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L’UQAR : partenaire majeur d’un réseau de recherche canadien sur la santé des océans

26 janvier 2009

Une équipe de recherche de l’Université du Québec à Rimouski participe à la création d’un vaste réseau pancanadien visant à développer les recherches scientifiques sur la santé des océans.

Archambault Dufresne Nozais

Philippe Archambault, France Dufresne et Christian Nozais, trois professeurs à l’UQAR.

Ce réseau est dirigé par l’Université Memorial, de Terre-Neuve, et financé principalement par le Conseil de recherche en sciences et en génie du Canada (CRSNG), par Pêches et Océans Canada et par la province de Terre-Neuve et Labrador. Il implique la collaboration de 60 chercheurs dans une quinzaine d’universités et ministères d’un océan à l’autre du Canada, avec un budget de près de 10 M $ sur cinq ans. Le CRSNG verse 5 millions $ sur ce montant, dont environ 500 000 $ directement à l’UQAR.

Les quatre chercheurs de l’UQAR qui sont associés à ce réseau sont : Philippe Archambault, chercheur à l’ISMER-UQAR (spécialiste en écologie benthique), France Dufresne, chercheure en biologie (écologie moléculaire et génétique), Christian Nozais, chercheur en biologie (écologie aquatique) et Bjorn Sundby, chercheur à l’ISMER-UQAR (géochimiste). Plusieurs étudiants à la maîtrise ou au doctorat auront l’occasion de faire leurs recherches et de participer à des échanges dans le cadre de ce réseau (grâce à des bourses d’études), notamment : Heike Link, Laurence Piché et Adeline Piot. Des chercheurs de l’Institut Maurice-Lamontagne, Stéphane Plourde et Chris McKindsey (professeurs associés à l’UQAR), contribueront aussi aux activités.

Le réseau sera identifié par le nom suivant : CHONe, qui est le sigle anglais de Canadian Healthy Oceans Network, mais également la désignation latine d’un vers marin qui vit dans les trois océans canadiens et qui est souvent utilisé comme indicateur de la santé de l’écosystème.

Le réseau a été lancé au début janvier à Terre-Neuve, en présence de plusieurs invités dont le ministre fédéral de l’Industrie, M. Tony Clement, la présidente du CRSNG, Mme Suzanne Fortier, ainsi que le responsable en chef du réseau, l’océanographe Paul Snelgrove, de l’Université Memorial. Le directeur de l’ISMER, Serge Demers, est d’ailleurs membre du comité directeur de ce réseau.

Le chercheur Philippe Archambault fait partie du comité scientifique du CHONe. « L’objectif de ce réseau, dit-il, est de mettre en commun les ressources des spécialistes pour mieux scruter les écosystèmes océaniques entourant le Canada, afin d’approfondir nos connaissances et d’apporter des pistes pour une gestion efficace. Les spécialistes pourront analyser des questions comme les effets de la perte de biodiversité, les changements climatiques, la qualité de l’environnement, les aires de distribution de chaque espèce animale, les interactions entre les espèces, etc.» Ce réseau permet de partager l'expertise canadienne sur la biodiversité, autant pour l’Atlantique et le Pacifique que pour l’Arctique.

Le Réseau canadien pour la santé des océans se veut également une initiative du gouvernement fédéral pour répondre aux besoins pressants des milieux scientifiques et gouvernementaux afin de connaître l’état de santé réel des océans, en plus d’assurer de façon durable, par des décisions éclairées, la conservation de la biodiversité aquatique. Trois thèmes seront privilégiés : la biodiversité marine, le fonctionnement de l’écosystème marin et la connectivité entre les populations d’organismes marins.

À l’UQAR

À l’UQAR même, France Dufresne se penchera sur l’identification génétique d’espèces de crustacés grâce à la technique du code barre. « Les outils moléculaires que nous avons en laboratoire à l’UQAR nous permettent d’identifier les espèces avec précision et de mieux comprendre la dispersion des populations entre les différents océans et ainsi de prédire les invasions potentielles vers l’Arctique en cas de réchauffement du climat. »

Pour sa part, Christian Nozais concentrera ses activités sur des organismes microscopiques qui occupent les sédiments : les copépodes (petits crustacés), les petits vers et les bactéries. « On en entend moins parler que l’ours polaire ou la morue, dit-il, mais ces organismes microscopiques peuvent également être affectés par les changements climatiques. Qu’est-ce qui arrive si telle ou telle espèce disparaît dans un environnement donné ? Quel est l’impact sur les autres espèces avoisinantes ? »

Enfin, Philippe Archambault, en plus de gérer le volet sur le « fonctionnement de l’écosystème marin », mettra son énergie sur des espèces macrobenthiques, telles que les palourdes. « Il faut avoir une vision d’ensemble, explique-t-il. Chaque espèce a une relation avec son environnement, avec les autres espèces. Une population qui diminue ou qui disparaît de son milieu, et c’est toute la biodiversité qui peut être affectée en chaîne. Ça oblige à faire des simulations, en laboratoire et dans la nature. »

D’autres équipes, dans d’autres universités, s’intéresseront aux oiseaux et aux poissons. Bref, c’est un vaste réseau qui se met en place, avec des interactions qui devraient être fructueuses pour la compréhension des océans.

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Renseignements:
Mario Bélanger, Service des communications UQAR, mario_belanger@uqar.ca ou  418-723-1986 # 1426
Philippe Archambault, ISMER-UQAR, philippe_archambault@uqar.ca ou 418-723-1986 # 1765
Joan Atkinson, Network Manager, NSERC Canadian Healthy Oceans Network (CHONe)
Memorial University of Newfoundland, jatkinso@mun.ca ou 709-737-8308