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Sciences infirmières

Boursière du MELS et de l’OIIQ, Anne-Marie Simard

analyse le vécu des personnes séropositives en région

7 octobre 2008

Simard AM«On en sait très peu sur le quotidien des personnes qui vivent avec le VIH-SIDA en région», explique Anne-Marie Simard, étudiante en 3e année à la maîtrise en sciences infirmières à l’UQAR Rimouski.

Quels sont les besoins de ces individus? Quels sont les soins à leur disposition? Comment s’adaptent-ils dans le va-et-vient de leur entourage familial et social? Quels sont les leviers et les obstacles reliés au fait de vivre en région avec cette maladie? Est-ce que les ressources spécialisées sont faciles d’accès au Bas-St-Laurent ? L’étudiante a décidé de se pencher sur  ces questions et d’explorer l’expérience vécue sous-jacente.

Anne-Marie Simard vient de se voir accorder deux bourses prestigieuses pour mener ses recherches à terme. Dans le cadre de concours, sur présentation de son projet de maîtrise, elle a reçu une bourse de 10000$ de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) ainsi qu’une bourse de 20000$ du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Originaire de Magog, Anne-Marie a travaillé quelques années comme infirmière au CHUS de Sherbrooke avant de se joindre au CLSC de Sherbrooke. Désireuse de faire une étude approfondie sur la séropositivité dans le cadre d’un projet de maîtrise, elle est venue à Rimouski afin de s’inscrire à la Maîtrise en sciences infirmières pour s’associer aux travaux de recherche sur les personnes vivant avec le VIH de Hélène Sylvain, professeure en sciences infirmières à l’UQAR. Elle y a trouvé un accueil attentif et un appui solide pour superviser la recherche.

Étude qualitative

Anne-Marie Simard souhaite avant tout mener une étude «qualitative» sur la réalité de la séropositivité en région. «Je veux me limiter à un échantillon de sept à dix personnes et analyser en profondeur le vécu de ces personnes, explique-t-elle. Le sida est un phénomène mondial, qui touche toutes les couches de la population. Dans les pays industrialisés, avec les traitements, c’est devenu une maladie chronique plutôt que mortelle. Mais ça reste une maladie infectieuse et hautement stigmatisée dans les communautés et les milieux de travail. Les malades sont pointés du doigt. Je veux voir comment se vit cette réalité dans une région par rapport aux grands centres urbains.»

«Mon essai sera basé sur les témoignages des individus concernés, explique Anne-Marie. Il devrait présenter un état descriptif de la situation actuelle. À ma connaissance, c’est la première fois que ça se fait ainsi au Québec. Et c’est une approche qui s’inscrit bien dans le domaine des sciences infirmières.»

Mario Bélanger

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Renseignements:         

Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
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