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Environnement

L'UQAR obtient du Gouvernement du Québec
une Chaire de recherche portant sur l'érosion côtière

4 juillet 2008

Chaire érosion

Le recteur de l'UQAR Michel Ringuet, le professeur Pascal Bernatchez et la ministre Nathalie Normandeau sont entourés par plusieurs étudiants qui auront à travailler sur le phénomène d'érosion des berges.

L'Université du Québec à Rimouski possède maintenant une nouvelle Chaire de recherche en géoscience côtière. Selon le recteur de l'UQAR, Michel Ringuet, «cette chaire permettra de mieux comprendre les impacts de l'érosion sur les côtes maritimes du Québec. Toute une équipe de professeurs et d'étudiants en géographie, autour du professeur Pascal Bernatchez, pourra concentrer les énergies afin de mieux comprendre ces phénomènes géophysiques et de proposer des solutions aux problèmes existants.» Il s'agit de la onzième chaire de recherche à voir le jour à l'UQAR.

Chaire érosionLa nouvelle chaire a été annoncée, à Rimouski le 4 juillet, par Mme Nathalie Normandeau, ministre responsable de la région Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine et vice-première ministre. La création de la chaire a été rendue possible grâce à une entente entre le ministère de la Sécurité publique (MSP) et l'UQAR. Le territoire à l'étude comprendra les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord.

ErosionSelon la ministre Normandeau, l'UQAR est un lieu privilégié pour étudier le phénomène de l'érosion du littoral du fleuve Saint-Laurent en milieu marin, en raison de son expertise dans le domaine, de son réseau de collaborateurs et de sa situation géographique.

Le titulaire de la chaire, Pascal Bernatchez, croit que l'érosion du littoral aura malheureusement de plus en plus de conséquences sur les populations et les infrastructures côtières. «C'est important d'avoir une vision plus complète du phénomène pour que nos élus prennent les bonnes décisions dans l'aménagement et la réglementation.»

Pascal Bernatchez possède un doctorat en géomorphologie côtière. Ses projets de recherche portent sur l'étude des géorisques côtiers, l'évaluation de la hausse du niveau marin sur les zones côtières du Saint-Laurent, la télédétection appliquée à l'étude des écosystèmes côtiers et le développement de modèles de gestion intégrée des milieux côtiers. Il fait partie d'un comité interministériel sur l'érosion des berges et il a co-rédigé pour le gouvernement du Québec un plan de zonage préliminaire du risque d'érosion littorale pour la région de la Côte-Nord. Il est aussi membre du Consortium OURANOS pour lequel il participe à un projet de recherche portant sur les impacts des différents scénarios de changements climatiques sur les composantes biophysiques et socio-économiques des côtes dans le golfe du Saint-Laurent.

Chaire érosionLe budget de fonctionnement de la chaire de recherche en géoscience côtière est de 2,9M$ pour une période de quatre ans. Le (MSP), qui y contribuera pour un million $, a pu compter sur un autre million $ provenant du Fonds vert qui assure le financement de mesures du Plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques. La contribution de l'UQAR s'élève à plus de 900 000$.

Mario Bélanger, UQAR

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