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Concours de vulgarisation de l’ACFAS

Deux lauréats à l’UQAR:
Geneviève Allard et Claude La Charité

24 octobre 2008

Une étudiante à la maîtrise en géographie, Mme Geneviève Allard, et un professeur en histoire littéraire, M. Claude La Charité, font partie des lauréats 2008 dans le cadre du Concours de vulgarisation de la recherche, organisé par l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). Les prix ont été remis dernièrement à Montréal.

L’Université du Québec à Rimouski remporte ainsi deux prix sur les cinq qui étaient offerts. Les textes gagnants seront publiés dans le quotidien Le Soleil au début du mois de janvier 2009. Site de l'ACFAS>

Geneviève Allard

AllardGDans le cadre de sa maîtrise en géographie à l’UQAR, la Rimouskoise Geneviève Allard étudie l'effet de l'accumulation du frasil sur la morphologie des rivières. Pour le concours, elle a présenté un texte portant sur ce thème. Le titre: «Des tempêtes de glace dans nos rivières».

«Le frasil, explique-t-elle, c‘est la transformation spontanée de l’eau des rivières en une multitude de cristaux de glace lorsque le froid est très prononcé. Ces « flocons de rivière » prennent toutes sortes de formes inusitées. Ils peuvent devenir de gigantesques radeaux de glace, d’énormes dunes sous-marines, ou encore de vrais barrages glacés. Le frasil colle à toutes les surfaces, et il entraîne des désagréments considérables dans le réseau hydrographique. C’est ainsi que l’hiver, le frasil remanie à sa façon la forme de nos rivières.» Geneviève participe donc au long et périlleux travail qui consiste à trouver et cartographier les lieux où se forme et s’accumule ce mystérieux flocon, afin de mieux comprendre son impact sur l'environnement.

Spécialiste de la plongée sous-marine et de l’hyperbare, Geneviève possède un diplôme de l’Institut maritime de Rimouski. Elle a par la suite bifurqué vers la géographie, un domaine qui se rapproche de sa passion: le monde de l’eau et des rivières. Son directeur de recherche est Thomas Buffin-Bélanger. Geneviève enseigne aussi la géographie à temps partiel au Centre matapédien d’études collégiales.

Claude La Charité

LaChariteC«Le Bas-du-Fleuve, entre mer et montagnes, a inspiré les auteurs québécois du 19e siècle», déclare Claude La Charité. Celui-ci a même intitulé son texte ainsi: «Le Bas-du-Fleuve, berceau de la littérature québécoise».

L’article de ce professeur en histoire littéraire traite des lieux «qui nous habitent plus que nous les habitons». En quelques lignes, il y donne une petite leçon de géopoétique, définissant les rapports entre certains lieux particuliers et l’imaginaire littéraire. De Rimouski avec Forestiers et voyageurs de Joseph-Charles Taché, à Gaspé avec Angéline de Montbrun de Laure Conan, il fait voyager les lecteurs dans l’espace et dans le temps.

Pour Claude La Charité, le comble de l’exotisme, c’est l’altérité du passé. «Comme lorsqu’on voyage, il faut accepter d’être dépaysé.» Souvent, à cause de l’avènement des sciences et des technologies, on imagine la vie du passé comme plus précaire, moins riche. Le chercheur dénonce cette fausse certitude d’autant que la société gagnerait à s’intéresser davantage à la dynamique historique, aux continuités et aux ruptures. Elle pourrait ainsi faire face plus sereinement aux défis qui se présentent à elle. «Être capable d’accepter son passé, si lointain et différent soit-il, c’est être capable d’accepter n’importe quelle forme d’altérité», précise-t-il.

En passionné de la plume, Claude La Charité prépare actuellement un roman historique sur Toussaint Cartier, un ermite du 18e siècle ayant habité l’île Saint-Barnabé, au large de Rimouski.

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Renseignements:
Mario Bélanger, Service des communications UQAR, 418-723-1986 poste 1426