29e année, numéro 17    Mercredi, 15 avril 1998
 
 
  • Dans ce numéro:
  •  
    Retour à la page principale


     
     


     

    Campagne 1998 de la Fondation de l’UQAR
    Faire grandir la connaissance

    La Fondation de l’UQAR a lancé, le lundi 6 avril, sa Campagne de financement 1998, sous la présidence de M. Camille LeBlanc, CA, diplômé de l’UQAR en administration (1973) et directeur de Samson, Bélair, Deloitte & Touche, bureau de Rimouski. «Notre objectif pour cette quatrième campagne annuelle est de 200 000 $», a expliqué M. LeBlanc. Les sommes recueillies l’an dernier ont atteint 164 000 $.

    Selon le recteur de l’UQAR Pierre Couture, donner à la campagne de financement de la Fondation de l’UQAR, c’est participer au développement de notre région. «L’économie actuelle accorde beaucoup d’importance à la production des connaissances et à l’acquisition de connaissances nouvelles. Il ne faut pas laisser passer le train.» Pour sa part, le président de la Fondation, Me André Casgrain, a remercié à l’avance toutes les personnes qui travaillent à la bonne marche de cette campagne et tous ceux qui fourniront une contribution.

    Avec les dons recueillis, la Fondation de l'UQAR s'engage à «faire grandir la connaissance». Un investissement qui rapportera de précieux fruits dans notre milieu. Des comités de sollicitation sont en action pour solliciter des fonds principalement  auprès des entreprises et organismes du milieu (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie les Îles, Côte-Nord), auprès des diplômés de l’UQAR et auprès du personnel de l’Université.

    Qui sont ceux et celles qui occuperont les emplois de demain? Partout dans le monde, on le constate: les personnes qui trouvent plus facilement du travail sont celles qui ont acquis des connaissances spécialisées et qui savent se débrouiller avec les technologies modernes. Un diplôme universitaire devient alors un atout précieux! Chaque région doit donc mobiliser ses forces vives pour offrir à sa population les ressources qui facilitent l'acquisition de savoirs.  La connaissance est l'outil principal qui nous aidera à bâtir l'avenir.

    Il est possible d'investir dans cinq volets: les bourses aux étudiantes et étudiants qui ont une excellente performance scolaire, les équipements scientifiques et informatiques, la bibliothèque, les projets de recherche et enfin, le développement du support technologique.

    L’an dernier, les sommes versées par la Fondation de l'UQAR ont été réparties ainsi:

    Les bourses d'excellence:   137 000 $
    La Bourse Estelle-Laberge:   3 000 $
    La recherche:   49 000 $
    L'équipement scientifique et informatique:  20 000 $
    Le développement de la bibliothèque:   7 000 $

    Pour plus de renseignements sur la Fondation de l'UQAR, composez: (418) 724-1418.
     

    Retour


    Colloque à l’UQAR
    L’éducation à la citoyenneté à l’école,
    pour mieux vivre ensemble

    Le vendredi 1er mai, l’UQAR accueille les participantes et participants à un colloque sur l’éducation à la citoyenneté à l’école. L’activité est organisée par le groupe de recherche Léadre et elle est subventionnée par le programme du multiculturalisme du Ministère du Patrimoine canadien. M. Hedy Fry, qui représente ce ministère, livrera un mot de bienvenue, tout comme le vice-recteur Michel Ringuet, de l’UQAR.

    La conférence d’ouverture sera présentée par M. Jean Hénaire, de la direction de la recherche au Ministère de l’Éducation du Québec. Une dizaine d’ateliers suivront par la suite, pour présenter diverses expériences en milieux scolaires en rapport avec la citoyenneté, les relations interculturelles, l’éducation internationale, les droits de l’enfant, etc.

    En après-midi, M. Robert Tremblay, de la direction des communications à l’Assemblée nationale du Québec, parlera du grand projet d’éducation à la citoyenneté démocratique dans les écoles de tout le Québec.

    Une table ronde et un discours de clôture, par la directrice générale de la Commission scolaire des Phares, Mme Jeanne-Paule Berger, clôtureront la journée.

    L’objectif de journée, explique M. Abdellah Marzouk, professeur à l’UQAR, est de «créer un lieu d’échanges, de réflexion et de partage d’expériences entre professionnels de l’éducation et de la formation ayant à cœur l’éducation à la citoyenneté».

    Renseignements:  723-1986 poste 1858.
     

    Retour



     

    Publications

    • La discipline en milieu scolaire

    M. Adbellah Marzouk, professeur à l’UQAR en sciences de l’éducation, vient de publier, avec la collaboration de Mme Denise Saint-Pierre, les résultats d’une recherche sur la discipline en milieu scolaire. Il s’agit de la 50e Monographie à être publiée par le Département des sciences de l’éducation de l’UQAR. La recherche a été subventionnée par le Fonds pour la formation des chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR).

    La discipline constitue une préoccupation constante pour de nombreux intervenants et intervenantes du milieu de l’éducation. Cette monographie propose une synthèse des études récentes sur cette problématique en regard des particularités suivantes: la clarification des concepts, l’état actuel de la recherche, l’indiscipline et son incidence sur la pratique pédagogique, les comportements indisciplinés des élèves, les facteurs reliés aux problèmes de discipline et les stratégies pour y pallier, et enfin, la formation des enseignantes et enseignants face aux problèmes de discipline.

    L’ouvrage s’adresse aux enseignants en exercice, aux futurs enseignants, aux formateurs de maîtres et aux chercheurs.

    Renseignements:  723-1986 poste 1686.

    • Revue Ethica, sous une nouvelle couverture

    Pour commencer sa dixième année d'existence, la revue Ethica paraît sous une nouvelle couverture qui substitue aux lignes sobres de l'ancienne une photo qui parle à l'imagination. On pourra y voir symbolisé le rayonnement de l'éthique. Le mariage des couleurs plaira sûrement à plus d'un œil. Ethica est une revue interdisciplinaire qui participe aux différents débats éthiques.

    Ce nouveau numéro propose quatre articles de fond. Johane Patenaude, de l’Université de Sherbrooke, aborde la question de la dimension éthique impliquée dans la notion de compétence professionnelle. Hubert Doucet, de l’Université de Montréal, explique le sens et les limites de la bioéthique, comme mouvement socioculturel. Christian Hervé et Marc Grassin, de la Faculté de médecine de Necker (France), nous font connaître l’enseignement et la recherche en éthique médicale à cette faculté. Enfin, dans un texte en anglais, Charmaine Spencer, de l’Université Simon Fraser, de Vancouver, s’intéresse aux dilemmes éthiques face à l’abus et à la négligence par rapport aux personnes aînées. On retrouve aussi quelques recensions de livres.

    Publiée par le groupe Ethos, de l’UQAR, la revue Ethica paraît deux fois l’an. Le comité de rédaction se compose de Simonne Plourde (directrice), Marie Beaulieu, Monique Dumais, André Mineau et Jean-Yves Thériault. Un comité international de sept spécialistes participe aussi à l’orientation de la revue. Renseignements:  723-1986 poste 1784.

    • Mener la barque à bon port

    Deux professeures de l’UQAR membres du Groupe de recherche Ethos, Mmes Monique Dumais et Marie Beaulieu, viennent de faire paraître Mener la barque à bon port, un cahier de réflexion éthique sur les interventions auprès des femmes en situation de pauvreté. L’ouvrage a reçu une collaboration très appréciée de femmes et d’hommes qui œuvrent auprès de clientèles en situation de pauvreté.

    L’objectif de cette publication était de préparer, à partir des expériences vécues par les intervenantes, des outils pour que des services gouvernementaux, des groupes communautaires et des mouvements sociaux des trois régions désignées (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie/les Iles et Côte-Nord) puissent faire une réflexion éthique sur la condition des femmes qui se trouvent dans une situation de pauvreté. Dans le monde, 70% des personnes vivant dans la pauvreté sont des femmes. Et la situation est loin de s’améliorer.

    La recherche a été financée par la Fondation de l’UQAR. Des étudiantes à la maîtrise en éthique (Céline Brillant, Suzie Jean et Francine Caron), une étudiante au doctorat en éducation (Fatiha Mazouz) et un agent de recherche du groupe Ethos (Donald Plante) ont collaboré au projet. Renseignements: 723-1987 poste 1784.

    • Femmes et pauvreté

    L’autre ouvrage a été rédigé par Mme Monique Dumais, professeure en éthique à l’UQAR. Sous le titre Femmes et pauvreté, il a été publié par les éditions Médiaspaul, dans la collection Interpellations.  L’étude veut susciter une interpellation de nature éthique et chrétienne.  Elle s’appuie sur une documentation québécoise et canadienne pour explorer l’influence des conditions de vie des femmes sur leur situation économique.  Elle propose aussi des valeurs à promouvoir, comme l’égalité, la justice, la dignité et la responsabilité. Enfin, elle indique des orientations d’action et une éthique de la reconnaissance prometteuse de libération.
     

    Retour


    CEURS (Lévis)
    Robert Paré
    Un éventail de programmes à temps complet

    L’an prochain, en plus des programmes suivants: enseignement en adaptation scolaire, administration, sciences comptables et nursing communautaire, le Centre d’études universitaires de la Rive-Sud, à Lévis, offrira à temps complet un programme de baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement préscolaire et un programme de maîtrise en gestion de projet.

    On prévoit d’ailleurs que trois professeurs en sciences de l’éducation et un en gestion de projet déménageront de Rimouski à Lévis à compter de septembre prochain.

    Le CEURS entreprend aussi, avec deux collèges de la région de Québec (Campus Notre-Dame-de-Foy et Collège de Lévis), une formation expérimentale DÉC/baccalauréat intégrés, offerte en quatre années intensives.

    Cette année, plus de 800 personnes sont inscrites au Centre d’études universitaires de la Rive-Sud, dont 175 à temps complet, explique M. Robert Paré, directeur du CEURS. De 1991 à 1996, les sciences de l’administration ont constitué jusqu’à 75 % de la clientèle du CEURS. Depuis deux ans toutefois, et au cours des prochaines années, l’attrait pour les programmes en éducation et en sciences infirmières crée un nouvel équilibre dans la répartition des étudiants.

    Depuis 1991, lors du Sommet socio-économique Chaudière-Appalaches, le rôle de l’UQAR a été confirmé comme établissement responsable de dispenser des services universitaires sur la Rive-Sud. Au cœur de Lévis, rue du Mont-Marie, le CEURS continue de se développer.

    Le CEURS, qui partage certains services avec le Collège de Lévis, offre à ses étudiantes et étudiants des salles de cours, une salle d’informatique, une salle de vidéocommunication, un café étudiant, une bibliothèque, une cafétéria et un centre sportif. Les projets à moyen terme sont d’élargir la masse de livres disponibles à la bibliothèque, de mettre en place des salles de travail et des bureaux pour les professeurs, d’élargir l’accès aux emplacements sportifs et enfin, de créer une didacthèque.
     

    Jacques D’Astous, coordonnateur à la vie étudiante

    Depuis l’automne dernier, Jacques D’Astous occupe le poste de coordonnateur à la vie étudiante. À ce titre, il est responsable du placement étudiant, de l’aide financière (prêts et bourses), de l’extension de l’aide psychologique de l’UQAR, ainsi que de  l’organisation d’activités communautaires. Il fait le lien entre les responsables des modules de l’UQAR et les étudiants du CEURS, dans les domaines autres que l’administration, les sciences comptables et les sciences infirmières. Il collabore à l’établissement de relations avec les corporations professionnelles dans le domaine de l’administration. Il est également impliqué dans les activités de recrutement.

    Jacques a développé une collaboration intéressante entre l’école primaire Saint-Dominique, de Lévis, et le programme d’enseignement en adaptation scolaire de l’UQAR: les étudiants inscrits dans ce programme font, en fin de journée, des interventions personnalisées auprès d’une trentaine de jeunes pour les aider dans leurs devoirs. Une façon active pour les étudiants de prendre de l’expérience tout en motivant des jeunes à mieux comprendre la matière scolaire. Le Collège de Lévis est également engagé dans ce processus.
     

    L’Association étudiante au CEURS

    L’association étudiante du CEURS est composée d’un exécutif de sept personnes qui représentent autant les étudiants à temps complet que ceux à temps partiel. En plus de l’Association comme telle, il existe un Comité Promo-Action, qui s’occupe de la promotion du CEURS dans les collèges du territoire. On retrouve aussi un club pour l’entrepreneurship étudiant, Osmose, qui a pour mission d’établir des liens entre les étudiants du CEURS et les entreprises, les chambres de commerce, etc.

    En plus d’organiser des activités sociales pour les étudiants, l’Association cherche à améliorer les conditions de la vie étudiante et à défendre les intérêts de ses membres. «Les dossiers sur lesquels l’Association travaille présentement, explique Alex Couture, sont d’obtenir un plus grand accès au Centre sportif du Collège et d’augmenter la quantité de livres spécialisés à la bibliothèque.» L’Association demande aussi de recevoir une carte étudiante avec photo, ce qui facilitera l’identification en plus d’augmenter les privilèges reliés à son utilisation dans les commerces de la région.
     

    Louise Guay
    Infirmières et infirmiers demandés, d’urgence

    La formation en sciences infirmières est promise à un bel avenir, avance Louise Guay, responsable des programmes en sciences infirmières au Centre d’études universitaires de la Rive-Sud. Malgré ce que certains ont annoncé, les hôpitaux, les CLSC et les centres d’accueil de la grande région de Québec ont un besoin urgent d’infirmières et d’infirmiers, d’ici les prochaines années.

    Tout dernièrement, un hôpital de la région de Québec a embauché en quelques heures huit étudiantes et étudiants en sciences infirmières du CEURS pour les besoins de l’été prochain. «Les gens que nous formons sont appréciés, explique Mme Guay. Ils font leurs stages dans les milieux de travail de la région et les portes s’ouvrent pour eux.».

    L’UQAR est présente à Lévis en sciences infirmières depuis 1981. Elle y offre un programme de baccalauréat à temps partiel ainsi qu’un certificat en nursing communautaire à temps complet et à temps partiel. En tout, plus de 150 personnes sont inscrites dans ce domaine.

    Les étudiants inscrits proviennent de tous les cégeps de la région de Québec, de La Pocatière jusqu’à Thedford Mines. Environ la moitié travaille déjà dans le domaine tout en continuant à temps partiel leur perfectionnement professionnel. De 10 à 20 % sont des hommes.

    L’UQAR offre aussi à Lévis un programme court en périnatalité et un projet de programme court en cardiologie est prévu pour l’hiver 1999.

    Louise Guay, qui fait de la pratique privée à Lévis depuis 1991, est professeure invitée de l’UQAR depuis l’an dernier. Elle est l’intermédiaire entre les étudiantes et étudiants du CEURS et les directions du module et du département concernés. On se souviendra que Mme Guay avait été, dans les années 1980, professeure à l’UQAR.

     
    Retour



     
    Anne-Marie Renaud
    Des croustilles high-tech

    On ne fait plus les chips comme autrefois... La production de croustilles doit répondre aujourd’hui à des normes de qualité très élevées. Tout est mesuré pour répondre aux besoins de la clientèle. Aussi, les relations de travail dans une telle entreprise alimentaire ont beaucoup changé. Anne-Marie Renaud, une jeune femme qui dirige de manière dynamique la succursale Hostess-Frito-Lay, de Lévis, en sait quelque chose.

    Mme Renaud a présenté, le 30 mars dernier, une conférence devant un groupe d’étudiants en administration du Centre d’études universitaires de la Rive-Sud, à Lévis, dans le cadre du cours «Aspects humains de l’organisation», donné par le professeur Jean-Louis Chaumel.

    Hostess-Frito-Lay, dont le siège social est situé au Texas, est une vaste entreprise qui a plusieurs dizaines d’usines de production à travers le monde, dont celle de Lévis. Elle met sur le marché les produits Doritos, Ruffles, Lays, Fritos, CheeTos, Tostitos, etc. Les concurrents les plus connus sont Dulac, Yum-Yum et Pringle. Imaginez: seulement à Lévis, Hostess fait frire 20 000 livres de patates à l’heure, au plaisir de quelques producteurs québécois.

    Avec sa formation en sciences alimentaires, Anne-Marie Renaud a été embauchée il y a quatorze ans par cette entreprise qui occupe une place majeure dans la vie sociale et économique de la Rive-Sud de Québec. Elle ne songeait même pas à prendre un jour la tête d’une si importante installation industrielle. Elle se voyait davantage dans la qualité des produits que dans la gestion comme telle. Mais son leadership et son sens de l’initiative lui ont fait gravir les échelons jusqu’à la haute direction. «Le fait d’être une femme m’a davantage aidé que nuit», dit-elle. D’abord, les employés se confient plus facilement à une femme. De plus, elle croit que le personnel est fier d’avoir une femme comme chef d’entreprise. «Il y en a si peu. C’est une façon de se distinguer.»

    Opération qualité

    Beaucoup de choses ont changé chez Hostess au cours des dernières années, explique Mme Renaud. D’abord, la compagnie est plus sélective sur l’embauche de son personnel. Elle aide aussi les employés à développer leurs capacités en traçant un profil de carrière qui tient compte des forces, faiblesses et opportunités de chacun. La compagnie propose des ateliers de formation, selon les besoins.

    Petite révolution in vivo: au bureau, les cadres ne portent même plus le complet et la cravate! Une barrière de moins... Aussi, les travailleurs ne sont plus sous la supervision stricte d’un contremaître, mais ils besognent en petites équipes qui ont chacune une mission à accomplir. Les employés doivent s’impliquer, se mettre au courant des résultats d’affaires. À diverses occasions, ils sont invités à donner leur avis afin d’améliorer les produits ou le service. De plus, les employés sont actionnaires de l’entreprise, avec 10 % des options d’achat. «Quant les parts grimpent, tout le monde est gagnant.»

    À toutes les étapes de la production, des évaluations sont faites dans des laboratoires sophistiqués. Pour être sélectionnées, les patates doivent contenir un pourcentage d’eau précis. Il faut, pour chaque sac de chips, respecter «l’étalon d’or», c’est-à-dire la fraîcheur, la croustillance et l’assaisonnement déterminés lors du lancement du produit-type. Des panels de dégustation et des tests de comparaison sont organisés. Des cours se déroulent sur les saveurs et les textures. Les papilles gustatives se raffinent...

    La compagnie lance régulièrement de nouveaux produits, pour rejoindre les clientèles aux goûts variés. À surveiller bientôt: «Wow!», un chips qui, paraît-il, ne cause aucune absorption de gras dans l’organisme... tout en étant savoureux.

    Même le numéro 1-800, inscrit sur chaque emballage, n’est pas innocent: il permet non seulement de répondre à une interrogation précise d’un consommateur, mais plus encore, il donne l’occasion d’accumuler des données sur l’ensemble des questions posées, les problèmes rencontrés, la perception de la clientèle, les saveurs désirées, les commentaires, etc. Tout est analysé avec soin! Et les usines de la compagnie peuvent facilement s’échanger ces statistiques.

    «L’évaluation des produits est rigoureuse, constante, et nous sommes audacieux dans notre mise en marché», explique Mme Renaud.

    L’ensemble de ces opérations semblent d’ailleurs donner des résultats tangibles: la part de marché de la compagnie au Québec est passée de 28 à 50 % au cours des dernières années. L’usine lévisienne a profité d’une expansion de 68 millions $, avec plus d’une centaine de nouveaux emplois. La Ville a accepté le prolongement d’une voie ferrée jusqu’à l’usine, ce que certains jugeaient impossible ou presque.

    À votre goût!

    La popularité de telle ou telle saveur de croustilles ne se répand pas toujours uniformément, si l’on tient compte de la géographie. Bien sûr, la publicité et la disponibilité des produits créent des tendances fortes. Mais les consommateurs sont différents d’une région à l’autre. Par exemple, le secteur de Sherbrooke était à une époque récente reconnu par sa forte attirance pour les chips à l’ail. Mais il faut dire que ces goûts spéciaux passent souvent comme un orage: d’autres saveurs prennent rapidement la place, sans raison apparente. Néanmoins, qu’est-ce qui fait qu’aux États-Unis, les chips au fromage obtiennent un succès impensable au Canada? Et que dire des Japonais qui raffolent des chips aux saveurs de fruits de mer (crevettes, etc.)? Mystère... et patate frite!

     
    Retour


    Jacqueline Ash reçoit
    une Bourse de l’Ordre des ingénieurs du Québec

    Le 2 avril dernier, le secrétaire et directeur général de l’Ordre des ingénieurs du Québec, M. Hubert Stéphenne, a remis à une étudiante de l’UQAR en génie, Mme Jacqueline Ash, pour la qualité de son dossier scolaire, une bourse d’excellence de 2000 $. M. Stéphenne a profité de son passage à Rimouski pour s’adresser aux étudiantes et étudiants finissants du programme de génie de l’UQAR.

    L’Ordre des ingénieurs du Québec existe depuis plus de 75 ans. Le rôle de l'Ordre des ingénieurs du Québec est avant tout d'assurer la protection du public et, à cette fin, l'OIQ doit notamment contrôler l'exercice de profession.  La corporation offre aussi aux membres un regroupement d'information, de savoir-faire et de compétences variées ainsi que divers services.

    Quant au programme de génie de l’UQAR, il a été lancé il y a quatre ans et c’est prochainement que le premier groupe d’étudiants inscrits à ce programme obtiendront leur diplôme.

     

      Retour



     

    Océanographie
    Nathalie Le François obtient son doctorat

    Le 1er avril dernier, Mme Nathalie Le François a présenté publiquement sa thèse de doctorat en océanographie. Cette thèse propose l'évaluation de l'impact du développement sexuel sur les capacités d'adaptabilité à la salinité chez une espèce de salmonidés caractéristique de nos côtes: l'omble de fontaine ou truite mouchetée.

    La portée fondamentale de ces travaux est une contribution à l'avancement des connaissances sur les mécanismes de régulation du processus d'osmorégulation chez les poissons. En contexte aquicole, ces travaux visent essentiellement à élucider les mécanismes responsables de mortalités importantes et de diminution de la productivité dans le cycle d'élevage de cette espèce lorsque pratiqué en conditions estuariennes à l'approche de la saison de reproduction.

    À l'approche de la période de reproduction, à mesure que les organes sexuels se développent, l'omble de fontaine, comme tous les salmonidés anadromes, rencontre des difficultés à survivre en milieu marin. Les mécanismes morphologiques, biochimiques et physiologiques qui lui permettaient jusqu'alors de se maintenir en environnement marin s'estompent graduellement. On peut associer cette perte d'adaptabilité au milieu marin à l'incontournable remontée en rivière pour l'activité reproductrice chez les salmonidés.

    Expérimentalement, il a été démontré lors d’études antérieures que le développement et le maintien de l'adaptabilité à l'eau de mer est soumis à un contrôle hormonal, notamment par les hormones sexuelles. Or, le mode d'action des hormones sexuelles est inconnu à ce jour. La recherche visait à vérifier l'existence de modifications physiologiquement importantes du métabolisme énergétique en présence de développement sexuel qui pourrait expliquer en partie la perte des capacités osmorégulatrices chez l'omble de fontaine. L'originalité de ces travaux repose également sur l'utilisation d'une technique d'altération du développement sexuel basée sur les radiations ionisantes.

    Les résultats des travaux démontrent que l'altération du développement sexuel (l'obtention de la stérilité) par la technique d'irradiation a permis de maintenir les capacités de tolérance à la salinité en pleine saison de reproduction alors que les individus subissant la maturation sexuelle ont démontré une importante mortalité et une diminution de l'efficacité de leur mécanismes osmorégulateurs.

    Cette thèse était sous la direction de M. Lucien T. Adambounou (UQAR-Biologie). Le co-directeur était M. Pierre U. Blier (UQAR-Biologie) alors que les examinateurs externes étaient: Dr Malcolm Jobling (Université de Tromso, Norvège) et Dr  Monique Lacroix (Institut Armand-Frappier). Dr  Gaston Desrosiers (UQAR-océanographie) a présidé le jury.

    Née à Chicoutimi, Nathalie a fait ses études au Collège de Baie-Comeau puis à l’UQAR, en biologie. Elle s’est distinguée en obtenant diverses bourses au cours de ses études au doctorat: la Bourse Estelle-Laberge (2000 $), la Bourse Louis-de-Gonzague-Gagnon (Rotary Mont-Joli, 4000 $) et la Bourse Celanese (BCEI, 10 000 $).

    Grâce à cette dernière bourse justement, Nathalie vient tout juste de partir pour l’Irlande, pour un stage de quatre mois en aquiculture marine. Elle passera ensuite trois mois en Norvège, à Bergen et à Tromso pour se perfectionner dans le même domaine.

    Bonne chance Nathalie!
     

      Retour
     



     
     
    Maîtrise en océanographie
    Présentation des projets de recherche

    Le 26 mars dernier, au Centre océanographique de Rimouski, une quinzaine d’étudiantes et d’étudiants du programme de maîtrise en océanographie ont présenté les grandes lignes des projets de recherche dans lesquels ils désirent s’engager. Des chercheurs du Département d’océanographie, de l’INRS-Océanologie et de l’Institut Maurice-Lamontagne supervisent ces travaux.

    Khalida Berki étudiera certains paramètres immunologiques chez l’étoile de mer. Josée Nina Bouchard analysera un aspect des radiations UV-B sur le phytoplancton des mers arctiques. Manon Massé entreprend une recherche sur les dépôts du Quaternaire dans l’estuaire du Saint-Laurent. Lorraine Banville s’intéresse à l’impact de la prédation des phoques sur le recrutement de la morue dans le nord du Golfe Saint-Laurent. Sandrine Briatte fera une étude comparative des réserves énergétiques et de la maturation sexuelle chez les vers de mer Nereis virens. Sandrine Guittard posera son microscope sur la prédation par les copépodes (petits crustacés marins). François Plante scrutera les effets de la taille des femelles homards sur la taille, la croissance et la survie des stades larvaires. Amélie Rondeau inspectera le succès reproducteur des femelles du crabe des neiges. Sophie Gauthier-Clerc analysera la condition physiologique et le potentiel reproducteur de Mya arenaria (mollusque bivalve) dans le fjord du Saguenay. Hélène Dionne portera son attention sur les malformations vertébrales chez le choquemort vivant en aval d’une usine de pâtes et papier. Le remaniement des sédiments et l’enfouissement de la matière organique par les vers de mer Nereis virens constitue le champs de recherche de Daniel Ouellette. Quant à René-Christian Bouillon, il évaluera la présence des composés biogéniques du soufre dans la polynie North Water, près de l’Arctique. Emmanuel Luce décortiquera la dynamique du stock du crabe des neiges en rapport avec son exploitation commerciale. Enfin, Luc Renaud regardera l’évolution de la flèche sableuse de Sainte-Anne-de-Portneuf.

    Bon courage dans vos projets!
     

    Retour
     



    1997-1998
    Reconnaissance
    aux athlètes de l'UQAR
     

    Le vendredi 17 avril, l'Université du Québec à Rimouski a organisé une soirée de Reconnaissance pour les athlètes qui se sont signalés au cours de l'année 1997-1998, dans le secteur compétitif.

    Dix équipes de l'UQAR ont participé aux différentes compétitions cette année, sur les scènes locale, régionale ou provinciale. On les retrouve dans les sports suivants: badminton, basketball (masculin et féminin), golf, hockey sur glace, cross-country, soccer (masculin et féminin) et volleyball (masculin et féminin).

    Le titre d'athlète le plus méritant a été décerné à l'intérieur de chacune des principales équipes sportives de compétition. Ainsi, l'entraîneur de chaque équipe devait déterminer l'athlète méritant à partir des critères suivants: réalisations sportives (40 %), personnalité de l'athlète (20 %), implication dans le milieu (20 %) et résultats scolaires (20 %).

    Bravo à tous les athlètes de l'UQAR. Félicitations aux Services aux étudiants, qui ont organisé la cérémonie. Merci aux commanditaires.

    Voici les athlètes méritants pour 1997-1998, avec leur discipline, leur lieu de provenance et leur domaine d’études:

    Agathe Arsenault, soccer féminin, Bonaventure, enseignement préscolaire/primaire.
    Mélanie Chénard, basketball féminin, de Rimouski, enseignement préscolaire/primaire.
    Jean-François Arbour, soccer masculin, de Bonaventure, enseign. préscolaire/primaire.
    Annie Cormier, recrue par excellence en soccer, de Rimouski, ens. adap. scolaire/sociale.
    Yannick Goyette, badminton, de Montréal, enseignement préscolaire/primaire.
    Normand Bouchard, basketball masculin, de Rimouski, enseignement secondaire.
    Sylvie Lebel, volleyball féminin, de Notre-Dame-du-Lac, sciences infirmières.
    Martin Sirois, cross-country, de Rimouski, génie.
    Guillaume Beaulieu, hockey sur glace, de Montmagny, enseignement secondaire.
    Simon Gauthier, golf, d'Amqui, sciences comptables.
    Aurélien Pottier, volleyball masculin, Le Mans (France), développement régional.

    Retour