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Titulaire d’une nouvelle Chaire de recherche

Dominique Gravel : de nouveaux modèles
pour penser l’écologie

23 septembre 2009

Gravel Dominique Professeur régulier en biologie à l'UQAR depuis juin dernier, M. Dominique Gravel est le titulaire de la nouvelle Chaire de recherche du Canada en Écologie des écosystèmes continentaux.

D’abord bachelier en foresterie à l’Université Laval, ses études graduées l’ont ensuite amené du côté de l’écologie théorique. Il a fait notamment un postdoctorat partagé entre les universités McGill et Montpellier II.

Le programme de recherche que mène Dominique Gravel, en tant que titulaire de la Chaire de recherche, assimile les disciplines de l’écologie des communautés, des écosystèmes et des paysages. Au moyen de modèles mathématiques, informatiques et d’expériences sur le terrain, ces travaux posent les assises fondamentales pour prédire comment les écosystèmes s’organiseront à la suite des changements globaux.

Ces travaux de recherche permettront de distinguer les propriétés fondamentales qui déterminent l’importance d’une espèce pour le bon fonctionnement de l’écosystème. Cette connaissance est nécessaire pour la protection de la biodiversité du Canada dans un environnement en changement.

L'honorable Gary Goodyear, ministre d'État (Sciences et Technologie), a annoncé un investissement de 159 millions $ pour financer l’attribution et le renouvellement de 181 chaires de recherche du Canada dans 45 universités canadiennes. « Le gouvernement du Canada investit dans les domaines de la science et de la technologie afin de renforcer l’économie du pays, d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et de créer de nouveaux emplois, a souligné le ministre Goodyear. Le Programme des chaires de recherche du Canada aide à attirer les meilleurs chercheurs d’ici et d’ailleurs dans les universités canadiennes, et à les maintenir en poste. »

Sous la diversité de ses objets d’études qu'aborde Dominique Gravel par le biais de la modélisation, se trouve une passion pour la biodiversité et son fonctionnement. « Je suis assez polyvalent, confie-t-il, car je m’intéresse d’abord aux questions posées par l’application d’un modèle et ensuite à l’écosystème utilisé pour le tester. » Il précise que son travail de chercheur est ancré dans la théorie des méta-écosystèmes. « Plutôt que d’étudier les écosystèmes localement, il s’agit de mieux comprendre quels sont les échanges qui interviennent entre eux. Je travaille donc à l’élaboration de modèles mathématiques pour construire des hypothèses dans des contextes complexes, avant qu’elles soient mises à l’épreuve par des expériences sur le terrain. »

Dominique Gravel indique que si l’écologie appliquée oblige parfois à l’observation de vastes territoires pendant de nombreuses années, elle peut aussi toucher l’infiniment petit. « Pendant mon stage postdoctoral, nous avons étudié en laboratoire des bactéries provenant de la mer Méditerranée. L’avantage de ce genre d’études, c’est que dans un flacon d’un demi-millilitre, on a presque autant de bactéries qu’il y a d’humains sur la Terre. On peut donc cultiver en laboratoire l’équivalent d’un écosystème et en même temps, le faire évoluer très rapidement! »

Quant à ses activités d’enseignement, il précise qu’elles se limiteront, cet automne, à quelques séminaires et conférences, en étant toutefois appelées à augmenter dans les trimestres à venir.

Phillip Schubbe-Coquereau et Mario Bélanger

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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426   mario_belanger@uqar.ca

 

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