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UQAR : portrait d'une chercheure, Hélène Sylvain

Développer des collaborations internationales
dans le domaine du VIH Sida

Le 6 octobre 2009

Un individu qui souffre d’une maladie chronique, comme le VIH-Sida, peut-il avoir davantage de pouvoir sur sa propre santé? C’est dans cet axe de recherche que Mme Hélène Sylvain, professeure en sciences infirmières à l’UQAR, a décidé d’intervenir depuis une dizaine d’années, à partir de sa recherche doctorale.

Depuis quelques années maintenant, ses contacts professionnels avec des chercheurs de France, et récemment du Brésil, ont contribué à développer des projets dans une perspective internationale. Le point de départ de ce volet international a été la rencontre de chercheurs lors d’une année sabbatique en France et la décision de déployer des projets de recherche communs dans le domaine du VIH/Sida.

Ainsi, Mme Sylvain a contribué à mettre sur pied une équipe de chercheurs québécois et français pour explorer certains volets du vivre avec le VIH, en s’inspirant notamment d’une approche d’empowerment, selon laquelle le patient détient un certain pouvoir qui lui permet d’améliorer sa condition de santé.

À ce jour, la professeure Sylvain et son équipe (grâce à la collaboration des équipes d’infectiologie des hôpitaux de Paris) ont conduit deux projets de recherche, subventionnés en sol français par l’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS). Des étudiantes de la maîtrise en sciences infirmières de l’UQAR, dirigées par Hélène Sylvain, ont également été associées à ces projets.

Le premier projet, nommé « Alliance », s’est intéressé au concept de readiness (le fait d’être prêt à adhérer à une démarche), en lien avec l’adhésion thérapeutique des patients. Le second, nommé « Trans-jeunes », en cours actuellement, s’intéresse aux diverses transitions vécues par les jeunes vivant avec le VIH. Maintenant, grâce à la trithérapie, ceux-ci deviennent de jeunes adultes avec une maladie chronique plutôt que mortelle, avec tous les enjeux que cela comporte.

SylvainHélèneFrance
En réunion de travail avec l’équipe de recherche « Trans-jeunes » à l'Hôtel-Dieu de Paris, Philippe Delmas, Hélène Sylvain (UQAR), Martine Sagenly, Geneviève Vaudre (étudiante Master d'IET à l'Université de Rouen, dirigée par
Hélène Sylvain) et Maud Grimault.

Cette collaboration franco-québécoise de recherche avec les jeunes a intéressé l’Agence subventionnaire française. Ainsi, l’ANRS a exprimé le souhait d’explorer les possibilités de transposer ailleurs le protocole de recherche et ce modèle de collaboration. Les deux chercheurs principaux, Hélène Sylvain et Philippe Delmas, ont donc été invités à se rendre au Brésil, en avril dernier, pour rencontrer une équipe de recherche à São Paulo et développer une proposition de recherche et une collaboration France-Brésil-Québec portant sur les facteurs d’influence de l’adhésion thérapeutique chez les adolescents vivant avec le VIH à São Paulo. Et cela a fonctionné…

« Après une semaine de travail au Brésil, explique Mme Sylvain, nous avons poursuivi les réflexions en mode virtuel. Actuellement, en septembre, nous sommes à finaliser le dépôt d’une demande de subvention dans les trois pays impliqués : auprès de l’ANRS en France, auprès du ministère de la Santé au Brésil (Département de vigilance et de contrôle du VIH) et, au Canada, à l’IRSC (Institut de recherche en santé du Canada). » Une chercheure de l’Université de Montréal, José Côté, s’est associée à ce dernier projet.

SylvainHélèneBrésil
Hélène Sylvain, à droite, en compagnie du co-chercheur français Philippe Delmas, à gauche, et d’une partie de l’équipe de recherche brésilienne (Eliana Galano, Mariliza Henrique Sifflent et Daisy Maria Machado)
à São Paulo, au Brésil.

Expertises complémentaires

L’intérêt de cette collaboration internationale est de constater des régularités dans les résultats, comme par exemple l’importance de la confiance mutuelle dans la relation professionnelle. De tels résultats se transfèrent d’un pays à l’autre et permettent de développer par la suite une base d’interventions pertinentes pour ces patients qui, comme nous l’avons constaté, désirent prendre en charge leur santé et la gestion de leur maladie, si on les accompagne adéquatement.

L’intérêt, c’est aussi de mettre des expertises complémentaires en présence dans des systèmes de santé différents, des cultures différentes pour le développement d’un savoir commun en matière de santé de cette population. 

« Il n’y a pas de mode d’emploi pour développer des collaborations internationales, constate Hélène Sylvain. Elles se construisent en fonction de la reconnaissance de son expertise, mais aussi selon les contextes et les opportunités de projets de recherche communs. Cela se fait bien souvent dans le cadre de congé sabbatique où on peut consacrer beaucoup plus de temps à la recherche. »

Et cela se poursuit. Dernièrement, durant un séjour à Paris, la responsable du secteur de la recherche de la Haute École de santé de Lausanne, en Suisse, a demandé de rencontrer Mme Sylvain. L’objectif est de voir s’il serait possible de développer des projets de recherche avec l’UQAR et d’examiner une forme d’association entre les chercheurs des deux pays pour augmenter leur force dans la recherche en sciences infirmières, une expertise qui est moins développée chez eux.

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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
418-723-1986 poste 1426   mario_belanger@uqar.ca

 

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