30e année, numéro 9    Lundi, 11 janvier 1999
 
 
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    UQAR :
    l’Université du Québec des Appalaches et des Rives

    La direction de l’UQAR songe à modifier le nom de l’Université. Un tel projet exige réflexion et consultations. Le recteur, M. Pierre Couture, explique ici les raisons qui motivent ce changement et il invite les membres de la communauté universitaire, tout comme les citoyens et citoyennes de l’ensemble du territoire, à méditer sur cette nouvelle appellation qui lancerait l’UQAR vers l’avenir, au tournant des années 2000.

    Le chemin parcouru

    Intégrée au vaste réseau de l’Université du Québec, l’UQAR constitue elle-même un réseau de pôles de formation et de recherche. Ceci est clair autant pour les dirigeants de l’Université que pour les intervenants et intervenantes socio-économiques qui collaborent aux activités de l’Université dans les régions qu’elle dessert.

    L’UQAR a fait du chemin depuis 1969.  De simple Centre d’études universitaires qu’elle était voilà trente ans, notre institution joue maintenant un rôle actif dans quelque vingt-cinq sites — désignés selon le cas sous les termes de campus, centres ou lieux d’enseignement — répartis sur un immense territoire qui s’étend de Lévis aux Îles-de-la-Madeleine.  Nous assumons une présence active en ces espaces tous physiquement différents grâce au soutien des ressources localisées sur les campus de Rimouski et de Lévis ainsi que dans les bureaux régionaux de Baie-Comeau, Rivière-du-Loup, Matane, Gaspé et Carleton.  Grâce à ce réseau, l’UQAR s’emploie à remplir sa mission fondamentale de formation par l’enseignement et la recherche tout en participant au développement de son milieu.  Chaque région qu’elle dessert peut témoigner des efforts consentis, des résultats obtenus, mais aussi de l’ampleur de la tâche à accomplir.

    Un cap

    Dans le contexte difficile que connaissent les universités, nous devons continuer à affirmer haut et fort notre adhésion à la mission de formation qui nous est confiée.  Il nous faut assurer la haute qualification des personnes en participant à la création, au développement et à la diffusion des connaissances et, par cette action même, servir la collectivité et contribuer au développement de notre société.  En ce sens, il nous incombe non seulement de préserver mais également de développer notre accessibilité; cette dimension qui nous caractérise renforce et justifie notre mission spécifique de formation.  Toujours à l’affût des nouveaux besoins de formation propres à notre milieu, nous continuerons à développer les moyens d’y répondre adéquatement : telle est notre ligne de conduite.

    Pour mener à bien les actions que nous avons entreprises ou que nous avons à cœur d’entreprendre, nous avons besoin que toutes les régions situées dans la partie Est du Québec puissent se reconnaître en notre Université, qu’elles puissent y trouver une image représentative.  Or l’appellation actuelle d’Université du Québec à Rimouski, par le confinement géographique qu’elle suggère, représente un facteur limitant qui fait obstacle au développement du sentiment d’appartenance.  Disons-le brutalement : la référence à un lieu géographique circonscrit constitue même un frein pour certains qui voudraient faire de l’UQAR leur université.  À l’ère de l’abolition des distances, il semble légitime que le concept d’alma mater s’adapte et élargisse ses horizons.  En prise directe avec les exigences du réel de notre temps, nous sommes donc amenés à nous doter d’une nouvelle appellation capable de représenter la réalité de notre présence sur le territoire.

    Après trente ans d’efforts et de poursuite de l’excellence, nous avons le plaisir de constater que l’acronyme «UQAR» est largement reconnu tant au Québec qu’au Canada et à l’étranger. C’est pourquoi, dans notre recherche d’un nouveau nom, il convient de le conserver.  En effet, celui-ci est notre signe distinctif, investi de notre image de marque, en même temps que porteur de notre appartenance au réseau de l’Université du Québec.  Le défi consiste donc à élargir la portée de l’expression «UQAR» en conciliant ainsi continuité et innovation.

    «Des montagnes de rêves»

    La tâche de redéfinir le signifiant «UQAR» met l’accent sur l’importance des contingences physiques que présente un tel territoire.  Il appert en effet que l’espace que nous occupons, et dans lequel nous avons mission d’offrir l’accessibilité de nos services pour accomplir notre vocation de formation, est régi par deux grandes lignes d’ordre naturel : la chaîne des Appalaches d’une part, sorte d’épine dorsale qu’irriguent le Saint-Laurent et son golfe d’autre part. Sachant que l’ensemble des lieux où nous exerçons notre action se situent en zones riveraines, il apparaît pleinement justifiable que, dans la perspective que nous avons énoncée, «UQAR» désigne l’Université du Québec des Appalaches et des Rives.

    Les Appalaches s’étendent du sud des États-Unis jusqu’à Terre-Neuve.  Au Québec, leurs contreforts délimitent assez bien les régions administratives que dessert l’UQAR sur la rive sud du Saint-Laurent, de Lévis jusqu’à Matane, ainsi que sur la rive sud de la Gaspésie cette fois, de Carleton à Gaspé, à l’extrême pointe des Appalaches québécoises, promontoire en vue des Îles-de-la-Madeleine.  Sur la rive nord, l’UQAR dessert le secteur ouest de la Côte-Nord.

    Le périmètre riverain que nous occupons témoigne de l’importance de l’eau, du fleuve ou de la mer dans le développement de l’Université.  On en a d’ailleurs tiré une belle image il y a quelques années : un fleuve de différences, c’est une ambition légitime qui invite au dépassement de soi, à l’originalité et à l’accueil des autres.  Cette image est d’autant plus significative qu’elle représente aussi, outre le paysage familier et le Saint-Laurent — courant qui unit tous les lieux où l’UQAR donne des cours —, une force majeure de l’Université, les sciences de la mer.

    Les Appalaches sont également source d’inspiration pour tous les autres domaines où œuvre l’Université : d’est en ouest, elles connotent, tour à tour, la nature et le grand air, la forêt, la terre, l’arrière-pays, le patrimoine, l’entrepreneurship et la créativité dans le développement industriel et technologique.  L’UQAR y a déjà puisé beaucoup de ses rêves : l’aménagement de la faune, le développement régional, le génie et les arts, pour ne nommer que ceux-là.  Ces «montagnes de rêves» font écho au «fleuve de différences» : rêves de solidarité, d’innovation technologique, de création artistique et littéraire, de nouveaux modèles de gestion, d’humanisme et d’éducation pour tous et concourent au grand rêve d’une université rajeunie, renouvelée, décentralisée et suffisamment réinventée pour que renaisse l’espoir d’une vie meilleure au XXIe siècle.

    Cette université-là, ce serait l’Université du Québec des Appalaches et des Rives, une université assez grande pour accomplir ses rêves, assez unique pour assumer ses différences.  C’est-à-dire une seule grande université en deux campus distincts permettant à la population de Rimouski de continuer de se sentir chez elle à l’UQAR, mais qui donnerait à la population de Lévis, tout comme à l’ensemble des populations desservies par les centres d’enseignement de Baie-Comeau, de Gaspé, de Carleton, de Matane et de Rivière-du-Loup, la chance d’être également chez elles, à l’UQAR.

    Le Recteur,

    Pierre Couture
     

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    Comptables agréés
    Réussite pour 14 étudiants de l’UQAR sur 17

    Les professeurs en sciences comptables de l’UQAR félicitent les finissants du baccalauréat en sciences comptables qui se sont présentés à l’Examen final uniforme de l’Institut canadien des comptables agréés (ICCA). Sur 17 candidats de l’UQAR, 14 ont réussi l’examen, pour un taux de réussite de 82,4 %. Une performance digne de mention ! Ces candidats obtiendront le titre de comptable agréé lorsqu’ils auront terminé un stage de deux ans dans un cabinet accrédité.

    Parmi les 14 étudiantes et étudiants qui ont réussi l’examen, 9 (sur 11) se retrouvent au campus de l’UQAR à Rimouski : Marie-Josée Bélanger, Katie Berthelot, Michel Côté, Nancy Dubé, Hélène Giard, Emmanuelle Ouellet, Marie Pelletier, Isabelle Pigeon et Mathieu Santerre.

    Les 5 autres (sur 6) étudiaient au Campus de l’UQAR à Lévis. Il s’agit de : Valérie Dion, Sophie Dubé, Manon Hattote, Jean Morissette et Simon Paquet.

    Les étudiants au baccalauréat de la promotion 1998 et des années suivantes devront être diplômés d’un programme de 2e cycle. Depuis cette année, l’Université offre à cette fin un nouveau diplôme de 2e cycle en sciences comptables pour fournir à sa clientèle étudiante une formation compatible avec les besoins énoncés par la profession dans les orientations Vision 2000. «Nous sommes soucieux de fournir une formation de qualité et conforme aux besoins de la société», explique l’un des professeurs en sciences comptables de l’UQAR, M. Jean-Hugues Rioux.

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    Gestion de projet
    De Lille à Lévis (avec une visite à Rimouski)

    Sept étudiantes et étudiants de Lille (France) sont inscrits cette année, à temps complet, au programme de maîtrise en gestion de projet, offert au Campus de l’UQAR à Lévis, dans un cadre du programme d’échange de la CREPUQ.

    En décembre, ils ont effectué un stage de deux jours à Rimouski, ce qui leur a permis de faire un tour dans le Bas-Saint-Laurent, mais surtout, de rencontrer les étudiantes et étudiants du Campus de Rimouski inscrits dans le même programme. Les visiteurs étaient accompagnés par M. Daniel LeRoy, professeur à l’Institut d’administration des entreprises (IAE), de Lille, et l’un des organisateurs du séjour des étudiants français en terre québécoise.

    Cette visite a été organisée grâce à la collaboration de l’UQAR, du programme d’études en gestion de projet et de l’Association des étudiantes et étudiants aux études avancées de l’UQAR.

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    Association des femmes d’affaires du Québec
    L’étudiante Maryse Poulin reçoit un prix

    L’Association des femmes d’affaires du Québec a décerné ses 14 prix annuels, fin novembre, au Jardin Botanique de Montréal. Une étudiante de l’UQAR (Campus de Lévis), Maryse Poulin, de Lévis, a remporté le prix Yvette-Brind’Amour et Mercedes-Palomino en sciences de l’administration.

    Le président du jury de sélection, M. Michel Pally, a souligné la qualité générale du dossier de Mme Poulin. Dans une lettre qu’il lui a fait parvenir, il écrivait : "Votre expérience, votre engagement social ainsi que votre détermination à poursuivre des études supérieures méritent un encouragement de notre part."

    Félicitations !

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    Hiver 1999
    Activités pour les aînés

    L’Association des aînées et aînés de l’UQAR, en collaboration avec l’Université, présente aux personnes de 50 ans et plus des activités de formation pour la session hiver 1999, à partir de la semaine du 1er février. En principe, aucun préalable autre que l’âge n’est requis pour s’inscrire à ces activités non créditées d’une durée de deux heures par semaine, s’étalant sur dix semaines. La formule atelier est privilégiée : elle met l’accent sur la partie pratique et sur l’exercice. Elle ne demande ni examen en classe ni travail à la maison.

    Les activités offertes sont : anglais de base, anglais intermédiaire, conversation anglaise, initiation à l’écriture, initiation à la musique classique, littérature musicale, introduction au traitement de texte (PC), traitement de texte (PC), initiation à Internet, initiation aux placements, et enfin, Qi Gong.

    En plus de ces activités, toute personne qui le désire peut former un groupe sur un thème donné après avoir vérifié l’intérêt d’au moins 15 personnes. La demande sera alors déposée au comité qui l’examinera avec attention.

    L’inscription se fait jusqu’au 22 janvier. Il en coûte entre 80 et 90 $ par activité. Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Françoise Prévost, attachée d’administration de l’Association, local E-235, 724-1661.

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    CENTRAIDE À L'UQAR
    La campagne rapporte plus de 11 000 $

    La campagne 1998 de Centraide à l'UQAR a rapporté un montant de 11 242 $, dépassant ainsi l'objectif prévu de 10 000 $.  La responsable de la campagne à l'UQAR, Mme Nicole Lévesque, remercie tous les membres de la communauté pour leur générosité.  Un merci bien spécial à toutes les personnes qui ont procédé à la collecte des dons, particulièrement au cours des quatre dernières campagnes. Nicole a maintenant l’intention de passer le flambeau à une autre personne.

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    Service des finances de l’UQAR
    Marjolaine Viel est nommée directrice

    Mme Marjolaine Viel a été nommée au poste de directrice par intérim du Service des finances de l’UQAR. Mme Viel est à l’emploi de l’UQAR depuis 1991, à titre de responsable du secteur budget au Service des finances. Elle possède déjà de bonnes connaissances par rapport à tout ce qui concerne les finances de l’Université. Ses nouvelles responsabilités, à la direction du service, représentent donc pour Marjolaine « un défi à la fois stimulant et exigeant ».

    Après avoir obtenu, en 1982, son baccalauréat en comptabilité de l’UQAR, Marjolaine Viel a passé ses examens de la corporation des comptables agréés (C.A.) et effectué son stage professionnel chez Samson Bélair. Elle a aussi travaillé à la Régie régionale de la santé, avant de se joindre au personnel de l’UQAR.

    Mme Viel remplacera à ce poste M. Michel Guérette, qui quittera bientôt l’Université après plus de neuf années de services. Bonne chance!

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    Trois bourses à des étudiants de l’UQAR

    M. Valmont Santerre, diplômé de l’UQAR en administration (1983) et employé du groupe Investors, à Rimouski, a remis en décembre, par l’entremise de la Fondation de l’UQAR, trois bourses d’études de 500 $ chacune à des étudiants de l’Université pour les encourager à poursuivre leurs études. C’est la troisième année que M. Santerre pose ce geste de solidarité. Les étudiants qui ont obtenu les bourses sont : Isabelle Michaud (sciences comptables), Julie Allard (administration) et Sébastien Ouellet (sciences comptables). Bravo!

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    Revue Ethica

    Le dernier numéro (automne 98) de la revue Ethica, publiée à l’UQAR par le Groupe de recherche Ethos, présente quatre textes sur des questions éthiques d’aujourd’hui ainsi qu’un volet sur la recension de sept livres parus récemment.

    Mme Jocelyne Couture (UQAM) s’interroge sur la prolifération des normes éthiques dans nos sociétés libérales, ce qui met en péril, dit-elle, les assises de la démocratie et de la moralité.

    Face à la réalité du travail, en crise devant la modernité économique et la mondialisation des marchés, M. Michel Dion (Université de Sherbrooke) et M. Hugues Puel (Lyon) proposent une réflexion sur les dimensions essentielles du travail.

    M. Gilles Gauthier (Université Laval) aborde, sous l’angle éthique, la question de la publicité négative dans le domaine politique. Il s’intéresse notamment aux critères de véridicité, de justification et de pertinence.

    Enfin, Mme Louise Lachapelle (UQAM) analyse la portée du don dans l’activité créatrice. À qui l’artiste donne-t-il son art, son talent? Pour qui? Pourquoi? Les notions de gratuité, de désintéressement, d’engagement, de fonction critique et d’authenticité sont abordées.

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