
L’UQAR a embauché cinq nouveaux professeurs au cours des derniers mois. Faisons connaissance avec ces cinq personnes qui, non seulement viennent remplacer partiellement ceux et celles qui ont quitté leurs fonctions au cours des dernières années (pour cause de retraite, de départ ou de décès), mais aussi qui amènent du sang neuf dans l’équipe professorale de l’Université.
Jean-François Boutin
Professeur en sciences de l’éducation, Jean-François
Boutin est affecté au campus de Lévis. C’est un retour aux
sources pour lui car, jusqu’à l’âge de 25 ans, il a habité
à deux minutes de ce campus! Il a même fréquenté
le Collège de Lévis, dans les locaux occupés maintenant
par l’UQAR. Il a aussi été suppléant au primaire,
sur la Rive-Sud. C’est donc un milieu qu’il connaît bien.
Après son baccalauréat, il a obtenu une maîtrise en éducation (didactique du français) à l’Université Laval. Son mémoire portait sur la représentation que les élèves de 6e primaire et 5e secondaire se faisaient d’un écrivain. Il a ensuite entrepris son doctorat, toujours à Laval, avec le chercheur Claude Simard. Son projet analyse le concept de littérature jeunesse par rapport à la littérature générale. Il soutient d’ailleurs sa thèse ce mois-ci, avec l’intention de démontrer que les deux littératures ne devraient pas être deux mondes étanches et différents : d’abord, dit-il, il existe une littérature de haute qualité dans la littérature jeunesse, et ensuite, les jeunes peuvent être réceptifs et compréhensifs à la grande littérature et ne doivent pas être confinés uniquement à la littérature jeunesse. Bref : remise en question d’un clivage, ce qui pourrait inciter à repenser les corpus de textes qui sont présentés en classe!
Au campus de Lévis, Jean-François donne présentement les cours Langue maternelle I (au PREP) et Didactique du français (en enseignement en adaptation scolaire).
Magella Guillemette
Magella Guillemette est un diplômé de l'UQAR en biologie
(1983). Il s'est par la suite lancé dans un doctorat en biologie
à l'Université Laval. Il s'est alors intéressé
aux stratégies alimentaires et de survie de l'Eider à duvet,
un canard marin qui passe discrètement l'hiver dans le Golfe du
Saint-Laurent. C'est à ce moment que Magella Guillemette a développé
une expertise de travail en mer centré sur le comportement et sur
la description des fonds marins et de leur utilisation par ces canards
plongeurs. « L'eider s'alimente de mollusques qu'il retrouve aussi
bien à deux ou trois mètres de profondeur qu'à 45
mètres. »
Par la suite, au début des années 1990, Magella a travaillé à l'UQAR dans un projet postdoctoral en plus d'enseigner comme chargé de cours et de piloter un projet pour le compte du Service Canadien de la Faune. Au début de 1994, il s'est dirigé à l'Université McGill où il est devenu professeur-adjoint et où il dirigea des travaux d'étudiants gradués portant, entres autres, sur l'effet du dérangement humain sur les oiseaux coloniaux. Quelque mois après ses débuts à McGill, Magella fut invité par le gouvernement danois pour conduire une étude d'impact et tester l'effet d'un parc marin d'éoliennes sur les canards de mer. « Il s'agissait d'une étude-pilote car les Danois ont comme projet de construire des forêts d'éoliennes sur des hauts-fonds, là où d'importantes concentrations d'eiders et de macreuses se retrouvent. »
Magella Guillemette, natif de la Beauce, devient donc professeur régulier en ornithologie. Il donne présentement le cours Ornithologie, au baccalauréat en biologie, ainsi que les cours Travaux dirigés, Méthodologie de la recherche et Études d'impact, pour les étudiants de 2e cycle en gestion de la faune et de ses habitats.
Louis Hébert
« Un grand plaisir! » C’est ainsi que Louis Hébert
décrit sa satisfaction d’avoir obtenu un poste de professeur régulier
à l’UQAR, au Département de lettres. Satisfait d’abord, parce
qu’il connaît le milieu, étant lui-même un diplômé
de l’UQAR, avec un baccalauréat en lettres obtenu ici en 1985. Mais
aussi parce que ses nouvelles fonctions l’aideront à stabiliser
ses activités, à mieux concentrer ses efforts. On le comprend
sans peine : depuis qu’il a terminé sa maîtrise, il y a dix
ans, il a enseigné dans quatre ou cinq universités différentes
(de l’Université de Montréal jusqu’à l’Université
Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse), donné jusqu’à dix
cours universitaires dans une seule année, et ce tout en cheminant
dans de longues études…
Après son baccalauréat, Louis Hébert a obtenu une maîtrise de l’UQAM et un doctorat de l’Université Laval, toujours en littérature. Il a aussi fait des études postdoctorales avec un sémanticien de l’Université Paris-IV.
Originaire de Baie-Comeau, ce spécialiste de sémiotique et de sémantique de la littérature française est responsable de deux cours cet automne : Théâtre français contemporain et Littérature du Moyen Âge.
« J’aime pratiquer un enseignement sur la corde raide, prévient-il. J’aime donner de la place aux interventions des étudiants, expérimenter de nouvelles formules pédagogiques. Et j’ai le goût de m’investir à fond de train. »
Jeanne-Marie Rugira
Mme Jeanne-Marie Rugira a été embauchée au Département
des sciences humaines, pour œuvrer dans les programmes de psychosociologie.
Mme Rugira est née au Rwanda, en Afrique, où elle a fait, dans les années 1980, des études universitaires de premier et de deuxième cycle en psychopédagogie. Elle a ensuite enseigné au niveau secondaire puis elle a travaillé au niveau de l’éducation permanente et de la formation continue des enseignants. Enfin, elle a été membre de l’Institut de développement Nord-Sud, ce qui l’a mis en contact avec des partenaires québécois.
Jeanne-Marie est arrivée à Rimouski à l’automne 1993, pour poursuivre ses études avancées à l’UQAR, jusqu’au doctorat. Les événements survenus par la suite au Rwanda ont fait d’elle une réfugiée.
Comme étudiante en sciences de l’éducation à l’UQAR, elle s’est impliquée dans l’Association étudiants aux études avancées. Elle a été active dans le Syndicat des chargés de cours, à la Commission des études de l’Université ainsi qu’au Comité de déontologie. Elle a aussi mérité, pour l’année 1998-1999, la Bourse du Syndicat des professeurs de l’UQAR et la bourse d’excellence de l’UQAR.
Elle viens de déposer une thèse en sciences de l’éducation portant sur la formation expérientielle. Elle œuvre présentement au niveau du baccalauréat en communication où elle s’occupe du dossier des stages, des activités d’intégration en plus des cours.
Bruno Zakardjian
Français d’origine arménienne, Bruno Zakardjian est un
océanographe spécialisé en physique et en biologie,
arrivé au Québec en 1995. Il détenait alors un doctorat,
obtenu à l’Université Paris-VI (Villefranche sur Mer). Sa
thèse portait sur « le rôle du système advection-diffusion
sur la production primaire en zone frontale », autrement dit : sur
l’influence des courants sur la production de phytoplancton, en Méditerranée.
Il y a quatre ans, au niveau postdoctoral, il venait donc à Rimouski pour continuer ses recherches sur le même thème, mais appliquées cette fois à l’estuaire maritime du Saint-Laurent. Il poursuit toujours de telles recherches, s’intéressant maintenant à l’influence des courants sur le zooplancton, dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent et sur le plateau néo-écossais.
De telles recherches (projet GLOBEQ) visent à mieux comprendre le couplage entre la biologie et la physique et ainsi, à mieux voir venir les changements climatiques sur les écosystèmes. La modélisation des données, grâce à l’informatique, est un élément important de ce projet.
Pour la présente session, Bruno Zakardjian participe, à titre de physicien, aux cours océanographie expérimentale et océanographie générale.
Obtenir un poste de professeur à l’UQAR, c’est pour lui « l’aboutissement de beaucoup d’années de travail et de persévérance ». En particulier, il apprécie travailler dans le vaste et complexe environnement maritime du Saint-Laurent. « Je peux profiter de la diversité des processus que l’on y retrouve, selon les saisons, les courants, les marées et les profondeurs. »
Sophie Roberge, étudiante en première année au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire au campus de l’UQAR à Lévis, représentera le Canada au Championnat du monde du Judo à Birmingham, en Grande-Bretagne. Ce championnat est pour Sophie une rampe de lancement pour les Jeux Olympiques de l'an 2000 à Sydney, en Australie. Elle doit obtenir l'une des sept premières places à Birmingham pour pouvoir se rendre à Sydney. Elle croit en être capable puisqu'elle a terminé 9e au Championnat du monde il y a quatre ans.
Si l'on regarde les endroits où elle a représenté le Canada en judo, on constate que Sophie a pratiquement fait le tour du monde :
Octobre 1999 : Championnat du monde, Birmingham, Grande-Bretagne
Juillet 1999 : 5e Jeux panaméricains, Winnipeg, Manitoba
Juillet 1999 : 7e Jeux universitaires, Espagne
1999, 98, 96, 95, 94 : Championnats canadiens
1999 : 5e Coupe du monde à Prague, République
tchèque
1998, 97 : Rendez-vous Canada, Montréal
1998 : 2e British Open, Birmingham, Grande-Bretagne; 11e
Coupe du monde de Hongrie; 11e Coupe du monde à Prague.
1997 : 11e Coupe de Fukuoka, Japon; 9e German
Open, Munich, Allemagne.
1997, 94 : Jeux de la Francophonie, Madagascar.
1996 : 2e Championnat du monde universitaire, Jonquière,
Québec.
1995 : 9e Championnat du monde, Makuhari, Japon; 5e
Jeux panaméricains, Mar del Plata, Argentine; 5e German
Open, Munich, Allemagne.
Sophie est une jeune femme de 25 ans. Elle est la troisième d'une famille de six enfants dont quatre font partis de l'équipe nationale et un cinquième souhaite y accéder dans les prochaines années. Elle a commencé à faire du judo il y a dix-sept ans, au dojo de Beauport. Depuis 1992, elle a accompli de bonnes performances sur la scène internationale. Bonne chance Sophie!
Pas facile de percer avec l’énergie éolienne au Québec, alors que le secteur énergétique québécois est largement dominé par l’hydro-électricité. Il devient donc nécessaire pour les entrepreneurs dans le domaine d’identifier, dans le marché de l’énergie, des créneaux spécifiques peu ou pas desservis par le réseau de distribution.
C’est dans ce contexte que les éoliennes de petite puissance (15 à 25 kW) ont été produites au Québec au cours des dernières années. Le processus est encore soumis à de fortes contraintes (coûts, main d’œuvre spécialisée, équipements, etc.), mais le développement de cette forme d’énergie a atteint des succès depuis dix ans.
D’abord, des études menées à l’UQAR ont permis de mieux connaître le potentiel éolien au Québec. Le nord de la Gaspésie, l’île d’Anticosti, la Basse-Côte-Nord ainsi que l’extrême Grand-Nord du Québec sont les zones les plus propices.
Ensuite, le parc Le Nordais, à Matane et à Sainte-Anne-des-Monts, comprend maintenant plus de 130 éoliennes, qui ont coûté 160 millions $ et qui produiront 40 mégawatts.
Enfin, du 27 au 29 septembre, les villes de Rimouski et de Matane ont accueilli le Congrès annuel de l’Association canadienne d’énergie éolienne. Réunir 200 spécialistes de tous les horizons est une excellente occasion de parfaire ses connaissances et de voir venir les besoins des prochaines années, ici et ailleurs dans le monde.
M. Arthuros Zervos, de l’Association européenne de l’énergie éolienne, a d’ailleurs fait le portrait de la situation éolienne sur la planète. Grâcce au vent, environ 10 000 mégawatts seraient produits actuellement dans 55 pays du monde, dont 6000 mW en Europe (principalement en Allemagne, au Danemark et dans les Pays-Bas), 2000 en Amérique (largement en Californie) et 1200 en Asie. Les prévisions annoncent qu’en 2010, on peut s’attendre à 40 000 mW, et à 100 000 mW en 2020. Une baisse des prix, reliée à la fabrication des pièces en grande quantité, pourrait faire de l’énergie éolienne l’une des moins chères au monde.
La grande question demeure : qui doit payer pour le développement et dans quelles proportions : le secteur public ou le secteur privé?
Une équipe de recherche de l’UQAR vient de publier un portrait de l’économie sociale au Bas-Saint-Laurent. L’étude, sous la direction de Carol Saucier et Nicole Thivierge, a été commandée par le Comité régional d’économie sociale (CRÉS) du Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) du Bas-Saint-Laurent.
Sur les 600 coopératives et organismes sans but lucratif qui ont été invités répondre à un questionnaire, 241 ont accepté de participer à la recherche, ce qui est considéré comme satisfaisant pour établir un portrait juste. Ces groupes se retrouvent de façon importante dans des secteurs reliés aux services aux personnes, à l’insertion sociale, au soutien aux ménages actifs et aux services de santé. Bon nombre de ces organismes ont été formés au cours des vingt dernières années.
Ces 241 entreprises, qui emploient plus de 2600 personnes, dont 1800 à temps plein, ont versé près de 28 millions $ en 1997-1998. Les femmes sont très présentes dans ces milieux : elles sont près de 55% dans les coopératives et près de 80% dans les organismes sans but lucratif. Les coopératives et organismes ayant participé à l’enquête ont créé un total de 533 emplois à temps complet au cours des années 1996 à 1998. Plus de 400 de ces emplois nouveaux ont été créés par des organismes sans but lucratif et les deux-tiers de ces emplois sont occupés par des femmes. La MRC de la Matapédia a été particulièrement dynamique dans la création d’emplois dans ce secteur.
On remarque aussi que l’économie sociale est un milieu propice au travail de nombreux bénévoles ou stagiaires sans rémunération.
Comme bilan de quelques rencontres de groupes dans les MRC, l’étude lance une réflexion sur la formation et l’éducation, l’emploi, la proximité des services, le financement et le soutien au développement, etc.
Les auteurs recommandent de mieux faire connaître les grands acteurs socio-économiques régionaux et d’ouvrir un dialogue plus grand entre les composantes de l’économie sociale que sont les coopératives et les OSBL. Ils souhaitent aussi que les CLD, le CRCD et l’État québécois facilitent le démarrage et la consolidation des entreprises de ce type, en particulier dans le haut pays du Bas-Saint-Laurent.
Aussi, les services rendus par ces organismes s’adressent souvent à une clientèle aux revenus modestes. Élever les tarifs causerait des problèmes majeurs. Le rapport lance une invitation à l’entreprise privée afin de mieux soutenir l’économie sociale.
Le groupe de recherche Ethos organise un séminaire public sur : Le Virage ambulatoire au Québec : enjeux sociaux et questionnement éthique.
L’activité aura lieu le mercredi 20 octobre 1999, en la salle D-305 de l’UQAR, à 19h. Le virage ambulatoire est devenu depuis 1996 une réalité sociale incontournable au Québec, implantée dans le but de réduire systématiquement la durée du séjour hospitalier et de confier les soins subséquents au milieu familial ou au voisinage social. Comment se vit cette nouvelle conjoncture sociale? Quels sont les enjeux éthiques?
Trois conférencières prendront la parole : la professeure en histoire et en développement régional Nicole Thivierge (qui a collaboré à une recherche sur le virage ambulatoire), l’étudiante en développement régional Marie Legaré (qui rédige son mémoire de maîtrise sur les aidantes naturelles dans la région de Rimouski) et la professeure en éthique Monique Dumais (qui s’intéresse à la condition des femmes et aux dimensions éthiques de la question). Bienvenue à tous. Entrée libre.
Vous rêvez? Dans votre sommeil ou bien éveillé… Le Prêt d’honneur de l’Est du Québec organise un concours littéraire régional avec 5000$ en bourses à gagner. Le thème cette année : « Les rêves ».
Le concours s’adresse aux étudiantes et étudiants âgés de moins de 30 ans, inscrits à temps complet à l’UQAR ou dans un cégep du Bas-Saint-Laurent.
Il s’agit de rédiger une nouvelle devant contenir de 700 à 1100 mots. Le texte dactylographié à double interligne, doit être présenté en deux exemplaires. Les critères d’évaluation seront l’originalité, le respect du thème et la qualité du français et du style. La participation peut s’effectuer dans le cadre ou le prolongement d’une activité pédagogique.
Pour l’UQAR seulement, cinq prix seront décernés, pour un total de 1250$. Deux bourses (300$ et 200$) seront remises aux étudiantes et étudiants en littérature. Deux autres bourses (300$ et 200$) iront aux étudiantes et étudiants des autres disciplines. En plus, un grand prix de 250$ sera ajouté pour le meilleur texte. L’auteur de ce texte recevra donc 550$.
Les inscriptions doivent être envoyées avant le 30 octobre 1999 et le texte, avant le 15 janvier 2000. Les prix seront remis au printemps 2000. Pour plus de détails sur le concours, contactez 723-9259 ou par courrier électronique [sneq@globetrotter.qc.ca].
Le président d’honneur du concours est l’écrivain Jean-Marc Cormier, qui a publié Tendre la main (chansons et poésie), Symphonie déconcertante et Des cantiques (recueils de nouvelles) en plus de collaborer à plusieurs revues et émissions culturelles. Son premier roman, L’ivresse des profondeurs, est prévu pour mars 2000.
Alors, vous rêvez? Racontez tout ça et vous aurez une chance
de gagner!
L’expertise de l’UQAR dans le domaine de la gestion et des affaires maritimes fait une nouvelle percée au Maroc. On se souviendra que, dans les années 1980, des professeurs du Département d’économie et de gestion avaient contribué à mettre sur pied un Institut à Agadir, dans le domaine des sciences économiques. C’est maintenant du côté de la grande ville de Casablanca que l’UQAR intervient.
L'institution partenaire de l'UQAR est l’Institut supérieur d’études maritimes (l’ISÉM), qui s’apparente à l’Institut maritime du Québec, situé à Rimouski. L’ISÉM souhaite ajouter un nouveau volet à la formation qui est offerte. L’Institut veut en effet développer un programme de maîtrise en gestion des ressources maritimes, qui mettrait principalement l’accent sur la pêche maritime et sur le transport maritime.
L’UQAR a accepté d’être le maître d’œuvre de cette opération, dans le cadre du Programme de renforcement institutionnel canadien au Maroc (PRICAM). Financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), un tel programme donne l’opportunité aux universités canadiennes de développer des partenariats avec d’autres pays. Un montant de 370 000 $ est accordé pour la réalisation du projet, qui est piloté par le professeur Robert Carrier, de l’UQAR.
Au début de l’été (du 15 au 22 mai), deux professeurs en gestion, Robert Carrier et Jean-Claude Michaud, ainsi que deux professionnels de l’UQAR, Christian Bielle et Florent Vignola, ont passé quelques jours à Casablanca pour apporter une collaboration sur l’élaboration du cheminement académique et pour faire l’inventaire des ressources existantes et des besoins à combler (en personnel qualifié, en documents et en appareils informatiques). Cela permettra de développer le programme convenablement dans les prochaines années.
Ils ont travaillé avec le personnel en place, notamment M. Miloud Loukili, directeur de l’Institut, et Mme Amal Kabbaj, directrice du Cycle d’études supérieures en affaires maritimes (le CÉSAM). Celle-ci a également passé quelques jours à Rimouski afin de se familiariser avec nos programmes et notre environnement universitaire.
Il est possible que des étudiants marocains fassent un stage à Rimouski, au cours de leurs études au CÉSAM, et que des étudiants de l’UQAR puissent se rendre au Maroc, pour un volet de leur formation. En novembre, le recteur Pierre Couture partira pour un séjour outre-atlantique, et il prévoit rencontrer les responsables de l’ISÉM, pour développer de nouvelles collaborations. Il participera entre autres aux activités de lancement de ce nouveau programme à l'ISÉM.
Professeur à la retraite, André Thibault s’intéresse aux pionniers qui ont marqué l’éducation aux adultes, à travers le Québec et le Canada français. Cet auteur vient de faire paraître le deuxième tome de la collection Avant que d’oublier. Dans cet ouvrage, on retrouve des entrevues de fond avec sept personnalités qui ont été des chefs de file dans le monde de l’éducation. Parmi eux, un nom que nous connaissons bien : Pascal Parent.
M. Parent a été l’un des grands bâtisseurs de l’UQAR. Il a travaillé avec ardeur à l’implantation de l’Université rimouskoise dans les années 1960, et il en a été le recteur de 1977 à 1982.
L’auteur André Thibeault a parlé de M. Parent comme d’un authentique serviteur de la société, mû par la passion de servir. « C’est un personnage effacé mais tellement présent. » Il a remarqué son grand respect des personnes et son humanité profonde.
Dans ce volume, l’auteur raconte également les carrières d’Émile Boudreau (syndicalisme), de Sœur Madeleine Carmel (alphabétisation), d’Azilda Lapierre-Marchand (AFÉAS), de Joseph Laliberté (agronomie en Abitibi), de Jeannine Fougères (éducation populaire) et de Martin-J. Légère (mouvement coopératif acadien).
Les Éditions DIRE, de Valleyfield, se consacrent principalement
à la publication d’ouvrages qui touchent aux Domaines d’Intervention
et de Recherche en Éducation. Le livre est disponible dans les librairies
(19,95$). On peut aussi joindre l’auteur au courriel : [atibo@rocler.qc.ca].
Il prépare d’ailleurs un troisième tome, pour l’an 2001.