International
L’UQAR et la mission en Argentine
10 juin 2008

^ Conférence de presse à la mairie de Rimouski, au retour de l'Argentine.
Lors d’une conférence de presse, le 5 juin, les partenaires rimouskois de la mission en Argentine étaient réunis pour faire un retour sur leur périple et discuter des résultats de leurs démarches. Des représentants de la Ville de Rimouski, de l’UQAR et de l’ISMER, de la Société de promotion économique de Rimouski et de Technopole Maritime du Québec étaient présents pour l’occasion. Deux projets auraient principalement mobilisé leurs efforts, soit celui d’un système d’alimentation énergétique en Antarctique et un autre visant l’encadrement des pratiques maritimes à Comodoro Rivadavia, ville située au centre de l’Argentine et donnant sur l’Atlantique.
Le maire de Rimouski, Éric Forest, a souligné le rôle essentiel qu’a joué l’UQAR afin que les différentes rencontres se traduisent par des retombées concrètes: «Sans la présence de l’ISMER-UQAR, nous n’aurions jamais été en mesure de rencontrer des gens à ce niveau décisionnel.» Le maire croit que ce réseautage entraînera «une migration des potentiels technologiques» entre la capitale bas-laurentienne et Comodoro, la «Calgaryde l’Argentine».
Pour sa part, Michel Ringuet, recteur de l’UQAR, a parlé de la participation de l’Université en ces termes: «C’est la démonstration qu’en s’appuyant sur le monde universitaire, on peut développer à la fois la ville et la région». Vendre du savoir implique cependant qu’une relation de confiance totale soit établie, a-t-il ajouté.
Serge Demers, directeur de l’ISMER et de l’Observatoire global du Saint-Laurent, en a profité pour mettre en relief le lien durable que l’Institut des sciences de la mer a tissé avec son vis-à-vis de la Patagonie, l’Instituto provincial de los recursos del mar. Par exemple, Gustavo Ferreyra, ancien étudiant au doctorat de l’UQAR qu’a dirigé M. Demers, est devenu un formidable ambassadeur: «Quand l’UQAR forme des étudiants étrangers, ceux-ci peuvent devenir plus tard les clefs pour des ententes sur les plans scientifique et économique.»
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Sur le plan de l’expertise en énergie renouvelable, Adrian Illinca, professeur et membre du Groupe éolien de l’UQAR, s’alliera à Marc Hubert, de la firme ATFCAN (Advanced Technologies & Fuels Canada), pour le développement d’un système alimenté par un couplage éolien-diesel. «Avec des vents dont la vélocité voisine parfois les 300 km/h, les difficultés techniques concernant l’éolien en Antarctique sont évidentes», dit M. Illinca, qui estime également que d’autres opportunités d’affaires pourrait naître de ce projet, par exemple le développement de parcs éoliens de type coopératif.
Quant à l’implantation d’un système d’observation dans le Golfe San Jorge, le directeur général de Technopole Maritime du Québec, Alain Andersen, se montre très optimiste: « Le premier pas d’une relation d’affaires a été franchi par une discussion au sujet de l’acquisition de la technologie de base». Ce dernier se dit aussi confiant de voir les choses prendre leur envol rapidement, car en plus d’un environnement socio-économique des plus favorables, les dangers de l’exploitation du pétrole dans un milieu d’une grande diversité écologique justifient à eux-seuls la présence d’un tel système d’observation des océans là-bas.
Phillip Schube-Coquereau
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