Récit d’une session d’études en Espagne
27 novembre 2008
UQAR-Info a rencontré Laurie Dorval-Morissette, étudiante en 3e année au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale au campus de Lévis, qui a passé une session d’études en Espagne le printemps dernier.

Laurie pourrais-tu nous raconter ton expérience d’études à l’étranger?
Les destinations voyage-études sont nombreuses grâce à la CREPUQ. Elles varient d’un baccalauréat à l’autre. Dans mon cas, mon choix s’est arrêté sur l’Espagne… Personne ne m'a conseillé l'Espagne. Je n'avais tout simplement pas envie d'aller en Belgique, qui est la destination habituelle en adaptation scolaire. J'ai fait des recherches sur le site de la CREPUQ pour trouver un autre endroit où mon programme se donnait. C'est alors que j'ai trouvé cette université en Espagne. Ça m'a rendu folle de joie... J'aillais vivre ma propre version de «l'auberge espagnole».
Je suis donc partie, ma bourse de mobilité en poche, vers cette destination où tout m’était inconnu… y compris la langue! J’avais, bien sûr, des connaissances de base de la langue officielle espagnole, le castellan. Je savais utiliser le vocabulaire nécessaire pour m’orienter, poser des questions, bref, pour subvenir à mes besoins et commencer l’école dans la bonne salle de classe!
Dans quelle université as-tu étudié?
J’ai été accueillie à l’Universidad de la Rioja, qui se situe dans la ville de Logroño, capitale de la plus petite communauté autonome d’Espagne, La Rioja. C’est au sud du Pays basque, à l’est de Navarre.
À mon arrivée dans la ville, le plus difficile de mon voyage m’attendait: je devais me trouver un appartement. Dans mon cas, il m’a fallu deux jours d’arpentage de rues et d’appels téléphoniques confus pour dénicher mon nouveau foyer. Une fois l’appartement trouvé, il ne restait plus qu’à entreprendre l’école… et c’est là que le plaisir a commencé.
Dès le début de la session, tous les étudiants étrangers, nous avions deux semaines pour choisir nos cours. Nous étions une trentaine venant des quatre coins de l’Europe, mais aussi de l’Australie et du continent américain. De mon côté, mes choix de cours étaient déjà fixés, mais ces deux semaines m’ont permis d’apprivoiser l’école… ainsi que mes nouvelles compagnes de classe, qui parlaient espagnol à une vitesse incroyable.
Est-ce que c’était difficile pour toi?
Dans les faits, le premier mois à l’école a été plutôt ardu. Je ne comprenais pas tout en classe, et j’étais incapable de prendre part aux échanges d’idées. Le plus difficile aura été de me trouver des équipes de travail pour les travaux de session. Une fois le premier mois passé, j’étais en mesure de parler avec plus d’aisance, et je pouvais prendre mes notes de cours toute seule.
L’école officiellement commencée, la session s’est déroulée comme si je l’avais faite au Québec. Quelques travaux, définitivement moins qu’au Québec, mais beaucoup de participation en classe, et des examens finaux qui valent pour 100% de la note. Pire encore, dans plusieurs de mes cours, pour réussir, il fallait obtenir la note de passage pour l’examen final et aussi pour le travail de session. L’heure des examens venue, j’ai dû beaucoup étudier. Fait intéressant, de la mi-mai à la mi-juin (soit le mois avant les examens), la bibliothèque restait ouverte même la nuit, jusqu’à 3 h du matin. Les Espagnols, qui soupent très tard (vers 22h), terminaient leur repas du soir, puis partaient étudier à la bibliothèque.
Quel bilan fais-tu de l’expérience?
L’expérience scolaire en Espagne est très positive. Mais il y a tellement plus que de l’académique dans un tel voyage. Il y eut des rencontres inoubliables avec des étudiants de partout dans le monde. Des soirées au pub du coin dans le «casco antiguo» de la petite ville de Logroño, à voir entrer et sortir nos amis espagnols, mais aussi nos amis danois, allemands, australiens, estoniens, américains et j’en passe!
Une expérience exceptionnelle qui aurait bien pu durer six mois de plus. Une expérience sensationnelle, que je conseille à tous les étudiants ayant soif de nouveaux horizons.
À ceux et celles qui envisagent l’expérience ERASMUS (terme européen pour désigner «mobilité étudiante»), à Logroño ou ailleurs, sachez que les plus beaux moments de votre vie étudiante vous y attendent…