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Arianne Savoie, Pierre Blier et Nathalie Le François

Publication

Le développement de l'aquaculture : une analyse internationale élaborée à Rimouski

 

Le 29 avril 2010

Si l’on désire s’investir dans le développement de l’aquaculture, quelles espèces faut-il privilégier? Selon quels critères? Quels types de production faut-il préconiser, en bassin ou en cages? Comment articuler ce développement économique, et surtout, comment établir des stratégies de développement et de commercialisation de produits aquacoles?

C’est en partie pour répondre à ces questions que Mme Nathalie Le François (chercheure au Biodôme de Montréal et professeure associée au Département de biologie, chimie et géographie de l’UQAR) ainsi que M. Pierre Blier (professeur au même Département à l’UQAR) se sont investis, depuis quelques années, dans l’édition d’un livre qui vient d’être publié en Angleterre aux éditions CABI et intitulé: Finfish Aquaculture Diversification (qu’on pourrait traduire par : Diversification de l’industrie piscicole).

LivreAquacultureBlier

« Depuis longtemps, explique Pierre Blier, l’aquaculture contribue de façon significative à l’approvisionnement de plusieurs communautés ou encore du marché mondial en diverses espèces de poissons ou d’invertébrés. Cette pratique assure un approvisionnement stable et un certain contrôle sur la qualité des produits. Elle permet de plus à certaines régions, un peu partout dans le monde, de diversifier leur économie. »

Nathalie Le François poursuit : « Les diminutions anticipées ou réelles des débarquements de pêche et l’état précaire de nombreuses populations ou espèces commerciales ont entraîné un regain d’intérêt pour les pratiques aquacoles et suscite de nombreuses interrogations. Le livre apporte donc quelques réponses à ces questions, en plus d’y intégrer une dimension de développement durable. »

Rentabilité dans l’élevage

À l’origine de ce livre, il y avait donc une question simple qui ne trouvait pas de réponse : comment identifier les espèces les plus susceptibles d’assurer la rentabilité d’opérations d’élevage dans une région donnée ? Ainsi, aucune démarche rationnelle n’était proposée dans la littérature scientifique. Traditionnellement, on se fiait aux « experts » qui évoquaient des arguments soit liés à la biologie des espèces, soit à l’état des marchés. Cependant, rarement on n’évaluait en même temps les arguments biologiques ou économiques, et généralement, les arguments environnementaux étaient évacués. « Le livre, affirme Mme Le François, propose justement une approche par étapes qui lie les contraintes économiques aux contraintes biologiques et techniques et qui assure un minimum d’objectivité dans la démarche de sélection des espèces. »            

Un travail d’équipe

Afin d’assurer une dimension internationale à la réflexion, Mme Le François et M. Blier ont été accompagnés lors de l’édition par le professeur Malcolm Jobling, de l’Université de Tromsø, en Norvège, ainsi que par le professeur Chris Carter, de l’Université de Tasmanie, en Australie. Mme Arianne Savoie, assistante éditoriale, a également participé à ce projet et en a fait les illustrations (page couverture et représentation des différentes familles de poissons couvertes dans ce livre (16).

Plus de 46 collaborateurs provenant de la France, de la Finlande, de l’Islande, de la Norvège, de Taiwan, du Royaume-Uni, du Mexique, de l’Australie, des États-Unis et du Canada ont participé à la production des différents chapitres. On y compte des sommités internationales reconnues dans le domaine de la biologie ou de l’élevage des espèces, et aussi des spécialistes des dimensions sociales et économiques touchant la production, la mise en marché et la consommation des produits aquacoles.

« Puisque l’aquaculture semble appelée à se développer en raison des baisses escomptées de débarquement de la pêche commerciale, soutient M. Blier, il est primordial de planifier au départ ce développement sur des bases biologiques, écologiques, sociales et économiques solides. C’est pourquoi ce livre était grandement attendu et devrait constituer, sur le plan international, un outil très utile au développement d’une industrie rentable et viable. »

Ce livre de référence de près de 700 pages se vend à environ 255 $. La première partie présente les objectifs et défis de l’aquaculture, avec présentation de quelques cas précis. Elle propose aussi différentes stratégies de sélections d’espèces, dont celle développée par l’équipe de l’UQAR à l’origine de ce projet d’édition. La deuxième partie procède à une description détaillée des espèces et de leur potentiel aquacole. Le troisième volet propose un survol des considérations économiques et de marché, alors que la partie finale scrute les perspectives pour les prochaines années.

 
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Renseignements :
Pierre Blier, professeur de biologie, UQAR, 418-723-1986, poste 1852
Nathalie Le François, chercheure Biodôme de Montréal /professeure associée UQAR, 514-868-3072
Mario Bélanger, Service des communications, UQAR, 418-723-1986, poste 1426
http://bookshop.cabi.org/default.aspx?site=191&page=2633&pid=2139

 

 

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