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Présentation d’un département de l’UQAR :
Sociétés, Territoires et Développement

31 août 2009
 
par Stève Dionne, en collaboration avec Danielle Lafontaine et Johanne Boisjoly

Depuis septembre 2008, le secteur développement régional à l’UQAR évolue désormais au sein d’un nouveau département dont la direction est assumée par Mme Johanne Boisjoly. Son nom : le Département sociétés, territoires et développement.

Profs Développement régional
Une bonne partie de l’équipe des professeurs réguliers du département Sociétés, Territoires et Développement.

Par cette réorganisation administrative, l’UQAR confirme une fois de plus le champ de formation et de recherche du développement territorial et régional comme l’un de ses axes majeurs de développement institutionnel. Pour l’occasion, il n’est pas inutile d’en rappeler les origines.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, les années 1960 ont été marquées sur le plan politique régional par la création du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ) et ses projets en matière de planification et d’aménagement du territoire. À cette époque, les gouvernements prenaient conscience de l’enjeu des disparités socioéconomiques à l’échelle des territoires. Or, cette expérimentation fort controversée se sera déroulée dans les années précédant tout juste la création de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et en aura définitivement influencé le contexte.

Faisant le choix, à l’instar des autres Universités du Québec en régions, du développement de connaissances et de compétences de haut niveau dans des domaines considérés comme stratégiques, l’UQAR a donc décidé dès ses premières années d’existence de jouer cette carte de la structuration ciblée en se donnant deux axes de développement principaux : les sciences de la mer et le développement régional.

« À l’UQAR, dès l’origine, le développement régional a été considéré comme un champ d’études interdisciplinaire propre, avec pour objet les processus de développement dans des milieux, comme ceux de l’Est du Québec, éloignés des grands pôles de croissance, à population dispersée, dotés d’une économie reposant sur l’agriculture, les pêches et la forêt, bref, les ressources naturelles. » (Massicotte, Guy, 2008, Sciences du territoire, perspectives québécoises, p.XII)

Il ne faut donc pas s’étonner que ce soit à l’UQAR, en 1974, au cœur de la zone d’intervention du BAEQ, que fut créé le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional de l’Est du Québec (GRIDEQ), suivi du lancement, en 1978, du programme de Maîtrise en développement régional.

Par la suite, professeurs et chercheurs du secteur développement régional, souvent appuyés par des leaders économiques, politiques et sociaux de la région, ont tenu le fort et sont parvenus à développer des activités et des structures de formation et de recherches axées tout autant sur le développement des connaissances que sur la contribution de ces connaissances au développement du milieu.

Par exemple, c’est ainsi qu’en 1993, à l’initiative du secteur développement régional de l’UQAR, la section permanente Développement régional de l’ACFAS voyait le jour et que des activités scientifiques y sont organisées à chaque année depuis. Ou encore qu’en 1995, le Réseau électronique DEVREGIO était mis en place, lequel rassemble près de 600 chercheurs (d’une quinzaine de pays) autour de la thématique du développement régional et territorial.

  Alarie Violette         Desrosiers Lawrence
Le Département compte deux nouveaux professeurs associés : Mme Violette Alarie et M. Lawrence Desrosiers. PLUS DE DÉTAILS>>>

Le secteur s’est encore consolidé, en 1996, avec la création et l’implantation d’un programme de Doctorat conjoint UQAC-UQAR en développement régional (un programme qui reçoit depuis une dizaine de nouveaux étudiants par année, dont plusieurs de l’étranger) et l’extension de son programme de Maîtrise en développement régional à l’UQAT (Abitibi-Témiscamingue) et à l’UQO (Outaouais), en 1999 et en 2001.

Passé le tournant de l’an 2000, les choix de développement institutionnel de l’UQAR ont été confirmés dans l’obtention de deux chaires de recherche du Canada, soit la Chaire de recherche en développement rural et la Chaire de recherche en développement régional et territorial. De plus, en 2003 a été créé le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), un regroupement stratégique interdisciplinaire et interuniversitaire reconnu par le FQRSC et dont l’établissement principal de rattachement est Rimouski. LE CRDT regroupe l’UQAC, l’UQAR, l’UQAT, l’UQO mais également une dizaine d’autres établissements universitaires dont l’ÉNAP et l’INRS-UCS.

Finalement, nouvelle avancée en 2007, le CRDT planifie et obtient la création d’une Alliance de recherche universités-communautés : l’ARUC - Développement territorial et coopération, mise en œuvre avec plusieurs partenaires majeurs : le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, la Fédération québécoise des municipalités, l’Association des Centres locaux de développement du Québec et le Réseau des Sociétés d’aide au développement des collectivités.

Évoluant depuis tout ce temps dans le cadre du Département des sciences humaines, le secteur développement régional de l’UQAR a finalement franchi une étape importante d’autonomisation en septembre 2008 alors qu’était créé un nouveau département : le Département Sociétés, Territoires et Développement.

Avec l’engagement de quelques jeunes recrues au cours des dernières années, ce département rassemble aujourd’hui 11 professeurs, appuyés de plusieurs professeurs associés, lesquels interviennent dans divers programmes : un Baccalauréat en développement social et analyse des problèmes sociaux, trois programmes d’études supérieures en développement régional (Maîtrise, DESS ainsi qu’un Doctorat conjoint avec l’UQAC) et un programme de maîtrise en administration publique régionale, conjointement avec l’ÉNAP). Cette équipe professorale anime également un dispositif de recherche en développement régional et territorial fort enviable : le GRIDEQ, le CRDT, deux Chaire de recherche du Canada, l’ARUC – Développement territorial et coopération, l’Unité de recherche sur l’éolien, etc. Ces acquis et cette concentration d’expertises et de compétences consolident le rôle de l’UQAR et en fait un acteur incontournable au Québec et dans la francophonie mondiale dans le champ de la formation et de la recherche en développement régional et territorial.

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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426   mario_belanger@uqar.ca

 

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