Nouveau professeur
Daniel Bourgault, professeur en océanographie physique et turbulence océanique
Le 30 octobre 2009
Cet automne, M. Daniel Bourgault s’est joint à l’équipe de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski avec un vif enthousiasme. « En me retrouvant aujourd'hui professeur à l'ISMER, je réalise en quelque sorte un rêve de jeunesse, dit-il. Je me sens comme doivent se sentir les jeunes hockeyeurs qui se retrouvent à jouer avec les Canadiens. »
Cette passion pour le domaine océanographique lui est révélée durant ses études collégiales. « Au Cégep, j'étais convaincu que je gagnerais ma vie en foresterie, jusqu'à ce que je tombe par hasard sur une brochure du programme d'océanographie de l'UQAR. Je venais alors de découvrir la vocation qui rallierait mon intérêt pour la mer et l'environnement et ma fascination pour la physique. » M. Bourgault a alors entrepris des études en physique à l’UQAM. Par la suite, il a obtenu une maîtrise française en océanographie physique (1994) à l’Université d’Aix-Marseille. En 1994, il a finalement atteint son objectif d’étudier à l’UQAR en océanographie. Il y a réalisé son mémoire de maîtrise, sous la supervision de Vladimir Koutitonsky, sur le débit d'eau douce du fleuve Saint-Laurent (1996). Il a ensuite poursuivi ses études doctorales à McGill en océanographie physique de l'estuaire du Saint-Laurent (2001) sous la direction de Charles Lin et du regretté François Saucier. Après deux années de stage postdoctoral à l'Université Dalhousie avec Dan Kelley, il obtient son premier poste de professeur-chercheur en océanographie physique à l'Université Memorial à Saint-Jean, Terre-Neuve. Il a occupé ce poste pendant six années avant d'entrer à l'ISMER.
Ses recherches portent sur l'océanographie physique côtière, plus particulièrement sur les processus de turbulence. « À l'aide de mesures en mer, je tente d'élucider et de quantifier les mécanismes responsables du mélange des masses d'eau dans les milieux côtiers. Par exemple, l'eau douce en provenance du fleuve Saint-Laurent se mélange graduellement avec l'eau salée lors de son parcours vers l'océan. Cependant, les mécanismes qui contribuent à ce mélange entre l'eau douce et salée sont encore mal compris. Le mélange des masses d'eau par la turbulence n'affecte pas seulement les propriétés physiques de l'eau de mer, telles que la température et la salinité, mais contribue aussi à redistribuer les sels nutritifs, les éléments chimiques, les polluants et le plancton ». Les travaux de M. Bourgault s’inscrivent donc très bien dans l’aspect multidisciplinaire de l’océanographie.
Marise Belletête
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Renseignements : Mario Bélanger, Service des communications, UQAR
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