Le gouvernement doit investir dans le savoir
et dans l’accessibilité aux études
6 novembre 2008
< Ont pris la parole lors de la conférence de presse: les représentants de l’AGEQAR, Denis Osmani, de la FEUQ, David Paradis, et de la FECQ, Xavier Lefebvre Boucher.
Le Système de prêts et bourses, tel qu’on le connaît au Québec, n’est plus adapté à la réalité actuelle des étudiants, estiment les porte-parole des associations étudiantes du Québec. «Par exemple, explique David Paradis, de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), l’aide financière prévoit qu’un étudiant doit dépenser moins de 7 $ par jour pour se nourrir. C’est moins que le prix d’un repas du jour dans une cafétéria! Il devient nécessaire d’augmenter ce que l’aide financière considère comme le minimum requis pour subvenir aux besoins des étudiants. Autrement, c’est le Québec qu’on pénalise, car on diminue ainsi les chances de diplômation et la possibilité de former une main-d’œuvre qualifiée pour l’avenir.»
L’Association générale des étudiants de l’UQAR Rimouski (AGECAR) a invité les présidents de deux grandes organisations étudiantes du Québec, David Paradis, de la FEUQ (pour les universités) et Xavier Lefebvre Boucher, de la FECQ (pour les collèges), lors d’une conférence de presse à Rimouski, le 5 novembre 2008.
Au seuil d’une campagne électorale, les représentants étudiants désirent faire connaître leurs inquiétudes par rapport à la situation économique actuelle des étudiants des collèges et des universités et leurs revendications pour un soutien suffisant de l’État.
L’aide financière gouvernementale calcule que les dépenses mensuelles des étudiants devraient être de 376$ pour le logis, 204$ pour l’alimentation et 43$ pour se vêtir. De telles sommes n’ont pas été indexées au coût réel de la vie, constate Denis Osmani, de l’AGECAR. «Il y a un manque à gagner important pour les étudiants, en particulier pour les étudiants en région qui ont à déménager ou à se déplacer sur de grandes distances pour leurs études.»
Afin d’améliorer le sort des étudiants, les associations étudiantes proposent une réforme de l’aide financière aux études, avec un programme en six points:
1) augmenter les dépenses admises pour les bénéficiaires de l’Aide financière aux études sans enfant à charge;
2) mettre en place un mécanisme automatique d’indexation annuel des dépenses admises, en lien avec l’Indice des prix à la consommation;
3) ajuster de façon plus réaliste la grille de la contribution parentale, en s’inspirant de celle en vigueur dans le reste du Canada;
4) transférer vers le gouvernement du Québec les sommes affectées au Programme canadien de subvention aux étudiants, afin de hausser l’aide financière aux études;
5) augmenter le montant des dépenses admises pour les bénéficiaires de l’Aide financière aux études avec enfant à charge;
6) exempter, dans le calcul des prêts et bourses, la pension alimentaire à payer pour les bénéficiaires de l’Aide financière aux études qui sont chefs de famille monoparentale.
Ensemble, la FEUQ et la FECQ représentent près de 160 000 étudiants au Québec. On peut retrouver un résumé des revendications étudiantes sur la page suivante: www.feuq.qc.ca/gestion/files/0809_CASP_BrefAFE.pdf
Mario Bélanger