Stéphanie Friesinger, première étudiante de l’UQAR
à présenter un mémoire à la maîtrise en géographie
8 septembre 2009
Stéphanie Friesinger est inscrite à la maîtrise en géographie à l’UQAR. Le 30 juin 2009, elle a été la première étudiante à présenter un mémoire de maîtrise à ce programme, qui a ouvert ses portes à l’automne 2006. Ce programme de l'UQAM est offert en extension à l'UQAR. Dirigé par le professeur Pascal Bernatchez, le mémoire de Stéphanie s’intitule : « Géorisques côtiers, adaptation et perceptions des communautés côtières dans le golfe du Saint-Laurent ».
« Le littoral du Golfe du Saint-Laurent subit de l’érosion de plus en plus généralisée depuis plus d’une décennie, explique l’étudiante. Pour prévenir les risques, c’est important de comprendre comment cette érosion survient et par quoi est elle causée. » Une analyse des données d’archives sur les événements extrêmes, soit les tempêtes et les pluies diluviennes qui sont survenus sur les côtes des régions de Sept-Îles, de Percé et des Îles-de-la-Madeleine a été effectuée. Celle-ci établit des corrélations entre les événements et les impacts réels.
L’étude de Stéphanie a donc permis de valider l’utilisation des données des stations météorologiques et d’apporter des précisions sur les seuils qui caractérisent les événements extrêmes. Les seuils utilisés dans la littérature sont parfois inadéquats et ne représentent pas les événements extrêmes. La base de données de trajectoires de tempête et des niveaux d’eau provenant du consortium Ouranos indique une meilleure concordance avec les données d’archives.
Dans une gestion du littoral, l’opinion des résidents est essentielle puisqu’ils sont les premiers touchés par le phénomène d’érosion. Ils sont également les premiers acteurs à réagir face à l’érosion. Une enquête auprès de cinq communautés du Golfe du Saint-Laurent a été effectuée. Il semble que les résidents ont une bonne connaissance des causes de l’érosion, mais ne voient pas les changements environnementaux qui se produisent. Ces changements se forment de façon progressive et sont souvent imperceptibles à leurs yeux. Les mesures de protection privilégiées par les résidents sont, dans la plupart des cas, inappropriées et construites sans connaître la dynamique du milieu naturel.
Il reste donc encore beaucoup de sensibilisation à faire auprès des résidents côtiers. La sensibilisation aura comme effet d’augmenter leur résilience face à l’érosion côtière et de diminuer la vulnérabilité des communautés côtières.

Originaire de Mont-Laurier, dans les Laurentides, Stéphanie Friesinger a étudié au Cégep de Mont-Laurier en sciences pures, puis en Géographie à l’UQAR, pour son baccalauréat. Elle a obtenu une bourse en recherche (12 000$) du Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières (LDGZIC) de l’UQAR ainsi qu’une bourse d'excellence (3700$) des caisses populaires Desjardins du Centre-sud gaspésien et du Littoral gaspésien pour des études axées sur les risques naturels. Au cours de ses études, elle a participé à des colloques spécialisés en France et en Australie. Elle travaille actuellement au LDGIZC de l’UQAR, avec le professeur Pascal Bernatchez.
« J’envisage de travailler dans la gestion des littoraux ailleurs dans le monde, explique-t-elle, pour me familiariser avec d’autres réalités dans ce domaine. Les endroits que j’ai présentement en tête sont le nord de l’Allemagne, le Sénégal ou la Nouvelle-Zélande. Beaucoup d’endroits m’intéressent… Je me suis même surprise à penser au doctorat ! »
Mario Bélanger
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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
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