Mission Corail : une possibilité de mobiliser concrètement
les efforts vers une communauté d’Haïti
Le 26 janvier 2010
Les défis qu’il faudra relever en Haïti sont immenses et complexes. Comment contribuer à recomposer ce pays dans tout ce qu’il y a d’essentiel à la vie, en commençant par la santé, l’alimentation, le logement et l’éducation ? Comment s’assurer que les dons qui sont acheminés vont servir concrètement à remettre sur pied cette contrée disloquée ?
« C’est tout le pays qui est paralysé », estime M. Hermel Hébert, chargé de cours en éducation à l’UQAR campus de Lévis. M. Hébert est le président d’une petite corporation sans but lucratif qui s’occupe d’une mission dans une petite ville haïtienne, Corail. L’organisme s’appelle Mission Corail-Haïti Québec inc. Il s’agit d’une corporation à but non lucratif légalement constituée et enregistrée selon la loi de la province de Québec.
M. Hébert invite les membres de la communauté universitaire de l’UQAR, tant à Lévis qu’à Rimouski, à mobiliser leurs efforts pour venir en aide à la population haïtienne. « C’est important d’aider les grandes organisations comme la Croix Rouge ou Oxfam, dit-il, mais je pense qu’une petite organisation comme Mission Corail peut aussi apporter un soutien indispensable et bien ciblé pour la population haïtienne. »


Mission Corail
Mission Corail était autrefois une mission religieuse, mais une équipe laïque a pris la relève. On y compte 60 membres actifs, en provenance de tout le Québec, avec un conseil d’administration de sept membres, sous la présidence de M. Hébert.
Corail est situé dans l’ouest d’Haïti, à proximité de Jérémie et à plus de 100 km de Port-au-Prince. C’est une petite ville très pauvre de près de 10 000 habitants, avec peu de ressources. L’endroit n’a pas été touché directement par le tremblement de terre, mais les effets secondaires se feront sentir rapidement. Par exemple, les jeunes de Corail qui veulent aller à l’école secondaire devaient aller à Port-au-Prince pour leurs études : ce sera impossible de le faire pendant plusieurs mois. Autre exemple, une bonne partie de l’alimentation et des services de nécessité provenait de Port-au-Prince : les coupures dans l’acheminement des vivres et des fournitures auront pour résultat un triste jeu de domino qui affectera tous les villages et villes du pays. En plus, Corail doit aussi accueillir des gens de Port-au-Prince qui fuient le désastre.
À Corail, la mission s’occupe actuellement d’une école primaire (650 enfants),
d’un dispensaire de soins (50 personnes soignées par jour) et d’une coopérative d’habitation (150 familles démunies). C’est l’entreprise la plus importante de la petite ville, avec une quarantaine d’employés, et elle ne vit que par les dons.
Une équipe de cinq personnes de cette mission s’est rendue en Haïti très récemment. Trois personnes sont revenues depuis le tremblement de terre du 12 janvier. Un autre membre a trouvé la mort. Et la cinquième personne, une Ursuline de Rimouski (Sœur Anna-Marie Gendron), a décidé de rester sur l’île, pour aider à résoudre les problèmes là-bas.
Hermel Hébert souhaite mobiliser la communauté de l’UQAR pour investir des fonds et du soutien dans Mission Corail. Selon lui, il serait judicieux de travailler en petites cellules, parallèlement aux grosses organisations qui concentreront leur aide sur la capitale, Port-au-Prince.
« Les contacts que j’ai eus avec Corail, explique-t-il, ressemblent à un appel à l’aide : ils disent qu’il ne faut pas les oublier, qu’il ne faut pas les laisser tomber ! J’invite les gens de l’UQAR à mobiliser leurs efforts envers cette communauté. Le fait que notre mission est déjà bien établie aidera à travailler concrètement et efficacement. »
Pour obtenir toute information, pour devenir membre de la corporation ou pour supporter cette action en Haïti, veuillez vous adresser au secrétariat de la mission, aux coordonnées suivantes :
Mission Corail-Haïti Québec Inc.
500, 8e Avenue, QUÉBEC, QC G1J 3L7
Téléphone : (418) 647-3134
Courriel : mcorailh@yahoo.ca
Le peuple haïtien a grandement besoin de votre support !
Mario Bélanger
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Carline, étudiante haïtienne à l’UQAR
Actuellement, une seule étudiante d’origine haïtienne est inscrite à l’UQAR : il s’agit de Carline Destilus, qui fait des études à la maîtrise en développement régional, à Rimouski. Elle a réalisé toute sa scolarité de maîtrise. Au moment du tremblement de terre du 12 janvier, elle était en Haïti pour réaliser une collecte de données pour sa thèse. Nous avons appris qu'elle se porte bien, de même que son petit garçon et son mari. Cependant, ils ont tout perdu, leur maison a été démolie. L’étudiante souhaite revenir à Rimouski pour terminer ses études. Dans nos pensées et nos efforts pour Haïti, ayons une attention particulière pour Carline et sa famille.