Comment la nouvelle présidente du C.A. de l’UQAR perçoit-elle son mandat?
14 avril 2009
Selon la nouvelle présidente du Conseil d’administration de l’UQAR, Mme Marie-Claude Ruel, une université comme l’UQAR présente de beaux défis à relever. « Nous avons un très grand territoire à couvrir et le fait d’avoir deux campus, en plus des bureaux régionaux, permet de mieux étaler nos services, tout en ayant des ports d’attache solides. »
L’UQAR, ajoute-elle, projette l’image d’une université chaleureuse, proche de son milieu, autant à Lévis qu’à Rimouski. « La proximité des professeurs et du personnel, c’est une belle valeur de l’université. C’est la perception que j’avais quand j’étais étudiante à Lévis et c’est encore la perception que j’ai depuis que je fais partie du monde des affaires. Le succès qu’a connu la campagne de financement de l’UQAR dans les dernières années, avec 11,4 M $, indique bien l’appréciation de l’Université à la grandeur du territoire qu’elle dessert. »
Mme Ruel envisage de présider la majorité des réunions du conseil à partir de Rimouski, au siège social, même si son emploi se trouve dans la région de Québec. « En plus du Conseil d’administration, dit-elle, je me donne comme mandat d'assister à des activités ou d'autres réunions qui nécessitent ma présence, tant à Rimouski qu'à Lévis. C’est important de rencontrer les gens directement. » À l’UQAR, les réunions du Conseil d’administration se déroulent depuis plusieurs années en vidéoconférence, près d’une dizaine de fois par année, avec des participants à Rimouski et d’autres à Lévis. Tous les membres du Conseil qui sont en poste à Rimouski sont invités à l’occasion à se rendre à Lévis, et vice-versa.
Au Conseil d’administration de l’UQAR, Mme Ruel compte aussi porter une attention spéciale à l’accueil et à l’intégration des nouveaux membres. « Pour les étudiants et les membres socio-économiques qui proviennent de l’extérieur du milieu universitaire, siéger à un conseil d’administration exige une certaine adaptation. Ils n’ont pas tous le même degré de compréhension de l’université et ils ont besoin d’une meilleure intégration pour intervenir efficacement dans les dossiers. Comme présidente, je souhaite contribuer à faciliter l’intégration des nouveaux membres. »
Finalement Marie-Claude Ruel souhaite une présence accrue des femmes au Conseil d'administration. « Depuis plusieurs années, nous assistons à une augmentation du nombre de femmes qui fréquentent les universités. Ce nouveau phénomène nous amènera, je l'espère de façon naturelle, à attirer un plus grand nombre de femmes à siéger sur les différents conseils d'administration dont celui de notre université. »
Actuellement, sur seize membres à la table du Conseil d’administration, on compte seulement trois femmes. Cependant, trois postes sont vacants, soit un représentant des cégeps et deux membres socioéconomiques.
En plus de Mme Ruel, les autres femmes au C.A. sont : Mme Dyane Benoît, directrice de la qualité et des ressources humaines de l'Agence de santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches, qui vient d’être nommée, et Mme Ann LeMay, directrice de succursale à la Banque nationale.
La présidente du Conseil d’administration, Mme Ruel, est directrice à la gestion des avoirs à la Caisse populaire de Pont-Rouge – Saint-Basile, dans la région de Portneuf. Elle cumule plus de 20 ans d’expérience dans le domaine financier, dont 18 ans au sein du Mouvement Desjardins. Elle est diplômée en administration à l’UQAR, après des études au campus de Lévis, sa ville natale.
Mario Bélanger