UQAR : Myriam Callier et Mathieu Babin reçoivent
les médailles de la Gouverneure générale
25 octobre 2008
Pour l’année 2008 à l’UQAR, la Médaille d’or de la Gouverneure générale a été remise à Mme Myriam Callier, diplômée au doctorat en océanographie, alors que M. Mathieu Babin, diplômée au baccalauréat en chimie, a reçu la Médaille d’argent. Ces prix annuels viennent souligner le dossier scolaire exceptionnel de certains étudiants.
Myriam Callier
Myriam Callier a commencé ses études en biologie à l’Université de Besançon, en France. Grâce à une bourse ERASMUS (programme d’échange européen), elle a effectué une année d’étude en Biologie marine à l’Université de Portsmouth (Angleterre). «Mon goût pour la recherche s’est réellement développé là-bas», dit-elle. Elle fait ensuite une maîtrise à La Rochelle, en France, où elle a pu approfondir ses connaissances en océanographie. En 2003, elle commence un doctorat à l’UQAR, supervisé par Chris McKindsey (IML), Gaston Desrosiers et Philippe Archambault (ISMER), sur les interactions entre l’aquaculture et l’environnement.
«Le monde de la recherche est extrêmement stimulant, explique-t-elle. Je suis passionnée par l’écologie marine. Chaque étape de la recherche est motivante: faire des observations, développer de nouveaux concepts, trouver la meilleure méthode pour tester ses hypothèses, travailler sur le terrain, analyser ses résultats, écrire des articles… Et surtout, partager ces différentes étapes avec son équipe et avec la communauté internationale!»
«L’UQAR a été pour moi un cadre d’études exceptionnel, indique-t-elle. L’accueil est très chaleureux. J’ai été bien soutenu, autant à l’ISMER qu’à l’Institut Maurice-Lamontagne. J’ai pu aussi profiter de nombreuses activités proposées par l’UQAR: ski, cabane à sucre, voyage à New York, yoga, etc.
Myriam Callier vient de commencer un post-doctorat à l’University College Dublin, en Irlande. «Je poursuis ma recherche sur les interactions entre l’aquaculture et l’environnement. Ces connaissances sont essentielles pour contribuer au développement durable de l’aquaculture.»
Elle tient à remercier toute l’équipe avec qui elle a travaillé, ainsi que sa famille. Elle a une pensée particulière pour le professeur Gaston Desrosiers, décédé en 2006. «Il aurait été fier de cette distinction», ajoute-t-elle.
Mathieu Babin
Mathieu Babin est originaire de Bonaventure en Gaspésie. Après un cours d'officier au Collège militaire royal de Saint-Jean, il suit quelques cours d’informatique et travaille cinq ans dans l’Ouest canadien. Il fait ensuite un retour aux études, en sciences pures, au Cégep de Matane. Puis il s’inscrit au baccalauréat en chimie à l’UQAR. Au cours de ses études, il a fait des stages au Centre de recherche en biotechnologie marine (CRBM) et, l’été, il a travaillé dans un laboratoire de l’ISMER. Il est le père de deux enfants.
Comment l’étudiant explique-t-il ses succès scolaires? «Beaucoup d’efforts!, dit-il. Par contre, la motivation est beaucoup plus facile lorsque l'on aime la discipline d'études. Aussi, mes professeurs et le personnel des laboratoires étaient passionnés et attentifs aux besoins des étudiants. La reconnaissance que j’obtiens, c’est un peu la leur. Il faut aussi avoir le goût du dépassement. Ce qui m’a motivé enfin, c’est qu’un bon dossier scolaire est nécessaire pour obtenir des bourses pour poursuivre au 2e cycle.»
Le recteur Michel Ringuet, le médaillé Mathieu Babin ainsi que le nouveau député de Rimouski à Ottawa, Claude Guimond, qui a remis le prix à Mathieu, au nom de la gouverneure générale. >
Mathieu a d’ailleurs commencé en septembre dernier une maîtrise en chimie, à l’Université Laval, en codirection avec l’UQAR. «J’effectue mes travaux de recherche en laboratoire à Rimouski. Mon projet porte sur la valorisation d'une biomasse marine locale.» Mathieu espère travailler dans le Bas-Saint-Laurent après ses études.
Mario Bélanger