Lancement de L’œuvre de soi,
de Pierre Fortin
5 novembre 2007
Spécialiste en éthique et professeur retraité de l’UQAR, M. Pierre Fortin vient de publier un essai qui nous interpelle sur la question suivante: comment bel et bien vivre? Cet essai, L’œuvre de soi, publié par les Presses de l’Université du Québec, a été lancé lors d’une conférence qui a marqué le 30e anniversaire de la maîtrise en éthique à l’UQAR.
«Cet essai, explique l’auteur, tente de montrer l’importance de l’éthique dans la vie quotidienne, autant dans l’expression des moments magiques, des bonheurs fragiles et des joies passagères qui la teintent d’une couleur particulière, que dans les inquiétudes, les angoisses, les échecs, les ruptures et les souffrances qui la marquent de leurs sceaux indélébiles.»
Trois préoccupations animent cet essai: Dieu, l’aventure risquée avec autrui et la question de la mort. Ainsi, M. Fortin, dans les quatre premiers chapitres de son livre, s’inspire des réflexions de philosophes importants à propos de l’existence humaine: Qohélet, Épicure et Albert Camus. Il fait appel à la pratique de soi: vivre de manière créatrice dans son «métier» d’homme ou de femme.
L’œuvre a reçu des commentaires de collaborateurs de M. Fortin: Georges A. Legault, de l’université de Sherbrooke; Guy Bourgeault, de l’Université de Montréal; et Pierre-Paul Parent, de l’UQAR. Selon Georges Legault, «L’œuvre de soi, c’est l’œuvre de maturité. Pierre Fortin arrive bien à saisir cette facette de l’humain: le développement personnel passe par soi-même.»
M. Fortin est le fondateur est l’un des principaux artisans de la maîtrise en éthique à l’UQAR. Dany Rondeau, responsable de cette maîtrise lui a rendu hommage en soulignant que: «Pierre aurait pu breveter son idée de maîtrise en éthique, vu la concurrence actuelle de la part des autres universités». Elle ajoute que l’actuelle maîtrise en éthique s’inscrit dans la continuité du projet original: celui de former des personnes aptes à participer aux grands débats de société et à faire partie des meilleurs réseaux de recherche. M. Fortin lance un défi aux responsables de cette maîtrise: le doctorat en éthique. Il conclut sur cette phrase: « la morale est éthiquement nécessaire et l’éthique moralement nécessaire.»
Sandrine Ahouassou
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