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Présent sur les deux campus de l’UQAR

Création d’un Groupe institutionnel de recherche

sur l’apprentissage et la socialisation (APPSO)

Le 6 octobre 2009

Un nouveau Groupe de recherche institutionnel, (Groupe APPSO), vient d’être officiellement mis en place à l’Université du Québec à Rimouski dans le domaine des sciences de l’éducation. Ce groupe de recherche réunit déjà 14 professeurs en éducation, tant au campus de Rimouski qu’à celui de Lévis. Il s’intéressera particulièrement aux questions reliées à l’APPrentissage et à la SOcialisation chez les jeunes.

Groupe APPSO a À RIMOUSKI. Jean Bernatchez, Rkia Laroui, Jean-Yves Lévesque (directeur), Natalie Lavoie et Frédéric Deschenaux. Absent : Adolphe Adihou
Groupe APPSO Lévis À LÉVIS. En haut : Martin Gendron (co-directeur), Hubert Gascon et Jean-François Boutin. En bas : Monica Boudreau, Mélanie Tremblay et Pauline Beaupré. Absents: Isabelle Beaudoin et Nancy Boiteau. (Photo : Jacques d’Astous)

« Ce sont là des préoccupations cruciales dans le domaine de l’éducation actuellement au Québec », affirme Jean-Yves Lévesque, professeur en éducation à Rimouski et directeur de ce nouveau groupe de recherche. « Si nous voulons qu’il y ait moins de décrochage scolaire, si nous voulons que les futures générations arrivent bien formées et compétentes sur le marché du travail, il est important de mieux comprendre le contexte d’apprentissage et de socialisation qui fait que les jeunes persévèrent dans leurs études. »

« Nous avons à l’UQAR une belle variété d’expertises dans des domaines complémentaires, ajoute Martin Gendron, professeur en éducation à Lévis et codirecteur du nouveau groupe de recherche. La création d’un tel groupe est une occasion d’encourager les discussions entre les spécialistes et les intervenants, d’échanger sur nos questionnements et nos approches. Ça permet aussi aux professeurs plus expérimentés de fournir des conseils aux nouveaux professeurs et aux étudiants intéressés par ces questions. Ça peut être très stimulant. »

« La création de l’APPSO, explique Jean-Yves Lévesque, vise également à mieux affirmer notre volonté de renforcer la pertinence sociale de la recherche et de la rendre davantage utile au développement économique et au mieux-être des individus et des collectivités, dans les régions que nous desservons et dans tout le Québec. Par des publications et des communications, le Groupe peut assurer la promotion et la diffusion des travaux de recherche réalisés au sein du groupe. »

Deux thèmes centraux unifient les recherches des membres du groupe, soit l’étude de l’apprentissage (incluant les apprentissages culturels, sociaux et professionnels) ainsi que l’étude des caractéristiques et des processus de socialisation (définis autour de l’intégration et de la participation).

Une équipe aux talents variés

Voici les 14 membres actuels du Groupe de recherche APPSO de l’UQAR, avec leurs champs de spécialisation. Ce regroupement vise à devenir une structure de concertation, arrimant une partie des expertises en sciences de l’éducation autour du domaine de l’apprentissage et de la socialisation.

D’abord, les membres réguliers, dont la majorité des travaux de recherche sont directement reliés à l’apprentissage et à la socialisation. Au campus de Rimouski : Jean-Yves Lévesque (lecture et écriture, de l’enfance à l’âge adulte), Frédéric Deschenaux (formation professionnelle), R’Kia Laroui (lecture et littérature jeunesse), Natalie Lavoie (lecture et écriture), Jean Bernatchez (administration et politiques scolaires). Au campus de Lévis : Martin Gendron (troubles du comportement et socialisation), Hubert Gascon (déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (TED)), Isabelle Beaudoin (émergence de la lecture et de l’écriture), Monica Boudreau (émergence de la lecture et de l’écriture et littératie familiale) et Nancy Boiteau (mesure et évaluation des apprentissages).

Et puis les membres associés, qui ont aussi des intérêts directs pour ces thématiques. À Lévis : Mélanie Tremblay (didactique des mathématiques), Pauline Beaupré (déficience intellectuelle et TED) et Jean-François Boutin (littérature jeunesse et bandes dessinées). À Rimouski : Adolphe Adihou (didactique des mathématiques).

D’autres membres devraient se joindre au Groupe au cours de l’année, non seulement des professeurs (membres réguliers ou associés), mais aussi des membres invités et des étudiants de maîtrise et de doctorat, en autant qu’ils collaborent avec au moins un membre régulier.

Le groupe APPSO : un quatrième Groupe de recherche à l’UQAR

La création du groupe de recherche APPSO s’inscrit dans la poursuite du développement du secteur des sciences de l’éducation ainsi que dans la volonté de développement institutionnel de l’UQAR. Il s’agit du quatrième groupe de recherche institutionnel de l’UQAR, les autres étant le GRIDEQ (développement régional), Éthos (éthique) et Bionord (biologie et géographie).

Le fonctionnement du groupe APPSO, sur deux campus, représente un défi nouveau et particulier. Ainsi, l’assemblée est composée de l’ensemble des membres réguliers. Ceux-ci élisent leurs représentants à un comité de coordination, soit trois membres réguliers issus de chaque campus. De ces six membres réguliers siégeant au comité de coordination, deux sont élus à titre de directeur et de codirecteur, en s’assurant que chaque campus soit représenté.

État de la situation

« Les personnes moins scolarisées sont susceptibles de connaître des difficultés multiples, à la fois individuellement et socialement », constate Martin Gendron. En 2001 au Québec, plus de 1,3 million d’adultes âgés de 15 à 64 ans n'étaient pas titulaires d'un diplôme du secondaire, soit plus du quart de la population. De telles lacunes conduisent à des problèmes d’intégration et à un accès plus difficile au marché du travail.

Une récente étude du ministère de l’Éducation (2006) montre que le nombre d’emplois disponibles pour les personnes sans diplôme du secondaire a chuté de 40,5 % entre 1990 et 2005, alors que le nombre d’emplois destinés aux diplômés universitaires a augmenté de 92,8 % pendant la même période.

Une faible scolarisation peut également entraîner d’autres conséquences, poursuit M. Lévesque. « On peut donner pour exemple les difficultés liées à la contribution parentale dans la réussite scolaire des enfants, la capacité de s’adapter aux changements, les possibilités d’accès à l’information ou bien la participation à la vie démocratique. »

Même si elle ne constitue pas le seul lieu d’apprentissage de l’élève, l’école continue de jouer un rôle irremplaçable en ce qui a trait au développement intellectuel et à l’acquisition des connaissances. Savoir lire, savoir écrire, savoir communiquer oralement et savoir résoudre des problèmes mathématiques : voilà des compétences essentielles pour fonctionner adéquatement dans la société.

« Afin de mieux prévenir et de mieux intervenir, constate M. Gendron, il est nécessaire de connaître les diverses populations qui vivent dans les milieux scolaires et les différents facteurs de risque. Nos recherches pourront apporter une contribution utile. » La programmation de recherche des membres du groupe comprend à la fois des recherches de nature fondamentale et des recherches de nature appliquée. De plus, leur préoccupation est de conduire des recherches en relation avec les milieux de pratique.

Selon Jean-Yves Lévesque, « le Groupe APPSO a pour volonté d’identifier les interventions exemplaires qui assurent aux populations à risque d’échec la possibilité de réussir et de participer pleinement à la vie sociale. La création du groupe permet de regrouper les expertises, de soutenir les initiatives, de faciliter les collaborations, d’organiser des colloques, etc. »

L’éducation à l’UQAR

Le Département des sciences de l’éducation, déjà présent sur les deux campus de l’UQAR, est l’hôte d’une vingtaine de programmes de formation répartis entre les trois cycles universitaires et la formation continue. Ces programmes permettent aux étudiants d’acquérir les compétences pertinentes pour œuvrer dans les champs de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire, de l’enseignement en adaptation scolaire et sociale, de l’enseignement secondaire et de l’enseignement professionnel.

L’UQAR accueille plus de 1500 étudiants dans ses programmes en éducation au 1er cycle. On en compte aussi plus de 140 aux 2e et 3e cycles, en éducation et en administration scolaire. Les inscriptions dans les programmes en éducation représentent plus du tiers des effectifs étudiants.

Le corps professoral est réparti sur les deux campus, dont 25 oeuvrant à Rimouski et 18 à Lévis. Notons que plus du tiers de l’équipe est entré en fonction à l’UQAR depuis l’année 2000. L’équipe de recherche en sciences de l’Éducation de l’UQAR a déjà prouvé son potentiel de travailler de façon intégrée, tel que le démontrent les nombreuses collaborations au sein de ses membres.

Par exemple, dans le domaine de l’éducation, il existe à l’UQAR des laboratoires tels que le LEADRE (Laboratoire d'étude et d'action pour le développement de la recherche en éducation), LÉVINUX (Laboratoire de recherche sur les communautés virtuelles), le Laboratoire en adaptation scolaire et sociale, et d’autres qui sont en élaboration. Divers projets de recherche, financés par le CRSH, le FQRSC, le MELS et par d’autres sources, représentent aussi des opportunités de maillage entre chercheurs et étudiants.

Mario Bélanger

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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426   mario_belanger@uqar.ca

 

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