L’UQAR, un nouveau partenaire pour la formation
de professionnels en travail social
24 mars 2009
Sous le thème « Oser le service social », dans le cadre de la Semaine des travailleuses et des travailleurs sociaux, l’UQAR a souligné officiellement l’offre du programme de baccalauréat en travail social, qui a été lancé au trimestre d’automne 2008. « L’Est du Québec manifestait un besoin pressant de travailleurs sociaux et il devenait impératif de répondre à cette demande », indique le doyen des études de premier cycle, M. Claude Galaise. Les partenaires du milieu de la santé et des services sociaux, le Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent en tête de liste, ont fait valoir à l’Université combien il était crucial d’obtenir ce programme afin d’assurer le développement d’une main-d’œuvre spécialisée. Dès 2006, le Bureau du doyen des études de premier cycle a planché sur un projet d’extension de programme pour être en mesure d’offrir le grade de bachelier en travail social. « Ce projet aura nécessité beaucoup d’efforts ainsi que le concours de nos partenaires des collèges et du milieu de la santé et des services sociaux. En définitive, nous sommes heureux d’avoir répondu à cet appel et d’y avoir donné suite à Rimouski et en Gaspésie », ajoute M. Galaise. En effet, une cohorte cheminant à temps partiel a aussi démarré à Gaspé l’automne dernier.
M. Claude Leblond, président de l'Ordre, en compagnie de MM. Claude Galaise et Marc Boily, de l'UQAR.
Compte tenu du nombre d’étudiants inscrits depuis le trimestre d’automne 2008, on prévoit que, d’ici trois ans, près d’une centaine de nouveaux travailleurs sociaux pourront œuvrer dans la région. Le responsable du programme, M. Marc Boily, explique la valeur ajoutée de cette formation pour le réseau de la santé et des services sociaux : « la formation offerte à l’UQAR permettra de répondre aux exigences du projet de Loi 50 du Gouvernement du Québec qui s’inscrit dans le processus de mise à jour du système professionnel québécois ». Plus précisément, explique-t-il, « ce projet de loi resserre et réserve certaines activités professionnelles pouvant être exercées dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines ».
Par ailleurs, l’UQAR a eu le plaisir d’accueillir le président de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec (OPTSQ), M. Claude Leblond, t.s. Ce dernier a donné, le 24 mars, une conférence sur la mise à jour du système professionnel québécois. Cette conférence s’adressait aux étudiants du baccalauréat en travail social de même qu’aux acteurs du milieu de la santé et des services sociaux de notre région. « De plus en plus, sur le terrain, les compétences particulières des travailleurs sociaux sont reconnues, recherchées et requises », fait valoir M Leblond.
« En attribuant aux travailleurs sociaux la réserve de certaines activités – lorsqu’il y a risque de préjudice pour les usagers –, le projet de loi visant à moderniser les pratiques professionnelles en santé mentale et en relations humaines s’inscrit dans cette logique de reconnaissance professionnelle, conclut le président de l’OPTSQ. Ainsi, le programme de l’UQAR en travail social arrive à point et permet de combler une bonne partie de la demande, particulièrement dans l’Est du Québec. Nous sommes 7000 travailleuses sociales et travailleurs sociaux à avoir hâte d’accueillir nos nouveaux collègues au sein de l’Ordre. »
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