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Journée sur l’innovation au Bas-Saint-Laurent :
une réussite

6 avril 2009

InnovationGilles Gagnon (Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent), Luc Desaulniers (UQAR) et Ludovic Lévesque (Développement économique Canada pour les régions du Québec).

 

Une journée spéciale sur l’innovation au Bas-Saint-Laurent a réuni pas moins de 200 gens d’affaires et spécialistes en formation et en développement, à Rimouski, le 26 février 2009. Pour ces entrepreneurs et développeurs, c’était l’occasion d’assister à diverses conférences sur l’innovation, de tisser des liens entre les dirigeants de PME et les centres régionaux d’expertise, mais surtout, de faire des rencontres de réseautage. Entrevue avec trois intervenants.

« Le Bas-Saint-Laurent a un excellent potentiel d’innovation, dans des créneaux bien définis pour chacune de ses villes », affirme Luc Desaulniers, professeur en sciences de la gestion à l’UQAR et l’un des organisateurs de cette journée. « La région n’est pas très peuplée, mais ça ne veut pas dire qu’on sait vraiment bien ce qui se fait à proximité en matière d’innovations. Une journée comme ça, ça permet de mieux s’apprécier et de tisser des liens. Je connais une entreprise d’ici qui n’aura plus besoin d’aller dans un pays voisin pour faire des tests de conformité sur ses produits : on a appris que c’est possible de faire les mêmes tests à La Pocatière ! »

Avec la concurrence à l’échelle du monde que nous vivons aujourd’hui, une entreprise doit obligatoirement innover et se tenir au courant des développements dans son domaine, constate Gilles Gagnon, de la Conférence régionale des éluEs du BSL. « Le monde de l’innovation implique de créer de nouveaux produits ou d’améliorer ceux qui existent. Mais ça porte aussi sur les nouveaux procédés de fabrication, sur des matériaux composites, sur le besoin d’expertise face à un problème de production. Ça concerne aussi la gestion du personnel, le marketing, les stratégies de développement, l’approche des clients, le financement, la comptabilité, etc. Il faut souligner aussi que l’informatique et la robotique ont pris une place importante dans les entreprises d’aujourd’hui. »

« Le Bas-Saint-Laurent a des possibilités de devenir une région très performante en matière d’innovations », constate Ludovic Lévesque, du bureau régional de Développement économique Canada. Selon lui, même si le secteur de la forêt, surtout présent dans le milieu rural, connaît des difficultés majeures, les autres secteurs sont répartis dans l’ensemble du territoire et présentent de belles opportunités de développement.

« Autrefois, dit-il, les gouvernements misaient beaucoup sur l’exportation et la commercialisation. Mais on se rend compte qu’un produit doit aussi être très attirant pour pouvoir se vendre à l’étranger. Si tu n’es pas original, innovant, tu disparais. »

Dans le Bas-Saint-Laurent, l’agence fédérale donne la priorité aux projets qui favorisent le développement des secteurs suivants : les bio-ressources (forêt, tourbe, bioalimentaire) ; les énergies renouvelables et l’environnement ; les produits métalliques et matériaux innovants ; les sciences et technologies marines ; et enfin, le tourisme.

En plus des cégeps et de l’UQAR, on compte d’ailleurs au Bas-Saint-Laurent cinq centres de transfert technologique : trois à La Pocatière (photonique, technologie physique et bioproduits), un à Rimouski (innovation maritime) et un dans la Vallée de la Matapédia (transformation du bois). Un autre pourrait voir le jour à Matane, en imagerie numérique.

L’environnement

En matière d’innovation, la préoccupation pour l’environnement suscite de nouvelles tendances marquées, constate Gilles Gagnon. « Si on prend la construction d’une maison, par exemple, tout doit être pensé pour être écoénergétique : l’orientation de la maison, la qualité et l’emplacement des portes et des fenêtres, l’absence de colle ou de produits toxiques. L’entreprise qui se démarque doit en tenir compte dans ses plans. Elle doit se positionner comme un fabriquant de maisons vertes. »

On remarque aussi que la qualité des ressources humaines est un facteur de continuité important pour une entreprise. « L’accès aux ressources naturelles n’est plus une raison primordiale dans bien des entreprises, constate Luc Desaulniers. Ce qui compte le plus pour une entreprise en développement, c’est la possibilité de recruter des ressources humaines compétences, qui ont les connaissances nécessaires et qui sont fidèles à l’entreprise. Les entreprises adorent les régions avec des gens qui sont fiers de leur coin de pays et qui se parlent facilement entre eux. Ce sont des régions plus ouvertes sur le monde. » Les étudiants d’aujourd’hui auront à vivre cette réalité dans le monde du travail de demain.

Mario Bélanger

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Renseignements :
Mario Bélanger, Service des communications,
UQAR, 418-723-1986 poste 1426