
Grâce à la compétence et aux efforts du chercheur Émilien Pelletier, l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER, UQAR) vient d’obtenir une prestigieuse Chaire de recherche du Canada dans le domaine de l’océanographie. Le programme de recherche proposé s’intitule : " Lécotoxicologie moléculaire appliquée aux milieux côtiers en hautes latitudes ". L’attribution de cette chaire comprend un montant de 200 000 $ par année, pendant sept ans (1,4 M$).
Ce projet fait partie d’un investissement total de 83 millions de $ consacrés à la recherche et le développement scientifique à travers tout le Canada, tel qu’annoncé dernièrement par le ministre de l’Industrie, l’Honorable Brian Tobin.
Lors d’une conférence de presse, tenue à l’ISMER le 2 mai, le recteur Pierre Couture a souligné tout le mérite du chercheur Émilien Pelletier pour cette percée importante que l’UQAR fera dans les prochaines années, dans un secteur très spécialisé. " C’est la première fois dans l’histoire de l’UQAR qu’une chaire est attribuée. " Pour sa part, le directeur de l’ISMER, Serge Demers, croit quune subvention de cette envergure représente une occasion de structurer une solide équipe de recherche, stimulante pour les étudiants et les chercheurs. " Cest aussi une belle reconnaissance de lexpertise rimouskoise déjà acquise en matière décotoxicologie marine. "
Champ dapplication
" Lécotoxicologie moléculaire, explique Émilien Pelletier, est un néologisme qui englobe les travaux les plus avant-gardistes dans le domaine de la toxicologie environnementale. " On y utilise des approches propres à la chimie analytique, à la biochimie, à la biologie moléculaire et à lécologie. Ces nouveaux concepts permettent daborder des problèmes très complexes et de mieux mesurer les changements, souvent invisibles, qui se produisent dans notre environnement. " Il est important, dit-il, de former de jeunes chercheurs et des gestionnaires scientifiques qui auront une vision élargie de notre environnement planétaire et qui seront capables de reconnaître et de solutionner les défis du nouveau siècle. "
À cause de la rigueur du climat, les écosystèmes nordiques sont relativement peu étudiés. Pourtant, les changements climatiques, laugmentation des rayons UV et les retombées de la pollution aérienne ont des effets certains sur les milieux froids.
Les champs daction prioritaires de la nouvelle chaire de lISMER seront orientés vers les problématiques propres aux écosystèmes côtiers nordiques. Ainsi, on sintéressera à des questions comme : le ralentissement par le froid des processus de dégradation chimique; la modulation des apports de toxiques en fonction des saisons; le relargage des contaminants par la fonte des glaces; le transport à longue distance des contaminants provenant des zones tempérées et tropicales; la lente adaptation des écosystèmes côtiers froids face aux changements climatiques rapides; la libération des contaminants dans les zones de marais salés qui rétrécissent à cause de la remontée du niveau marin.
En plus du professeur titulaire, la chaire regroupera deux professeurs associés, une douzaine détudiants à la maîtrise ou au doctorat, un professionnel de recherche et un technicien. La chaire sera ouverte à diverses collaborations avec dautres chercheurs.
Le titulaire de la Chaire
Émilien Pelletier est un diplômé de lUQAR au baccalauréat en chimie (1975) et à la maîtrise en océanographie (1978). Il a ensuite obtenu un doctorat en chimie de lUniversité McGill (1983), avant de poursuivre des études postdoctorales à lUniversité Concordia, toujours en chimie.
Professeur titulaire à lISMER, M. Émilien Pelletier a eu pour tâche première de développer la chimie marine appliquée à la pollution par les métaux et les hydrocarbures. Il dirige lun des rares laboratoires universitaires canadiens à avoir développé une expertise en chimie et en toxicologie environnementale, à la fois sur les contaminants organiques et sur les organométaux. " Cette polyvalence, explique-t-il, nous permet daborder des problèmes environnementaux complexes en y faisant intervenir la chimie analytique, la toxicologie et lécologie marine. "
Depuis 1983, le chercheur en océanographie sest impliqué dans de nombreux projets, touchant par exemple : la biodégradation des hydrocarbures pétroliers en eaux froides, la présence de BPC dans les sédiments et dans les organismes marins (notamment les bélugas); lutilisation de biomarqueurs pour déterminer les effets toxiques chez les poissons; lévaluation des impacts de la crue éclair de juillet 1996 sur la colonne deau et dans les sédiments du fjord du Saguenay; lécotoxicologie des butylétains (polluants) en milieu estuarien; les interactions multiples en toxicologie environnementale; les effets du rayonnement ultraviolet (UVB) sur lécosystème marin, etc. Il a réussi à bâtir des équipes et à faire cheminer plusieurs étudiants de maîtrise et de doctorat dans ses projets de recherche. Certains projets ont une connotation internationale, notamment avec la France, le Brésil et lArgentine.
Émilien Pelletier contribue aussi par son expertise à
diverses organisations, notamment comme : président de l’Assemblée
institutionnelle de l’ISMER, membre du Conseil d’administration de l’ACFAS,
membre d’un groupe de travail sur l’avenir de l’Université du Québec,
et membre du comité de coordination du Parc marin Saguenay - Saint-Laurent.
Il est aussi l'éditeur-fondateur du périodique de vulgarisation
Profils Saguenay.
La nouvelle entente spécifique entre le Gouvernement du Québec et le CRCD du Bas-Saint-Laurent (Conseil régional de concertation et de développement) prévoit une somme de 470 000 $ pour la création à l'UQAR d'une Chaire universitaire de recherche sur la forêt.
Cette entente a été dévoilée à Rimouski, le 10 mai, par les ministres Jacques Brassard (Ressources naturelles) et Gilles Baril (Régions, Industrie et Commerce), en présence des députés régionaux Solange Charest, Danielle Doyer et Mathias Rioux, de la présidente du Conseil régional de concertation et de développement (CRCD), Mme Ginette Saint-Amand, et du recteur Pierre Couture.
Évaluée à 73 millions $ sur cinq ans, l'entente a pour objectif de diversifier l'industrie forestière régionale et de contrer les effets de la baisse de possibilité forestière. Plusieurs ministères et partenaires apportent une contribution à l'entente.
Le CRCD se voit confier la responsabilité de sensibiliser les intervenants régionaux aux diverses mesures de l'entente et d'assurer la concertation dans la mise en uvre.
Mesures variées
Dans un premier temps, diverses mesures sont envisagées pour
relancer l'industrie régionale des produits de la forêt. Ainsi,
un Observatoire du secteur forestier pourrait être créé,
afin de dresser le portrait de la situation forestière et de documenter
les problématiques. On pense aussi à mettre en œuvre un Plan de communication destiné à mieux informer la population sur les grands enjeux du secteur forestier régional.
L'une des mesures proposées concerne directement l'UQAR : l'entente prévoit en effet la mise en place d'une Chaire universitaire de recherche sur la forêt. Cette chaire s'appuiera sur l'expertise de l'UQAR en matière de gestion des habitats fauniques, de développement régional et de socio-économie des communautés rurales. Le professeur de biologie Luc Sirois sera l'un des principaux intervenants dans ce projet.
M. Sirois affirme que la section de biologie de l'UQAR, avec son expertise sur les ressources forestières, fauniques et aquatiques, aura un rôle de premier plan à jouer dans cette chaire, bien que d'autres domaines comme l'économie et le développement régional devront être présents. La Forêt Modèle du Bas St-Laurent, dont les bureaux sont à même le campus de l'UQAR, sera également sollicitée en raison notamment de son expertise dans le développement de nouvelles modalités d'intervention dans la forêt habitée.
Selon M. Sirois, le déploiement parallèle de cette chaire de recherche et de l'observatoire en foresterie permettra de consolider les relations entre les utilisateurs de ressources (industrie forestière, pourvoyeurs, écotourisme) et le milieu universitaire. " Les connaissances qui émergeront de nos travaux devront nécessairement être reliées aux besoins du milieu forestier et prévoir une utilisation durable des ressources. "
Selon la présidente du CRCD, Mme Ginette Saint-Amand, " cette entente donne au BSL des leviers d'intervention en forêt pour les cinq prochaines années ".
Le nouveau bateau de recherche interuniversitaire
est attendu au quai de Rimouski-Est cet été
Le projet d’acquisition du navire de recherche John-Jacobson vient de franchir deux étapes importantes. Après avoir reçu un avis favorable de son Conseil dadministration, fin avril, lUQAR a obtenu, le 7 mai, lappui de lAssemblée des Gouverneurs de lUniversité du Québec.
Ces deux résolutions autorisent donc la conclusion du contrat entre la Garde côtière canadienne (Pêches et Océans Canada) et l’UQAR pour l’acquisition du navire. On se souvient qu’un consortium formé de l’Université du Québec à Rimouski, de l’Université Laval, de l’Université McGill et de l’Université du Québec à Montréal, avait obtenu des subventions pour lacquisition dun nouveau navire de recherches océanographiques.
Si tout se déroule comme prévu, le navire, présentement en cale sèche à Victoria (Colombie-Britannique), devrait pouvoir arriver au quai de Rimouski-Est au cours de lété. On parle déjà de souligner son arrivée de façon spéciale!
Les organismes subventionnaires qui ont financé l’acquisition de ce navire sont la Fondation canadienne pour linnovation (FCI, près de 6 millions $) et le ministère de lÉducation du Québec (près de 4 millions $).
Après de multiples démarches, le consortium interuniversitaire, avec lapprobation des organismes subventionnaires, a convenu que lachat de ce navire de 50 mètres de longueur serait la meilleure solution pour répondre aux besoins de lenseignement et de la recherche en sciences de la mer au Québec et dans lEst du Canada. Des montants sont prévus dans les subventions afin dajouter à ce navire des aménagements et des équipements propres à la recherche océanographique.
Budget UQAR
Un contexte financier toujours difficile,
mais des perspectives davenir plus optimistes
Le Conseil d’administration a adopté à sa réunion du 15 mai 2001 le budget de fonctionnement de l’UQAR pour l’année 2001-2002. Le vice-recteur aux ressources humaines et à l’administration, M. Louis Gosselin, estime que le contexte financier dans lequel fonctionnent les universités continue dêtre laborieux, après des années de compressions répétées. Il semble cependant plus optimiste pour lavenir, considérant les engagements à plus long terme du ministre de lÉducation dans le cadre des contrats de performance avec les universités.
Le nouveau budget prévoit des revenus de 36,2 M$ alors que les dépenses devraient atteindre 38,1 M$. Le déficit prévu pour lannée est donc de 1,9 M$, ce qui sajoutera au déficit accumulé de 5 M$.
Alors que le plan déquilibre budgétaire inclus dans le Contrat de performance prévoyait un déficit de 1,6M$ pour lannée 2001-2002, lUQAR se retrouve avec un déficit de près de 2M$. Cet écart est causé en grande partie par les coûts de système (indexations, politique salariale gouvernementale, etc.) qui sont en réalité plus élevés que le financement reçu en contrepartie.
Malgré cette situation, lUQAR est confiante datteindre léquilibre budgétaire en 2003-2004. Dailleurs, pour lannée 2002-2003, une somme additionnelle de 1,5 M$ devrait être allouée par le Ministère de lÉducation. La direction de lUQAR souhaite donc, dici trois ans, atteindre les objectifs fixés dans le contrat de performance, tel que signé en février dernier avec le Ministère.
DEC-BAC Sciences comptables et administration
L'UQAR signe des ententes avec les cégeps de l'Est
Après une entente avec le Cégep de Rimouski en sciences comptables, l’UQAR a signé dans les dernières semaines des ententes avec trois cégeps de l’Est du Québec (Matane, Rivière-du-Loup et Gaspé) afin doffrir deux programmes de DEC-BAC, l'un en administration, l'autre en sciences comptables.
De tels programmes permettront aux étudiantes et étudiants de terminer, en cinq ans au lieu de six, le cheminement de diplômes d'études collégiales techniques et de baccalauréat. Pour ce faire, l'UQAR et chacun des cégeps concernés ont défini une série de reconnaissances d'acquis du programme de Techniques administratives s'appliquant à ces deux programmes de baccalauréat. En vertu de ces mesures, les finissants en Techniques administratives, option finance, qui s'inscriront au baccalauréat en Administration ou au baccalauréat en Sciences comptables à l'UQAR pourront entrer directement en deuxième année de ces programmes universitaires.
La formule adoptée avec le Cégep de Rimouski est différente, considérant que les deux établissements sont à proximité lun de lautre. Ainsi, les finissants du Cégep de Rimouski devront suivre une série de trois cours universitaires dès leur troisième année de Cégep (en remplacement de cours collégiaux), leur permettant ainsi de sinitier au monde universitaire dans le courant de leurs études collégiales.
Avantages
Pour l'étudiante et l'étudiant, le DEC-BAC comporte plusieurs avantages : l'accès à deux diplômes, collégial technique et universitaire, en cinq ans plutôt que six; la possibilité, une fois son DEC technique complété, d'intégrer le marché de l'emploi ou de poursuivre au baccalauréat dans un cheminement harmonisé; l'économie financière engendrée par une diminution de la durée des études universitaires; aucun cours d'été.
Les Cégeps de lEst et l'UQAR considèrent que les programmes harmonisés comporteront également des retombées positives pour le milieu, notamment : l'incitation des jeunes à poursuivre leurs études dans la région, la satisfaction des employeurs qui pourront compter sur des professionnels ayant une solide expertise technique, et aussi, le rapprochement des établissements de niveaux collégial et universitaire.
Commentaires
Il existe d'excellentes possibilités d'emplois pour des experts
comptables dans la région, affirme le professeur Guy Perron.
" La demande est très forte et nous pourrions facilement accueillir
davantage d'étudiants à l'UQAR. Ce cheminement accéléré
dans les études devrait nous aider à augmenter le nombre
de personnes qui choisiront les carrières en sciences comptables.
" Du côté du baccalauréat en administration, le directeur
du programme, M. Fernando Ouellet, considère que " des spécialistes
en gestion des PME, en finance, en marketing, en systèmes d'information
organisationnelle et en gestion des ressources humaines trouvent facilement
preneur sur le marché de l'emploi dans une période de remplacement
massif des baby-boomers quittant pour la retraite. " Le doyen des études
de 1er cycle de l'UQAR, M. Denis Rajotte, voit dans cette formule une nouvelle ère de collaboration entre les institutions d'enseignement supérieur. " Ce sont les étudiantes et étudiants qui bénéficieront le plus de ces mesures. "
Cest tout un défi que Michel Bourassa a accepté de relever en devenant le président du Congrès de lACFAS qui aura lieu à Rimouski, en mai 2003. Le vice-recteur, qui était présent à lUniversité de Sherbrooke dernièrement, pour le Congrès 2001, a pu constater lampleur de lévénement scientifique et tous les rouages quil faut mettre en place pour que tout se déroule à merveille.
" Heureusement, constate M. Bourassa, nous avons à Rimouski l’expérience du Congrès de 1993, qui a été un véritable succès. Et il reste encore deux bonnes années pour tout mettre en place. " M. Bourassa peut compter sur le professeur Benoît Beaucage comme président du comité scientifique (les colloques et les communications) et sur M. Alain Caron comme président du comité organisateur (la logistique).
" Le congrès de lACFAS a pris de lampleur ", fait remarquer M. Bourassa. En 1993, à Rimouski, on comptait 70 colloques, séminaires ou forums. Cette année à Sherbrooke, on dénombrait pas moins de 120 grandes activités. Alors quenviron 3000 visiteurs ont assisté au Congrès en 1993, il y en aura probablement jusquà 4000 en 2003, avec une pointe maximale de 2200 personnes en même temps. " Il faut donc se préparer au plus tôt. La communauté uquarienne tout comme la population régionale seront invitées à bien accueillir ces nombreux visiteurs. "
Étapes
Dès lautomne prochain, des équipes seront mises en place à lUQAR pour élaborer les bases du congrès. On procédera au choix dun thème et dune présentation visuelle. On pourra aussi déterminer léventail des disciplines qui seront traitées durant le congrès.
À lhiver 2002, lorganisation logistique entreprend ses activités. Par ailleurs, les responsables des disciplines choisies seront identifiés.
En mai 2002, les responsables profitent du Congrès de lACFAS 2002, qui se déroule à lUniversité Laval, pour dévoiler le thème et le visuel du Congrès de Rimouski et pour déployer une invitation chaleureuse aux congressistes. On lancera aussi un appel pour proposer des communications et des colloques.
À lautomne 2002, toute la structure organisationnelle se met en place. On saffaire aussi, en collaboration avec lOffice du tourisme et des congrès de Rimouski, à déterminer les événements spéciaux et touristiques qui pourront captiver les visiteurs.
Défis pour lUQAR
Le Congrès de l’ACFAS 2003 représentera plusieurs défis
pour l’UQAR, estime M. Bourassa. Sur le plan scientifique, dabord. " Notre Université a changé depuis 1993, explique-t-il.. Nous avons deux nouveaux doctorats, en développement régional et en sciences de lenvironnement. LISMER a été créé. Nous avons un programme de génie. Certaines disciplines ont évolué. Nous avons de nouveaux chercheurs, davantage détudiants gradués. La présence détudiants provenant de plusieurs pays montre bien notre dimension internationale. Il faudra donc être présents dans ce congrès, mettre en valeur la contribution scientifique de lUQAR. "
Défi logistique, aussi. " Gérer lensemble des salles est déjà un défi important, constate M. Bourassa. Des conférences se dérouleront non seulement à lUQAR, mais aussi au Cégep et dans quelques hôtels. En plus, il faut fournir toute une infrastructure informatique, parce que la plupart des conférenciers font usage dordinateurs, de canons de projection ou de matériel audiovisuel. Il faut être prêts à répondre rapidement à de nombreux besoins simultanés. "
Et laccueil de tous ces visiteurs? Encore là, le défi est colossal, reconnaît Michel Bourassa. " Il y a tout un réseau de contacts à établir avec le monde du tourisme, de lhébergement, de la restauration, du transport. Les hôtels seront pleins de Trois-Pistoles à Mont-Joli. Il faut prévenir la population. Jai confiance que nous allons réussir, comme Rimouski a su le faire pour le Congrès de lACFAS en 1993, pour les Jeux du Québec 2001 ou pour dautres événements dimportance. "
Michel Bourassa utilise deux mots clés pour résoudre les
difficultés d’organisation qui ne manqueront pas de survenir. "
Il faut faire appel à la créativité et à la
qualité. "
Jean-Nil Thériault
Nouveau directeur au Service des communications
La direction de l’UQAR vient de nommer M. Jean-Nil Thériault au poste de directeur par intérim du Service des communications de lUQAR, jusquen août 2002.
M. Thériault connaît bien lUQAR. Dabord, cest à Rimouski quil a fait une bonne partie de ses études universitaire, soit le baccalauréat en administration (1973) et la maîtrise en éducation - administration scolaire (1988). Il est maintenant sur le point de terminer des études de doctorat en administration publique à lÉNAP (École nationale dadministration publique). Sa thèse porte sur lévolution du système universitaire québécois dans les dix dernières années.
Il connaît bien lUQAR aussi pour y avoir travaillé pendant 17 des 25 dernières années. En 1976, il avait dabord été embauché à titre de directeur du Service des finances de lUniversité. Entre 1985 et 1989, il a occupé des fonctions de gestionnaire au Conseil régional de la santé et des services sociaux. Puis, de 1989 à 1997, il est revenu à lUQAR en tant que vice-recteur à ladministration et aux ressources humaines.
" J'ai toujours été, dit-il, en lien avec les deux grands systèmes publics au Québec que sont léducation et la santé. Ça permet de voir lévolution des deux systèmes en parallèle et de faire des comparaisons. " Il continue dailleurs de sintéresser au domaine de la santé, notamment comme président du Conseil dadministration de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent, membre du Centre Jeunesse du Bas-Saint-Laurent, et, depuis peu, comme membre du Conseil dadministration de lAssociation des Centres Jeunesse du Québec.
Après un retour aux études ces dernières années, M. Thériault réintègre donc léquipe de gestion de lUQAR comme directeur par intérim du Service des communications. À première vue, il identifie trois priorités qui loccuperont dans ses nouvelles fonctions : dabord, adapter les politiques et pratiques de communication et de recrutement des étudiants; ensuite, analyser le partage des activités de recrutement des étudiants avec le vice-rectorat à la formation et à la recherche; et enfin, développer en concertation les activités de planification institutionnelle qui permettent de mieux comprendre lenvironnement universitaire et les tendances pour lavenir.
On peut rejoindre M. Thériault à 723-1986 poste 1427.
UQAR-Campus de Lévis
Premier prix pour trois étudiants
à un concours interuniversitaire de l'Ordre des comptables agréés
Une équipe composée de trois étudiants en comptabilité au Campus de l'UQAR à Lévis, Patricia Michaud (de Saint-Pascal), Mélanie Blackburn (de Sainte-Foy) et Benoît Lord (de Saint-Eugène-de-LIslet), a obtenu le premier prix à un concours interuniversitaire lancé par l'Ordre des comptables agréés du Québec.
La direction du Campus de Lévis a souligné, le 25 avril lors d'une cérémonie, la performance de cette équipe qui s'est classée première sur un total de 29 équipes provenant de neuf universités. Des représentants des bureaux comptables et des collèges de la région étaient présents.
La performance de ces trois étudiants témoigne de la qualité
de la formation en comptabilité offerte au Campus de l'UQAR à
Lévis. Le concours portait sur la résolution d'un cas de
style EFU (Examen final uniforme de l'Ordre des comptables agréés).
Chaque équipe devait soumettre son travail sous format électronique.
Le deuxième prix a été remporté par une équipe
de McGill et le troisième par une équipe de l'UQAM. Des prix
ont été généreusement offerts par la Banque
Nationale.
Revue L'Action nationale
Majella Simard est l'auteur
du meilleur article de l'an 2000
M. Majella Simard, étudiant à l’UQAR au doctorat en développement régional, a remporté cette année le Prix André-Laurendeau. Ce prix est accordé à l’auteur du meilleur article à avoir été publié au cours de l’an 2000 dans la revue LAction nationale. Cette revue mensuelle propose à ses lecteurs environ 70 articles par année. Un comité de lecture de trois spécialistes a sélectionné le texte de M. Simard, qui se voit ainsi accorder un prix de 1000 $.
Le texte de M. Simard sintitule : " Les causes de la crise économique mondiale : enjeux et perspectives pour un modèle éthique de développement régional ".
De tendance indépendantiste, la revue LAction nationale publie depuis de nombreuses années des articles sur le développement socioéconomique du Québec et du monde. Le prix André-Laurendeau vise à souligner larticle qui rejoint le mieux la vision de la revue tout en faisant preuve dune qualité exceptionnelle au niveau de la rédaction et du contenu.
Larticle de Majella Simard propose dabord un survol de la crise qui affecte léconomie mondiale et les valeurs sociales, dans un contexte de compétitivité et de mondialisation. Il sinterroge sur les effets de cette crise, et souligne laccroissement des inégalités entre les classes sociales. Il cite dailleurs le grand journaliste Ignacio Ramonet qui disait que si en 1960, " les 20% de la population mondiale vivant dans les pays les plus riches avaient un revenu 30 fois supérieur à celui des 20% les plus pauvres, en 1995, leur revenu était 82 fois supérieur ". Enfin, M. Simard met en valeur une approche plus éthique du développement, une approche qui renforcerait les économies locales et régionales. Bref, une approche qui aurait le mérite " datténuer les effets pervers de léconomie dominante " par une " logique redistributive de la richesse collective ".
Originaire de Saint-André-de-Kamouraska, Majella Simard a obtenu
à l’UQAR un baccalauréat en géographie puis une maîtrise
en développement régional. C’est dans le cadre de ses études
de doctorat, toujours à l’UQAR, qu’il a rédigé cet
article de fond qui lui a valu un prix. L’étudiant a aussi publié
une quinzaine d’articles dans d’autres revues, telles que : Scribe, Organisation et territoires, Revue canadienne des sciences régionales, LÉglise canadienne et Municipalité.
Forum à lUQAR
Le ministre François Legault s'attaque au décrochage scolaire
" C’est inacceptable! " Le ministre de l’Éducation François Legault tente de mobiliser les milieux de l’enseignement pour lutter contre le décrochage scolaire. C’est le message qu’il a lancé le 31 mai dernier, devant plus de 400 congressistes provenant des écoles et des commissions scolaires, réunis à l’UQAR dans le cadre du Forum pédagogique régional. Le thème de retenu, " La réforme Je suis du voyage ", nest pas étranger à ce grand succès de participation.
Au Québec, constate le ministre, le taux de redoublement au primaire est de 23%. Et 70% des enfants qui redoublent au primaire finissent par décrocher au secondaire. Au secondaire, les chiffres sont encore plus alarmants : 32% des jeunes décrochent dans le secteur public, soit le tiers des élèves. Lobjectif fixé par le ministre est de réduire ce taux à 21%.
Dans le Bas-Saint-Laurent, la situation apparaît moins dramatique quà léchelle du Québec : le redoublement au primaire est de 17% et le décrochage au secondaire, de 24%. Le ministre invite quand même les écoles de la région à viser une baisse de ces deux pourcentages, respectivement à 11% et à 14%.
Qualifier lensemble des jeunes
Cest dans cette optique que M. Legault a invité les écoles de tout le Québec à présenter des Plans de réussite. " Il faut qualifier lensemble des jeunes, ne pas les laisser hors de la société pour le reste de leur vie. Aussi, rehausser la qualité de lenseignement ne signifie pas de niveler par le bas. Ça signifie daccorder plus de temps aux matières de base, de transmettre les compétences essentielles, de coordonner les efforts de soutien et daller chercher lappui des parents. "
Le ministre privilégie une autre mesure qui permet de motiver les jeunes à persévérer dans leurs études. Celle-ci consiste à financer des projets d’activités qui ouvrent les écoles sur leur milieu. Il a profité de sa visite à Rimouski pour annoncer une subvention d’un demi million $ sur trois ans pour supporter les activités de Secondaire en Spectacle. Cet organisme, qui a vu le jour à Rivière-du-Loup, est présent dans plus de 115 écoles de tout le Québec et donne aux jeunes le goût de se surpasser dans des activités culturelles. Deux artisans de " Secondaire en spectacle ", Claire Nadeau et Carol Gilbert, ont rencontré le ministre dans le cadre de sa visite. Le ministre a dailleurs vanté le dynamisme de cette expérience, une belle façon selon lui de stimuler lénergie créatrice des jeunes.
M. Legault signale que, par l’entremise du Fonds Jeunesse Québec, pas moins de 70 millions $ sont disponibles pour lancer des projets innovateurs qui mettront en valeur les talents des jeunes. Avis aux intéressés!
Par rapport à sa fameuse Réforme dans léducation, les préoccupations du ministre sont de quatre ordres : clarifier les programmes; ajouter les ressources nécessaires pour la formation du personnel; ajuster le rythme dimplantation des programmes selon les écoles; sattaquer au redoublement. M. Legault a aussi fait allusion au fait que plus de 2000 postes denseignants et 1000 postes de spécialistes seront ouverts dans les écoles du Québec dans les prochaines années.
Au Campus de lUQAR à Lévis
Du nouveau : des bornes Internet
et un babillard électronique
Le 17 avril dernier, le Campus de l’UQAR à Lévis a inauguré, dans un premier temps, sept bornes Internet, comprenant un meuble et un ordinateur recyclé fonctionnant avec le système d'exploitation LINUX et géré par LÉVINUX. Ces bornes se trouvent à l'entrée principale, à la cafétéria, au pub étudiant, ainsi qu’aux 1er, 2e, 3e et 4e étages du Campus de Lévis.
Dans un deuxième temps, un babillard électronique a été lancé, au nom de Campus Express. Il sagit dun site Web d'informations et de nouvelles express destiné aux étudiant(e)s et au personnel fréquentant le Campus. Il peut être consulté à la fois sur les bornes INTERNET du campus ou à partir de n'importe quel poste informatique, n'importe où dans le monde, via internet [www.campus.levinux.org].
On y trouve des rubriques telles que les nouvelles de LA FEUILLE, des liens avec les services de l'UQAR (bibliothèque, Bottin du personnel, placement étudiant, etc.) ainsi que des informations sur les services administratifs. De plus, on y retrouve des messages importants comme les cours annulés ou déplacés ainsi qu’une rubrique Quoi de neuf?, pour toutes nouvelles autres que celles publiées dans LA FEUILLE. On pourra même y laisser un message à un étudiant ou une étudiante.
Cette initiative est l’œuvre des Services aux étudiants du Campus
de l’UQAR à Lévis et du Club Lévinux, organisme d'éducation
au système d'exploitation LINUX.
Lévis
Journée internationale de l'infirmière : une première à Lévis
Le Campus de l’UQAR à Lévis s'est associée pour la première fois cette année à quatre établissements de la Rive-Sud de Québec pour souligner la "Journée internationale de l'infirmière". Ces quatre établissements sont l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Centre d'accueil Saint-Joseph, le Centre d'accueil Villa Mon Domaine et le Cégep de Lévis-Lauzon.
Dans le but d'honorer une infirmière ou un infirmier de la région pour sa participation au développement de la profession, le comité organisateur de la Journée a mis sur pied un prix nommé le "Prix Élisabeth Carrier". La première récipiendaire de ce prix, présentée par Mme Louise Guay, est Mme Colombe Boisvert, enseignante au Cégep de Lévis-Lauzon. Elle a méritée ce prix en raison de son implication dans l'OIIQ sur le plan régional et provincial depuis plus de 20 ans ainsi que pour son séjour au Pérou. Soulignons que Mme Élisabeth Carrier (ex-étudiante au Campus de lUQAR à Lévis) est une infirmière qui, par son travail pour la Croix-Rouge, fait rayonner sa profession dans plusieurs pays défavorisés à travers le monde (Afrique, Yougoslavie et ailleurs).
Lors de cette journée, tenue à l'Hôtel-Dieu de Lévis,
chaque établissement a remis un prix de reconnaissance à
une infirmière ou un infirmier. Mme Brigitte Martel a reçu
un tel prix de reconnaissance pour son projet de fin d'études portant
sur l'éthique au services des soins infirmiers.
Le robot marcheur Octopussy II, créé par une équipe détudiants en génie de lUQAR, a mérité deux prix lors de la compétition internationale " Walking Machine " qui se tenait à Aguascalientes au Mexique, du 3 au 5 mai dernier.
Seize universités du Mexique, des États-Unis et du Canada ont participé à cette compétition. Octopussy II a terminé au premier rang au niveau canadien et au quatrième rang au niveau international. De plus, les juges lui ont décerné la mention " Value Engineering ", qui reconnaît les qualités de conception du robot.
Le robot marcheur Octopussy II est l’œuvre de quatre étudiants
finissants en génie des systèmes électromécaniques
de l’Université du Québec à Rimouski : Daniel Bernier,
de Pointe-au-Père, Julie Canuel de Saint-Fabien, Serge Fournier, de Val-Brillant, et Daniel Verreault, de Matane. Bravo!
Bruno Deflandre
Quand une goutte d'eau devient un échantillon !
Bruno Deflandre sétait donné une mission plutôt difficile au cours de ses études de doctorat en océanographie à lUQAR : prouver quil était possible de mesurer la concentration de carbone organique dissous à partir dun échantillon deau interstitielle plus petit quune simple goutte deau. Et il a réussi!
Les sédiments marins sont des milieux complexes et dynamiques où des processus physiques, biologiques, géologiques et chimiques mélangent des éléments de différentes natures. M. Deflandre a étudié linfluence de cette hétérogénéité sur la géochimie des sédiments marins en portant une attention toute particulière sur les échelles spatiales allant de quelques millimètres à plusieurs mètres. Pour travailler dans les sédiments marins sur des échelles spatiales millimétriques, il a utilisé une micro-électrode qui permet de mesurer la concentration de divers composés chimiques inorganiques tels que loxygène ou les métaux. Malheureusement, il nexistait pas de technique similaire pour un composé organique. M. Deflandre a donc développé une méthode danalyse permettant de déterminer les distributions du carbone organique dissous (COD) dans les sédiments marins avec une haute résolution spatiale. Sa recherche démontre quil est maintenant possible de mesurer la concentration de COD à partir dun échantillon de 200 nanolitres, ce qui équivaut environ au 1/500e dune goutte deau. Jamais un travail de recherche navait encore présenté de distributions de COD dans les sédiments marins avec une telle résolution spatiale.
Le grand mérite des travaux de Bruno Deflandre est davoir fait progressé les connaissances de la communauté scientifique sur la géochimie des sédiments marins. En particulier, il a démontré comment lhétérogénéité sédimentaire affecte les distributions des métaux et du COD sur des échelles spatiales et temporelles variables.
Au cours de son doctorat, M. Deflandre a participé à un projet de recherche conjoint avec les Universités Laval et McGill qui consistait à étudier limpact du déluge de juillet 1996 sur lécosystème marin du Fjord du Saguenay. Il a suivi les propriétés chimiques des sédiments du fjord entre 1996 et 1998 afin de montrer comment la chimie de ces sédiments avait évolué après lévénement catastrophique de juillet 1996. Les trois derniers chapitres de sa thèse sont dailleurs consacrés à cette problématique environnementale.
Bruno Deflandre a défendu sa thèse de doctorat le 25 avril dernier. Les professeurs de l’ISMER, Jean-Pierre Gagné et Bjørn Sundby, étaient ses directeurs de recherche. Gaston Desrosiers de l’ISMER, Alfonso Mucci (Université McGill), Antoine Grémare (CNRS, Banyuls-sur-mer) et Pierre Anschutz (Université de Bordeaux) ont été des collaborateurs très appréciés.
Comment Bruno Deflandre a-t-il décidé de poursuivre ses études doctorales à Rimouski? " Cétait, dit-il, une recommandation de mon directeur de stage de DEA, Jean-Claude Marty, chercheur CNRS à Villefranche-sur-mer en France, qui avait fait lui-même un séjour postdoctoral à Rimouski. Cela aura été un très bon conseil ! ". Originaire des Pyrénées-Orientales (sud de la France), Bruno Deflandre a étudié à Montpellier (DEUG et Licence de Chimie), à Brest (Maîtrise en Océanographie) et à lUniversité Pierre et Marie Curie à Paris (DEA en Chimie marine). " Aujourdhui, je fais un bilan très positif de mon séjour à Rimouski. Cest dailleurs une place exceptionnelle pour faire de locéanographie. Si loccasion venait à se présenter, je reviendrai avec beaucoup de plaisir à lISMER comme chercheur! "
Cest maintenant en Angleterre que Bruno Deflandre poursuit son travail. Il a obtenu un poste dassistant de recherche postdoctoral à Queen Mary (University of London) pour les deux prochaines années. Il a rejoint la School of Biological Sciences, où il va étudier le cycle anaérobie de lazote dans les sédiments estuariens. Bonne chance!
L’Association des aînées et des aînés de l’UQAR vient d’élire son nouveau Conseil d’administration. Il est composé de : Gérard Mercure (président), Ghislain Dionne (vice-président), Alphonse Duchesne (trésorier), Rose Gauthier (secrétaire), Rita Roy-Saucier (administratrice), Jeanne-dArc Truchon (administratrice) et René Paquet, directeur de la Fédération des clubs de lâge dor du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. En plus des activités de formation, lAssociation envisage dorganiser, pour la fin octobre, un colloque sur les besoins de formation des aînés de la région. Au cours de la dernière année, pas moins de 283 personnes se sont inscrites aux activités de lAssociation, principalement dans des formations en langues et en informatique.
La mer vous fascine? Vous vous posez des questions sur sa nature et ses mouvements? Le Musée régional de Rimouski propose cet été une exposition qui permet de découvrir quelques secrets du monde marin. L'exposition " Les sciences de la mer "
raconte l’histoire de l’océanographie, cette science qui concerne
à la fois la biologie, la chimie, la géologie et la physique.
Vous vivrez les grandes étapes qui ont conduit les scientifiques
aux connaissances actuelles. Vous pourrez voir et toucher des appareils
scientifiques et des échantillons. Vous constaterez les défis
que représente la connaissance des océans. Ann Rossignol
était chargée de bâtir ce projet d’exposition, organisée
par l’ISMER, en collaboration avec les deux gouvernements, Pêches
et Océans Canada, l’IFREMER et CFER-TV. L’exposition, qui est présentée
au Musée régional de Rimouski jusqu’en octobre, partira ensuite
en tournée à travers le Canada. Toutes les explications sont
déjà rédigées en français et en anglais.