L’UQAR signe une entente avec l’Argentine
Publié le 17 mai 2010 | 0 commentaires
L’Université du Québec à Rimouski et son Institut des sciences de la mer (ISMER) viennent de signer, pour un montant de plus d’un million de $ US, une convention avec l’Argentine afin de développer une collaboration scientifique et une assistance technologique visant la création d’un Observatoire maritime pour le golfe de San Jorge.

« C’est la concrétisation d’un partenariat qui a débuté voilà près des dix ans mais qui s’est développé particulièrement au cours des deux dernières années, affirme le recteur de l’UQAR, Michel Ringuet. Ce partenariat aura des retombées concrètes dans le Bas-Saint-Laurent, pour l’UQAR et aussi pour des entreprises de la région. »
L’entente, explique M. Serge Demers, directeur de l’ISMER, prévoit la mise en place d’un Observatoire maritime dans le Golfe de San Jorge, au large de la ville de Comodoro-Rivadavia. L’observatoire sera développé sur le modèle de l’Observatoire global du Saint-Laurent. « L’objectif, dit-il, est de mieux comprendre scientifiquement les courants et phénomènes physiques, biologiques et chimiques qui se produisent dans le golfe de San Jorge, une vaste étendue d’eau qui fait face à la Patagonie. »
L’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR) aura un rôle majeur à jouer dans ce projet, d’une part dans l’élaboration de l’Observatoire maritime argentin, mais aussi par la formation d’étudiants gradués en sciences de la mer. Ceux-ci, dans les prochaines années, auront pour mission d’analyser les données recueillies dans le golfe de San Jorge et de faire des recommandations pertinentes aux autorités.
Ainsi, pour la première étape, deux bouées munies de plusieurs senseurs électroniques spécialisés seront installées dans le golfe, ce qui permettra de recueillir diverses données scientifiques, de modéliser la dynamique du golfe et de mieux connaître ses zones sensibles en ce qui a trait aux pêches et à l’écologie. Deux firmes de Rimouski, Multi-électronique et SYGIF, sont impliquées dans le projet, la première pour la fabrication des bouées, la seconde pour le volet informatique.
Un chercheur de l’ISMER d’origine argentine, M. Gustavo Ferreyra, collabore de près à la réussite de ce projet.
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