
Une étudiante au doctorat en océanographie de l’UQAR, Lucie Lefrançois, de Matane, a été nommée membre du Conseil d’administration du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).
C’est la première fois, dans l’histoire du CRSNG, qu’une personne siège à cette table à titre de représentant des étudiants. Ce n’est que récemment en effet que le Conseil a décidé d’accorder un siège aux étudiants inscrits aux études avancées.
Organisme prestigieux, le CRSNG a le mandat de promouvoir et de soutenir la recherche dans le domaine des sciences naturelles et du génie à travers le Canada (à l’exclusion des sciences de la santé). Son Conseil d’administration, composé de 21 membres choisis d’après leurs compétences et leur leadership, supervise différents comités qui s’occupent d’attribuer, au mérite, les bourses d’études et les subventions de recherche. Le CSRNG accorde chaque année un appui à plus de 8700 chercheurs et à quelque 9600 étudiants gradués et stagiaires postdoctoraux.
Un défi
« À l’UQAR, je suis déjà membre du Comité
de programme en océanographie, raconte Lucie, et ça me plaît.
C’est la direction de l’Université et la directrice de mon programme
qui m’ont informée que le CRSNG cherchait des candidats étudiants.
J’ai décidé de postuler, et j’ai été choisie.
»
Pour un mandat de trois ans, elle pourra donc assister aux trois réunions annuelles du Conseil, à travers le Canada. « Ça me permettra de voir le fonctionnement d’un organisme important, de participer à de grandes décisions d’orientation et de gestion, et surtout, d’aider le CRSNG à mieux comprendre les besoins des étudiants. J’ai aussi à cœur de contribuer à la promotion et à la vulgarisation des sciences, de façon soutenue, auprès de différents publics. Je pense que ce sera une belle expérience pour moi, une occasion de comprendre d’autres visions de la recherche. »
Après ses études collégiales à Matane, Lucie a obtenu un baccalauréat en chimie de l’Université de Sherbrooke et une maîtrise en océanographie de l’UQAR (en 1998). Pour sa maîtrise, elle a appliqué une méthode d’évaluation de certains composés chimiques dans des milieux lacustres et marins. Ces recherches lui ont procuré des collaborations avec des chercheurs provenant de Québec (INRS-eau), de Montréal (McGill) et des États-Unis (Delaware).
Au cours de ses études à l’UQAR, Lucie Lefrançois a obtenu des bourses du FCAR, une bourse d’excellence de l’UQAR et une bourse du Groupe de recherche en environnement côtier (GREC).
Bravo Lucie!
Le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, et le président de la Table maricole, M. André Dubois, ont annoncé la nomination de M. Jean-Yves Joannette à titre de coordonnateur de la Table maricole.
La mariculture, c’est l’élevage d’organismes comme les mollusques, les crustacés et les poissons en milieu marin. Ainsi, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et la Gaspésie et les Îles sont toutes des régions qui pourraient bénéficier de développement dans ce domaine.
Une Table maricole a été créée au Québec pour favoriser la mise en place de conditions propices à l’émergence d’entreprises maricoles et au développement de la mariculture. Ces conditions sont d’ordres technique, financier et réglementaire.
Dans ses nouvelles fonctions, M. Joannette travaillera à cet objectif en concertation avec les partenaires du secteur (gouvernements, régions, entreprises et institutions). L’UQAR constitue l’un de ces partenaires.
La création de ce poste fait suite à une entente entre l’UQAR et la Table maricole par laquelle l’Université et le MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) assurent conjointement un soutien au développement de la mariculture.
Jean-Yves Joannette allie une solide expertise des pêches et de l’aquiculture en plus de bien connaître les régions maritimes. Il a exercé divers emplois dans la Fonction publique, notamment dans le développement régional et dans le domaine des pêches et de l’aquiculture, ainsi que dans le secteur privé.
M. Joannette a maintenant un bureau au local E-412 de l’UQAR. On peut le rejoindre au numéro 723-1986 poste 1431 ou par courrier électronique [jean-yves_joannette@].
L’étudiante Manon Massé vient de recevoir, de la Fondation Rotary International, une bourse de 23 000 $ US qui lui permettra d’aller passer une année à Édimbourg, en Écosse. Sur le point de terminer ses études de maîtrise en océanographie à l’UQAR, Manon ira compléter, au pays des lochs et des kilts, une année d’études avancées en géologie pétrolière, dans le programme « Natural Environment » offert par l’Université d’Édimbourg.
Manon est originaire de la région de Victoriaville (Saint-Samuel). Elle a fait ses études collégiales dans cette ville, en sciences pures. En 1992, elle décide de venir étudier à Rimouski, en géographie, avec un cheminement en environnement marin. « J’ai toujours voulu travailler près du monde maritime », explique-t-elle.
Après son baccalauréat, elle s’oriente donc tout naturellement vers l’océanographie. Non sans avoir vécu auparavant, pendant une année, une aventure hors de l’ordinaire : enseigner l’anglais dans une école de la Corée du Sud. « Ça développe beaucoup le sens de l’adaptation », précise Manon, comme pour faire un condensé d’une année intense et dépaysante.
L’hiver dernier, elle voit une annonce du Club Rotary International qui invite les étudiants universitaires à faire des stages d’études à l’étranger. Le Club Rotary dispose d’un généreux fonds pour encourager les échanges culturels. Chaque année, le District 7790 du Rotary, qui regroupe des clubs locaux de tout le Nord-Est de l’Amérique du Nord, offre deux bourses d’études.
Louis Bellavance, du Club Rotary de Rimouski, ajoute : « le Club met beaucoup l’accent sur les liaisons entre les différents peuples. Nous voulons que les gens se connaissent mieux. Les étudiantes et étudiants qui obtiennent des bourses doivent avoir une forte personnalité, s’exprimer avec aisance. Ils deviennent des ambassadeurs de leur milieu dans une autre région du monde. » Manon devra donc, durant son périple écossais, rencontrer des intervenants locaux, faire de petites conférences sur son coin de pays et sur ses projets professionnels. Joviale et fonceuse de nature, cela de lui fait pas trop peur.
À Édimbourg, dans le cadre des ses études qui se termineront en septembre 2000, elle participera pendant cinq mois à un projet de recherche qui porte sur l’exploration du pétrole en milieu marin. « J’aimerais bien travailler dans le domaine pétrolier plus tard », reconnaît Manon.
Manon estime que la formation spécialisée qu’elle obtiendra en Écosse sera un excellent complément à sa formation à l’UQAR, où elle a justement orienté ses travaux dans le domaine de la géologie marine, avec le professeur Bernard Long.
Les personnes qui désirent plus d’informations sur les bourses d’études Rotary peuvent consulter le site Web [Rotary.org], au point : Ambassadorial Scolarships.
Bon voyage Manon !
L’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine a remis le prix Innovation clinique à Mme Ginette Dubé, une diplômée de l’UQAR en sciences infirmières, pour son projet intitulé « L’asthme, une maladie qui se maîtrise ».
Le projet de Mme Dubé a été mis au point dans le cadre de ses études à l’UQAR. Il s’agit d’un exemple concret de la contribution des infirmières à l’amélioration des soins et des services de santé dispensés à la population. Il permet aux personnes asthmatiques de recevoir des soins efficaces, de faciliter la distribution des médicaments et d’apporter des correctifs à leur environnement. Ce qui a pour effet d’améliorer leur qualité de vie et de diminuer l’anxiété causée par leur maladie.
L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui affecte 5 à 10% de la population de tout âge et de toute condition. Environ 12 000 personnes en sont affectées dans le Bas-Saint-Laurent. Selon le Réseau québécois d’enseignement sur l’asthme (RQEA), 7 millions $ pourraient être économisés chaque année si seulement la moitié des asthmatiques recevaient un enseignement adapté à leur état. Il n’existait jusqu’à maintenant aucun centre d’enseignement pour ce type de clientèle à Rimouski et très peu d’infirmières avaient reçu la formation du RQEA. Cet état de fait a incité Ginette Dubé, infirmière à l’Unité de médecine familiale, à concevoir un programme de formation pour les infirmières travaillant dans les CLSC afin d’uniformiser l’enseignement donnée à la clientèle asthmatique.
« Au cours des sessions de formation, explique Mme Dubé, nous revoyons la définition de l’asthme, ses symptômes, les diagnostics, les facteurs déclenchants, les moyens efficaces pour assainir l’environnement, la médication utilisée, etc. À la suite de cette formation, l’infirmière peut identifier plus rapidement les manifestations de l’asthme chez une personne, évaluer son état de santé et apporter les correctifs techniques ou environnementaux qui s’imposent. »
Les démarches effectuées par différents professionnels de la santé, incluant des infirmières du Centre hospitalier régional de Rimouski (CHRR), pour la création d’un centre d’enseignement pour l’asthme à Rimouski, ont porté fruit. Le conseil d’administration du CHRR a approuvé sa création en mars dernier. Le programme de formation proposé par Mme Dubé est maintenant utilisé pour former des agents multiplicateurs parmi les infirmières du CHRR et dans d’autres points de service (CLSC, Polyvalente Paul-Hubert, CLSC Mont-Joli).
M. Yves Girard, directeur régional de 3M soins de santé, exprime la fierté de 3M de commanditer le concours Innovation clinique. « Nous trouvons important, dit-il, de soutenir le processus de développement continu dans le milieu des soins de santé ».
Les projets soumis à ce concours doivent répondre à des critères comme : être nouveau et original en regard de la pratique clinique des soins infirmiers sur le plan régional ou à l’échelle provinciale; démontrer la créativité et le leadership des infirmières; établir la contribution professionnelle des infirmières en matière de soins dans le contexte actuel des services de santé; avoir eu des effets tangibles sur la qualité des soins infirmiers dispensés, etc.
Le Grand Prix Innovation clinique, sélectionné parmi les prix régionaux, sera décerné par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec à l’occasion de son Congrès annuel qui aura lieu du 7 au 9 novembre, à Montréal.
Mme Marjolaine Péloquin, étudiante à l’UQAR à la maîtrise en éducation (intervention éducative en milieu régional), a mérité la Bourse de 5000 $ du Syndicat des professeures et des professeurs de l’UQAR, pour l’année 1999-2000. Elle possède un baccalauréat en histoire de l’Université de Montréal.
Le SPPUQAR offre chaque année une bourse qui vise à reconnaître la participation active des étudiantes et étudiants à des organismes syndicaux, associatifs, populaires ou liés à la solidarité internationale. Les critères de sélection sont les suivants : qualité du dossier de militantisme, qualité du dossier universitaire et qualité de la présentation écrite du dossier.
Depuis 30 ans, Marjolaine a été et est toujours militante dans divers groupes de femmes, d’abord à Montréal puis ici dans le Bas-Saint-Laurent. Elle a contribué à la naissance du Front de libération des femmes du Québec (Montréal, 1969) et au Centre de recherche sur la femme (Montréal, 1971). Elle a d’ailleurs fait partie d’un groupe d’action-choc, en 1971, afin de revendiquer, avec succès d’ailleurs, le droit des femmes d’être jurées lors de procès. Elle a aussi participé au développement d’un comité de la condition féminine d’un Syndicat des enseignantes et enseignants CEQ (Sept-Îles, 1974). À titre de responsable, elle a été à l’origine de la création de Ficelles, un regroupement pour l’accès des femmes au travail dont elle a été la première directrice (Rimouski, 1984).
Elle a été présente comme militante, participante ou personne-ressource dans de nombreuses activités de l’histoire des femmes : par sa collaboration, notamment, à la mise sur pied du premier cours d’histoire sur la condition des femmes qui s’est donné dans une université québécoise (UQAM, 1972) ou à la tenue de la première Fête du 8 mars organisée à Mont-Joli, en 1980.
Dans la région, au fil des ans, elle a pu faire profiter de son expertise professionnelle au Cégep de Rimouski, à l’UQAR et à l’Éducation des adultes de la Commission scolaire de Rivière-du-Loup, pour des fonctions d’enseignante, d’agente de recherche ou de conseillère pédagogique.
Les lettres de référence qui étoffent la candidature de Mme Péloquin pour la Bourse du SPPUQAR mettent en évidence ses qualités : « un exemple de constance et de fidélité à son engagement », « une personne de tête et de cœur », « la meilleure étudiante de la cohorte », « une grande connaissance des questions féministes », « une capacité exceptionnelle de réflexion critique ».
« Je suis fière d’appartenir à une communauté
universitaire dans laquelle le Syndicat des professeurs reconnaît
et encourage l’engagement social et militant », a déclaré
Marjolaine. Cette bourse, qui couronne 30 ans de militantisme dans le mouvement
des femmes, vient aussi valoriser, dit-elle, le travail patient, tenace
et souvent invisible des membres de ce vaste réseau de militantes
dont elle fait modestement partie.
Un étudiant de l'UQAR, Pierre Etcheverry, inscrit au programme de deuxième cycle en gestion de la faune et bientôt au doctorat en environnement, a obtenu cet été une bourse de 1500 $ de Forêt Modèle Bas-Saint-Laurent, pour la réalisation d'une étude intitulée : « La relation prédateurs/petits mammifères dans les forêts exploitées du Québec ».
C'est la cinquième année de suite que Forêt Modèle BSL donne de telles bourses, dans le but de faire avancer la cause du développement durable des ressources en milieu forestier.
Pierre est originaire de Bordeaux, en France. D'ailleurs, le nom Etcheverry est un patronyme d'origine basque qui signifie « maison neuve ». Il est arrivé au Québec en 1997, attiré par la faune et les grands espaces canadiens. Il a développé un intérêt marqué pour le monde animal : « Depuis mon arrivée au Québec, j'ai eu la chance de travailler sur l'habitat du loup et sur la dynamique des populations de bœuf musqué, mais aussi de pratiquer la photographie animalière, activité qui me passionne. »
Démographie
M. Etcheverry s'intéresse depuis longtemps à la démographie
animale. Dans cette recherche, il scrute en particulier l'effet de la prédation
sur les populations de petits mammifères (souris, lièvres,
etc.) et le comportement des espèces prédatrices (coyote,
renard, oiseaux rapaces, etc.) en fonction des milieux. Quelles sont les
variations démographiques des animaux, dans un contexte de forêt
exploitée? La coupe forestière influence-t-elle les relations
prédateurs-proies? Deux sites seront étudiés : l'un
en forêt publique, au sud de Rivière-du-Loup, l'autre sur
la réserve Duchénier.
« Les petits mammifères ont un impact très important sur l'environnement, sur le régénération des forêts, explique Pierre. Certains dispersent les graines aidant à la reproduction des plantes, d'autres mangent des insectes, plusieurs servent de nourriture à d'autres espèces comme les animaux à fourrure. Dans un souci de conservation de la biodiversité et de développement durable, il est important d'essayer de comprendre les mécanismes qui influencent la chaîne alimentaire des petits mammifères afin de bien cerner les impacts de l'activité humaine sur les écosystèmes forestiers. »
L'étude est supervisée par le professeur Jean-Pierre Ouellet, de l'UQAR, et par M. Michel Crête, du ministère de la Faune et des Parcs. Une dizaine de personnes, dont des étudiants de l'UQAR en biologie, apportent leur contribution à cette recherche, sur le terrain.
Quatre étudiants ont obtenu un doctorat en océanographie
de l’UQAR au cours des derniers mois. Nous vous présentons ici de
l’information sur deux d’entre eux, Khaled Chatila et Peter Lee. Dans le
prochain numéro, nous vous ferons connaître les deux autres,
Sylvie O. Roy et Guglielmo Tita.
Étudiant au doctorat en océanographie, Khaled Chatila a défendu publiquement sa thèse à l’UQAR, le 17 août dernier. Sous la direction du professeur Serge Demers, sa recherche analyse les effets du rayonnement ultraviolet sur les premiers maillons de la chaîne alimentaire microbienne : les bactéries et les protozoaires.
Cette étude s’inscrivait dans le cadre d’un vaste projet entrepris par le Groupe de recherche sur l’environnent côtier (GREC), concernant les effets des rayons UV sur la faune et la flore du milieu marin. Le renforcement de ces rayons solaires, qui traversent plus facilement qu’avant la couche d’ozone amincie autour du globe, inquiète la communauté scientifique internationale et incite à une évaluation plus détaillée de la situation.
L’étudiant s’est servi d’un protocole expérimental complexe pour mesurer le comportement de ces organismes microscopiques en fonction de différentes doses de rayons UV-B. « J’ai fait mes recherches à Pointe-au-Père, explique-t-il, avec de grosses lampes UV-B et dans un milieu semi-naturel, ce qui permettait de tenir compte de beaucoup d’interactions propres à la réalité : présence d’organismes brouteurs de bactéries, concentration en sels nutritifs, brassage continuel des éléments, etc. Pour prédire le devenir des écosystèmes sous le stress imposé par les rayons UV, on peut difficilement se fier à des expériences en laboratoire fermé. »
Khaled a donc mesuré la production bactérienne, l’activité de broutage, l’abondance des cellules (bactéries, ciliés, flagellés, phytoplancton de différentes tailles, etc.).
Résultat : La différence de tolérance des organismes aux UV-B fait que certains organismes en profitent alors que d’autres sont affectés négativement. L’augmentation des rayons UV-B peut donc changer la composition du système en ce sens qu’on se dirige vers une communauté de cellules de taille plus restreinte. « Il semble que la biomasse ne serait pas déséquilibrée de façon aussi catastrophique que certains peuvent le croire, mais il faut rester prudent face à une augmentation de l’intensité des rayons. »
Déjà deux articles scientifiques ont été publiés sur la question par le jeune chercheur, l’un dans le Canadian Journal of Microbiology, l’autre dans Aquatic Macrobial Ecology. Khaled a aussi présenté en juillet une communication orale lors d’un congrès sur les perturbations climatiques, à Birmingham, Angleterre.
La recherche a également conduit à deux constatations imprévues qui mériteraient d’être analysées à fond : à court terme (trois jours), les bactéries ne démontraient aucun effet dû aux UV-B et elles semblaient suivre un cycle de production qui se rapprochait de celui des marées… Mystère!
Cheminement international
Dans son pays d’origine, l’Égypte, Khaled a d’abord suivi des
études en français, à l’École Saint-Marc, avant
d’obtenir l’équivalent d’un baccalauréat en microbiologie
de l’Université d’Alexandrie et une maîtrise en microbiologie
marine à l’Institut national d’océanographie et de pêche
d’Égypte. Il s’intéressait alors à la nutrition des
larves en aquaculture.
En 1995, Khaled arrive à l’UQAR, obtenant une bourse d’études de l’Université.
Khaled songe maintenant à entreprendre des études postdoctorales, en Autriche ou au Japon, pour ensuite retourner travailler en Égypte. De son séjour à Rimouski, il garde de bons souvenirs et un réseau de contacts utiles. « On se sent moins étranger ici qu’ailleurs », affirme celui qui a séjourné dans plusieurs pays avant d’arriver chez nous.
L’étudiant Peter Lee vient du bout du monde : la Nouvelle-Zélande. Il a complété une licence de sciences naturelles et une maîtrise de chimie analytique à l’Université d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Il a ensuite commencé un doctorat en chimie, toujours à l’Université d’Auckland, sous la direction du Dr Steve de Mora. Quand le professeur a accepté un nouveau poste à l’UQAR, en 1995, Peter a choisi de continuer ses études et recherches à Rimouski, avec le Dr de Mora. Le 16 août dernier, il défendait sa thèse de doctorat.
La titre de sa thèse est « Interactions impliquant le sulfure de diméthyle et le sulfoxyde de diméthyle dans le milieu marin ». Pour ce travail, il a examiné plusieurs aspects du cycle biogéochimique de soufre dans l’océan. Premièrement, il a étudié les mécanismes de perte pour le sulfure de diméthyle (DMS). Ce dernier, produit par le phytoplancton dans les océans, est un composé important dans la formation des nuages. Cependant, on ne savait pas quel pourcentage du DMS est transféré de l’océan à l’atmosphère et quel pourcentage est immobilisé dans l’océan par d’autres processus. « Mes résultat montrent que le pourcentage transféré peut varier considérablement, de 9% à 81%. »
Deuxième, il a examiné l’origine du sulfoxyde de diméthyle (DMSO) dans l’eau de mer. Historiquement, tout le monde croyait que l’oxydation microbienne ou photochimique du DMS était la seule source du DMSO. Récemment, quelqu'un a présenté des résultats préliminaires montrant que le phytoplancton synthétise directement le DMSO. Les résultats des expériences de M. Lee, dans le Fjord du Saguenay et dans la polynie Les Eaux du Nord (North Water), ont confirmé ces observations. Troisièmement, l’étudiant a mesuré la perte du DMSO dans l’océan. « Personne ne savait si des mécanismes de perte existaient pour le DMSO et mes expériences sur ce point montrent que deux processus sont présents. »
À partir de septembre, Peter a obtenu un poste de chercheur post-doctoral à l’Université de l’État de Montana, où il participera à un projet d’étude sur les lacs des Vallées sèches de McMurdo, dans l’Antarctique. Certains scientifiques croient que ces lacs représentent des modèles pour les écosystèmes que l’on pourrait trouver ailleurs dans le système solaire ou même ailleurs dans la galaxie. « On pense que le DMSO et le DMS sont présents dans ces lacs, mais en réalité, on ne sait presque rien concernant le cycle biogéochimique de soufre. Nous voulons avoir une meilleure compréhension de ce cycle. »
En extension à son travail doctoral, il souhaite aussi voir comment les formes de vie très simples présentes dans ces lacs peuvent utiliser les composés comme le DMSO pour les protéger contre le froid extrême.
Quel bilan fait-il de son séjour à Rimouski? « Les coutumes et la culture québécoises sont très différentes de celles de la Nouvelle-Zélande. C’est comme ça partout dans le monde, j’imagine! À cause de ces différences, les processus de pensée et l’approche que l’on utilise pour s’attaquer à un problème sont parfois différents. Pendant mon séjour à Rimouski, j’ai été exposé à ces différences et cela m’a donné une nouvelle perspective sur les choses. Dans l’avenir, je serai capable de résoudre des questions scientifiques utilisant une combinaison des meilleures parties de l’approche néo-zélandaise et québécoise. Sans aucun doute, c’est la leçon la plus importante de mon séjour. »
M. Alain Lottin, président de l’Université d’Artois (Nord de la France), et M. Alain Dubrulle, vice-recteur de l’Académie de Paris et vice-chancelier des Universités de la Capitale française, étaient de passage à l’UQAR le 27 août dernier, dans le but de rencontrer la direction et des professeurs de l’UQAR et aussi, de discuter d’ententes possibles entre les établissements universitaires. Les deux visiteurs ont exprimé leur intérêt pour accueillir éventuellement des étudiants québécois et pour explorer les possibilités de collaboration scientifique dans des domaines comme l’énergie éolienne, la protection de l’environnement, l’enseignement à distance, le développement régional et la littérature. Une convention de partenariat entre l’Université d’Artois et l’UQAR est en discussion dans les deux universités.
Avec plus de 12000 étudiants, l'Université d'Artois fait partie des quelques universités nouvelles, créées en France au début des années 1990. L’Université est implantée dans quatre pôles urbains d’enseignement, ce qui exprime un esprit de décentralisation qui est toujours familier au réseau de l’Université du Québec. L’administration économique et sociale, le droit et la recherche en technologies font partie de ses secteurs d’excellence.
Une équipe de recherche de l'UQAR, pilotée par le doyen Bernard Demers et les professeurs Marie Beaulieu et Léon Harvey, vient de publier un rapport intitulé L'enseignement synchrone multimédia à distance. Deux professeurs associés (Gaston Desjardins et Denise Pilon) ainsi que des assistants de recherche ont participé à cette étude, financée par le Bureau des technologies d'apprentissage du Canada.
Le rapport (une publication et deux CD) présente divers textes sur l'enseignement à distance, et en particulier, les résultats d'une étude menée depuis l'automne 1997 auprès des étudiantes et étudiants quant à l'évaluation de la qualité de l'enseignement entre les différentes modalités de cours proposées : en salle, en vidéocommunication et par Internet.
La recherche consistait à adapter et à évaluer des contenus de cours traditionnels pour le contexte de la vidéocommunication et du réseau Internet. Éventuellement, l'intention est d'en arriver à maximiser les avantages de chacune des formules et de combiner celles-ci adéquatement.
De façon générale, l'étude démontre qu'il n'y a pas eu de différences significatives entre les trois modalités utilisées (classe régulière, vidéocommunication et Internet) quant au taux de réussite moyen des étudiants.
Il y a par contre des variations au niveau de la satisfaction. La version Internet a suscité des attentes très fortes. Ces attentes sont demeurées partiellement insatisfaites et l'entremise de l'ordinateur n'aura pas suffi à combler totalement les espoirs. Il faut songer à enrichir les activités par Internet avec l'ajout de matériel sonore et visuel, constate les auteurs. Par ailleurs, la version vidéocommunication a généré un taux de satisfaction équivalent à la version régulière en classe; la lecture de documents écrits permettait de combler des besoins plus précis en termes d'informations.
Le document peut être consulté à la bibliothèque de l'UQAR. Les deux CD sont disponibles au Bureau du doyen des études de premier cycle (C-305); l’un contient les actes du colloque virtuel tenu au printemps dernier sur l’usage des TIC en éducation, l’autre constitue un guide pratique pour la création de cours à l’aide des technologies de l’information et des communications.
Signalons enfin que le professeur Gaston Desjardins aurait développé un beau cours très visuel sur l’histoire maritime.
Région touristique par excellence, la Gaspésie est en vedette dans le dernier numéro de L’Estuaire (juin 1999), une revue qui s’intéresse à l’histoire des pays de l’estuaire du Saint-Laurent.
L’historien Mario Mimeault présente en effet un dossier imposant sur le tourisme en Gaspésie. Saviez-vous que l’un des premiers types de visiteurs qui apparaissent en Gaspésie, dès les années 1870, est issu des pèlerinages religieux autour de la dévotion à Sainte-Anne? Que le chemin de fer a eu un impact important pour le développement du tourisme régional, au début du siècle? Que le tourisme américain était très important dans les années 1940? Que l’activité touristique des motoneiges, en hiver, génère de trois à quatre millions $ par année pour la Gaspésie? Un document plein d’informations et de photos.
Dans le même numéro, on retrouve des textes sur différents
sujets : La maison Lamontagne de Rimouski (par Rémi Lavoie), la
contrebande d’alcool dans l’Est du Québec (par Nicole Thivierge
et Brigitte Gagnon), la mouvance d’Alain O’Leary, une personne qui s’est
déplacé beaucoup au cours de sa vie (par Anne Lavoie), l’aventure
romanesque de Marguerite de La Roque en Basse-Côte-Nord (par Rémy
Gilbert), les Prix du Prince-de-Galles remis aux élèves du
Séminaire de Rimouski (par Gabriel Langlois), l’épidémie
de variole de 1733 (par Béatrice Chassé), la cathédrale
de Gaspé (par Serge Dubé), et enfin, un texte sur le comté
de Matane en 1890, tel que vu par Arthur Buies.
En vente (7,95 $) dans les librairies et tabagies de Rimouski
ou en composant 723-1986 poste 1669.
Prix pour la revue L’Estuaire
Signalons que la Société d’histoire du Bas-Saint-Laurent,
qui s’occupe de la revue L’Estuaire, a remporté cet été
un Prix du patrimoine (catégorie diffusion et interprétation),
remis par le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent. Bravo à
l’équipe qui produit la revue : Paul Larocque, Jean Larrivée,
Pierre Collins et Richard Fournier.