Le recteur Pierre Couture a annoncé que l’UQAR et la région rimouskoise accueilleront à nouveau le Congrès de l’ACFAS, du 19 au 23 mai 2003. En effet, le Conseil d’administration de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) a confirmé que l’UQAR avait été choisie pour tenir ce prestigieux congrès annuel, dans deux ans et demi.
Le Congrès sera sous la présidence de M. Michel Bourassa, vice-recteur aux ressources informationnelles et secrétaire général de l’UQAR. Le professeur d’histoire Benoît Beaucage assurera la présidence du comité scientifique. Le directeur du Service des ressources humaines, M. Alain Caron, présidera le comité organisateur.
Le travail du Comité scientifique et celui du Comité organisateur devraient commencer à l’automne 2001. La communauté universitaire ainsi que plusieurs partenaires de la région (notamment le Cégep de Rimouski et l’Office du tourisme et des congrès de Rimouski) seront invités à contribuer à l’organisation de cet événement scientifique qui promet des retombées majeures.
Dix ans plus tard
" On se rappelle que le Congrès de l’ACFAS de 1993 s’était
déroulé à l’UQAR, explique le recteur. Toute la communauté
universitaire et toute la région s’étaient alors mobilisées
pour accueillir chaleureusement ces visiteurs de partout. Ce fut vraiment
un grand succès. Il faudra encore une fois se dépasser pour
faire du Congrès de 2003 un événement de grande qualité
dans tous les aspects. Je suis confiant que tout le monde donnera le coup
de main nécessaire. "
Le Congrès de l’ACFAS, c’est plus de 3000 scientifiques qui se réunissent pour présenter des conférences ou des sessions d’affichage et pour participer à des colloques. C’est une occasion de rencontrer des collègues dans différentes disciplines pour partager les nouvelles connaissances. Ce sont surtout des professeurs, des étudiants-chercheurs, des spécialistes, de tous les domaines culturels et scientifiques, qui se donnent rendez-vous. Ils proviennent largement des milieux universitaires du Québec, mais aussi des autres universités francophones à travers le Canada et toute la Francophonie.
Le Congrès de L’ACFAS dispose toujours d’une large couverture médiatique. Certains résultats de recherche et découvertes sont dévoilés au cours du Congrès. Par ailleurs, plusieurs participants prolongent leur passage dans la région par un séjour touristique.
Le Congrès de l’ACFAS existe depuis 1933. En mai dernier, le
Congrès s’est déroulé à l’Université
de Montréal. En 2001, il se tiendra à Sherbrooke, en 2002
à l’Université Laval, et en 2003, à l’UQAR.
Pas moins de 16 membres du personnel fêtent cette année leurs 25 années de service à l’UQAR. Qui donc? Il y a Robert Paré, directeur, Campus de l’UQAR à Lévis; les professeurs Renald Bérubé, Jules Bouchard, Jean-Louis Chaumel, Jean Ferron, Richard-Marc Lacasse, Ronald Plante et Gilles Roy; et les membres du personnel de soutien Danielle Gagné, Richard Gendreau, Solange Lévesque Bourgoin, Charlotte Martin, Gervais Ouellet, Claude Plante, Lyne Ruest et Reine Dubé. Une activité spéciale est prévue pour souligner cet anniversaire, le 14 décembre.
Félicitations à Valérie Boucher, de Mont-Louis, et à Anne-Louise Caron, de Trois-Pistoles, deux étudiantes en sciences comptables à l’UQAR. Elles ont obtenu chacune une bourse de 1000 $ de l’Ordre des comptables agréés du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord. M. Grégoire Arseneault, président du regroupement régional des comptables agréés, a remis les bourses aux deux étudiantes, en présence de M. André P. Casgrain, président de la Fondation de l’UQAR, et du recteur Pierre Couture.
Les entreprises se les arrachent! Dans les grands centres comme dans les régions. Au cours des prochaines années, le marché de l’emploi promet d’être très accueillant pour les ingénieurs. Ceux-ci représentent une bougie d’allumage pour une entreprise qui veut se développer ou améliorer la qualité de la production.
Par contre, les ingénieurs qui veulent se démarquer doivent démontrer de plus en plus d’aptitudes dans des domaines connexes à l’ingénierie : les relations humaines, la gestion de projet, le financement, la diffusion de l’information, etc.
Voilà l’une des conclusions pertinentes du Colloque sur " Les secteurs d’avenir en ingénierie ", qui s’est déroulé à l’UQAR le 1er décembre dernier. Ce colloque a réuni environ 150 personnes, étudiants, professeurs, ingénieurs de tout l’Est du Québec.
Relations humaines
" Les compétences techniques ne sont pas suffisantes aujourd’hui
", explique Pierre Boisjoli, de Génilab-BSL, en poste à Chandler.
" L’ingénieur doit apprendre à gérer son projet et
à vulgariser toute l’information pertinente aux principaux intervenants.
Il y a donc l’aspect relations humaines qui devient de plus en plus important.
"
" Je pense que les entreprises misent beaucoup sur la personnalité de l’ingénieur qu’elles embauchent ", poursuit Daniel Beaulieu, d’Hydro-Québec. " Avec son diplôme, l’ingénieur possède normalement les compétences techniques de base. Il doit pouvoir procéder selon une approche rationnelle, par étapes. Mais l’entreprise veut aussi quelqu’un capable de communiquer son savoir aux autres, dans un bon français. Il doit savoir trouver rapidement les ressources nécessaires autour de lui. L’ingénieur qui ne peut pas travailler en équipe a un handicap majeur. "
" La formation universitaire nous apprend à apprendre ", ajoute Martin Sirois. " Après l’université, l’ingénieur demeure en apprentissage continu. Il est vite dépassé s’il ne se tient pas à jour. "
Le défi de l’ingénieur, plus particulièrement dans le secteur civil (bâtiments, routes), est aussi d’éviter les accidents de parcours. " Il faut savoir prévenir les accidents de travail, constate Luc Babin, même si le travail se fait souvent dans un rythme rapide. " Dans ce sens, l’ingénieur doit jouer avec son équipe un rôle de communicateur, de superviseur.
Étant donné que plusieurs ingénieurs sur le marché du travail prendront leur retraite aux cours des prochaines années, les ingénieurs actuellement en formation auront l’embarras du choix dans les emplois! La personne qui veut faire carrière comme ingénieur doit identifier ses côtés forts et ses côtés faibles et attendre le bon moment pour attraper l’emploi qui lui convient le mieux.
Et selon Daniel Beaulieu, l’ingénieur formé à l’UQAR a, dans certains cas, une longueur d’avance sur les autres justement parce que la formation touche des dimensions variées comme l’électrique et le mécanique. " À Hydro-Québec, c’est un aspect qui compte. "
Ateliers
Les participants au colloque ont eu droit à des ateliers dans
différents domaines d’avenir : l’aérospatiale, les télécommunications,
les matériaux de pointe, les énergies renouvelables, les
entreprises en expansion rapide et les véhicules électriques.
Bref, le colloque a été un succès de participation et de contenu. Bravo à l’équipe d’organisation, composée d’étudiants et de professeurs en génie de l’UQAR. " Nous sommes très satisfaits et pensons en faire un événement annuel ", conclut Jean Brousseau, l’un des organisateurs.
UQAR
Christian Giasson reçoit une bourse
de l’Ordre des ingénieurs du Québec
M. Christian Giasson, étudiant au programme de génie des systèmes électromécaniques de l’UQAR, a reçu une bourse de 3000 $ de l’Ordre des ingénieurs du Québec, pour souligner la qualité de son dossier scolaire. La bourse a été remise dernièrement, lors de la visite à l’UQAR du représentant de l’Ordre, M. Jean-Pierre Chalifoux. Les professeurs Jean Brousseau et Jean-François Méthot assistaient à la scène, tout comme plusieurs étudiants.
L’Ordes des ingénieurs remet chaque année une telle bourse à une étudiante ou à un étudiant de l’UQAR en génie. Les candidatures sont évaluées selon la qualité du dossier scolaire (70%) ainsi que l’engagement communautaire et parascolaire (30%). Renseignements : 1-800-461-6141, poste 123 ou [www.oiq.qc.ca].
De Sainte-Anne-des-Monts à Rimouski
Trois infirmiers sur la route du perfectionnement
" Es-tu prête, Danielle? " De très bonne heure le mardi matin, Linda Leblanc et Jean-Pierre Bolduc partent en voiture de Sainte-Anne-des-Monts, en direction ouest. En passant à Cap-Chat, ils prennent à bord Danielle Roy. Destination : Rimouski. En effet, depuis septembre dernier, beau temps mauvais temps, chaque mardi représente une journée d’études pour ces trois infirmiers, inscrits à temps partiel au programme de diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences infirmières offert par l’UQAR.
Deux heures de route avant de commencer le premier cours, en avant-midi. Dîner à la cafétéria de l’UQAR. Deuxième cours l’après-midi. Ensuite, deux autres heures de route pour le retour à la maison. Une journée bien remplie, quoi! Il restera ensuite, au cours de la semaine, à trouver le temps d’étudier, de faire les lectures et les travaux, avant le mardi suivant.
" Une fois par semaine, admet Linda Leblanc, nous prenons une journée de congé à nos frais. Juste pour les études. "
" Pour nous, étudier c’est un besoin, explique Jean-Pierre Bolduc. Moi, ça fait des années que j’attendais que ce programme de 2e cycle soit offert à l’UQAR. "
" Il faut bien faire quatre heures de route dans la journée, mais le fait de voyager ensemble, ça permet d’avoir une bonne discussion et ça diminue les coûts. Tout se passe bien ", ajoute Danielle Roy.
Santé!
Danielle, Linda et Jean-Pierre sont tous les trois rattachés
au CLSC-CHSLD-CH de la Haute-Gaspésie… Ouf! Il s’agit d’un regroupement
d’établissements étalés de Capucins à Rivière-Madeleine
et assurant différentes missions dans le domaine de la santé.
Danielle est infirmière au CLSC de Cap-Chat. Elle s’occupe des soins
à domicile et en santé courante (accueil et consultation).
Linda est infirmière en périnatalité. Et Jean-Pierre
est conseiller au programme de santé physique et à la qualité
des soins et services.
Selon Jean-Pierre Bolduc, " un infirmier, ce n’est pas juste quelqu’un qui donne des piqûres! C’est une personne qui a des décisions à prendre, qui doit être au courant des développements scientifiques. Il faut constamment être à l’affût des théories et des méthodes d’analyse nouvelles pour être au point dans le travail. Et des études de 2e cycle en sciences infirmières, ça nous permet d’aller chercher des compétences, une expertise nouvelle. "
" Les transformations sont nombreuses dans le domaine de la santé, avec les fusions d’établissements, le virage ambulatoire, les compressions, constate Linda Leblanc. La meilleure façon de s’adapter, c’est de voir venir les changements, c’est d’analyser comment les programmes en santé peuvent répondre à des besoins changeants. Et c’est dans un contexte universitaire qu’on peut le mieux faire cela. "
Selon Danielle Roy, " l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec encourage ses membres à améliorer leur formation. C’est donc important de se scolariser et de mieux comprendre l’évolution des besoins en santé. "
Danielle, Linda et Jean-Pierre font partie de la première cohorte de ce programme qui mène à la maîtrise en sciences infirmières offert à l’UQAR, dans le cadre d’un programme réseau de l’Université du Québec.
Linda conclut : " Nous ouvrons la voie dans le domaine. C’est un programme exigeant, avec beaucoup de questionnements. Il faut aussi trouver le temps de consulter les livres à la bibliothèque, ce qui n’est pas facile avec la distance. Heureusement, nous avons pu compter sur deux excellentes professeures, Hélène Sylvain et Nicole Ouellet. Nous sommes motivés à poursuivre dès janvier prochain. "
Par ailleurs, ce programme pourra s’intégrer entièrement au programme de maîtrise en sciences infirmières, dès que celui-ci sera approuvé par le ministre de l’Éducation. [M.B.]
L’Alliance des " Trois
M " déclenche
l’opération Sauvetage du Golfe
Les préfets des MRC de Matapédia, de Matane et de la Mitis ont présenté à Matane, le 22 novembre dernier, la carte des disparités économiques au Canada en 1996, préparée par l’équipe du professeur Pierre Bruneau, de l’UQAR.
Cette carte réalisée à partir d’une compilation d’indices économiques des 288 divisions de recensement du Canada, fait apparaître clairement que les régions comprises dans la couronne du Golfe Saint-Laurent font partie du 3.3 % des Canadiens les plus économiquement démunis et que cette situation n ‘a pas changée depuis 15 ans.
La même méthodologie avait été utilisée en 1985 avec les données du recensement de 1981. Les MRC de Matapédia-Matane-Mitis tout comme la Gaspésie, la Minganie, l’Acadie, le Cap-Breton et Terre-Neuve à l’exception de la région de Saint-John, sont toutes comprises dans ce que les préfets ont nommés " la Zone du Golfe ".
En raison de la similitude des problèmes économiques et sociaux de ces régions, les préfets des Trois-M ont conclus une alliance pour inviter les élus et les leaders économiques de la " Zone du Golfe ", à unir leurs forces pour obtenir le statut de Zone d’Investissements Prioritaires (ZIP).
Ils souhaitent ainsi déclencher l’OPÉRATION SAUVETAGE DU GOLFE et réclamer du Premier ministre du Canada, qu’il nomme un ministre responsable de la lutte aux inégalités régionales et qu’il crée un ministère à cette fin.
Les préfets réclament par ailleurs du Premier ministre, qu’il donne les pouvoirs et les fonds nécessaire à ce ministère pour permettre au gouvernement canadien d’assumer les responsabilités que lui impose l’article 36, de l’Annexe B, de la Loi constitutionnelle de 1982, relative à l’Égalité des chances.
Ils demandent, d’autre part au Premier ministre du Québec de dévoiler, de toute urgence, le contenu de sa politique sur la ruralité et au ministre des Régions du Québec, de bonifier le fonds de diversification économique du Bas Saint-Laurent, pour permettre aux MRC de Matapédia-Matane-Mitis de mettre sur pied un programme exclusif de relance accélérée de leur économie.
Ils demandent également aux deux ministres des Finances d’accorder aux régions de la " Zone du Golfe ", des incitatifs fiscaux d’un niveau suffisant pour attirer massivement les investisseurs dans cette zone.
Claude Canuel, coordonnateur, Alliance Matapédia-Matane-Mitis
Téléphone : (418) 562-2333 Courriel : [planidev@ville.matane.qc.ca]
Le professeur Serge Côté, de l’UQAR, a pu constater ce qui se fait en matière de développement régional au Brésil, en septembre dernier. Il a en effet participé à un Séminaire national sur le développement des régions rurales, qui s’est déroulé à Santa Cruz do Sul, une ville située au sud du Brésil.
L’activité a eu lieu à l’UNISC (Universidade de Santa Cruz do Sul), une université qui donne un programme de maîtrise en développement régional depuis 10 ans. " Il s’agit d’une région relativement prospère pour le Brésil, explique M. Côté, avec des ressources agricoles et forestières importantes. Mais en même temps, les disparités économiques dans la population sont un problème sérieux. "
Cette Université brésilienne compte environ 10 000 étudiants, et elle est en plein développement. " Le renouvellement de la population étudiante n’est pas un problème, là-bas! "
Sur quel mode se conjugue le développement régional dans ce pays? Serge Côté répond : " J’ai remarqué qu’on met beaucoup l’accent sur la conservation des sols, sur le développement de méthodes moins polluantes en agriculture, notamment en ce qui concerne le tabac. C’est d’ailleurs une région reconnue pour son tabac, qui constitue la principale ressource économique. Par ailleurs, les universitaires se voient comme accompagnateurs de la restructuration socio-économique des territoires périphériques. "
Éventuellement, un accord pourrait être signé entre l’UNISC, l’UQAR et l’UQAC (Chicoutimi), afin de développer des projets de recherche conjoints, notamment sur l’usage des technologies de l’information dans les territoires ruraux. Éventuellement, des étudiants de là-bas pourraient fréquenter l’UQAR, et vice-versa.
Les Jeux du Commerce 2001 auront lieu à l’Université du Québec à Montréal, du 4 au 7 janvier prochain, et l’équipe de l'UQAR est bien préparée. Avec 81 participants, l’équipe de l’UQAR aura une représentation complète, à toutes les activités. Ces activités sont de trois ordres : académiques (60% des points), sportives (30%) et sociales (10%).
L’un des responsables, Jean-Pierre Gauvin, affirme que l’équipe de l’UQAR se sent très motivée cette année : " Depuis février dernier que nous travaillons sur le dossier, et il y a beaucoup d’enthousiasme dans l’air. Comme d’autres universités, nous avons maintenant un cours, " Analyse et résolution de cas en gestion ", qui nous permet de mieux nous préparer pour les Jeux. " Dans ce cours, les étudiants font des pratiques de résolution de cas, supervisés par des professeurs. Ils doivent aussi se familiariser avec les techniques de présentation de cas sur PowerPoint.
" Des compétitions comme les Jeux du commerce nous permettent de rencontrer d’autres étudiants venant de plusieurs universités, explique M. Gauvin, et aussi, de faire valoir nos capacités intellectuelles et physiques. On en retire beaucoup de plaisir. "
Une quinzaine d’universités seront représentées aux prochains Jeux du commerce. Dans le volet académique, on retrouve une douzaine de cas, des débats oratoires et une simulation boursière. Au volet sportif, quatre compétitions sont proposées : le kinball, le handball, le flag football et le ultimate Frisbee… Du côté social, on peut s’adonner à de l’impro et à un genre de " Génies en herbe " qui s’intitule " Who wants to be a gestionnaire? ".
Les étudiantes et étudiants qui coordonnent l’équipe de l’UQAR sont : Frédéric Morin (coordonnateur), Michel Babin (vice-coordonnateur), Jean-Pierre Gauvin (responsable des cas académiques), Jean-Philippe Leblanc (sports), Jean-François Roussel (social), Thomas Gagné (commandites), Sarah-Jeanne Tousignan et Marie-Josée Alary (activités de financement), Pascal Sirois (trésorier) et Manon Chartier (vêtements).
Les grands commanditaires du projet sont : QuébecTel, le Module d'économie et de gestion, les Caisses populaires Desjardins et Molson.
" Nous sommes bien préparés et nos chances de bien performer sont excellentes ", clame Jean-Pierre Gauvin. " Un merci spécial aux professeurs qui nous ont bien encadrés pour cette mission. "