Gustavo Ferreyra et l'effet des changements climatiques globaux sur la mer
24 octobre 2008
Professeur régulier à l'Institut des sciences de la mer depuis le mois de mai, M Gustavo Ferreyra partage une longue histoire de collaboration avec l'ISMER-UQAR.
Le nouveau professeur en océanographie biologique a d'abord obtenu une licence d’écologie en Argentine. Par la suite, il s'est envolé pour le Québec afin d’y mener ses études de maîtrise à l'UQAR (1985-1987) et de doctorat (1992-1995), respectivement sous la direction de Jean-Claude Brêthes et de Serge Demers, professeurs-chercheurs de l'ISMER. Cela marque le début d'une exceptionnelle complicité entre MM. Demers et Ferreyra, ce qui les mènera à des ententes internationales de collaboration scientifique. En outre, on doit en grande partie au professeur-chercheur Ferreyra d'avoir facilité la récente mission scientifique-économique rimouskoise en Argentine au début 2008 (DÉTAILS>). M. Demers l’a qualifié d'«ambassadeur» de l'ISMER et de l’UQAR dans ce pays.
Auparavant, M. Ferreyra avait été nommé professeur associé à l'ISMER en 2002 et avait agi comme professionnel de recherche de 2004-2008. À cette occasion, il a amorcé une recherche comparant deux expériences en mésocosmes – «dispositifs expérimentaux clos, de taille moyenne, destiné aux études écologiques» – l’un en Patagonie (à Ushuaïa) et l’autre à Pointe-au-Père. Ce faisant, il a également travaillé à la mission du Sedna IV en Antarctique. «En marge de mes recherches, j'ai enseigné essentiellement l'écologie à l'Universidad Nacional de Lujan et la phycologie à l'Universidad Nacional de La Plata», dit-il.
Il se spécialise en matière de «changement global» sur la biosphère marine, ce changement étant associé, dans ses investigations, à la combinaison de la hausse des températures et des rayons UVB et ses effets sur les communautés planctoniques. À ce sujet, il participe aussi à une recherche internationale sous le leadership de Serge Demers intitulée «Effets combinés des rayons UVB, de l'augmentation du CO2 et du réchauffement climatique sur la pompe biologique, une étude temporelle et latitudinale». Ce projet, qui réunit d'autres partenaires tels que l'Université de Victoria et l'Instituto Antártico Argentino (IAA), a débuté en 2005. Il est financé par le Conseil de recherche en sciences naturelles et génie (CRSNG), le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec (MDEIE) ainsi que Développement économique Canada (DEC).
Phillip Schube-Coquereau