Développement social et analyse des problèmes sociaux. Cette formule unique au Québec m’a permis de rentrer en contact avec une sociologie qui cherche : 1) à connaître les mécanismes des sociétés par la théorie et le terrain; 2) et à amener du changement social dans la société.
Ce baccalauréat m’a donné l’occasion de réfléchir à beaucoup de questions, dont les deux plus importantes pour moi sont : 1) pourquoi de bonnes structures (ex : un service public, un état démocratique) ne garantissent pas de bonnes décisions ni de bons résultats ?; 2) est-ce que tous les groupes de personnes sont suffisamment considérés dans les processus de recherche et de décisions ? Pour ces deux raisons, afin d’approfondir mon étude de la société et des gens qui y vivent, j’ai décidé de me lancer dans une maîtrise en éthique, offerte ici à l’UQAR. De plus, j’ai eu la chance d’avoir des bourses d’études, ce qui est un excellent incitatif pour continuer mon cheminement, même avec une famille.
Je viens de terminer ma première session de cours et j’aime beaucoup ce que j’y apprends. J’apprécie énormément le fait de rentrer en contact avec différentes façons de penser à travers les époques. Les théories qui nous sont présentées soulèvent des questions sur ce que nous sommes en tant qu’êtres humains, mais surtout, ce que nous devons faire individuellement et collectivement, et aussi, la manière de le faire. Ces théories apportent des réponses aux questions à partir de points de vue philosophiques très différents qui ont en commun d’intégrer les autres disciplines des sciences sociales (par exemple, la politique, la sociologie).
Mes travaux à la maîtrise portent surtout sur la diversité et la façon de mettre en application cette diversité dans les processus de recherche, et dans les processus de décision. Je suis en train de développer un très grand intérêt pour la recherche ainsi que pour l’accès à la recherche et aux savoirs. Peu importe où je serai, peu importe comment je le ferai, par mon travail, je souhaite renforcir le lien entre savoir et société, dans un cadre de diversité.
| Entrevue avec Jean-Daniel Yessine, autre étudiant en éthique |