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En cette fin de siècle, nous sommes frappés par les effervescences passagères et par l’impermanence des choses, affirme Michel Maffesoli. D’abord, on assiste dans tous les domaines à des condensations d’énergie, d’excès, d’intensité. Ensuite, tout passe, tout casse, tout lasse! (Les exemples sont nombreux dans le monde de la politique, du spectacle, du sport ou de la consommation...) Pour mieux comprendre cette réalité sociale, il faut trouver les mots adéquats, prendre acte de ce qui est vraiment et agir en conséquence. Nos outils d’analyse sont dépassés? Il est nécessaire d’inventer une sociologie du sensible.
Michel Maffesoli fait partie de ces grands intellectuels français qui refont le monde dans un discours percutant, qui nous bousculent dans nos croyances, qui nous sortent des ornières bien tracées. Une grande érudition. Des comparaisons constantes avec les cultures d’hier et d’ailleurs. Une parole raffinée et provocante. Maffesoli met le doigt sur ces petites métamorphoses qui transforment le monde actuel et qui nous laissent entrevoir l’ambiance du prochain siècle. L’écrivain a donné une conférence à l’UQAR le 30 septembre dernier, à l’invitation du Module de sociologie.
Dans sa boule de cristal, Maffesoli voit le retour de Dionysos, dieu grec du vin, du délire et de l’extase. N’y a-t-il pas de nos jours un retour à des valeurs primitives comme le partage des passions, un enivrement des sens? N’y a-t-il pas un attrait pour le désordre fécond, une curiosité pour ce qui se fait et ce qui se dit autour de nous et ailleurs, dans le bouillonnement incessant des cultures?
«Les jeunes ne se reconnaissent plus dans nos valeurs moralistes», constate le conférencier. Plusieurs rejettent la modernité cartésienne, la vie toute organisée d’avance. On assiste donc à une fragilisation des institutions et des idéologies. La citoyenneté, la famille, l’école, la démocratie: l’indifférence et le cynisme règnent par rapport à ces valeurs, comme si ça ne voulait plus dire grand chose. Comme si autre chose était en jeu.
Les valeurs qui ont une popularité grandissante sont d’un autre ordre, selon Maffesoli. Elles s’inscrivent dans une espèce de vagabondage multiforme qui accueille le non-rationnel, l’aventure, le mystique. Les nouvelles forces vives agissent selon une manière d’être qui est plus instinctive, nomade, bohémienne. La mode est aux pèlerinages touristique ou religieux, aux errances, à l’accueil de l’étranger et de l’étrange, au butinage sexuel, à une réaffirmation des manières de parler, de manger, de s’habiller. Nos identités sexuelles ou idéologiques sont ambiguës, nos sensibilités à différentes causes se succèdent et se confrontent, selon l’humeur du moment. Tout ce bricolage idéologique représente un phénomène propre au tribalisme contemporain, constate l’auteur.
Pour plusieurs, le souci de vivre le présent est essentiel, et on se fout finalement d’un avenir qu’on ne connaît pas... Maffesoli raconte qu’il n’a pas été surpris de lire un récent sondage de La Presse, à Montréal, qui disait que 76 % des jeunes se considèrent optimistes face à l’avenir. On vit avec un certain plaisir l’instant éternel, l’intensité du moment. Ce qui n’empêche pas ce monde d’être cruel, parfois tragique. Les plaisirs éphémères sont souvent suivis par la gueule de bois, face à la dureté du réel. Le rire fuse, mais la détresse n’est jamais loin.
Ces valeurs émergeantes sont encore marginales, agaçantes, contestées, incomprises. Mais, explique-t-il, l’Histoire nous montre parfois que se sont les auteurs maudits d’un siècle qui deviennent les valeurs sûres et acceptées par tous au siècle suivant. Le marginal ouvre des portes. Pour faire une bonne analyse, la sociologie doit être plus qualitative, davantage attentive aux modes, au corps, aux arts, afin de mieux comprendre ce monde plus fluide et multiforme. Trop de statistiques sont déjà désuètes dès leur parution…
Éducation
Et l’enseignement? Dans le contexte actuel, lance Maffesoli, l’attitude éducative risque d’être bientôt complètement dépassée… «Éduquer» signifie, selon l’origine étymologique, de tirer quelqu’un de l’animalité pour arriver à l’individualité, à l’humanité. C’est de remplir un creux, souvent au mépris de l’enfant. Dans ce sens, l’éducation a tendance à marginaliser les individus.
Peut-on encore enseigner alors? De plus en plus, il faudrait créer une place pour «l’initiation». L’apprentissage, dans une attitude initiative, fait appel aux aspects ludiques et imaginaires. Il fait ressortir le trésor que chacun possède en soi, il reconnaît les qualités de chacun. Et il affirme que l’enfant a aussi ses capacités propres, qui valent bien les nôtres. «L’initiation, c’est de partager, d’accompagner. L’éducation, c’est d’imposer», résume le conférencier.
Michel Maffesoli observe finalement que la valeur la plus encourageante qui surgit de tout ce brassage, c’est un certain réenchantement du monde. Il faut accorder confiance à ces nouvelles valeurs, dit-il: il y probablement «une raison interne aux gens et aux choses».
À surveiller
Cette conférence était la première d’une série d’activités que prévoit organiser le Module de sociologie au cours de l’année, dans le cadre des Rendez-vous de la sociologie. À la prochaine!
M. Daniel Delisle, étudiant au doctorat en océanographie à l’UQAR, a reçu le 17 septembre dernier, la bourse de la Fondation Louis-de-Gonzague-Gagnon, attribuée par le Club Rotary de Mont-Joli. Il s’agit d’une bourse de 3000 $ remise annuellement à une étudiante ou à un étudiant au doctorat en océanographie. La présentation de la bourse s’est déroulée à la résidence Reford des Jardins de Métis, devant 37 membres du Club Rotary.
Les critères qui permettent d’obtenir cette bourse sont les suivants : présenter un excellent dossier scolaire, avoir la citoyenneté canadienne, être inscrit au doctorat en océanographie et avoir complété le Séminaire II. Les candidats doivent démontrer un intérêt pour l’application des recherches dans le milieu régional. En ce qui le concerne, M. Delisle avait choisi le cas des Îles-de-la-Madeleine pour ses travaux de maîtrise, qui portaient sur l’évaluation de l’érosion des rivages à partir de données par satellite. Il a d’ailleurs appliqué la même méthode à la région du Nil, en Égypte, pour son doctorat.
Devant les membres du Club Rotary, Daniel Delisle a fait une brève présentation de son sujet de thèse.
L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a accordé deux bourses d’études de 3000 $ chacune à une infirmière et à un infirmier de Rimouski qui font présentement des études à l’UQAR. Les récipiendaires, Marie-Isabelle Desrosiers et Michel Caron, se sont distingués par leur rendement académique et professionnel exceptionnel. Marie-Isabelle est en deuxième année du baccalauréat alors que Michel entreprend sa troisième année.
Rappelons que l’OIIQ décerne chaque année des bourses d’études afin d’encourager ses membres qui veulent poursuivre des études de 1er, 2e ou 3e cycles à temps complet, dans le domaine des sciences infirmières. Pour l’année 1998-1999, l’Ordre a octroyé 170 000 $, qui se répartissent ainsi : huit bourses de 10 000 $ à des membres inscrits à la maîtrise ou au doctorat et trente bourses de 3000 $ pour ceux et celles inscrits à des études de 1er cycle (certificat au baccalauréat).
Depuis le rapport Parent, dans les années 1960, le système d’éducation au Québec avait peu changé. Mais la vaste réforme qui est en cours depuis 1996, à tous les niveaux scolaires, transformera en profondeur le monde de l’éducation.
Le 25 septembre dernier, devant près de 250 étudiants et étudiants de l’UQAR, surtout en sciences de l’éducation, la ministre de l’Éducation du Québec Pauline Marois est venue expliquer les grandes lignes de la réforme qu’elle pilote. Elle était accompagnée de deux députées de la région, Solange Charest et Danielle Doyer.
À l’automne 1996, la ministre Marois recevait les recommandations des États généraux sur l’éducation, suite à une vaste consultation publique à travers le Québec. Diverses réformes ont donc été entreprises depuis ce temps. Les enfants de cinq ans se rendent maintenant à la maternelle à plein temps. Au primaire et au secondaire, une importante révision de ce qui s’enseigne (le curriculum) a permis de mettre l’accent sur l’acquisition de l’essentiel : savoir lire, écrire et compter, apprendre une deuxième ou une troisième langue, s’initier aux fondements scientifiques.
Une campagne de valorisation de la formation professionnelle et technique a été élaborée afin de redonner des lettres de noblesse à ces programmes de niveau secondaire. La campagne vise ainsi à augmenter le nombre de jeunes qui fréquentent ces programmes, mettant à profit leur intelligence concrète et pratique. «Ils ont du potentiel, la société a besoin d’eux, mais ils décrochent trop souvent», affirme la ministre.
L’école montréalaise attire aussi l’attention de Mme Marois.
Il y a dans certaines écoles de la métropole un besoin d’intégration
des nouveaux arrivants et une concentration de pauvreté qui représentent
des défis énormes.
Universités
En ce qui a trait aux cégeps et aux universités, le rehaussement du taux de diplomation des étudiants constitue un objectif à atteindre, considérant les exigences élevées d’une société axée sur le savoir.
Mme Marois a signalé qu’elle compte revenir dans la région, probablement en novembre, lors qu’une consultation publique sur les universités. Le questionnement sur les universités portera notamment sur l’encadrement des étudiants et sur l’équilibre entre la recherche et l’enseignement.
La ministre a exprimé sa fierté à propos des changements qui ont eu lieu dans la formation des maîtres. Selon elle, les nouveaux programmes, qui s’étendent sur quatre années et qui donnent une place importante aux stages pratiques, formeront des intervenants mieux adaptés aux réalités complexes de l’école.
Autre dossier important dans la réforme du système : la formation continue, qui permet de répondre à des besoins variés, allant de l’alphabétisation d’une clientèle adulte jusqu’à la formation pointue dans un domaine spécialisé. Cela nécessite la participation des institutions de tous les niveaux d’enseignement.
Endettement
La question de l’endettement des étudiants, au terme de leurs études, est préoccupante pour plusieurs. La ministre Marois fait remarquer qu’il est possible maintenant d’étaler les remboursements sur une période plus longue, lorsqu’une personne fait face à une situation financière difficile. «Plutôt que de faire faillite, il y a des arrangements possibles, explique-t-elle. Je vous invite à aller voir les responsables de l’aide financière.»
À la caisse populaire Desjardins de Rimouski, l’une des responsables des prêts étudiants, Mme Claudette Saint-Laurent, considère qu’il survient moins de faillites d’étudiants aujourd’hui, si l’on compare avec la situation d’il y a quatre ou cinq ans. Le programme actuel permet effectivement de différer le remboursement des prêts de six mois en six mois, au delà de la période normale de 10 ans, ce qui donne une marge de manœuvre plus grande pour ceux et celles qui ont des problèmes financiers temporaires.
Sur cette question, la ministre Marois annonce aussi qu’en décembre, un rapport très attendu sera déposé : il analysera la valeur d’un système de remboursement proportionnel aux revenus.
Bourses du Millénaire
La ministre a écorché au passage le projet du gouvernement fédéral de lancer son programme des Bourses du Millénaire, malgré les mises en garde de tous les intervenants en éducation au Québec. Selon elle, c’est un projet qui vient déstabiliser le programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec, qui est l’un des plus valables au Canada. Au Québec, les frais de scolarité universitaires sont d’environ 1600 $ par année alors qu’ils s’élèvent à plus de 2000 $ ailleurs au Canada. Aussi, l’endettement des étudiants est moins grand au Québec que dans les provinces anglophones. Le programme des Bourses du Millénaire pourra peut-être s’ajuster à la situation des provinces anglophones, mais il ne fera, dit-elle, que dédoubler le système québécois, avec une coûteuse gestion.
Enfin, Mme Marois a affirmé qu’un comité de travail réunissant des intervenants en santé et en éducation étudie présentement la question de l’utilisation du Ritalin chez les enfants en classe. Devant la controverse que suscite l’abus de ce médicament, le comité devra proposer un cadre d’action et des balises à respecter.
M.B.
Au nom de son entreprise, M. Jacques Bégin, ing., vice-président et directeur général de la compagnie Cogéco Câble Canada inc., de Trois-Rivières, a remis dernièrement à la Fondation de l’UQAR, un premier versement de 10 000 $ sur un engagement de 50 000 $ qui sera versé au cours des cinq prochaines années. M. Bégin a remis le premier versement en présence de Mme Denise Banville, directrice de la Fondation et du recteur de l’UQAR Pierre Couture. Rappelons que la Fondation de l’UQAR recueille des fonds pour offrir des bourses d’excellence aux étudiantes et étudiants et pour contribuer au développement de l’enseignement et de la recherche universitaire dans la région.
M. Oleg Stanek, professeur au Département de mathématiques, informatique et génie de l’UQAR et membre du GRIDEQ, a été nommé membre du Conseil d’administration de la Grande Bibliothèque du Québec, pour un mandat de cinq ans. Il fera partie de la douzaine de personnes qui, sous la direction de Mme Lise Bissonnette, ex-directrice du Devoir, guideront ce vaste projet qui pourrait devenir, dans les prochaines années, un véritable bateau-amiral de la culture québécoise.
Implantée à Montréal, près de l’UQAM, la Grande Bibliothèque du Québec aura pour mission «d’offrir un accès démocratique à la culture et au savoir et d’agir, à cet égard, comme catalyseur auprès des institutions documentaires québécoises, contribuant ainsi à l’épanouissement des citoyens».
«Le projet équivaut, toute proportion gardée, à la Bibliothèque Nationale de France, explique M. Stanek. Tous les livres qui sont publiés au Québec s’y retrouveront. La Bibliothèque Nationale du Québec fournira automatiquement l’un des deux documents qu’elle reçoit de tout ce qui se publie au Québec. La collection de la Bibliothèque centrale de Montréal y sera intégrée. Et surtout, la nouvelle bibliothèque aura un rôle moteur à jouer auprès de l’ensemble des bibliothèques à travers le Québec. Elle développera des activités concernant l’information culturelle, l’autoroute informatique, la consultation à distance, le prêt de livres, la phonothèque, etc. Le projet s’adresse à tous les Québécois. Il y a une volonté de desservir l’ensemble de la population, et pas seulement la métropole.»
En compagnie de M. Stanek, les autres personnes qui ont été nommées récemment au C.A. de la Grande Bibliothèque sont : Irène Whittome (Université Concordia), Lise Cloutier (Commission scolaire de Montréal), Daniel Langlois (Terra Incognita), Réjean Savard (Université de Montréal) et Jacques Desautels (Université Laval).
Oleg Stanek enseigne à l’UQAR depuis 1972. Professeur de mathématiques, il donne des cours dans les programmes en développement régional et il participe aux activités du GRIDEQ (Groupe de recherche et d’interventions en développement régional de l’Est du Québec).
Un spécialiste français du développement des nouvelles technologies, M. Michel Debord, était en visite dans le Bas-Saint-Laurent du 22 au 25 septembre dernier. En plus de rencontrer des représentants du GRIDEQ de l’UQAR, il a pris contact avec des intervenants régionaux, à Rimouski et à Trois-Pistoles, dans divers domaines (forêt, santé, développement rural, gouvernement, éducation). Il voulait voir comment se développe l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) dans une région comme la nôtre et aussi, sonder le terrain pour de possibles collaborations entre sa région et la nôtre.
M. Debord est chef du projet Téléparc, dans le Département de Gers (sud-ouest de France). Il travaille dans le cadre d’un vaste programme européen d’informatisation des régions, le RISI (Regional Information Society Initiative). Vingt-deux régions pilotes (dont la sienne) ont été sélectionnées, par la Commission européenne, à travers 15 pays européens. L’objectif est d’intégrer ces régions, pour la plupart rurales, dans le concept de société de l’information, en particulier dans ce qui touche le développement régional et la politique de l’emploi. Les efforts portent sur le développement d’un consensus et d’un partenariat entre les acteurs clés de la région afin de définir une stratégie face aux défis futurs.
L’informatisation de la société française se fait à un rythme accéléré depuis quelques années. Et plusieurs signalent l’importance de créer des liens favorisant les échanges entre tous les secteurs d’intervention. Le réseau Internet, puisqu’il réduit considérablement la contrainte des distances dans les communications, offre de belles possibilités d’échanges entre les régions rurales de l’univers francophone. Ces régions partagent des réalités et des problèmes qui se ressemblent. Elles mettent au point des innovations et des services qui peuvent être utiles aux autres. Place à de nouveaux ponts!
Après 32 ans de carrière dans l’enseignement, Émilien Caron, un jeune retraité dans la cinquantaine, a décidé cette année de faire un retour aux études à temps complet, en administration. Il partage donc ses journées principalement avec des jeunes d’à peine 20 ans : cours, travaux, discussions, pauses-café. «Ça se déroule très bien», affirme-t-il.
Émilien Caron a enseigné les mathématiques toute sa vie, presque tout le temps à la Polyvalente de Mont-Joli, de 1966 à 1997. Il a donc contribué à former des centaines de jeunes. Il en croise encore certains à l’occasion.
Lorsqu’il enseignait, il arrivait à M. Caron de s’inscrire à des cours à temps partiel offerts par l’UQAR. «J’ai toujours trouvé important de rester à l’affût des nouveautés, de participer à des sessions de perfectionnement», explique-t-il.
L’an dernier, voilà la retraite qui arrive! «Depuis longtemps, je me disais que le jour où je me retirerai de l’enseignement, je pourrais faire des études en administration. J’ai un intérêt pour les questions qui touchent la gestion, la fiscalité, les impôts. Pourquoi ne pas en apprendre davantage là-dessus?»
L’adaptation se fait très bien. «Je connaissais déjà quelques personnes dans l’Université. Je sais à quelles portes frapper quand j’ai besoin de quelque chose. J’arrive à bien organiser mon horaire de travail. Alors, tout va bien jusqu’à maintenant.»
Les autres étudiants ont très bien accueilli Émilien Caron. «Ils sont d’abord un peu surpris, constate-t-il. Ils me trouvent très motivé de faire ainsi un retour aux études. Mais je me considère bien accepté par le groupe. Le dialogue est bon. Certains viennent me voir pour des conseils. J’ai quand même un peu d’expertise, et ça me fait plaisir de partager avec les autres.»
Il poursuivra donc ses études à temps complet au cours des trois prochaines années. Et après? «J’aimerais bien m’occuper de la direction d’une école ou bien lancer ma propre entreprise. On verra.» Bonne chance M. Caron!
MB