Le Consortium InterEst Santé
Trois agences régionales de santé situées dans l’est du Québec s’associent avec un Institut québécois et une Université pour travailler de concert à l’amélioration des services de santé offerts aux populations vivant en régions.
Ainsi, les Agences de la santé et des services sociaux (ASSS) du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine ont conclu un accord sans précédent avec l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
PHOTO: MM. Roger Dubé, Claude Lévesque, Gilles Pelletier, Luc Boileau et Michel Ringuet. >
Par cette entente-cadre d’une durée initiale de cinq ans, l’objectif visé est d’appuyer les efforts déployés par les acteurs du réseau de santé pour adapter leurs modes d’organisation et leurs pratiques professionnelles face aux besoins des communautés résidant dans les régions éloignées.
L’inauguration officielle du Consortium a eu lieu à Rimouski le 9 mars 2011, à l’occasion d’une conférence de presse réunissant des dirigeants des cinq organisations partenaires : M. Michel Ringuet, Recteur de l’UQAR, M. Luc Boileau, Président-directeur général de l’INSPQ, M. Gilles Pelletier, Président-directeur général de l’ASSS de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, M. Claude Lévesque, Président-directeur général de l’ASSS du Bas-Saint-Laurent, et M. Roger Dubé, Chef du département régional de médecine générale (DRMG) de l’ASSS de la Côte-Nord.
Transformer les savoirs en actions
La programmation annuelle du Consortium s’élaborera selon trois axes de travail complémentaires, qui permettront de développer et de transformer les savoirs en actions :
Recherche et développement – Les approches de recherche collaborative sont privilégiées par le consortium car elles permettent d’intégrer les savoirs scientifiques des chercheurs et les savoirs expérientiels des acteurs afin de produire des connaissances scientifiques correspondant mieux aux besoins et aux réalités du terrain.
Éducation, formation et perfectionnement – Les projets planifiés dans cet axe pourraient tout aussi bien répondre à des besoins d’éducation sanitaire auprès de la population, qu’au développement des compétences des intervenants en poste ou à la mise au point des curriculums de formation en fonction des nouvelles connaissances scientifiques.
Communication, liens et échanges – Clé de voûte des approches de recherche collaborative, la circulation de l’information entre toutes les personnes et organisations concernées sous-tend la mise en place de canaux de communication efficaces. Associé au défi particulier de la géographie du territoire à couvrir, cet axe original constitue une priorité de travail pour l’équipe de base, dès la première année d’opération.
Collaboration fructueuse

> Mmes Hélène Sylvain et Josée Gauthier.
Le Consortium InterEst Santé est l’aboutissement de plusieurs années de collaboration fructueuse entre des membres de chacun des cinq organismes partenaires. Ensemble, ils ont déjà réalisé divers projets traitant de l’accès aux services de santé des communautés rurales et éloignées du Québec. Leurs résultats ont ramené à l’avant-plan le fait que ce sont d’abord les acteurs qui font l’organisation. Aussi, la performance enviable des services de première ligne des régions éloignées tient à la grande adaptabilité dont font preuve ceux et celles qui desservent des populations dispersées sur un vaste territoire, malgré le contexte d’instabilité et de rareté des effectifs en première ligne et d’éloignement des services spécialisés.
À travers des processus de recherche collaborative, il a été démontré qu’en mettant en commun des points de vue, des savoirs et des façons de faire, chercheurs, décideurs et acteurs du réseau de santé peuvent trouver, ensemble, des solutions appropriées aux réalités organisationnelles des régions éloignées et les transposer dans les pratiques à travers une formation adaptée.
Commentaires
Mme Josée Gauthier, coordonnatrice de l’équipe du Consortium, a aussi codirigé pour l’INSPQ le tout premier programme de recherche sur les services de santé dédié aux régions éloignées du Québec. Selon elle, « la production et la mobilisation de connaissances qui correspondent bien aux besoins des acteurs œuvrant dans ces contextes particuliers commandent des expertises techniques et professionnelles qui sont encore plutôt rares en dehors des grands centres québécois ».
Pour les ASSS de l’Est-du-Québec, l’entente-cadre représente une stratégie qui vise à combler cette lacune en mettant en commun des ressources de chacun des cinq partenaires. « L’installation d’une équipe de base à Rimouski, dans les locaux de l’UQAR, représente pour nous une façon de se donner les moyens de faire et d’utiliser la recherche sur les services de santé, en région, pour nos régions », explique M. Gilles Pelletier, de l’ASSS de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine.
L’INSPQ est un centre national de référence et d’expertise en santé publique dont la programmation comporte un volet d’activités (recherche, évaluation et expertise-conseil) portant spécifiquement sur l’organisation des services de première ligne au Québec.
« Des connaissances adaptées aux réalités particulières des régions éloignées peuvent orienter utilement les modes d’organisation et de pratiques de première ligne mis de l’avant au Québec pour contribuer encore mieux à l’amélioration de la santé de la population québécoise », affirme le président-directeur général de l’INSPQ, M. Luc Boileau.
Pour sa part, l’UQAR assure la formation de base et la formation continue pour un bon nombre d’intervenants du réseau de la santé. Elle contribue activement au développement de la recherche sur la santé en milieu régional.
« C’est dans cette perspective que l’INSPQ et l’UQAR, de concert avec les Agences de santé, ont convenu de coordonner leurs ressources et réseaux d’expertise respectifs autour des enjeux identifiés par les acteurs locaux et régionaux des trois régions de l’Est-du-Québec », ajoute le recteur de l’UQAR, M. Michel Ringuet.
Selon Mme Hélène Sylvain, professeure en sciences infirmières à l’UQAR et directrice du Laboratoire de recherche sur la santé en région (LASER), « c’est important de produire de nouvelles connaissances à travers la recherche, mais aussi de veiller à ce que ces connaissances circulent efficacement et puissent être appliquées afin d’améliorer en continu la formation des acteurs du réseau de santé, leurs modes d’organisation et leurs pratiques professionnelles. Il faut mobiliser les connaissances. »
Renseignements :
Josée Gauthier, INSPQ, Coordonnatrice du Consortium, 418-723-1986, poste 1180
Mario Bélanger, Service des communications UQAR, 418-723-1986, poste 1426
Le 9 mars 2011
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Vos commentaires
J-F Audet
Bravo !!
Il est important de se prendre en main afin de garder service à notre population, en région.
Je travaille depuis 25 ans dans le réseau de la Santé, et j’appuie cette démarche, il y a tellement à faire, que l’on parle uniquement en gestion de processus administratifs !!!
Il faut diminuer l’administratif, afin d’augmenter le temps de prestation au patient(client)!(efficacité & efficience)!
Informatiser si cela donne une “plus value” mais pas à tout prix !(efficacité & efficience)
Continuez votre beau travail.
J-F Audet












