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L'UQAR invite les étudiantes et étudiants à s'inscrire, pour septembre prochain, à un programme à temps complet de baccalauréat en psychosociologie de la communication. Il s'agit d'un programme de l'Université du Québec à Montréal offert par extension à l'UQAR. On peut obtenir plus de renseignements au numéro (418) 724-1647.
Mme Marie Beaulieu, responsable des programmes en psychosociologie à l'UQAR, signale que ce programme s'inscrit bien dans les traditions d'enseignement et de recherche de l'université rimouskoise. Depuis 22 ans, l'UQAR a lancé, dans le domaine de la psychosociologie, trois certificats et cinq programmes courts. Le certificat en animation des petits groupes a d'ailleurs connu une impressionnante popularité au fil des ans.
«En psychosociologie, explique Mme Beaulieu, l'UQAR accueillait auparavant surtout des adultes qui étudiaient à temps partiel. Avec le programme nouvellement offert, l'Université s'ouvre à une clientèle à temps complet qui, en majorité, proviendra des cégeps. Aussi, plusieurs personnes qui ont déjà suivi un certificat ou quelques cours à l'UQAR dans le domaine, ont confirmé leur intérêt pour s'inscrire à ce programme. Notre équipe de professeurs et de chargés de cours a de belles affinités avec l'équipe qui s'occupe de ce programme à l'UQAM. Ça promet d'être très stimulant.»
Objectifs
Le programme de baccalauréat poursuit un double objectif: une
formation théorique qui s'appuie sur la tradition scientifique et
pratique d'un domaine qui se trouve aux croisements de disciplines comme
la psychologie sociale, la sociologie, la psychologie, le développement
organisationnel, les communications et l'écologie sociale. Et aussi,
une formation pratique, axée sur l'animation des groupes, sur la
méthodologie de recherche (sondage, enquête, entrevue, recherche-action)
et sur les interventions (analyse organisationnelle, processus de résolution
de problèmes en groupe).
Polyvalence
Le programme vise à former des personnes aptes à remplir
des fonctions variées et changeantes, capables de faire équipe
avec d'autres spécialistes et de saisir des réalités
complexes.
En plus de la formation générale en psychosociologie (22 cours, 60 crédits), l'étudiante ou l'étudiant chemine dans un profil en relations humaines/développement organisationnel (sept cours, 21 crédits), qui l'aidera à intervenir sur les processus de coopération, de division des tâches et d'autorité. S'ajoutent à cette formation trois cours libres (9 crédits).
À l'intérieur de ce programme, on retrouve un stage d'une durée de 400 heures, qui peut être suivi lors des 5e et 6e sessions.
Les perspectives d'emploi sont reliées à l'animation, à la recherche et au développement, à l'intervention organisationnelle et communautaire, à l'intervention psychosociale, au développement des organisations et à la recherche-action. Des organisations très variées comme les CLSC, les hôpitaux, les organismes communautaires ou les compagnies privées peuvent être intéressées par l'embauche de bacheliers.
Admission
Pour être admis à ce programme, il faut être titulaire
d'un diplôme d'études collégiales (DEC) ou l'équivalent.
On peut aussi être admis en possédant des connaissances appropriées,
une expérience pertinente dans le domaine et être âgé
d'au moins 21 ans.
Le soutien pédagogique à ceux et celles qui ont des notes faibles dans leurs études universitaires peut donner des résultats encourageants. Le professeur Pierre Mongeau, qui a suivi de près une soixantaine d'étudiants en difficulté, en témoigne: près de 40 % des personnes observées ont réussi à revenir à des notes acceptables dès l'année suivante. «Ce n'est peut-être pas spectaculaire, pense-t-il, mais ce sont des changements perceptibles et bénéfiques à long terme.»
Depuis l'an dernier à l'UQAR, la Politique des études de premier cycle (article 14 du règlement 5) oblige les étudiantes et étudiants qui ont depuis déjà deux sessions une moyenne cumulative inférieure à 2 (sur un maximum de 4,3), à suivre un «Atelier de pratiques d'études» s'ils veulent poursuivre leurs études.
À la session d'hiver 1997, Pierre Mongeau a donné ce cours d'appoint à plus de 60 étudiants. Le cours (deux crédits hors programme) se compose de rencontres individuelles complétées par une série d'exposés sur les méthodes de travail, la mémorisation, la prise de notes, la correction de mauvaises habitudes de travail, etc.
«En majorité, constate-t-il, les étudiants que j'ai eu dans ce cours ont de bonnes capacités de faire des études universitaires. Ils aiment apprendre, ils sont motivés, mais ils n'appliquent pas toujours les bonnes façons de travailler. Ils n'ont jamais eu besoin de se forcer vraiment à l'école depuis qu'ils sont jeunes. Ils étaient bons et ça suffisait. C'est comme s'ils n'avaient pas l'entraînement suffisant pour du travail de fond.»
M. Mongeau leur a donc proposé, avec un encadrement très
individualisé, des méthodes pour que chacun prenne en main
sa propre démarche d'apprentissage, par une réflexion sur
leurs manières d'étudier et par la correction de ce qu'ils
considèrent comme de mauvaises habitudes. «En fait, dit-il,
je les invite à construire un programme pour atteindre la performance
désirée, pour apprendre à gérer les choix qu'ils
doivent faire pour réussir. Je leur montre qu'il est possible de
devenir son propre entraîneur, d'exercer un contrôle sur soi-même.»
Dans l'année qui a suivi ce cours, Pierre Mongeau a analysé les résultats scolaires du groupe. En général, l'amélioration des notes se fait lentement, à petites doses, mais avec constance. Ainsi, parmi les 60 étudiants, 20 % ont réussi à rétablir leur moyenne générale en haut de 2 dès la session d'hiver 1997. Et à l'automne 1997, près de 40 % de ces étudiants ont eu des résultats globaux en haut de 2. C'est-à-dire que leur moyenne était égale ou supérieure à «C» pour l'ensemble de leurs cours. Par ailleurs, on ne remarque pas de différences entre les garçons et les filles.
Dans tous ces cas, l'amélioration du dossier universitaire est indispensable car une personne qui a moins de 2 de moyenne à la fin de ses études de baccalauréat ne peut obtenir son diplôme. C'est pourquoi, d'ailleurs, le règlement prévoit qu'après quatre sessions consécutives avec une moyenne inférieure à 2, il y a exclusion pour au moins un an; la persistance, dans un tel cas, ne pourrait déboucher sur la diplomation et il est donc préférable de prendre un nouveau départ.
Un autre atelier de ce genre se donne présentement. Pierre Mongeau
a l'intention de suivre attentivement la progression académique
de tous ces étudiants. «Si quelques-uns réussissent
à obtenir leur diplôme universitaire grâce à
ce coup de pouce, conclut-il, nos efforts n'auront pas été
vains.»
Au terme d'une démarche d'analyse entreprise à l'hiver ‘97, l'UQAR a signé, le 12 janvier dernier, une entente avec l'Université du Québec à Hull et l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue afin d'acquérir et de faire évoluer conjointement un nouveau système informatique de gestion académique, le SIGER (système d'information pour la gestion de l'enseignement et de la recherche).
Ce projet était devenu nécessaire pour plusieurs raisons (passage à l'an 2000, limites physique du système actuellement utilisé par l'UQAR, etc.).
Avant d'en arriver à ce choix, l'UQAR avait étudié en détails les trois systèmes les plus récemment développés par d'autres universités, soit les systèmes de l'École Polytechnique, de l'UQTR et du consortium UQAH-UQAT.
Trois intervenants de l'UQAR ont plus particulièrement collaboré à cette démarche et à la négociation de cette entente: Raymond Côté, registraire et pilote du système, Marc Duval, directeur du Service des technologies de l'information, et Marc Bérubé analyste en informatique et chargé du projet.
«L’UQAR vient de franchir une grande étape, compte tenu de l’impact majeur de ce système sur ses opérations, explique Marc Duval. De plus, cette acquisition permettra de disposer très bientôt d'une solution adaptée aux besoins de l'Université sans avoir à développer un nouveau système, ce qui aurait pris au moins deux ans.».
L'Université prévoit intégrer progressivement les processus du nouveau système, les premiers devant entrer en fonction au début de 1999.
Fonctionnalités
Le SIGER sera capable d'appuyer les fonctions suivantes: la gestion
du dossier étudiant (l'ensemble des données sur l'évaluation
et la diplômation des étudiants), l'offre de cours et l'assignation
des locaux, les frais de scolarité et les prêts et bourses,
la gestion des tâches d'enseignement, la mise à jour des guides
d'études, etc. Selon MM. Côté et Duval, ce nouveau
système comportera des fonctions permettant de supporter beaucoup
plus d'utilisateurs qu'auparavant tout en éliminant beaucoup de
transferts de papiers d'une unité administrative à une autre.
De plus, le système est suffisament souple pour s'adapter à
plus d'un contexte organisationnel, comme le témoigne son utilisation
par deux autres constituantes de l'UQ, pourtant de tailles et de structures
différentes. L'UQAR disposera donc d'un système moderne et
ouvert qui sera plus apte à appuyer les exercices de réingénierie
administrative et académique de l'Université.
À moyen terme, le système permettra l'émission de cartes aux étudiants et comportera plusieurs autres fonctions accessibles par l’Internet et par le réseau informatique interne: consultation en direct par l'étudiant de son dossier personnel, admission et inscription, paiement des frais de scolarité, etc.
Évolution et partenariat
Chaque partenaire (UQAH, UQAT, UQAR) pourra faire évoluer le
système selon sa réalité et ses besoins, mais avec
les avantages d'une table de concertation inter-universitaire. Chaque université
assignera d'ailleurs quelques ressources informatiques aux développements
conjoints priorisés par la table de concertation. À l'UQAR,
en plus de Marc Bérubé, les informaticiens Marlène
Couture, Michelle Lévesque et Ryno Bérubé participeront
à l'implantation et à l'évolution du système.
L'acquisition de ce système informatique représente donc une page importante dans l'histoire de la gestion administrative et académique de l'UQAR.
«Le Centre d'études universitaires de la Rive-Sud (CEURS), à Lévis, n'a maintenant rien à envier à n'importe quel autre campus universitaire en ce qui a trait aux télécommunications internes et externes», affirme M. Marc Duval, directeur du Service des technologies de l'information de l'UQAR.
Le CEURS dispose depuis l'automne dernier d'un tout nouveau réseau de télécommunications interne qui permet d'atteindre des vitesses de l'ordre de 100 mégabits à la seconde.
Ce développement, autorisé par le CÉAP (Comité des équipements et des aménagements physiques) en août 1997, était rendu nécessaire afin de permettre l'utilisation de facilités réseautiques modernes à haut débit (courrier électronique avec interface graphique, partage de ressources informatiques, etc.), tant au niveau de l'enseignement que des services administratifs.
«Le CEURS, explique M. Duval, pourra ainsi bénéficier de tous les avantages des prochaines livraisons des systèmes de gestion académique et administratif [voir autre article dans ce numéro], ou de la bibliothèque. Ils auront en commun d'utiliser des interfaces Intranet et des facilités réseautiques rapides.»
Les premiers usages du nouveau réseau n'ont pas tardé, notamment dans les cours de systèmes d'information organisationnels dispensés l'automne dernier.
Quant à l'interconnexion du réseau interne du CEURS au réseau à haut débit de l'Université du Québec (qui inclut le tronçon Québec-Rimouski), le Service des technologies de l'information de l'UQAR et l'équipe de télécommunications du Centre des services communs de Québec ont privilégié l'approche par micro-ondes sur fréquence réservée. Cette technologie fait transiter le signal via des antennes fixées à chaque point d'interconnexion, soit entre le CEURS et le siège social de l'Université du Québec.
«Cette approche est efficace, constate M. Duval, puisque les seuls frais récurrents qui y sont associés sont le renouvellement de la licence de diffusion et l'entretien du matériel utilisé.»
Le CEURS est ainsi raccordé au réseau UQ à une vitesse de 10 mégabits/secondes, ce qui permet le trafic simultané des données, de la vidéo et de la téléphonie.
M. Duval souligne la contribution particulière de deux membres
de son Service dans la réalisation de ce dossier, soit MM. Réjean
Roy et Yvan Grondin.
Les boursiers au doctorat sont:
Plus que les femmes, les hommes ont des difficultés à reconnaître leurs problèmes socio-affectifs et à en parler. Ils tardent à demander de l'aide. Et parfois, à bout de nerfs, ils commettent l'irréparable: le suicide. Comment limiter les dégâts dans la société? Comment intervenir?
Environ 130 personnes ont assisté au Colloque «Le suicide chez les hommes», qui a eu lieu à l'UQAR le 6 février dernier, à l'initiative du Centre de prévention du suicide du Bas-Saint-Laurent et du Module de psychosociologie de l'UQAR.
Quelle hécatombe! En 1996 dans le Bas-Saint-Laurent, 36 hommes et 11 femmes se sont enlevé la vie. Au Québec, 1136 hommes et 327 femmes. En général, on compte quatre fois plus d'hommes que de femmes qui se suicident.
Le philosophe Marc Chabot estime que les hommes ont souvent de la difficulté à exprimer ce qu'ils vivent, tant par la parole que par l'écrit. Il faut savoir questionner, décoder.
Le sociologue Germain Dulac ajoute que les hommes ont tendance
à demander de l'aide quand ils sont à bout, en état
d'urgence, sur le point d'exploser. De plus, les hommes considèrent
généralement que les centres d'accueil pour ces situations
sont inadéquats. Avec les murs pastels, les revues de mode, l'attente
prolongée, les affiches sur l'allaitement et les jouets d'enfants,
ils ont l'impression que ces lieux ne sont pas pour eux! Il faudrait créer
une atmosphère dans laquelle les hommes se sentiront à l'aise,
capables de dire leur souffrance.
La confidentialité d'une consultation est aussi un aspect
très important pour l'orgueil masculin. L'homme peut se sentir blessé
quand un collègue ou un voisin apprend qu'il a eu la «faiblesse»
de demander de l'aide psychologique. Socialement, la consultation peut
représenter la fragilité, un manque de virilité, un
signe de maladie mentale. Bref, des étiquettes qui ramollissent
le panache!
Le suicide d'une personne peut aussi avoir des conséquences à long terme. Michel Huard, un intervenant auprès des hommes aux comportements violents, constate que les hommes qu'il rencontre à propos de comportements violents ont pour la plupart été touchés individuellement par la problématique du suicide dans leur entourage. Claudette Jutras confirme aussi que la dépendance à la boisson ou à la drogue est souvent associée à des situations conduisant au suicide.
La psychologue Lucie Charbonneau affirme pour sa part que les transitions sont des périodes critiques pour les hommes dépressifs: entrée ou fin des études, chômage, incarcération, divorce, retraite, etc. Elle estime qu'il faut trouver de nouveaux moyens spécifiques pour répondre avec satisfaction aux hommes en état d'urgence. Elle considère aussi qu'il est important de travailler en collaboration avec la famille immédiate et les proches.
Marie Beaulieu, de l'UQAR, conclut qu'une telle journée de discussion permet à tous les intervenants régionaux de faire le point sur la situation du suicide et de reprendre le travail de prévention avec de nouvelles connaissances et un regain d'énergie.
Un groupe de quinze étudiants en biologie de l'UQAR prépare un voyage d'études au Pérou, pour Noël 1998. De tels voyages au temps des Fêtes sont presque devenus une tradition en biologie, ces dernières années, avec des voyages dans les Everglades (Floride), au Costa Rica ou au Mexique. Chaque groupe prépare le voyage de longs mois d'avance, en se renseignant soigneusement sur la faune, la flore et les sites particuliers du pays, mais aussi en amassant les fonds nécessaires à l'expédition. Les participants apprécient bien sûr les plaisirs touristiques, mais ce qui prime, c'est toujours de se familiariser avec un environnement biologique différent et surprenant.
Selon Catherine Pelletier, «le Pérou nous attire par sa forêt tropicale, avec une faune et une flore exceptionnelles, et aussi par les fameux vestiges du Machu-Picchu».
«Nous avons baptisé notre expédition CHURI-INTI (Fils du Soleil), ajoute Julien Lambrey. Il s'agit d'une légende inca sur l'origine du Pérou.»
Actuellement, le groupe organise diverses activités afin de financer le voyage. L'objectif est de ramasser 15 000 $. Pour y arriver, on a fait un party d'impro, on vend des t-shirts et du pain, on recycle des canettes, on invite les automobilistes à un lave-auto. On prépare aussi, pour le 12 mars, au Sens unique, un spectacle mettant en vedette le groupe de Sherbrooke Tony and the Crickets.
Encourageons-les dans leur projet. Ils nous raconteront d'impressionnants
souvenirs en revenant du Pérou.
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