33e année, numéro 6   Mardi, 13 novembre 2001


  • Dans ce numéro :
      •  

    Salon du livre de Rimouski
    André Gervais reçoit le prix Arthur-Buies

    À l'occasion de sa 36e édition, début novembre, le Salon du livre de Rimouski a remis le prix Arthur-Buies à M. André Gervais, professeur de littérature à l'UQAR. Ce prix, qui n'avait pas été remis depuis 1998, vise à souligner " la reconnaissance d'une écrivaine ou d'un écrivain de la région pour sa contribution importante à la littérature et pour la maturité d'une oeuvre".

    En plus d'enseigner, André Gervais est un poète et un essayiste accompli. Ses essais sur Marcel Duchamp et sur Gérald Godin particulièrement, sont des incontournables pour ceux qui s'intéressent à l'œuvre mais aussi à la vie de cet artiste et anartiste français et américain, mondialement connu, et de cet écrivain québécois, également journaliste et homme politique connu.

    Depuis une trentaine d'années, dont dix-sept à Rimouski, M. Gervais travaille, selon sa formule, " des deux côtés de l'écriture ", c'est-à-dire comme écrivain, dans les domaines de la poésie et de l'essai, mais aussi comme éditeur. " Éditeur, explique-t-il, au sens premier du terme : celui qui rassemble les textes, les écrits ou les parlés des autres, écrivains ou pas, les transcrit s'il y a lieu, les annote s'il y a lieu, de toute façon les organise en un recueil, afin d'aboutir à un nouveau livre de cet auteur dans une "édition préparée par..." "

    Outre six recueils de poèmes, il est l'auteur de cinq essais : deux sur Marcel Duchamp, deux glossaires (dont un sur Gérald Godin) et un livre sur la poésie mais aussi sur la chanson. Il est l'éditeur de cinq livres de Gérald Godin, d'un livre de Gilbert Langevin et d'un recueil d'entretiens avec Marcel Duchamp. Il est l'éditeur et le coauteur d'un livre collectif intitulé Emblématiques de l'" époque du joual ", qui fait le tour du travail de quelques auteurs qui, dans les années 1960, ont adopté le joual comme langue d'expression artistique (Michel Tremblay, Yvon Deschamps, etc.). Il faut ajouter à cela sa participation à une vingtaine de livres collectifs et de numéros de revues. Enfin, il a été le directeur de la revue Urgences et est le codirecteur de la revue Tangence.

    M. Gervais avoue qu'il était " ému et étonné de recevoir, pour la première fois, quelque reconnaissance officielle sous la forme d'un prix ".

    Un prix qui permet de mettre également en valeur ses connaissances encyclopédiques.

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    La Distinction Alcide-C.-Horth
    est remise au professeur Pierre Fortin

    La Distinction Alcide-C.-Horth a été accordée cette année au professeur en éthique Pierre Fortin, de l'UQAR. Ce prix a été remis par le président de la Fondation de l'UQAR, Me André P. Casgrain, lors d'une cérémonie spéciale, le 1er novembre dernier.

    La Fondation propose cette marque de mérite comme un témoignage reconnaissant le travail d'un chercheur ou d'une équipe de recherche de l'UQAR. Une bourse de 2500 $ est rattachée à cette distinction, qui porte le nom de M. Horth, une personnalité qui a été professeur en océanographie à l'UQAR et, en particulier, recteur de l'Université de 1970 à 1977. M. Horth est décédé en 1986.

    Spécialiste de l'éthique
    Pierre Fortin a fait des études de maîtrise et de doctorat à l'Université d'Ottawa, en éthique et en éthique sociale.

    Au cours des années 1970, à l'UQAR, Pierre Fortin a été maître d'œuvre du programme de maîtrise en éthique. Ce programme a d'ailleurs pu voir le jour grâce à une décision judicieuse de M. Horth, alors recteur. Jusqu'à maintenant, plus de 300 personnes ont fait des études en éthique à l'UQAR. Pour ce programme, M. Fortin a développé une méthodologie spécifique, la méthode éthicologique, qui a reçu plusieurs éloges. Il a d'ailleurs assuré la direction de recherche d'une trentaine d'étudiants qui ont complété leur mémoire de maîtrise.

    M. Fortin a également contribué à la mise en place du programme de 1er cycle en éducation morale de même qu'au diplôme de 2e cycle en éthique.

    Du côté de la recherche, Pierre Fortin s'est illustré avec le groupe de recherche Ethos, qui a pu connaître un essor important depuis l984, grâce à son dynamisme. Il en a été le directeur de 1984 à 1993, puis de 1995 à 1997. Il a participé à la création des Cahiers éthicologiques de l'UQAR (15 numéros), puis à la mise sur pied de la revue Ethica, d'envergure internationale. M. Fortin a également organisé de nombreux colloques et congrès, nationaux et internationaux, notamment " L'éthique à venir : Une question de sagesse? Une question d'expertise? ".

    Pierre Fortin a réussi à obtenir de nombreuses subventions de recherche (CRSHC, CQRS, FODAR, Fondation de l'UQAR, Ministère de l'Éducation, Commission royale d'enquête sur la réforme électorale, Conseil de la famille du Québec, etc.). Plusieurs projets de recherche étaient sous sa responsabilité directe. Depuis quatre ans, le chercheur assume la présidence du Réseau interuniversitaire québécois " Éthique et Pratiques sociales ", qui regroupe des collègues de quatre universités.

    Rappelons quelques titres des ouvrages de M. Fortin : La morale, l'éthique et l'éthicologie (PUQ, 1995), Guide de déontologie en milieu communautaire (PUQ, 1996) et Le suicide, interventions et enjeux éthiques (PUQ, 1998), en collaboration avec Bruno Boulianne.

    Enfin, Pierre Fortin a été l'initiateur de plusieurs projets de collaboration, avec le Laboratoire d'éthique médicale et biologique de l'Université Paris 5, avec le Groupe de recherche Éthique, Enfance et Éducation de l'Université Paris 8, et avec le Centre interdisciplinaire d'études philosophiques de l'Université de Mons-Hainault, en Belgique.

    Un collègue de l'Université de Sherbrooke, M. Georges Legault, estime que " si l'éthique au Québec a pris tant d'importance, et avec une couleur toute québécoise, mi-européenne, mi-américaine, c'est en grande partie grâce à M. Fortin ". Un autre professeur de l'Université de Montréal, M. Guy Bourgeault, souligne le rôle de premier plan que M. Fortin a joué dans le développement de l'éthique au Québec, " comme chercheur, comme organisateur, comme rassembleur et catalyseur ".

    En janvier prochain, Pierre Fortin entreprend une préretraite de l'UQAR, après 32 ans comme chercheur. " L'Université m'a permis d'exercer le métier d'intellectuel, avec des gens remarquables. Je partage mon prix avec tous ceux-là qui partagent ma passion pour l'enseignement et la recherche en éthique, y compris les étudiants qui m'ont ouvert les yeux sur de nouvelles problématiques. ".

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    Allocution du recteur de l'UQAR, M. Pierre Couture,
    lors de la Cérémonie de collation d'un doctorat honoris causa
    à M. Joseph Rouleau

    M. Joseph Rouleau, M. le Président Pierre Lucier,
    Mmes les députées, Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

    L'Université du Québec, sous le parrainage de l'Université du Québec à Rimouski, a l'insigne honneur en ce jour de saluer et de reconnaître la prestigieuse carrière de monsieur Joseph Rouleau et son exemplaire contribution au développement et au rayonnement de l'art lyrique, un art complet qui relève du patrimoine de l'humanité : un monde sans musique est un monde inhumain.

    Cette reconnaissance, dont j'ai le plaisir d'être le porte-parole aujourd'hui, vient couronner le parcours d'un artiste exceptionnel qui, parvenu au sommet de la gloire, a eu la générosité de mettre son savoir au service de son art et de son pays natal.

    La feuille de route de ce Matanais de souche et de cœur, à la fidélité sans faille - ses concitoyens m'en sont témoins - a de quoi impressionner. Ses biographes auront fort à faire. A-t-il bénéficié du génie des lieux ? Les arts sont enracinés dans la terre, dans le corps, dans la couleur du ciel et de l'eau, dans la vibration de la lumière, dans un souffle... Sans doute les grands espaces et le vent du large y sont-ils pour quelque chose, autant peut-être que le fait pour lui d'avoir eu comme modèle un père édile, homme d'action et de goût, qui fut le fondateur de l'Harmonie de Matane. De tout cela s'est façonnée sa personnalité, de tout cela il a su tirer la détermination de se préparer à endosser les plus grands rôles.

    Après ses classes primaires au couvent de Matane et des études classiques à Jean-de-Brébeuf, le jeune homme est étudiant en sciences politiques à l'Université de Montréal. Mais en parallèle, il suit des cours de chant avec Édouard Wooley et Albert Cornelier. Lauréat du Prix Archambault en 1949, il a alors vingt ans et il est le premier élève admis en chant au Conservatoire de Musique du Québec à Montréal. Il a pour professeur Martial Singher. Une bourse du Québec lui permet de se perfectionner à Milan, de 1952 à 1954, auprès de Mario Basiola et d'Antonio Narducci.

    Sa carrière internationale à l'opéra prend son essor en 1955 aux États-Unis, après avoir remporté le Concours du New Orleans Experimental Theatre of America. Il interprète alors le rôle de Colline, le philosophe, dans La Bohême de Puccini. Après avoir tenu des rôles de soutien dans les opéras de Québec et de Montréal, il est engagé en 1956 par le Royal Opera House de Covent Garden. Sa profonde voix de basse et son sens théâtral feront de lui un globe-trotter de luxe pour les vingt années suivantes. Développant un répertoire de soixante-dix rôles, il incarnera entre autres avec succès Boris Godounov, Assur, Mephistophelès, Don Carlo, Don Quichotte, et jouera Raimondo dans Lucia de Lamermoor. En compagnie des Pavarotti, Domingo, Callas, Crespin, Schwarzkopf et autres grands noms, dirigés par les célèbres chefs des plus prestigieux orchestres au monde - Stokowski, Ansermet, Dutoit, Klemperer, Boulez, par exemple -, il participe en effet à tous les festivals internationaux et compte plus de 850 représentations à son actif dans quelque 50 productions sur les cinq continents. De cette période, où il travaille par ailleurs avec des metteurs en scène comme Visconti, Zeffirelli, Ronconi et Chéreaut, témoignent une imposante discographie et nombre de commentaires élogieux. Bref, il s'agit bien là d'une carrière artistique de haut vol, placée sous le signe du superlatif.

    Pourtant, au début des années 1980, Joseph Rouleau choisit de revenir à l'Université du Québec à Montréal, comme professeur de chant. Il y demeurera jusqu'en 1998. En plus de transmettre ses connaissances et son savoir-faire en s'acquittant de sa tâche de professeur, il s'emploie à fonder le mouvement d'action pour l'art lyrique du Québec (MAALQ) qui est en fait à l'origine de l'Opéra de Montréal et de son Atelier lyrique. Cela ne l'empêche pas de créer plusieurs rôles dans des œuvres contemporaines comme, par exemple, Louis Riel (1967) ou Le Prix (1993), ni de donner des récitals, de chanter au Metropolitan Opera de New York, de se produire avec l'OSM, l'OS de Québec et d'autres orchestres, dans des opéras, pour la radio et la télévision, ou même de tenir le rôle titre dans le film de Gilles Groulx Au pays de Monsieur Zom. En 1990, il enregistre un disque de chansons de Félix Leclerc avec l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières. Une telle généreuse polyvalence montre combien l'énergie qui sous-tend l'expérience esthétique - l'art lyrique convoquant tous les autres arts - est à son tour productrice d'énergie.

    Conscient du rôle que joue l'émulation dans la transmission du savoir et du patrimoine culturel, Joseph Rouleau assume depuis 1989 la présidence des Jeunesses musicales du Canada. À ce titre, et pour le plus grand bonheur des mélomanes en région, il collabore activement avec les comités locaux pour assurer le maintien, la promotion et la popularité des concerts des Jeunesses musicales du Canada. L'importance de son implication a été reconnue dès 1993, date à laquelle la Fondation des JMC, grâce au fonds André-Bourbeau, a désigné sous le nom de Prix Joseph-Rouleau le plus important concours en art vocal au Canada.

    Une telle carrière ne peut qu'attirer prix et distinctions. La liste est longue : Prix Calixa-Lavallée en 1967; Médaille d'argent du Royal Opera House de Covent Garden en 1982 ; Médaille du 100e anniversaire du Metropolitan Opera de New-York en 1986 ; Félix du meilleur artiste de l'année en 1989 et Félix pour ensemble et grand orchestre, ADISQ 2000 ; Prix du Québec : Prix Denise-Pelletier pour les arts de la scène en 1990 ; Médaille des Jeunesses musicales du Canada en 1995 ; Prix Opus, Festival de musique de Montréal en 2000. Joseph Rouleau est par ailleurs officier de l'Ordre du Canada depuis 1977 ; membre du Panthéon canadien de l'art lyrique depuis 1992 et officier de l'Ordre national du Québec depuis 1999. Enfin, en 2001, la ville de Matane, en hommage à cet artiste et à cet homme hors pairs né en ses murs, a donné le nom de Complexe culturel Joseph Rouleau à son nouveau centre culturel. Ce concert d'éloges unanimes souligne le caractère exceptionnel de ce Matanais qui, au comble du succès, a su garder la tête froide et mettre sa renommée, son talent et ses qualités humaines au service de la collectivité.

    C'est pourquoi, Monsieur Rouleau, l'Université du Québec, sous le parrainage de l'Université du Québec à Rimouski, a la grande joie de pouvoir reconnaître votre remarquable contribution au développement des arts et de la culture en vous décernant sa plus haute distinction, le titre de docteur honoris causa.

    Recevez donc, cher Monsieur, au nom de toute la communauté, l'expression de notre sincère gratitude.

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    Allocution de M. Joseph Rouleau, O.C., O.Q.
    à l'occasion de la remise d'un Doctorat Honoris Causa
    de l'Université du Québec à Rimouski
    dans l'Église St-Jérôme de Matane
    le 10 novembre 2001

    M. Pierre Lucier, Président, Université du Québec
    M. Pierre Couture, Recteur, Université du Québec à Rimouski
    Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

    Me voici de retour à Matane. Ma dernière visite date de cinq mois. À cette occasion, on me faisait le grand honneur de donner mon nom au Complexe culturel de Matane. Cet honneur m'avait profondément touché.

    Je reviens donc dans ma ville natale aujourd'hui, 10 novembre 2001, afin de recevoir un doctorat honoris causa de l'Université du Québec à Rimouski et ceci, dans l'église où j'ai été baptisé. Baptisé ici, consacré Docteur ici. Y a-t-il quelqu'un de plus choyé et de plus chanceux que moi? Je ne le sais pas, mais sachez chers amis, que cette joie restera gravée dans ma mémoire pour le reste de mes jours.

    Lorsque le président de l'Université du Québec, Monsieur Pierre Lucier, m'a annoncé par téléphone le 29 août dernier, et me confirmait par lettre, le 30 août, que l'Assemblée des Gouverneurs de l'Université du Québec m'attribuait le titre de docteur honoris causa (D.h.c.), je vous avoue que je fus totalement surpris, et que j'ai éprouvé un grand sentiment de bonheur et de contentement. Tout mon être a vibré. Merci beaucoup.

    Ma jeunesse fut heureuse, autant mes études primaires à Pointe-au-Père, mes études classiques à Brébeuf que celles à l'Université de Montréal. Ce furent des années consacrées à ma formation académique et pendant lesquelles j'ai développé certaines habiletés dans les sports, le tennis, la crosse, la course à pieds, le hockey. Encore aujourd'hui je pratique et suis très sérieusement le monde du sport, j'y trouve des moments de tranquillité, de changement d'atmosphère et aussi de renouveau à la compétition. J'aime une équipe qui gagne ou au moins, qui fait tous les efforts pour gagner. C'est un principe que j'ai pratiqué durant ma vie artistique et administrative.

    À 17 ans, j'ai commencé à étudier le chant en ne pensant jamais à ce qui suivrait. Je me présentais à des concours amateurs mais j'avais un frère, Gontran, qui était mon organisateur. En attirant beaucoup de nos confrères du collège à la compétition, il amenait des votes, ça aidait pour gagner.

    Ces premières présences devant le public, dans les années 1947-48, me préparaient à pousser plus loin. Je me suis présenté à des concours plus sérieux et, chemin faisant, après avoir gagné le prix Archambault en 1949, j'ai pris la décision de tenter de faire carrière dans le chant. J'avais dit à mes parents : " Si je gagne ce concours, je vais mettre tous mes efforts pour réussir comme chanteur et, si à l'âge de 30 ans je n'ai pas réussi, je ferai autre chose. " Vous connaissez la suite autant que moi.

    Je me suis donc attaqué à devenir un bon musicien, et ceci s'est réalisé grâce à M. Wilfrid Pelletier qui m'ouvrit les portes du Conservatoire de Musique de Montréal, où je fus le premier élève en chant dans un Conservatoire qui n'avait pas de classe de chant. Ce n'est qu'en 1951 que M. Martial Singer est nommé professeur au Conservatoire à Montréal.

    Souvenez-vous qu'à cette époque, la télévision n'existait pas. Les Variétés lyriques, la Société Radio-Canada, CHLP, permettaient à un jeune chanteur de se produire. On avait quelques grands chanteurs qui nous donnaient l'exemple. Les Jobin, Gérard et, un peu plus tard, Simoneau, Alarie. Il n'y avait qu'une ou deux petites compagnies d'opéra. En particulier, l'Opéra National du Québec, dirigé par Edouard Woolley, qui avait été mon premier professeur de chant à Montréal, avec qui j'ai fait mes premières expériences sur la scène.

    À ce moment est arrivé la création des Jeunesses Musicales du Canada, œuvre gigantesque de Gilles Lefebvre. En 1951, j'ai donc fait ma première grande tournée de concert, accompagné de John Newmark, pour le mouvement des Jeunesses Musicales.

    En novembre 1952, je quitte pour l'Italie. Je passerai deux années à travailler ma voix et le répertoire d'Opéra. Ces années m'ont permis d'apprendre la langue italienne et j'ajoute avec plaisir que ma première fille, Diane, naissait le 26 octobre 1953 à Milan.

    À mon retour en 1955, je gagne un concours à New York qui me permets de faire mes débuts aux États-Unis dans la ville de New Orleans, en Louisianne. Suivra une audition pour Covent Garden en novembre 1956, et j'arrive ainsi à Londres, en Angleterre, en janvier 1957. Ce parcours, de 1947 à 1957, est la base de ma vie artistique et tout ce qui l'entoure.

    Les voyages dans les cinq continents, les compagnies d'opéra, les enregistrements, les récitals, les contrats avec orchestres, les festivals, les émissions de radio et de télévision, cette vie m'a permis de rencontrer beaucoup de gens merveilleux, d'avoir des collègues qui sont devenus de grands amis. Ce fut une belle vie.

    À mon retour au Canada, j'ai trouvé l'UQAM, où j'ai enseigné pendant 19 ans au Département de Musique. Ce fut aussi de très belles années dans l'enseignement et l'administration universitaires. Quels merveilleux collègues!

    Depuis douze ans, j'ai l'honneur d'être le président des Jeunesses Musicales du Canada. Cette grande période de ma vie m'a donné l'opportunité de me consacrer davantage sur la jeunesse, répandre le beau chez les jeunes, leur apporter de l'aide, les encourager, les supporter, leur faire aimer la musique, développer leur carrière. " La Jeunesse c'est notre Avenir! "

    En recevant ce doctorat honorifique, je voudrais le partager avec mes frères et sœurs, avec mes collègues, les artistes, avec tous mes partenaires des Jeunesses Musicales et sa Fondation, avec mes collègues de l'UQAM, avec mes trois enfants, Diane, née à Milan, Jessica et Marc nés en Angleterre, avec mes cinq petits-enfants et particulièrement avec mon épouse Renée qui, depuis 39 ans, par sa compréhension, son attention, son encouragement et son amour, m'a permis de faire des pas de géant et de finir gagnant.

    Quand je parle de " gagnant ", je me sers d'un adjectif qui réponds à ma pensée et à ma philosophie:

    Travail, Honnêteté, Persévérance, Humilité, Générosité,
    Saine Compétition, sont des actes qui permettent de réussir sa vie,
    Si on y met de la bonne volonté et de l'énergie
    Et que la chance nous sourit.

    Loin de moi, l'idée de gagner pour écraser. Au contraire, gagner pour aider, et aider pour gagner! À vous tous, merci!

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    28 novembre 2001
    2e édition du Colloque en ingénierie de l'UQAR
    L'ingénierie chez nous

    Où et quand ?
    Le Département de mathématiques, d'informatique et de génie de l'UQAR organise un colloque sur l'ingénierie, telle que vécue chez nous au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Les conférences seront présentées à l'amphithéâtre F-215 de l'UQAR, le mercredi 28 novembre 2001 en après-midi.

    Quoi?
    Des conférenciers experts dans leurs domaines prendront la parole, en provenance des PME et des grandes entreprises de l'Est du Québec et de la Côte Nord. Ils présenteront des exposés sur le profil de l'ingénierie en région et des conférences techniques sur des projets en ingénierie, entre autres dans les domaines des énergies renouvelables, des télécommunications, de la robotique et des transports.

    Également, lors d'une table ronde portant sur les carrières en ingénierie, des diplômés du programme de génie des systèmes électromécaniques de l'UQAR partageront leurs expériences de travail dans des domaines aussi variés que la transformation des produits forestiers, l'automatisation des procédés, la mécanique, l'industrie manufacturière, et bien plus !

    Pour qui ?
    Ce colloque permettra aux ingénieurs, techniciens, industriels, enseignants, étudiantes et étudiants du niveau collégial de l'Est du Québec et de la Côte-Nord, ainsi qu'aux étudiantes et étudiants de l'UQAR de découvrir ce qui les attend dans les prochaines années, ainsi que les perspectives d'emploi dans le domaine de l'ingénierie. Nous vous attendons !

    Visitez notre site internet :
    [www3.uqar.ca/dmig/colloque_nov2001.htm]

    ou communiquez avec nous :
    Caroline Dodier, auxiliaire d'enseignement
    418 723-1986 poste 1279 [caroline_dodier@uqar.qc.ca]

    Louis Bernier, auxiliaire d'enseignement
    418 723-1986 poste 1539 [louis_bernier@uqar.qc.ca]

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    SPPUQAR
    Deux étudiantes reçoivent des bourses pour leur militantisme

    Deux étudiantes de l'UQAR, Christine Pelletier, à la maîtrise en éducation, et Catherine Joly, au baccalauréat en communications (relations humaines), viennent d'obtenir chacune une bourse de 2500 $ du Syndicat des professeures et professeurs de l'Université.

    Chaque année, le Syndicat remet un montant total de 5000 $ en bourses d'études pour souligner le militantisme et la contribution sociale des étudiants qui fréquentent l'UQAR.

    Christine
    L'engagement personnel dans la société, Christine Pelletier connaît ça. À l'école Paul-Hubert, elle avait fait du bénévolat, avec le groupe d'entraide Rescousse, pour contrer le problème du suicide chez les jeunes. Au Cégep, elle a été un membre actif du club écologique, les Verts solidaires, participant à diverses campagnes de sensibilisation. À l'UQAR, elle s'est intéressée à des questions comme l'intégration sociale, la santé mentale et la pauvreté. Elle a aussi donné un coup de main à la Fondation Pro-Jeune-Est, pour aider des élèves du primaire à mieux faire leurs devoirs. Christine a collaboré à l'organisation de la Marche mondiale de femmes, en l'an 2000.

    Depuis mai 2000, elle est présidente du Conseil d'administration de la Maison des femmes de Rimouski. " Mon implication m'amène à participer à la gestion de la vie interne, à la préparation de projets, à la recherche de financement, à la représentation de l'organisme auprès de diverses instances et à être porte-parole de l'organisme. " Elle fait aussi partie du Conseil d'administration du Comité Logement Rimouski-Neigette, pour la défense des droits des locataires. Enfin, elle est membre du Comité de programmes d'études avancées en éducation.

    Catherine
    Catherine Joly a aussi commencé très jeune son militantisme, à 17 ans, dans une maison en phase terminale du Sida. " C'est là que j'ai développé le goût pour le partage, le don de soi et l'implication sous toutes ses formes. " Après ses études collégiales, elle se lance dans un projet de coopération internationale en Bolivie, en radio communautaire, avec le CECI. En revenant, elle commence ses études à l'UQAR, mais n'oublie jamais le bénévolat : d'abord dans le milieu de la réhabilitation devant l'alcoolisme et la toxicomanie, ensuite au Centre de prévention du suicide et de l'intervention de crise, et, l'été dernier, à la Société Alzheimer du Québec.

    " La délinquance, la criminalité et la santé mentale, voilà mon milieu d'intervention pour l'avenir. " Catherine prépare d'ailleurs pour les prochains mois un projet de prévention de la violence en milieu scolaire, cette fois au Chili.

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    Gilles Couture
    Motivation et mobilisation du personnel

    Il ne faut pas se tromper : la motivation des employés et la mobilisation du personnel sont deux concepts et deux approches différentes. La motivation s'adresse aux personnes, individuellement, alors que la mobilisation s'adresse au groupe, à l'équipe, dans le partage d'objectifs communs.

    " Pour mobiliser le personnel, il faut un projet d'entreprise, un projet partagé par l'ensemble du personnel et il faut aussi que chacun y trouve son compte ", affirme le professeur Gilles Couture, qui a donné une conférence devant les membres de la Chambre de commerce de Rimouski, le 7 novembre dernier.

    " Une organisation, une entreprise ça ne pense pas, ça ne prend pas de décisions, ça ne parle pas ", constate le professeur. " Ce sont les personnes qui composent les organisations qui le font et qui sont responsables du succès ou de l'échec de celles-ci. " Elles constituent ainsi l'actif le plus important et le plus déterminant de toute organisation. Dans ce contexte, un employeur doit non pas se demander comment extraire le maximum des employés, mais plutôt : que faut-il faire pour que les employés acceptent volontairement de contribuer au maximum à l'atteinte des objectifs de l'organisation?

    La motivation durable ne vient pas de l'extérieur des personnes, mais des personnes elles-mêmes (auto-motivation). Elles sont motivées lorsque leur travail a un sens, qu'elles sont impliqués dans celui-ci, qu'elles y croient, qu'elles s'y identifient et qu'elles sont engagés envers leur organisation. " En fait, il faut trouver les moyens de ne plus avoir à motiver les employés. " C'est l'auto-motivation qui génère l'autonomie, la créativité, la prise de responsabilité et l'originalité. Et quelles sont les valeurs que les employeurs doivent cultiver pour mériter cette auto-motivation? Le respect, la considération, l'écoute, la délégation, la reconnaissance et surtout la confiance.

    Chez les gestionnaires d'entreprise, signale Gilles Couture, il y a le style Bison et le style Oie. Chez les bisons, on retrouve un chef qui dirige et les autres qui le suivent aveuglément. Si un chasseur astucieux réussit à conduire le chef des bisons vers un précipice, tous les autres bisons tomberont dans le même piège. Vous savez ce qui est arrivé aux bisons?

    Chez les oies, on vole en formation, en pointe de flèche : on travaille en équipe. Les individus se relaient à la tête du groupe, pour limiter la fatigue : on partage le leadership. Une oie malade ou faible qui doit quitter le groupe est accompagnée par au moins une autre oie pour la protéger : on s'entraide.

    On ne peut pas s'attendre à ce que les employés soient engagés envers l'organisation si celle-ci ne l'est pas envers ses employés. [M.B.]

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    Concours
    Les Fées sont occupées
    (Les sorciers peuvent participer)

    Le Prêt d'Honneur vient de lancer son concours d'écriture " Les fées sont occupées ". À l'Université du Québec à Rimouski, quatre bourses sont offertes, deux pour les étudiants et étudiantes en Littérature et deux pour ceux des Autres disciplines. Outre ces quatre bourses (de 200$ et 300$), le meilleur texte universitaire recevra une bourse supplémentaire régionale de 250$. Un étudiant de l'UQAR gagnera donc une somme de 550$.

    Il s'agit de préparer un ESSAI ou une NOUVELLE, de 700 à 1100 mots, dactylographié à double interligne et produit en double exemplaire. Il faut avoir moins de 30 ans et être étudiant à plein temps sur le campus rimouskois de l'UQAR ou étudier dans le Bas-Saint-Laurent. Les professeurs de lettres et les responsables de programmes et de départements ont reçu des dépliants explicatifs incluant le coupon d'inscription. Vous pouvez aussi faire connaître votre intention de vous inscrire en communiquant par Internet à l'adresse [pheq@globetrotter.net].

    Les bourses seront remises en mars 2002 et un recueil des textes gagnants est publié à cette occasion. Les recueils des dernières années sont disponibles à la Société nationale de l'Est du Québec, pour un coût minime.

    " Les fées sont occupées ", ce peut être aussi un sorcier avide d'écrire ce qui occupe le temps en dehors de tout ce qui est notre quotidien obligé. Il s'agit donc d'un appel à sortir des sentiers battus ou des obligations pédagogiques pour s'attarder à raconter des rêves, des fantaisies, des élans du cœur. Inscrivez-vous avant le 30 novembre 2001 pour avoir amplement le temps de produire votre texte pour le 30 janvier 2002.

    Voyez votre professeur de lettres, votre responsable de programme ou de département ou contactez le Prêt d'Honneur de l'Est du Québec (723-9259).

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    UQAR-campus de Lévis
    Taux de succès de 100% aux examens CMA

    100% des étudiantes et des étudiants de l'UQAR au Campus de Lévis, qui se sont inscrits pour une première fois à l'examen d'admission CMA (Ordre des comptables en management accrédités du Québec) de juin 2001, ont réussi l'examen, c'est-à-dire 9 étudiants sur 9. Dans le but de reconnaître publiquement cette performance, une cérémonie a été organisée au campus de Lévis .

    Mme Julie Gauthier, coordonnatrice à la clientèle étudiante à l'ordre des CMA, et M. Pierre Bouchard, de la section Québec de l'Ordre des CMA, étaient présent pour l'occasion. Ils ont félicité ces diplômés pour leur réussite aux examens CMA en compagnie de MM. Robert Paré, directeur du campus, Michel Légaré, directeur du programme en sciences comptables, et de Jules Bouchard, professeur.

    Des étudiants de 1ère, 2e et 3e années au baccalauréat en sciences comptables étaient aussi présents à la rencontre pour échanger avec ces diplômés sur leur expérience aux examens CMA, sur leur recherche d'emploi, et sur leurs projets de carrière. Au moment où nous avons rencontré ces étudiants, tous occupaient un emploi.

    Si l'on se fie à la mémoire collective du campus de Lévis, depuis que l'UQAR offre le baccalauréat en sciences comptables à Lévis, le taux de réussite aux examens CMA a toujours été de 100% pour les étudiants qui ont suivi les cours de bachotage.

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    Musique, humour, danses
    Les Talents de l'UQAR 2002

    Le recrutement pour le spectacle variété " Les Talents de l'UQAR 2002 " est commencé. Viens t'inscrire aux Services aux étudiants, au local E-105. Le spectacle aura lieu le 4 avril 2002. Un kiosque d'information se tiendra le mardi et jeudi, 13 et 15 novembre prochain à l'atrium, de 11h30 à 13h. Saisis la chance de réaliser un vieux rêve : t'exprimer sur une scène devant un public qui est là pour toi!

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