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À l'UQAR Rimouski

Des étudiants chinois se familiarisent
avec la culture québécoise

27 novembre 2008

Etudiants chinois
Les 14 étudiants chinois sont entourés par Nancy Desrosiers et Karine Veillette, qui s’occupent de leur donner une formation de base en français et de les familiariser avec la culture québécoise. La supervision des activités relève du Bureau de la formation continue de l’UQAR.

Imaginez que demain matin, on transpose un jeune Québécois en plein cœur d’une grande métropole chinoise pour étudier dans une université là-bas. Tout est différent: la langue, l’écriture, la culture, la nourriture, les visages des gens, les systèmes politiques, les références sociales, le climat, etc. Bref, la grande inconnue…

À l’envers, c’est un peu ce que vivent actuellement 14 étudiants chinois qui sont arrivés à Rimouski depuis l’été 2008 afin d’entreprendre des études à l’UQAR. Au cours de la première année, ces étudiants ont d’abord droit à une formation accélérée en français. Certains ont déjà étudié la langue française, mais d’autres en ont une connaissance plutôt rudimentaire. Aussitôt qu’ils seront plus à l’aise en français, ils seront plongés dans les programmes universitaires qu’ils ont choisis à l’UQAR: le baccalauréat en administration, la maîtrise en gestion de projet, la maîtrise en génie et la maîtrise en développement régional.

Ces étudiants ont déjà en main des diplômes qui sont des préalables aux programmes universitaires québécois. Par exemple, ils ont étudié en comptabilité, en sécurité informatique, en journalisme, en chimie du textile, en gestion, en commerce international, etc.

«En Chine, avoir une formation universitaire en Occident est très valorisé actuellement», explique M. Yvon Bouchard, doyen de l’UQAR maintenant à la retraite, qui a fait quelques séjours en Chine et qui a contribué à la venue de ces étudiants. «Les familles qui ont les moyens souhaitent que leurs enfants fassent des études à l’étranger. C’est un atout pour leur avenir. Mais en même temps, les gens sont craintifs par rapport à certains attraits négatifs qu’ils attribuent aux grandes villes occidentales. Alors, la possibilité d’étudier dans une petite ville universitaire comme Rimouski est une option de choix pour eux. Si ça fonctionne bien, s’ils se sentent en confiance ici, je pense que nous pourrons en recruter plusieurs dizaines dans les prochaines années.»

Par contre, l’adaptation n’est pas facile, loin de là! Qu’en disent les étudiants chinois? D’abord, brrrr!, ils craignent l’hiver et la neige qui s’annoncent. La nourriture leur semble beaucoup trop sucrée… Ils trouvent les gens sympathiques, mais la barrière de la langue est encore haute à franchir. La manière de s’exprimer, de prononcer les mots, est tellement différente dans les deux langues. Ils souhaitent que les gens qui les abordent parlent plus lentement. L’un d’eux, un brin rieur, invite les Québécois à apprendre quelques mots de chinois pour se lancer dans une bonne discussion interculturelle…

Pour la plupart, ces étudiants proviennent des grands centres urbains de l’est de la Chine: Nankin, Zhenjiang, Shanghai, Suzhou, Nantong, Haian, Beijing et Rizhao. Leur séjour dans une petite ville de 50000 habitants comme Rimouski, avec son rythme de vie plus lent, nécessite donc plusieurs ajustements. Par contre, ils apprécient particulièrement l’air pur que l’on respire dans le Bas-Saint-Laurent.

Habitués à de grandes classes populeuses avec des cours magistraux, les étudiants chinois sont surpris par nos petits groupes dans lesquels il est facile de communiquer avec les enseignants et de discuter tous ensemble. «C’est moins gênant et on peut pratiquer plus efficacement», commente l’un des étudiants.

Tous semblent très heureux du succès convaincant des Jeux Olympiques à Beijing, l’été dernier. «C’était une belle ouverture sur le monde. C’était nécessaire pour que les autres peuples nous connaissent mieux. Nous en sommes fiers.»

Dans le temps des Fêtes, la plupart resteront à Rimouski, mais quelques-uns feront un voyage spécial à Toronto, pour voir un match professionnel de basket-ball.

Mario Bélanger

Quelques mots de base en chinois

Bonjour: Ni hao

Comment allez-vous?: Ni hao ma?

Parlez-vous français?: Ni hui shuo fayu ma?

Au revoir: Zai jian

Oui: Dui

Non: Bou dui

S’il vous plaît: Tching

Merci: Tché-tché

Un: Yi

Deux: Èr

Trois: San

 
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Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
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