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L'UQAR A 40 ANS

L’Université dans les années 1970


31 août 2009
 
Née en 1969, dans l’ébullition fertile de la Révolution tranquille, l’Université du Québec à Rimouski fête ses 40 ans cette année. UQAR-info propose, au cours de l’automne 2009, une série de textes rappelant quelques faits marquants de l’évolution de l’Université au fil de ces quatre décennies. Allons-y maintenant avec les premières années, de 1969 à 1979.
par Mario Bélanger
 
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Contexte

D’abord, retrempons-nous en 1969… Neil Armstrong est le premier homme à marcher sur la Lune. Les États-Unis font la guerre au Viêt-Nam. Le Concorde, cet avion futuriste, s’envole pour la première fois. Les Expos jouent leur premier match à Montréal. En musique, les succès de l’heure sont Come Together, des Beatles, et Les ailes d’un ange, de Robert Charlebois. À la télévision, tout le monde se pâme pour l’émission Quelle famille!

 

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UQAR 1970

La façade de l’UQAR, au début des années 1970.

 

El Sabh et Horth
Deux pionniers, deux figures marquantes de l’UQAR dans les années 1970 : Mohammed El-Sabh et Alcide C. Horth.

 

Ballon Balai

Le ballon-balai était un sport populaire chez les étudiants de l’époque.

Durant l’été 1969, dans le Monastère des sœurs Ursulines de Rimouski, une université s’implante à Rimouski, dans ce qui s’appelle alors le Centre d’études universitaires de Rimouki (CEUR). Avec fébrilité, le personnel (dont 36 professeurs, relativement jeunes) s’active avec les moyens du bord pour accueillir en septembre près de 500 étudiants, majoritairement dans les programmes en éducation. Des salles de classes, des bureaux, des laboratoires, une bibliothèque, des services aux étudiants, des aires de repas et de repos : tout doit être prêt. Plusieurs étudiants provenaient déjà des premiers cégeps, créés deux années plus tôt. Les autres terminaient leur cheminement dans des programmes de « Brevets A et B », reliés à des carrières en enseignement.

Dans les mois précédents, il s’en est fallu de peu pour que l’Université ne puisse voir le jour à Rimouski. Au gouvernement du Québec, on hésitait à considérer Rimouski comme ville à inclure dans la création du réseau de l’Université du Québec. Certains souhaitaient que Rimouski ne développe simplement qu’un volet en formation des maîtres, ce qui était vu alors comme une urgence dans tout l’Est du Québec.

L’emplacement de l’université ne faisait pas l’unanimité non plus. Certains la voyaient se déployer dans les environs de l’école Langevin, dans la zone occupée maintenant par les résidences du Cégep de Rimouski. On a même proposé de la bâtir entre le boulevard René-Lepage et l’île Saint-Barnabé, sur un terrassement qui serait volé au fleuve!

Finalement, le ministère de l’Éducation choisit l’édifice disponible qui semblait convenir le mieux, financièrement parlant : le Monastère des Ursulines. Aussi, le Comité provisoire pour l’implantation d’une université à Rimouski réussit à convaincre le ministère qu’il fallait offrir à Rimouski un centre universitaire avec un éventail de programmes. L’enthousiasme social contagieux des années 1960 contribua à faire naître cette université. Mais aussi, il y avait dans l’esprit du temps une volonté populaire de développer dans les régions l’enseignement universitaire, avec l’espoir de limiter l’exode des jeunes vers les grands centres et de forger ici même des compétences indispensables à la modernité.

Sous la direction de Charles E. Beaulieu dans la première année, l’Université a par la suite été pilotée par Alcide C. Horth (de 1970 à 1977), puis par Pascal Parent (de 1977 à 1982).

Au fil des ans

Dès le début des années 1970, l’Université offre de nouvelles formations, notamment les baccalauréats en administration, en biologie, en chimie, en lettres, en géographie et en histoire. L’Université s’efforce de répondre aux nombreuses demandes de formation à temps partiel, partout sur le territoire. L’été, les formations intensives sont appréciées : plus de 1000 inscriptions en 1971, dans une douzaine de localités.

En janvier 1971, près de 5000 personnes visitent sur le campus rimouskois une exposition de roches lunaires, rapportées de la Lune par les astronautes américains.

En 1972, une première convention collective est signée avec les professeurs. // Une vingtaine de nouveaux professeurs sont embauchés.

En 1973, au printemps, le ministre de l’Éducation accorde au CEUR le statut d’Université de plein droit. // Grande fête au homard pour tous les membres de la communauté! // Une première convention collective est signée avec le personnel de soutien (SCFP 1575). // Deux étudiants de l’Université, Renée Sirois et Jean-François Dumais, obtiennent des bourses du Conseil national de la recherche du Canada, pour entreprendre des études de maîtrise; les deux sont aujourd’hui professeurs de sciences à l’UQAR. // Parution du premier numéro de la Revue d’histoire du Bas-Saint-Laurent, qui deviendra la revue L’Estuaire.

Et surtout, l’année 1973 aura été importante pour les sciences de la mer. Ainsi, en mai, des chercheurs en océanographie joignent leurs forces au sein de la Section de recherches océanographiques de l’UQAR (SOUQAR), qui deviendra en 1979 le Département d’océanographie, puis en 1999 l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER). En septembre 1973, six étudiants sont acceptés à la maîtrise en océanographie, le premier programme de 2e cycle. En octobre, un premier colloque sur la recherche en océanographie a lieu.

En 1974, le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional de l’Est du Québec (GRIDEQ) voit le jour. // Un colloque sur « La problématique du développement en milieu rural » se déroule l’année suivante, ce qui incitera à créer la maîtrise en développement régional, en 1978.

En 1974 et 1975, des bureaux régionaux sont implantés à Carleton, Gaspé, Baie-Comeau et Rivière-du-Loup. Un autre bureau, à Matane, ouvrira en 1979. // Plusieurs programmes de certificat sont développés.

En 1976, le pavillon sportif ouvre ses portes. // L’Association étudiante ouvre un café étudiant, l’Index, qui s’appellera plus tard l’Auriculaire lorsque l’Université décide d’en réduire la surface…

En 1977, l’UQAR accueille des étudiants à la maîtrise en éducation et à la maîtrise en éthique. // La Fondation de l’UQAR est lancée. // On organise un premier événement international : le congrès de l’Institut d’histoire de l’Amérique française.

L’UQAR tient, en 1978, un Symposium international sur l’océanographie de l’estuaire du Saint-Laurent.

En 1979, l’UQAR connaît une hausse considérable des étudiants à temps complet, soit 1180 par rapport à 921 l’année précédente. C’est la première fois que l’UQAR compte plus de 1000 étudiants à temps complet : c’est rassurant pour l’avenir. // La revue L’AXE, produite à l’UQAR par le Service des communications, est lancée ; elle publiera onze numéros jusqu’en 1983. // Aussi, 300 diplômés de l’UQAR se réunissent lors d’un grand conventum.

À suivre dans le prochain numéro : l’UQAR dans les années 1980.

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Guide à consulter sur l’histoire de l’UQAR : Savoir et développement : pour une histoire de l’UQAR, sous la direction de Nicole Thivierge, UQAR GRIDEQ, 1994, 538 pages.

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Parent PascalPascal Parent, un visionnaire

L’abbé Pascal Parent aura été un des grands bâtisseurs de l’UQAR, une véritable âme dirigeante face à un gigantesque défi à relever. Il a été présent, dès 1961, durant toutes ces années de gestation d’un établissement universitaire à Rimouski. Puis, dans les années 1970, il a occupé des rôles de premier plan dans l’embauche du personnel, dans l’élaboration d’une programmation rigoureuse en enseignement et en recherche. Il a été recteur de 1977 à 1982. Voici une photo récente de ce grand homme, maintenant retraité.

 

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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426   mario_belanger@uqar.ca

 

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