L’événement universitaire en mai :
le congrès de l’ACFAS
27 avril 2009
Le Congrès annuel de l’ACFAS (Association francophone pour le savoir, www.acfas.ca ) aura lieu cette année à Ottawa, du 11 au 15 mai 2009, sous le thème suivant : « La science en français... une affaire capitale ! ». Plus de 5000 personnes, chercheurs, étudiants, intervenants ou spécialistes, seront réunis pour cette 77e édition, qui présente 160 colloques et des centaines de conférences. Environ 10% des participants proviennent de l’étranger. L'UQAR y délègue plusieurs professeurs et étudiants, notamment dans l'organisation d'un important colloque en développement régional.
« C’est un événement de plus en plus interdisciplinaire et international à chaque année », affirme son président actuel, M. Pierre Noreau, professeur de droit à l’Université du Montréal, qui a donné une entrevue à UQAR-Info. « Ça rejoint des gens en sciences pures, en sciences de la santé, et en sciences de la nature autant qu’en sciences humaines, en arts ou en éducation. Et c’est surtout un rendez-vous qui permet de faire connaissance, de développer des réseaux. Au côté des chercheurs de carrière, plusieurs jeunes chercheurs, à la maîtrise ou au doctorat, font des présentations scientifiques dans ce congrès. Ils se créent des liens pour l’avenir. Il y a sans doute beaucoup de compétition entre les universités pour le recrutement d’étudiants, mais en ce qui concerne la recherche, il existe d’excellentes collaborations entre les établissements pour développer des projets conjoints, en misant sur des expertises complémentaires. »
Cette année, l’ACFAS souhaite que les activités du congrès aient une couverture journalistique encore plus imposante que d’habitude. « Les médias donnent la possibilité d’un dialogue entre la science et la société, explique M. Noreau. C’est important. D’autant plus qu’en période de difficultés économiques, les gouvernements peuvent facilement couper dans la recherche si ce n’est pas très visible. »
Selon un sondage récent, plus de 84% des gens font confiance aux chercheurs et 91 % aux professeurs d’université. Par contre, 91% des personnes interrogées considèrent que les scientifiques pourraient être davantage présents dans les médias. « Il faut profiter du congrès pour mieux faire connaître les travaux et découvertes de nos chercheurs, constate Pierre Noreau. La recherche permet de réfléchir sur notre monde et de trouver des façons de mieux vivre, d’améliorer son environnement, dans tous les sens. Mais c’est important de souligner que la recherche a besoin de continuité, qu’il faut compter sur le cumul de différentes recherches pour arriver à une véritable percée dans les connaissances. Attention aux recherches à courte vue. »
Présence de l’UQAR
L’UQAR a toujours participé activement au Congrès de l’ACFAS. On se souviendra même que l’UQAR a déjà accueilli deux fois à Rimouski cet événement majeur, en 1993 et en 2003. Encore cette année, une délégation uquarienne sera au rendez-vous à Ottawa.
Par exemple, Mme Danielle Lafontaine, professeure en développement régional à l’UQAR et codirectrice du CRDT (photo), est responsable d’un important colloque intitulé : « Habiter et valoriser durablement le territoire » (numéro 621). Plus d'une vingtaine de communications seront présentées, avec une conférence d'ouverture de Mme Nicole Mathieu, de l'Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne).
D’ailleurs, dans le cadre de ce colloque, le 12 mai, le CRDT et ses partenaires organisent un activité de lancement de livres et de revues dans le domaine du développement régional.
D’autres chercheurs et étudiants de l’UQAR ont annoncé leur participation active à ce congrès de l’ACFAS, notamment : Adolphe Adihou, Cathy Arsenault, Raymond Beaudry, Emmanuelle Bédard, Mélanie Belzile, Danielle Boutet, Jean-François Boutin, Susan Drejza, Marie-José Fortin, Yann Fournis, Jean-Phillipe Gauthier, Julie Grondin, Bruno Jean, Dominic Lapointe, Diane Léger, Jean-Yves Lévesque, Nathalie Lewis, Éric Malenfant, Yannik Melançon, Taylor Olsen, Pierre Paradis, Céline Pelletier, Steve Plante, Dany Rondeau et Mélanie Tremblay. Le site de l’ACFAS donne plus de détails.
Mario Bélanger