L’UQAR a 40 ans
L’Université dans les années 1980
25 septembre 2009
Née en 1969, dans l’ébullition fertile de la Révolution tranquille, l’Université du Québec à Rimouski fête ses 40 ans cette année. UQAR-info propose, au cours de l’automne 2009, une série de textes rappelant quelques faits marquants de l’évolution de l’Université au fil de ces quatre décennies. Faisons le point sur les années 1979 à 1989.
par Mario Bélanger
+++++
Contexte En 1979, René Lévesque dirige le Québec. La pièce de théâtre Broue et l’opéra-rock Starmania font leur apparition. Les Canadiens remportent une quatrième Coupe Stanley consécutive. Les Nordiques jouent pour la première fois dans la Ligue nationale de hockey. Le pilote Gilles Villeneuve domine la course automobile en Formule 1. Sur la scène internationale, Mme Margaret Thatcher remporte les élections en Grande-Bretagne alors que Saddam Hussein devient président de la république en Irak. À Téhéran, l’ambassade américaine est prise en otage. |
| Article sur l'UQAR dans les années 1970 > |
| Article sur l'UQAR dans les années 1990 > |
| Article sur l'UQAR dans 2000 à 2004 > |
| Article sur l'UQAR dans les années 2005 à 2009> |
Pour les années 1980, l’événement marquant aura été la forte croissance du nombre d’étudiants, ce qui a conduit à un agrandissement majeur du campus rimouskois. Entre 1977 et 1982, par exemple, l’UQAR est passée de 900 à plus de 1500 étudiants à temps complet, soit une augmentation de 66%. Les programmes en administration et en éducation connaissent des hausses fulgurantes. L’espace est insuffisant. À Rimouski, l’Université devait louer des locaux dans cinq différents édifices en ville, pour des bureaux et des salles de cours. Un agrandissement devenait essentiel… Finalement, en septembre 1983, les étudiants font leur rentrée dans une université plus vaste de 20%. L’atrium, ainsi qu’une bibliothèque et une cafétéria toutes nouvelles, font dorénavant partie de la réalité, tout comme l’amphithéâtre F-215 et plusieurs nouvelles salles de classe.
Inauguration d’un vaste agrandissement à l’UQAR en 1983, en présence de Gilles Boulet (président UQ), Camille Laurin (ministre de l’Éducation), Guy Massicotte (recteur) et Alain Marcoux (député de Rimouski).
Dans les villes du territoire, les formations à temps partiel sont également très appréciées dans les années 1980. L’UQAR profite de son expertise en décentralisation de l’enseignement pour prendre de l’expansion. En particulier, considérant la forte demande des gens de Lévis pour des formations à temps partiel, l’UQAR ouvre à la fin de 1980 un bureau régional dans cette ville, à Place Tanguay. Au départ, Robert Paré est le seul employé permanent basé à Lévis. Des cours sont dispensés au Collège de Lévis, à la Polyvalente de Lévis, au Centre de formation Desjardins et au Motel Tanguay. À la grandeur du territoire, l’un des programmes qui connaît une grande popularité est le certificat en animation des petits groupes.
Dans les années 1980, l’inscription ne se faisait pas avec des ordinateurs, comme aujourd’hui.
Dans les faits saillants de cette décennie, il faut retenir la crise économique qui a sévi des années 1982 à 1986 (choc pétrolier, pertes d’emplois, hausse des taux d’intérêt), qui a eu des impacts déstabilisants sur les finances de l’UQAR. Il faut aussi noter la volonté nette de l’Université de s’ouvrir sur le monde, en organisant des activités avec d’autres universités et en ouvrant ses portes à des étudiants provenant de nombreux pays.

Un étudiant africain en Gestion des ressources maritimes reçoit un diplôme des mains du recteur Marc-André Dionne, en présence du professeur Claude Rioux.
À l’UQAR, les années 1980 commencent sous le règne du recteur Pascal Parent. Guy Massicotte prend la relève de 1982 à 1987. Jean Lebel assure un intérim avant de céder la place à Marc-André Dionne, qui sera en poste de 1988 jusqu’en 1995.

Réunion des employés de l’UQAR, au début des années 1980. Plusieurs d’entre eux sont maintenant à la retraite.
Au fil des ans
En 1980, le baccalauréat en sciences infirmières est lancé. // L’UQAR offre une série de cours à la télévision, en collaboration avec les câblodistributeurs, notamment sur le développement de l’enfant. // L’Association étudiante est créée.
1981 : pour la première fois, les octrois pour la recherche à l’UQAR dépassent un million $. // La revue Urgences, qui deviendra plus tard Tangence, publie son premier numéro. // La bibliothèque de l’UQAR est désormais dépositaire des publications gouvernementales.
C’est en 1982 que l’UQAR inaugure son premier programme de doctorat, en océanographie. // Une école d’été en animation écologique voit le jour, mettant en valeur des excursions dans la nature bas-laurentienne.
En 1983 est lancée la maîtrise en études littéraires.
En 1984, l’économie se porte mal et la direction de l’UQAR annonce le budget le plus restrictif de l’histoire de l’Université en matière d’expansion des ressources humaines et financières. // La direction s’engage tout de même à munir certains services d’appareils è traitement de texte. (L’époque des machines à écrire tirait à sa fin.) // Le groupe de recherche en éthique Éthos démarre officiellement ses activités. // Un conventum des diplômés attire 400 personnes. // Le traditionnel Midi-Minuit, qui célébrait le début de chaque session à l’UQAR, s’éteint, après 28 représentations.
En 1985, l’Université met en place une nouvelle politique sur l’usage du tabac; étudier et travailler « dans une atmosphère non polluée par la fumée » devient un droit.
En 1986 et dans les années qui suivent, l’UQAR accueillera pendant la période estivale une École d’été d’immersion en français pour des étudiants anglophones, en collaboration avec l’Université de l’Alberta (Faculté Saint-Jean). // L’Université lance sa maîtrise en gestion des ressources maritimes, qui accueillera notamment de nombreux étudiants de l’Afrique francophone. // En biologie, on opte pour une nouvelle orientation en aménagement de la faune. // Au mois d’août ont lieu deux rencontres internationales majeures : le colloque « Périls et catastrophes » et la Conférence sur la pêche artisanale et le développement économique.
En 1987, pour la première fois, l’UQAR décerne un diplôme de doctorat : à Nelson Belzile, docteur en océanographie, qui est maintenant professeur à l’Université Laurentienne. // L’UQAR lance son doctorat en éducation et la maîtrise en gestion de projet. // L’étudiante Monique Beaurivage, de Lévis, reçoit le 10 000e diplôme remis par l’UQAR.
En 1988, l’Université fait l’acquisition d’un premier bateau pour la recherche en océanographie, le Alcide-C.-Horth. // On procède à l’inauguration des premières résidences sur le campus et les laboratoires de sciences et d’informatique son rénovés. // L’Association des aînés de l’UQAR est mise sur pied.
L’UQAR organise, en 1989, un Colloque international sur la sécurité et les conditions de travail à bord des navires de pêche. // Un nouveau slogan institutionnel est lancé : UQAR créatrice d’avenir. // L’UQAR accueille plus de 50 étudiants provenant de l’étranger.
Plusieurs invités de marque ont donné des conférences à l’UQAR durant les années 1980, notamment : Diane Bellemarre, Michel Chartrand, Charles Daudelin, Marc Ferro, Jean-Louis Gaudet, Algirdas J. Greimas, Albert Jacquard, Michel Jurdant, Dr Fernand Labrie, Bernard Landry, Jacques Languirand, Jean-Jacques Servan-Scheiber et Alain Touraine.
À suivre dans le prochain numéro : l’UQAR dans les années 1990.
Mario Bélanger
-30-
Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426 mario_belanger@uqar.ca