Visite d’une délégation argentine à Rimouski
Plusieurs ententes sont sur le point d’être signées
23 avril 2009

Chaleureuse poignée de mains entre les représentants de Rimouski et de Comodoro Rivadavia: Serge Demers (ISMER), Mariano Mémolli (Direction nationale de l’Antarctique), le recteur Michel Ringuet et Rubén Zárate (Agence du savoir de la ville de Comodoro-Rivadavia).
La visite d’une délégation de la ville de Comodoro Rivadavia, en Argentine, dans la région de Rimouski, du 20 au 24 avril, a ouvert des portes sur de précieuses possibilités de collaboration entre les deux régions, autant d’un point de vue institutionnel, technologique que commercial.
« Pour l’ISMER et pour l’UQAR, particulièrement dans le domaine des sciences de la mer et dans le secteur éolien, nous avons des propositions concrètes qui sont sur la table et qui restent à être validées par les autorités », constate le chef de cette mission en sol canadien, M. Serge Demers, directeur de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski.
« Pour les industries et les commerces de la région, ajoute M. Laurent Bellavance, de la SOPER (Société de promotion économique de Rimouski), on n’a jamais été aussi près d’un partenariat international, ce qui pourrait nous donner accès au marché sud-américain alors que, par l’entremise de notre région, le marché nord-américain serait accessible aux gens d’affaires argentins. »
| Autre texte sur le sujet> |
La délégation de l’Argentine était composée de : M. Mariano Mémolli, chef de mission et directeur de la Direction nationale de l’Antarctique (DNA); M. Luis del Solar, conseiller de l’ambassade de l’Argentine à Ottawa; M. Rubén Zárate, directeur de l’Agence du savoir de la ville de Comodoro-Rivadavia; M. Héctor Zaixso, du Centre de recherche et de développement de la mer australe; et M. Jose Luis Esperon, de l’Institut national de technologie industrielle de l’Argentine.

Les projets d’entente
Le partenariat entre les deux pays découle d’une collaboration soutenue depuis 1985 entre, d’une part, l’UQAR et son Institut des sciences de la mer (ISMER) et, d’autre part, les institutions de recherche argentines opérant en Antarctique. Le climat de confiance et de complicité qui s’est établi s’étend maintenant à d’autres secteurs.
Ainsi, les discussions ont porté sur divers projets, premièrement la création d’un programme de bourses permettant à des étudiants argentins de venir étudier dans les domaines maritimes à UQAR, que ce soit en océanographie, en gestion des ressources maritimes ou en génie (par exemple, pour l’énergie marémotrice).
Il est aussi question de mettre sur pied, pour la région de le vaste golfe San-Jorge, qui donne sur l’Atlantique, un Observatoire océanique argentin, sur le modèle de l’Observatoire global du Saint-Laurent. « C’est un projet clé en main qui sera piloté par SYGIF international de Rimouski », explique Serge Demers, qui préside l’Observatoire global du Saint-Laurent et qui en même temps sera membre du Conseil d’administration du nouveau Centre de recherche sur les mers australes. La mission d’un tel observatoire est d’installer des outils technologiques qui permettent de bien mesurer les paramètres d’un environnement donné, d’évaluer les niveaux de pollution, d’établir un modèle de gouvernance, de partager les connaissances, etc. « C’est tout un système d’ordinateurs, de bouées et de senseurs qu’il faudra mettre en place, en même temps qu’une équipe de coordination, ajoute M. Demers. Les entreprises de la région de Rimouski, comme SYGIF international et Multi-électronique, pourront apporter leur expertise. Nos équipements actuels pourront servir à former les étudiants argentins à cette technologie. »
Du coté éolien, le projet consiste à implanter, à titre expérimental, une éolienne couplée au diesel, sur la base Jubany, en Antarctique. Supervisé par M. Adrian Ilinca, professeur en génie à l’UQAR, le projet a pour objectif d’établir le meilleur rendement possible d’une telle éolienne fonctionnant au vent et au diesel, en tenant compte du climat froid et de l’environnement. Si le projet est concluant financièrement, plusieurs éoliennes de ce type pourraient être installées, autant en Antarctique que dans les régions montagneuses des Andes.
Commerce
La délégation argentine a profité de son séjour dans le Bas-Saint-Laurent pour rencontrer des intervenants du milieu des affaires, des entreprises et des centres de recherche. Les Argentins sont particulièrement intéressés par les technologies développées dans la région de Rimouski concernant la géomatique et la cartographie de précision. Ces technologies pourraient être utiles en Argentine pour obtenir une meilleure vue d’ensemble des environnements pétrolifère, forestier, agricole ou maritime, afin de mieux gérer leurs ressources.
Les Argentins souhaitent aussi développer un partenariat commercial avec les entreprises de la région de Rimouski. Dès l’automne 2009, une délégation rimouskoise, à la fois institutionnelle et commerciale, pourrait se rendre à son tour en Argentine pour consolider les liens et en tisser de nouveaux.
Source : Mario Bélanger
Responsable des communications, Université du Québec à Rimouski
Téléphone : 418 723-1986 poste 1426
Mario_belanger@uqar.qc.ca