35e année, numéro 6    Mercredi, 12 novembre 2003


  • Dans ce numéro :

  • Farid Ben Hassel
    Mobiliser l'intelligence des personnes
    en milieu de travail

    De gauche à droite, Karol Francis, de l'Association des marchands de Rimouski, le professeur Farid Ben Hassel et Richard Tremblay, du Bureau de la formation continue de l'UQAR.

    Les gens d'affaires avisés savent sur quoi repose la bonne santé d'une entreprise. Des produits satisfaisants, oui! Fiables et à prix abordables, oui! Mais plus que jamais, l'un des éléments clé pour qu'une entreprise dure dans le temps, c'est la qualité des relations entre le personnel et la clientèle et aussi, entre les employés eux-mêmes. Pour créer ce climat dynamique, il est important qu'une entreprise connaisse bien ses forces, ses partenaires, ses ambitions. Il est important aussi de mobiliser l'intelligence de tous les acteurs en place.

    " Il faut que les employés se sentent responsables et aient des défis à relever ", affirme le professeur Farid Ben Hassel, du Département d'économie et de gestion de l'UQAR. Celui-ci était le conférencier invité, au début d'octobre, lors d'un déjeuner-conférence devant environ 75 membres de l'Association des marchands de Rimouski. Son exposé avait pour thème : " Mobiliser l'intelligence des personnes en milieu de travail : comment en finir avec de mauvaises relations interpersonnelles? ". Il a été chaudement applaudi.

    Trois autres professeurs de ce Département présenteront une conférence devant le même public en 2004. D'abord, le 11 février, Ronald Plante parlera des états financiers, un outil pour mieux gérer son entreprise. Ensuite, le 24 mars, Régis Fortin traitera du fonds de roulement. Enfin, le 26 mai, Guy Perron tentera d'identifier ce qui caractérise les bonnes occasions d'affaires. L'UQAR, via son Bureau de la formation continue, collabore avec l'Association des marchands à l'organisation de ces conférences dans un objectif de rapprochement avec le milieu.

    La force d'une équipe
    " La force d'une organisation, c'est la force de l'équipe qui la compose ", constate M. Ben Hassel. Chaque personne qui fait partie d'une équipe arrive avec ses aptitudes et ses capacités. Il faut donc créer des conditions pour que chacun développe son autonomie, son engagement et sa responsabilité au sein de cette équipe.

    Peu importe le domaine, la compétition est forte dans le monde actuel. Si votre produit ou la qualité de votre service n'est pas adéquat, il y aura toujours une autre entreprise qui pensera à l'offrir à de meilleures conditions.

    " Pour survivre, avoue le chercheur, une entreprise doit donc faire preuve de certaines qualités que l'ensemble du personnel devrait partager. "

    M. Ben Hassel identifie quelques-unes de ces qualités : avoir l'heure juste sur ce qui se passe dans l'entreprise et chez les compétiteurs; faire preuve de flexibilité et d'agilité; répondre avec rapidité aux besoins de la clientèle; laisser de la place pour que puissent s'exprimer l'initiative, les idées novatrices et même une certaine délinquance; développer une capacité de veille afin de trouver des solutions nouvelles et des compromis acceptables; savoir s'ouvrir aux alliances et profiter des occasions; aplanir la structure hiérarchique; voir à ce que chacun trouve du plaisir à travailler.

    Il est important aussi d'échapper à certains pièges : éviter de jouer à l'autruche, de se dire que tout va très bien. Rien ne sert non plus d'être défaitiste ou nostalgique. Il faut aussi savoir éclaircir les zones de brouillard, dissiper les rumeurs.

    " Une entreprise doit avoir une vision, une ambition ", explique Farid Ben Hassel. Le chef de l'entreprise joue le rôle d'un chef d'orchestre qui se répète souvent : " Pourquoi ça fonctionne comme ça? ". Il doit proposer un sens à ce qui est fait dans l'entreprise, ce qui permet de diminuer l'incertitude et de renforcer le travail d'équipe.

    Le chef s'occupe de mettre en place des conditions gagnantes. Comment? En connaissant les compétences de chacun dans son équipe et en misant sur eux. " Une équipe est mobilisée quand les personnes sont motivées ", constate le chercheur, qui donne notamment des cours dans le programme de maîtrise en gestion des personnes en milieu de travail.

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    Titulaire : Bruno JEAN
    La Chaire de recherche du Canada en développement rural

    Voici les gens qui apportent leur collaboration à la Chaire en développement rural. Autour de la table : Augustin Épenda (étudiant au doctorat en développement régional), Bruno Jean (titulaire), Kurt Vignola (étudiant à la maîtrise en développement régional), Sophie-Anne Morin (étudiante maîtrise), Steve Plante (professeur en développement social et développement régional), et Majella Simard (chargé de cours à l'UQAR et agent de recherche à la Chaire). Ensuite, debout : Claude Ouellet, (étudiant au doctorat), Tchabagnan Ayeva (étudiant doctorat), Luc Bisson (étudiant doctorat), et Hélène Chevrier (étudiante doctorat). Deux personnes étaient absentes : Manuella Daniel (étudiante maîtrise) et Mario Handfield (étudiant doctorat).

    La Chaire de recherche du Canada en développement rural a été mise en place en juillet 2001, sous la direction du professeur Bruno Jean. Les deux premières années ont été fort productives [http://chrural.uqar.qc.ca/].

    La mission de cette chaire est de favoriser la recherche sur les questions relatives à la ruralité et au développement durable ou approprié des territoires ruraux. Elle se situe dans une double perspective d'avancement des connaissances sur les réalités rurales et de soutien aux initiatives de développement des communautés rurales. Son programme de recherche est structuré autour de cinq grands chantiers : 1) La ruralité et la recomposition des systèmes ruraux dans la modernité avancée ; 2) La revitalisation et développement approprié des milieux ruraux en restructuration ; 3) La Nouvelle économie rurale avec l'Observatoire de la ruralité et des collectivités rurales ; 4) La gouvernance rurale et la planification du développement local des communautés rurales ; 5) Les politiques rurales : analyse et évaluation.

    Un des résultats attendus du programme de chaire est le recrutement d'étudiants gradués dans les programmes où évoluent les titulaires, car les chaires peuvent offrir un environnement propice et un soutien financier à ces chercheurs en formation. Cela est vrai pour la Chaire en développement rural qui attire cette année à l'UQAR la grande majorité des étudiants qui se sont inscrits au Doctorat en développement régional. Plusieurs thèses et mémoires, en cours ou complétées, auront été supportées par cette Chaire. Signalons la thèse Majella Simard sur les petites collectivités rurales, soutenue récemment, et celle d'Augustin Épenda sur la caractérisation des milieux québécois en restructuration, qui le sera bientôt.

    En obtenant cette chaire, Bruno Jean dégageait un poste au Département des sciences humaines qui a été comblé par l'embauche d'une jeune recrue, Steve Plante, anthropologue et géographe, spécialiste de l'étude des communautés littorales et qui participe aux travaux de recherche de la chaire.

    Prochaine année
    La prochaine année sera consacrée à deux dossiers majeurs. Premièrement : la mise en place du CRDT, le Centre de recherche sur le développement territorial, dont Bruno Jean assume la direction scientifique. Ce nouveau centre interdisciplinaire et inter-universitaire (UQAR, UQAC, UQO et UQAT) regroupe plus d'une vingtaine de chercheurs québécois et une douzaine de chercheurs associés de plusieurs pays. Il est supporté par une subvention de fonctionnement majeure du Programme de " regroupement stratégique " du FQRSC, soit 1,6 M $, somme elle-même doublée par les universités partenaires. Il s'agira de mettre en action la programmation scientifique du CRDT sur les questions de développement des territoires en quatre volets : 1) L'aménagement du territoire et le développement durable; 2) Les dynamiques socioproductives et leur ancrage territorial; 3) La gouvernance, les territoires et politiques publiques; 4) Un chantier transversal sur les outils méthodologiques du développement territorial. Avec la présence du Doctorat en développement régional et du GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire en développement régional, de l'Est du Québec), l'arrivée de ce nouveau centre devrait dynamiser encore plus le secteur de la formation et de la recherche en développement régional, un des grands axes de développement de l'UQAR.

    Deuxièmement : la poursuite des travaux entrepris dans le cadre du projet de recherche intitulé " Renforcer les capacités rurales à l'ère de la Nouvelle économie ". Il s'agit d'une importante recherche-action supportée par le l'Initiative sur la Nouvelle Économie du CRSH qui lui a alloué la plus grosse subvention jamais accordée par le CRSH à une équipe de chercheurs, soit 3 M $ sur quatre ans. Sous la direction de Bill Reimer de l'Université Concordia et en collaboration avec des chercheurs d'une dizaine d'universités, cette recherche se déroule dans une trentaine de communautés rurales un peu partout au Canada. Elle vise l'étude des changements qui affectent ces économies rurales et l'analyse des processus par lesquelles elles s'adaptent au nouvel environnement économique et social. Dans ce vaste projet, Bruno Jean dirige une équipe de chercheurs qui s'intéresse aux nouvelles formes de gouvernance locale qui se mettent en place dans ces communautés. Il étudie deux communautés, Ste-Françoise, dans la MRC des Basques, et Cap-à-l'Aigle, dans la MRC de Charlevoix-Est.

    De plus, il participera à une nouvelle recherche, celle sur l'évaluation du dispositif des Pactes ruraux mis en place avec la Politique de la ruralité du gouvernement du Québec, avec plusieurs collègues du CRDT qui se sont réunis pour faire une proposition de recherche qui a été retenue par le Programme des Actions concertées de recherche du FQRSC.

    Un agenda chargé
    Outre les directions des thèses et de mémoires, le titulaire de la Chaire, Bruno Jean, est sollicité par plusieurs organismes publics, parapublics ou communautaires. Actuellement, il siège au Comité aviseur national sur les questions rurales mis en place par le Secrétaire d'État au développement rural au niveau fédéral, au Comité de partenaires de la ruralité au niveau provincial, et à la Commission des consultations forestières du CRCD du Bas-Saint-Laurent. Il donne aussi des conférences et des avis.

    Il vient de se voir offrir un siège à la vénérable " Académie d'agriculture de France ", qui réserve quelques places à des chercheurs étrangers. Cette Académie poursuit une réflexion sur diverses questions touchant le développement de l'agriculture et des milieux ruraux.

    Par ailleurs, Bruno Jean est fier du succès que connaît la formule de partage des connaissances que constitue l'Université rurale québécoise. Il revient d'ailleurs de Belgique où il a participé à la première édition de l'Université rurale wallonne, qui s'est largement inspirée du modèle québécois.

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    Titulaire : Dominique BERTEAUX
    La Chaire de recherche du Canada
    en conservation des écosystèmes nordiques

    Quelques membres de l'équipe de la Chaire de recherche en conservation des écosystèmes nordiques : Dominique Berteaux, directeur; Annie Comtois et Guillaume Szor, étudiants à la maîtrise en gestion de la faune; Marion Vaché, étudiante au doctorat en environnement; et Géraldine Mabille, étudiante au doctorat en biologie. D'autres étudiants font aussi partie de l'équipe : Sébastien Descamps (doctorat en biologie), Grégoire Kuntz (maîtrise en gestion de la faune), Brandee Diner et Thomas Doniol-Valcroze (tous deux inscrits à l'Université McGill).

    La Chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques a été crée en janvier 2002, sous la direction du professeur Dominique Berteaux. Elle a pour mission de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes nordiques et d'apporter des connaissances nouvelles favorisant leur conservation et leur développement durable. Un axe majeur s'est rapidement imposé : l'étude de l'influence des changements climatiques sur ces écosystèmes dominés par une longue saison froide.

    Cet axe s'est imposé pour deux raisons. D'abord, on voit le climat changer et on en observe les conséquences. Par exemple, les gènes des écureuils du Yukon sont modifiés, les glaciers dans l'Arctique fondent à vue d'œil, on a des indices que les baleines dans le Golfe changent la durée de leurs séjours. C'est toujours difficile, parfois impossible, de prouver que ce sont bien des effets du réchauffement global. Mais les observations vont toutes dans la même direction : le réchauffement planétaire affecte déjà fortement les écosystèmes nordiques.

    La deuxième raison est que les gouvernements réagissent et investissent dans les recherches permettant de prédire ce qui va se passer avec la poursuite du réchauffement. Il faut participer à ces efforts pour comprendre ce qui va arriver autour de nous et s'y préparer.

    À venir
    Ce qui s'en vient pour les douze prochains mois pour cette chaire?

    1) La participation active à la mise en place d'un réseau de chercheurs pour étudier les effets des changements climatiques dans la toundra arctique (dans la cadre du réseau de centres d'excellence ArcticNet).
    2) Le dévoilement de résultats étonnants en provenance du Parc national du Bic qui indiquent que les écosystèmes de la région du Bas St-Laurent semblent particulièrement sensibles au cycle solaire de onze ans, connu depuis le milieu du 19e siècle mais dont les effets sont encore peu compris par les scientifiques.
    3) La formation d'étudiants gradués capables d'intervenir dans notre société de plus en plus préoccupée par les problèmes environnementaux. La chaire du Canada en conservation des écosystèmes nordiques ne vit pas de problèmes de recrutement puisque plus de 30 étudiants se sont présentés en un an et demi pour faire des études graduées. Huit ont été acceptés et travaillent actuellement à leur maîtrise ou doctorat.


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    Titulaire: Luc SIROIS
    Chaire de recherche du Québec
    sur la Forêt habitée

    Devant : Yan Boulanger (étudiant à la maîtrise) et Patrick Morin (étudiant au doctorat), autour d'une rondelle de pin blanc dont on envisage d'en restaurer les populations dans les forêts du Bas-Saint-Laurent. Debout : Dominique Arseneault (professeur écologie forestière), Maud Ablain (étudiante à la maîtrise), Yan Boucher (étudiant au doctorat), Marion Vaché (étudiante au doctorat), Jacques Trottier (étudiant à la maîtrise), Jacinthe Beauchamp (étudiante à la maîtrise), Luc Sirois (professeur et titulaire de la chaire) et Pierrick Grange (étudiant à la maîtrise). Absents: Martin Boulianne, Marie Élise Roy et Célia Sorel (à la maîtrise).

    Après un peu plus de deux années d'efforts, la Chaire de recherche sur la Forêt habitée s'impose comme un puissant outil de recherche que s'est donné la région pour la prise en main de ses ressources forestières. La Chaire bénéficie actuellement de la participation de six professeurs (Luc Sirois, titulaire, Dominique Arseneault, Richard Cloutier, Dominique Berteaux, Oleg Stanek et Luc Bouthillier) et de plusieurs personnes candidates à la maîtrise ou au doctorat. Avec l'engagement de ses partenaires et le montage de dossiers de candidature pour des programmes de bourses existants, la Chaire a pu obtenir des bourses d'études totalisant 274 000 $.

    Ce fonds permet aux personnes suivantes de poursuivre des études graduées à la maîtrise (Maud Ablain, Martin Boulianne, Célia Sorel et Marie Élise Roy) ; et au doctorat (Yan Boucher, Marion Vaché et Patrick Morin). De plus, d'autres chercheurs à la chaire, tels Yan Boulanger, Pierrick Grange, Jacinthe Beauchamp et Jacques Trottier, sont appuyés financièrement par le FQRNT ou le CRSNG pour poursuivre leur études.

    L'originalité de la programmation scientifique de cette chaire est d'étudier simultanément la diversité et le fonctionnement des écosystèmes forestiers et les interactions étroites qui existent entre les collectivités du territoire et les ressources que ces écosystèmes procurent. Domaine de recherche de portée universelle s'il en est, les études conduites à la Chaire visent à soutenir les efforts régionaux pour un transfert vers l'aménagement forestier durable. La Chaire adhère aux principes de la gestion écosystémique, laquelle préconise l'émulation des perturbations naturelles dans la planification des interventions sylvicoles. Les forêts de la région font l'objet d'une exploitation soutenue depuis plus d'un siècle et ceci n'est pas sans entraîner de profonds changements dans leurs structures et leur fonctionnement.

    En fait, le grand public et même une majorité d'intervenants du monde de la foresterie n'ont aucune idée de la stature imposante des forêts avant l'épisode de colonisation, époque pourtant pas si lointaine. Grâce aux travaux en cours à la Chaire, nous savons maintenant que les forêts précoloniales, c'est-à-dire les forêts vierges que les entreprises forestières ont exploitées pour la première fois à partir de la fin du 19e siècle jusqu'au début du 20e siècle, étaient davantage résineuses qu'aujourd'hui. On sait également que les perturbations naturelles entretenaient des forêts atteignant un grand âge et une structure inéquienne (c'est-à-dire comportant plusieurs cohortes d'âges distincts) sur une fraction substantielle du territoire (60%).

    Les perturbation naturelles dont on parle ici sont principalement les épidémies de tordeuses des bourgeons de l'épinette (TBE), les chablis (arbres renversés par le vent) et les feux de foudre. Bien que des feux historiques (par exemple en 1923) aient marqué la dynamique de certains paysages forestiers régionaux, ce type de perturbation a joué un rôle secondaire par rapport aux deux autres facteurs dans la dynamique forestière régionale, leur période de rotation étant estimée à près de 3000 ans. En revanche, les épidémies de TBE ont touché la forêt bas-laurentienne à tous les 40 ans en moyenne au cours des 500 dernières années. Quant aux chablis, ils touchent régulièrement les forêts matures de sorte qu'il y a en moyenne de 0,5 à 2% des arbres dominants de ces forêts qui tombent à chaque année.

    Actuellement, la récolte du bois se fait principalement selon la méthode dite de " coupe avec protection de la régénération et des sols ". Cette procédure a pour effet de provoquer un rajeunissement généralisé des forêts et la raréfaction des essences forestières adaptées à des intervalles beaucoup plus longs entre les perturbations.

    Au passage, un siècle d'un régime industriel de récolte du bois aura entraîné la raréfaction du pin blanc et du cèdre et provoqué l'enfeuillement de la forêt coniférienne, par le peuplier faux tremble principalement. Ces constats sur l'état actuel de la forêt nous forcent à envisager la restauration de cet écosystème afin qu'il puisse continuer de fournir des biens et services environnementaux à la région. Cette restauration interpelle une importante population de travailleurs qui s'affairent à l'aménagement des forêts sur les territoires publics et privés de l'Est du Québec.

    C'est pourquoi un volet important des études conduites à la Chaire consiste à caractériser le profil socio-économique de ces groupes de travailleurs. Le renouvellement des travailleurs forestiers, leur formation et la valorisation de leur travail, sont d'ailleurs des enjeux majeurs pour la région. Pour plusieurs collectivités, l'accès au territoire forestier, selon des modalités appropriées, comme celles du métayage en expérimentation à la Forêt Modèle du Bas-Saint-Laurent, s'avère une revendication à laquelle nous devons être à l'écoute.

    Une grille d'évaluation du potentiel d'expansion des fermes forestières sur le territoire public est en cours d'élaboration. Basée sur des critères bio-physiques et socio-économiques, cette grille servira aux collectivités locales désireuses de mettre à profit l'expertise de leur population dans le domaine de l'aménagement forestier durable.

    À l'échelle du Canada, la juxtaposition des forêts privés (40%) et publiques (60%) est une caractéristique uniquement rencontrée dans le territoire du Bas-Saint-Laurent. Une importante recherche en démarrage à la Chaire vise précisément à comparer les caractéristiques environnementales ainsi que les retombées économiques issues des forêts de chacune des tenures.

    Le développement d'un modèle de santé écosystémique est également une étape de la mise en place des modalités de la gestion durable des forêts du territoire. La validation de ce modèle implique l'analyse de bio-indicateurs de santé écosystémiques sélectionnés parmi des groupes cibles comme les amphibiens, les reptiles, les oiseaux, les insectes, etc.

    Les études conduites depuis maintenant quelques décennies montrent que la conservation des ressources et des fonctions forestières constitue un enjeu global qui interpelle maintenant toutes les sociétés qui adhèrent aux accords internationaux en la matière. À ce sujet, nous pensons globalement mais agissons localement. Et ce qui assure la transférabilité aux forêts régionales des études conduites à la Chaire, c'est l'implication de ses partenaires comme le MRN, le CRCD, le MDÉR, la Forêt Modèle du BSL et le Syndicat des producteurs forestiers du BSL. Eux aussi travaillent dans le sens du développement durable des ressources forestières. La Chaire de Recherche sur la Forêt Habitée constitue un excellent exemple de l'implication de l'UQAR dans le développement régional.

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    UQAR
    Cérémonie de collation des grades à Rimouski

    Parmi les personnes qui ont obtenu un diplôme de l'UQAR en 2002-2003, environ 220 ont assisté à la cérémonie de collation des grades qui s'est déroulée à l'Hôtel Rimouski, le 25 octobre, devant parents et amis. Sur ce nombre, on en comptait 171 au baccalauréat, 45 à la maîtrise et 4 au doctorat.

    Le nombre total de diplômés dans les programmes de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat atteint 420 personnes cette année, à Rimouski seulement. Une seconde cérémonie est prévue à Lévis, le 8 novembre.

    L'UQAR a profité de cette cérémonie pour remettre trois prix : la Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada à Sophie Breton, diplômée à la maîtrise en océanographie, originaire de Carleton ; la Médaille d'argent de la Gouverneure générale à Danick Gallant, diplômé au baccalauréat en chimie, natif de Saint-François d'Assise (près de Matapédia) ; et le Prix du Lieutenant-gouverneur du Québec, à Marie Lagier, diplômée à la maîtrise en gestion des ressources maritimes, originaire de France mais résidant au Québec depuis son enfance.

    Des mentions d'excellence, pour la qualité de leur dossier universitaire, ont été accordées à un étudiant au doctorat : Mathieu Côté (sciences de l'environnement) ; à six étudiants à la maîtrise : Alain Caron (gestion des personnes en milieu de travail), Julie Gasse (études littéraires), Louise La Fontaine (éthique), Marie Lagier (gestion des ressources maritimes), Georges Letarte (développement régional) et Miranda Rioux (éducation) ; et à un étudiant au baccalauréat : François Bergeron (théologie).

    Quatre diplômés au doctorat étaient présents : Danielle Cloutier (océanographie), Jean-François Crémer (océanographie), Mathieu Côté (environnement) et Marcel Méthot (développement régional).

    L'UQAR souligne aussi que des étudiants ont obtenu un diplôme pour la première fois dans trois programmes créés dans les dernières années. Il s'agit de Linda Leblanc et Danielle Roy, premières diplômées à la Maîtrise en sciences infirmières, Luc Giasson, premier diplômé à la Maîtrise en ingénierie, et Mathieu Côté, premier diplômé au Doctorat en sciences de l'environnement


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    Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada
    Sophie Breton adore la recherche

    Sophie Breton, Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada, en compagnie du recteur Michel Ringuet et de la députée de Rimouski-Neigette-La Mitis, Suzanne Tremblay.

    Diplômée à la maîtrise en océanographie à l'UQAR, Sophie Breton a reçu, pour l'année 2002-2003, la Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada, lors de la collation des grades, à Rimouski le 25 octobre 2003. Cette Médaille d'or souligne, dans chaque université, la qualité exceptionnelle du dossier universitaire d'une personne qui vient d'obtenir un diplôme de maîtrise ou de doctorat.

    Rien de surprenant : Sophie adore le monde de la recherche! " Notre moteur, c'est la curiosité, dit-elle. Explorer et mieux comprendre ce qui nous est inconnu, développer des nouveaux concepts, bref, la recherche, c'est très stimulant intellectuellement. Ça me fascine et c'est d'autant plus plaisant qu'on a la possibilité de faire partager aux autres nos découvertes et notre émerveillement face au monde des sciences. En plus, je travaille avec une super équipe. C'est fou, mais je suis comme une enfant qui s'amuse! ".

    Native de Carleton, en Gaspésie, Sophie a déjà vécu son attrait pour la grande ville : le Cégep Édouard-Monpetit, à Longueuil, en sciences de la santé, puis l'Université de Montréal, pour un baccalauréat en microbiologie. Ensuite, elle décide de venir faire sa maîtrise en océanographie à l'ISMER, à Rimouski, sur l'histoire évolutive des populations de deux vers marins à partir des séquences de l'ADN mitochondrial. Le professeur Pierre Blier a dirigé sa thèse, en collaboration avec Gaston Desrosiers et France Dufresne.

    Projet périlleux
    À l'UQAR, Sophie a été la première étudiante à faire une recherche dans ce domaine très spécialisé, qui nécessite des connaissances en écologie, en biologie moléculaire, en bioinformatique et en océanographie. " Au début, je n'avais pas tous les équipements nécessaires, mais ça s'est énormément développé depuis deux ou trois ans. À l'époque, c'était assez innovateur et périlleux de se lancer dans un tel projet à l'UQAR ".

    Les résultats de sa thèse sont surprenants. Elle vient d'ailleurs de publier un article dans la revue spécialisée Marine Biology. Sophie Breton raconte qu'elle a analysé douze populations différentes de Nereis virens, un ver marin, à travers tout l'hémisphère Nord. Elle a comparé les résultats des séquences d'ADN avec ceux d'un autre ver, Hediste diversicolor. " Ce qu'on observe chez le Nereis virens, explique-t-elle, c'est une quasi absence de différence génétique à travers tout l'hémisphère Nord. Il n'y a, par exemple, aucune différence entre les séquences de l'ADN d'un ver Nereis virens du Saint-Laurent et d'un autre recueilli au Japon. Par contre, chez le Hediste, la différence génétique va jusqu'à 7 ou 8% chez des individus capturés entre les deux côtés de l'Atlantique ".

    Ce que l'étudiante propose, c'est que lors de la déglaciation, il y a 10 à 12 000 ans, l'espèce Nereis virens se serait introduite et propagée rapidement dans tout l'hémisphère Nord en provenance d'un refuge glaciaire où un petit nombre d'individus seulement survivaient. " Cette dispersion rapide dans les océans a fait que leur ADN n'a pas eu le temps d'accumuler des différences notables ".

    La piqûre
    C'est durant des emplois d'été en Gaspésie que Sophie a eu la piqûre pour la recherche. Elle a travaillé en tant que guide naturaliste au Parc Forillon, sur les invertébrés marins, et au Parc de Miguasha, sur l'évolution des premiers tétrapodes. À l'UQAR, elle a aussi occupé un poste d'assistante de recherche avec France Dufresne, sur l'analyse génétique des poils d'ours (étude de population). Elle a aussi été chargée de cours en microbiologie et en biologie moléculaire du développement.

    Sophie Breton

    Sophie a été deux fois boursière du Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada. Elle vient en plus d'obtenir une bourse L'Oréal-UNESCO, d'une valeur de 5000$. Ces bourses sont offertes chaque année, en supplément, à seulement deux femmes qui ont obtenu une bourse CRSNG à travers tout le Canada.

    Doctorat
    Sophie aime trop la recherche pour ne pas continuer... Elle est maintenant inscrite au doctorat en biologie à l'UQAM-UQAR, sous la direction de Pierre Blier, de l'UQAR, et de Donald Stewart, de l'université Acadia, en Nouvelle-Écosse. Elle étudiera l'évolution parallèle du génome du noyau cellulaire et du génome des mitochondries (fonction respiratoire) chez les moules. De quoi assouvir sa patience et sa curiosité! Son ambition maintenant, au terme de son doctorat, c'est de devenir professeure-chercheure dans une université... " Pourquoi pas à l'UQAR ?! ", conclut-elle.
    MB

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    Médaille d'argent de la Gouverneure générale du Canada
    Danick Gallant collectionne les médailles...

    Danick Gallant, Médaille d'argent de la Gouverneure générale du Canada (diplômé au baccalauréat en chimie), en compagnie du recteur Michel Ringuet et de la députée de Rimouski-Neigette-La Mitis, Suzanne Tremblay.

    Étudiant finissant au baccalauréat en chimie à l'UQAR, Danick Gallant a reçu, pour l'année 2002-2003, la Médaille d'argent de la Gouverneure générale du Canada. Cette médaille d'excellence lui a été remise lors de la collation des grades de l'UQAR, à Rimouski le 25 octobre 2003.

    Fait exceptionnel, Danick recevait alors sa troisième Médaille de la Gouverneure générale du Canada. Il avait déjà remporté une distinction semblable à la fin de ses études secondaires, à l'École des Deux-Rivières de Matapédia, et aussi à la fin de ses études collégiales en sciences pures, au Cégep de Rimouski.

    Encore plus étonnant, sa sœur Jenny a aussi gagné une Médaille de la Gouverneure générale lorsqu'elle a terminé ses études au Cégep de Rimouski, en éducation spécialisée.

    Une histoire de famille? " Je pense que nous aimons beaucoup apprendre, ma sœur et moi, répond Danick. Nous avons de très bons parents, qui n'ont pas eu la chance comme nous de faire de longues études, mais qui ont toujours été bien conscients de l'importance de l'éducation dans la vie et qui ont toujours souhaité le meilleur pour nous. Nous leur devons beaucoup ".

    Excellence
    La Médaille d'argent vise à souligner, dans chaque université, l'excellence du dossier universitaire d'une personne qui a mené à terme des études à temps complet et obtenu un diplôme de baccalauréat.

    Originaire de Saint-François d'Assise, près de Matapédia, Danick Gallant a d'abord complété à l'UQAR un premier baccalauréat en enseignement secondaire (mathématiques-chimie), qu'il a terminé en 2001. Puis, il a entrepris un baccalauréat en chimie, y obtenant les meilleurs résultats parmi les finissants au baccalauréat de l'année dernière.

    " En chimie à l'UQAR, nous représentons un petit module, une petite famille dit-il. Nous avons de très bons professeurs qui encadrent très bien les étudiants. La formation en laboratoire est de haut calibre. Nous travaillons en équipe et c'est très motivant. "

    En 2002, M. Gallant avait obtenu une bourse de la Division Analytique de la Société Canadienne de Chimie (SCC). Cette bourse était décernée à un étudiant au baccalauréat en chimie d'une université canadienne afin qu'il puisse se rendre au Congrès de la Société canadienne de chimie, à Vancouver, pour y présenter les résultats de certains de ses travaux scientifiques.

    Danick Gallant

    M. Gallant poursuit présentement des études de maîtrise en chimie à l'Université Laval, sous la co-direction d'un professeur de l'UQAR, M. Stéphan Simard. Pour ses études de maîtrise, il a obtenu une bourse du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) de 34 600 $ sur deux ans. Il travaille sur l'étude spectroélectrochimique de l'interface métal/solution lors de la corrosion du cobalt, du nickel et du fer en milieu alcalin.

    Voilà un étudiant qui place ses études " au coeur de ses préoccupations ", comme le soulignait le doyen M. Denis Rajotte, lors de la cérémonie de collation de grades.

    MB

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    Prix de la lieutenant-gouverneure du Québec
    Marie Lagier, globe-trotter aquatique

    Marie Lagier, Prix de la lieutenant-gouverneure du Québec (diplômée à la maîtrise en gestion des ressources maritimes), en compagnie du recteur Michel Ringuet et de la députée de Rimouski, Solange Charest.

    Marie Lagier, diplômée de la maîtrise en gestion des ressources maritimes de l'UQAR, a reçu cette année le Prix de la lieutenant-gouverneure du Québec. Cette reconnaissance lui a été remise lors de la collation des grades de l'UQAR, à Rimouski le 25 octobre 2003. Ce prix souligne, bien sûr la réussite scolaire de la récipiendaire, mais surtout son engagement personnel, social et communautaire.

    Marie Lagier est née en France, mais elle était toute jeune quand ses parents ont immigré au Québec, son père y venant pour enseigner à Montréal. Elle détient un baccalauréat en agriculture et environnement de l'Université McGill. Puis, sa passion pour l'eau et l'environnement l'a conduite à l'UQAR, pour une maîtrise en gestion des ressources maritimes. " J'ai souvent passé mes étés chez mes grands-parents près de la mer, à Toulon, non loin de Marseille, et tout ce qui concerne l'eau, les ressources renouvelables et l'environnement a toujours fait partie de mes préoccupations. "

    À l'UQAR, son implication sociale fut impressionnante : membre du comité programme en gestion des ressources maritimes ; trésorière de l'Association des étudiants en GRM ; première présidente du CÈDRE (Comité étudiant de Rimouski pour l'environnement) de l'UQAR. Ce regroupement, toujours actif, met en œuvre divers projets de sensibilisation à l'environnement comme l'acceptation par l'Université d'une politique environnementale, l'amélioration du recyclage et de la récupération. À Rimouski, elle a aussi suivi des cours de plongée sous-marine.

    Son travail de recherche en maîtrise a porté sur l'implication communautaire et la participation du public dans la gestion intégrée des zones côtières au Québec. " Je garde de bons souvenirs de mes études à l'UQAR, raconte-t-elle. C'est facile de tisser des liens avec des gens de tous les programmes. On a de bons contacts avec les professeurs. Je ne regrette pas du tout cette période. "

    À d'autres occasions de sa vie, elle s'est engagée dans l'animation pour le mouvement scout, elle a participé à un projet de coopération au Pérou, à un projet agroforestier en Équateur et à un projet d'animation auprès d'enfants au Sénégal.

    Marie Lagier

    Elle est aujourd'hui à l'emploi du Conseil mondial de l'eau : [www.worldwatercouncil.org/] une organisation internationale qui a son siège social à Marseille (France). " Je suis chargée de projet, explique-t-elle. Je collabore avec des groupes de travail. Je m'occupe d'une partie du site Web. J'ai même travaillé à l'organisation du dernier Forum mondial de l'eau, qui s'est déroulé au Japon en mars dernier. C'est un emploi que j'adore. Ma formation à l'UQAR m'a aidé à avoir cet emploi. J'ai été chanceuse ! Et en même temps que je travaille, mon copain fait sa thèse de doctorat en littérature, en France. "

    Grand défi
    Alors que la population mondiale a triplé au cours du 20e siècle, l'utilisation de ressources en eau renouvelables a été multipliée par six. Dans les cinquante prochaines années, la population mondiale augmentera encore de 40 à 50 %. Cette croissance démographique, alliée à l'industrialisation et l'urbanisation, se traduira par une augmentation de la demande en eau, et entraînera de graves conséquences sur l'environnement. Aujourd'hui, plus d'une personne sur six n'a pas accès à l'eau potable et plus de deux personnes sur six ne disposent pas de système d'assainissement adéquat. Voilà le grand défi avec l'eau ! Un défi grand comme l'océan, mais Marie veut y ajouter son grain de sel. MB

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    Salon du livre de Rimouski
    Anick Fortin remporte la bourse " Écrivains de demain "

    Anick Fortin

    Étudiante en enseignement des mathématiques à l'UQAR, Anick Fortin a remporté, le 30 octobre, la bourse " Écrivains de demain ", dans le cadre du Salon du livre de Rimouski, pour son tout premier roman, La blasphème. Cette bourse est remise à un étudiant ou une étudiante qui s'est distingué(e) par une production littéraire. La lauréate a reçu un montant de 500$, attribué par Télé-Québec Bas-Saint-Laurent et par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

    En 2002, cette jeune auteure originaire de Matane a envoyé son manuscrit à Victor-Lévy Beaulieu. Il a accepté de le publier sans hésitation, aux Éditions Trois-Pistoles, dans la collection Inédits.

    La blasphème, c'est une histoire assez gaillarde. Ça raconte, en cent pages, la vie d'une jeune adolescente empêtrée dans ses problèmes d'identité, dans ses relations avec son entourage. Rien n'arrive comme elle voudrait. Voilà une fille forte, fonceuse, qui comprend vite, mais tout le monde semble lui mettre des bâtons dans les roues. Père absent, fille manquée... Il y a de quoi devenir craintive, méchante, non! Comment ne pas bousculer les autres quand on avance sur un chemin cahoteux?

    " Ça n'a rien d'autobiographique, nous rassure Anick. J'ai de l'imagination et j'aime me mettre dans la peau de mes personnages. " Sa mère est sa première lectrice et elle l'encourage.

    Anick a eu l'occasion de participer à différentes émissions et tables rondes dans le cadre du dernier Salon du livre, chose qu'elle fait avec aisance et esprit. " C'est important de parler, de s'exprimer, de mettre un peu d'humour, malgré les violences de la vie. Il faut que ça sorte, en toute liberté. " Elle affirme avoir du plaisir à écrire et ne s'en prive pas. Elle a donc d'autres projets d'écriture en vue...
    MB

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    Sarah-Jeanne Bélanger-Tousignant
    Nouvelle agente de recrutement à l'UQAR
    Sarah-Jeanne Bélanger-Tousignant

    Sarah-Jeanne Bélanger-Tousignant a été embauchée récemment comme contractuelle en recrutement à l'UQAR. En collaboration avec l'équipe du Service des communications, elle est affectée à la tournée des collèges et à l'organisation des activités de recrutement (journées portes ouvertes, salons d'information scolaire, etc.).

    Originaire de Rimouski, Sarah-Jeanne a fait ses études au Cégep de Rimouski en sciences humaines et elle a terminé, en 2002 à l'UQAR, un baccalauréat en administration des affaires, option marketing. Durant ses études universitaires, elle a été coordonatrice de l'équipe de l'UQAR aux Jeux du commerce 2002. Elle a aussi été auxiliaire d'enseignement en marketing et, dans le cadre d'un stage de fin d'études, auxiliaire de recherche pour la Corporation régionale d'exportation du Bas-Saint-Laurent (CORPEX-BSL), située à Trois-Pistoles. Elle a également fait partie de l'équipe de volley-ball de l'UQAR.

    Pendant deux étés, elle a travaillé au département de marketing de Telus-Mobilité, à Rimouski. À la fin de son baccalauréat, elle a occupé, pendant quelques mois à Québec, le poste de superviseure promotionnel pour Inventa, une firme de vente et de promotion de Vancouver. Et jusqu'à dernièrement, elle était coordonnatrice de Place aux Jeunes Rimouski-Neigette. " C'est un organisme qui tente de contrer l'exode des jeunes dans la région et de sensibiliser les employeurs et institutions à l'intégration des jeunes au marché du travail ", explique-t-elle.

    Sarah-Jeanne continue d'étudier à l'UQAR. Elle est présentement inscrite à temps partiel au programme de maîtrise en gestion des personnes en milieu de travail.

    Bienvenue Sarah!

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    Participez aux Talents de l'UQAR

    Pour participer aux Talents de l'UQAR, il faut être étudiant ou étudiante à l'UQAR ou faire partie du personnel. Il faut aussi présenter un numéro entièrement en français car le spectacle se déroule dans le cadre des " Rendez-vous de la Francophonie ".

    Horaires des pratiques
    Jusqu'au 17 décembre, ce sont des pratiques libres tous les mercredis de 13h à 15h, au local F-215. Il est possible qu'il y ait des changements de locaux. Si c'est le cas, le tout sera indiqué sur la porte du F-215.

    Du 14 janvier au 25 février, ce sont des pratiques générales, à tous les mercredis de 13h à 15h, au F-215. Les horaires seront affichées dès la fin décembre sur le babillard des activités culturelles près de la cafétéria. Il y aura trois numéros par pratique, vous n'aurez qu'à vous présenter deux ou trois fois par mois.

    Pratiques pré-générales et générales
    Dimanche 7 mars 2004, à 10h (matin) : Pré-générale au F-215.
    Mercredi 10 mars, de 13h à 15h : Pratique libre au F-215.
    Dimanche 14 mars, à 10h (matin) : Générale au F-215.
    Mercredi 17 mars, de 13h à 15h : Pratique libre au F-215.
    Jeudi 18 mars, à 13h : Test de son à l'Atrium. 19h : Rendez-vous aux loges, à la cafétéria. 21h : le spectacle !!!

    Devis Technique
    Chaque numéro doit avoir son devis technique complété et remis avant le 15 décembre 2003, accompagné des partitions de musique ou de la trame sonore sur disque compact. Des feuilles de devis seront disponibles dès la mi-novembre au bureau de Véronique Potvin au G-211, poste 1781, au centre sportif, ainsi qu'au bureau de Benoît Leblanc des Services aux étudiants, au E-105. Vous remettrez votre devis à ces mêmes personnes une fois rempli.

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    Galerie de l'UQAR
    Exposition d'Hélène Couture
    Tableau d'Hélène Couture

    Depuis plusieurs années, l'artiste Hélène Couture nous a habitué à des œuvres sur papier où elle utilise des techniques et des matériaux mixtes. Cette fois-ci, elle nous offre une vingtaine d'œuvres réalisées sur toiles. Un point commun relie ces deux périodes, l'utilisation constante de la ligne de contour. Rapidement, à l'encre de Chine noire, l'artiste installe les principaux éléments de sa composition. Puis elle applique des couleurs vives, contrastantes. " L'utilisation débridée de la couleur offre un plongeon bienfaisant. " Finalement, une ligne de contour blanche ou de couleur vient cerner définitivement les formes.

    L'ensemble de l'exposition nous invite à partager un monde onirique. Les chats sont les gardiens d'une faune qui ferait rêver plus d'un félin : oiseaux et poissons se greffent à l'animal lui-même. Des oreilles à la queue, ces tatouages animés nous interpellent. Et le sommeil des chats repus est accueilli par des tapis aux motifs variés et polychromes.

    L'autre partie de l'exposition nous fait découvrir des oiseaux immobiles, nous fixant intensément et dont l'iconographie serrée nous révèle aussi une partie de leurs fantasmes. Ces diverses représentations colorées contrastent avec un fond sobre et monochrome.

    Hélène Couture nous amène une fois de plus dans un monde fou où des animaux chimériques nous invitent à partager leurs rêves. Mais qui nous dit que les animaux rêvent en couleurs?

    L'exposition se tiendra à la Galerie de l'UQAR, du 24 novembre au 13 décembre 2003. Vous êtes bienvenu au vernissage qui se tiendra le 26 novembre à 17h.

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    Calendrier

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