Publication en éducation
L’hyperactivité au diapason de la musique et du français
5 octobre 2009
Les mots éducation et musique étaient bien accordés, lors du lancement du livre de Linda Essiambre, à Rimouski, le 21 septembre 2009. Une trentaine d’invités ont assisté au lancement de cet ouvrage, qui analyse comment la musique peut contribuer à réduire les difficultés d’apprentissage des enfants aux prises avec le Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH). Le titre : L’hyperactivité au diapason de la musique et du français.
Au centre, l’auteure Linda Essiambre. Elle est entourée par le recteur Michel Ringuet, les professeures Pauline Côté et Nicole Chevalier ainsi que par le président des Presses de l’Université du Québec, Pierre Couture (autrefois recteur à l’UQAR).
Publié par les Presses de l’Université du Québec, le livre résume la thèse de doctorat en éducation que Mme Essiambre a déposé à l’UQAR, sous la supervision des professeures Pauline Côté (UQAR) et Nicole Chevalier (UQÀM).
« Mon livre,explique l’auteure, s’adresse aux parents d’enfants souffrant du TDAH, aux enseignants, aux intervenants sociaux, bref, à tous les acteurs entourant les jeunes aux prises avec des difficultés liées au trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. »
À l’aide d’une étude de cas approfondie, l’étude démontre dans quelle mesure une approche centrée sur la musique présente de nombreuses similitudes avec l’apprentissage du français, et peut entraîner des améliorations sur les plans du comportement, des apprentissages et de la motricité.
L’étude dégage les liens entre l’apprentissage de ces deux formes de langage que sont le français et la musique (en particulier la guitare) chez des élèves hyperactifs. Et surtout, elle fournit un nouvel éclairage sur le développement de l’enfant hyperactif en milieu scolaire lorsqu’il effectue une démarche d’apprentissage qui répond à ses besoins et qui promeut chez lui le goût de la réussite. Selon Linda Essiambre, « être bien motivés, ça augmente les chances de succès dans les études chez les jeunes et, par le fait même, ça diminue les risques de décrochage scolaire ».
Diplômée de l’UQAR à la maîtrise et au doctorat en éducation, Linda Essiambre est chargée de cours et de cours-stages à l’UQAR, ainsi qu’enseignante en français au secondaire, à la Commission scolaire des Phares. Elle s’inscrit dans une pratique de praticienne-chercheure auprès d’adolescents aux prises avec le TDA/H.
Mme Essiambre a également coordonné un colloque international et interdisciplinaire sur « Les mots du génocide au Rwanda : lire, écrire et comprendre », qui s’est tenu à Kigali en avril 2006 et qui connaît depuis des suites dans la mise en œuvre d’un Réseau international de chercheurs et de praticiens pour une culture de la PAIX.
Le livre de 138 pages est en vente à 20$, en librairie ou au www.puq.ca .
Mario Bélanger
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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426 mario_belanger@uqar.ca