Logo UQAR-INFO
UQAR

Travail social: près d’une centaine
de nouveaux professionnels d’ici trois ans

28 novembre 2008

Étudiants travail social

Ces étudiantes et étudiants suivent leur formation à Rimouski, dans le cheminement sur deux ans.

L’Université du Québec à Rimouski offre maintenant un programme de baccalauréat en travail social, qui a attiré dès cette année pas moins de 95 étudiantes et étudiants, à Rimouski et à Gaspé. D’ici trois ans, près d’une centaine de nouveaux professionnels en travail social devraient donc pouvoir prendre la relève sur le marché du travail.

Dans tout l’Est du Québec, les régions desservies par l’UQAR font face à une pénurie de travailleurs sociaux. «Les ressources professionnelles sont déjà limitées dans ce domaine, et les départs à la retraite risquent d’aggraver la situation dans les prochaines années», explique M. Marc Boily, responsable de l’implantation du programme à l’UQAR. «La formation offerte à l’UQAR, dit-il, permettra de répondre aux exigences du projet de Loi 50 du Gouvernement du Québec qui s’inscrit dans le processus de mise à jour du système professionnel québécois. Ce projet de loi resserre et réserve certaines activités professionnelles pouvant être exercées dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines. De plus, la formation en travail social répondra à un besoin exprimé par les gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux.»

Le travail social est une discipline pratique ayant pour objet l’étude des problèmes sociaux tels que vécus par des individus, des familles, des groupes et des collectivités, dans une perspective d’intervention individuelle et/ou collective axée sur le changement social.

Dans cette profession, les travailleurs sociaux peuvent être concernés par une multitude de situations: santé mentale et santé physique, pauvreté, alcoolisme et toxicomanie, délinquance, marginalité, exclusion sociale, violence, abus sexuels, problèmes familiaux, vieillissement de la population, problèmes reliés à l’adoption ou aux relations interculturelles, etc.

«Le travail social consiste en un accompagnement psychosocial pour tous ces genres de problèmes», affirme M. Serge Lapointe, un professionnel d’expérience en animation et en psychosociologie qui est cette année professeur invité à l’UQAR pour le lancement de ce programme.

Les étudiants actuels

En tout, environ 95 étudiants sont inscrits à l’UQAR dans ce programme, et plus de 90% sont des femmes. On compte 69 personnes à Rimouski, majoritairement à temps complet, et 25 personnes à Gaspé, à temps partiel (deux cours par trimestre). À Rimouski, 45 sont inscrits en première année du programme alors que 24 sont en 2e année, pour une formation de type DEC-BAC qui reconnaît des acquis correspondant à la première année universitaire.

«Nous avons une grande variété d’âges et de parcours parmi nos étudiants, observe Serge Lapointe. Ça représente un grand défi pédagogique. En particulier, nous comptons plusieurs techniciens en travail social qui désirent pousser plus loin leur formation. Leur expérience devrait être enrichissante pour tous.»

Travail social Gaspé

Une partie du groupe de Gaspé.
 

Mission et objectifs du programme

Le programme de baccalauréat en travail social a pour mission de former des personnes professionnelles qui seront capables d’œuvrer dans tous les domaines du travail social. Elles devront pouvoir contribuer au projet de changement social de leur milieu et être à la hauteur des défis actuels. Il a pour objectif de favoriser la formation de travailleurs sociaux critiques qui, dans une perspective de changement social, axent leurs analyses et leurs interventions sur l’interaction fondamentale entre l’individu, les groupes, les collectivités et les structures sociales. Il favorise l’acquisition à la fois d’une capacité d’analyse et d’une capacité d’intervention que les stages donneront l’occasion de mettre en pratique.

Dans les dernières années, le programme en travail social de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) avait été décentralisé jusque dans l’Est du Québec. Compte tenu de la demande pour une formation permanente en travail social dans la région, l’UQAR a décidé d’aller de l’avant en offrant par extension le programme de l’UQAT.

La formation pratique est cruciale dans ce programme de baccalauréat. Pour qui œuvre à la formation pratique, il s’agit d’une entreprise complexe qui lie deux univers différents: l’université et les lieux de pratique professionnelle. Ces deux milieux ont des missions et des systèmes de valeurs différents; ils partagent cependant le même objectif, celui de former des professionnels compétents. C’est par la conjugaison de ces différences et de ces richesses que cet objectif peut être atteint. La collaboration avec le réseau de la santé et des services sociaux, est un incontournable pour l’équipe d’implantation de travail social.

L’équipe de formation

L’équipe d’implantation du programme est constituée: de Marc Boily, responsable du programme, de Serge Lapointe, professeur invité, et de Louise Lemieux, responsable de la coordination des stages. À cette équipe, s’adjoint dix chargés de cours qui sont: François Bisson, Ève Bélanger, Jean-Phillipe Gauthier, Steve Audet, Jean Bédard, Murielle Dorval, Julie Nadeau, André Prévost, Marcel Méthot et Linda Tremblay.

Lapointe Lemieux Boily

Serge Lapointe, Louise Lemieux et Marc Boily.

Il faut souligner aussi le travail crucial de Denis Rajotte, Carole Boucher et Michel Bourassa dans le déploiement de ce programme offert par l’UQAR.

La formation

Le programme s'articule autour de trois axes interreliés: théorique, méthodologique et pratique. Il aura à se démarquer par la qualité de sa formation pratique. L’accent sera mis sur la complémentarité entre ce qu’on acquiert en classe et ce qu’on apprend dans le milieu réel. «Et ce sera important que les étudiants continuent d’apprendre même après leurs études», ajoute M. Lapointe.

Les deux premières années du programme sont plus théoriques. On fait le tour des dimensions telles le développement de la personne, les politiques sociales, les lois, les enjeux sociopolitiques et des questions sur la famille et sur la citoyenneté. On s’attarde bien sûr aux méthodologies d’intervention. La dernière année, le programme vise à permettre l'intégration de la théorie et de la pratique et à assurer un lien entre l'université et le milieu de pratique. Dans le processus de formation globale des futurs travailleurs sociaux, l'acquisition de capacités d'intervention constitue un élément essentiel. L'axe de la formation pratique demeure indissociable des axes de la formation méthodologique et de la formation théorique.

Le programme va permettre à nos étudiants d’être admissible à l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec et ainsi pouvoir porter le titre de travailleur social.

Selon Serge Lapointe, «les diplômés auront accès au  réseau de la santé et des services sociaux ainsi qu’aux divers organismes public, para-public et communautaires dans le milieu du travail». 

Le titre de travailleur social permet même de travailler ailleurs au Canada et dans plusieurs pays du monde.

Mario Bélanger

-30-

Mario Bélanger, Service des communications UQAR,
(418) 723-1986 poste 1426
mario_belanger@uqar.ca