
Le Conseil d'administration de l'UQAR a adopté un budget de fonctionnement équilibré pour l'année 2003-2004, ce qui comporte des revenus anticipés de près de 42 M $ et des dépenses quasi équivalentes.
L'année 2003-2004 marque une nouvelle étape pour l'UQAR en ce sens que le contrat de performance établi avec le ministère de l'Éducation se termine avec l'année 2002-2003. La direction de l'UQAR considère que la majorité des cibles et des engagements que l'UQAR s'était fixés ont été atteints, par exemple en ce qui a trait à la hausse de l'effectif étudiant, à l'efficience en gestion et à l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Ce résultat honore l'ensemble de la communauté universitaire qui a dû faire des efforts et des concessions pour y arriver.
Les trois principaux défis à relever par l'UQAR pour les prochaines années concernent le maintien des effectifs étudiants, dans un contexte où la population des régions périphériques est en diminution; le renouvellement du personnel enseignant, alors que les prises de retraite seront nombreuses dans les prochaines années; et le développement du Campus de Lévis, qui nécessite une nouvelle phase d'investissement en matière d'espaces et de fonctionnement.
Signalons trois autres inquiétudes pour la direction de l'UQAR : d'abord le déficit accumulé, qui atteint près de 7 millions $, entraîne des coûts de remboursement d'intérêt qui grèvent le budget actuel. Ensuite, le non financement de la totalité des coûts de système (indexations des salaires, assurances, chauffage, etc.) représente un problème majeur, d'autant plus qu'il a un effet récurrent qui s'accroît à chaque année financière. Enfin, des modifications proposées à la formule de financement des universités auront des impacts encore inconnus, en particulier pour les universités situées en régions.
Toutes proportions gardées, l'UQAR se retrouve dans une position financière relativement confortable par rapport aux années précédentes et par rapport aux autres universités en régions. Néanmoins, l'Université aura besoin d'un soutien accru du ministère de l'Éducation pour réduire les inquiétudes face aux prochaines années. Comme il est écrit dans la conclusion du budget de fonctionnement pour la prochaine année, " la force de l'UQAR en région sera tributaire des décisions de nos gouvernements et de notre capacité à effectuer les choix et les investissements les plus judicieux, en étroite collaboration avec notre milieu ".
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Pêches et Océans Canada et UQAR
Création d'une Chaire de recherche
en modélisation régionale du climat océanique
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| Le recteur de l'UQAR Michel Ringuet, le directeur de l'ISMER Serge Demers, le chercheur François Saucier et le directeur de l'IML Jean Boulva. |
Pêches et Océans Canada se joint à l'UQAR et à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) pour créer la Chaire de recherche de Pêches et Océans Canada en modélisation régionale du climat océanique, appliquée aux grandes mers intérieurs de l'est du Canada. Cette Chaire, rattachée à l'ISMER, aura pour titulaire M. François-J. Saucier, chercheur en océanographie physique, spécialisé en modélisation à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli.
Pêches et Océans Canada continuera d'assumer le salaire de M. Saucier en plus de donner accès à l'équipe de professeurs, stagiaires, étudiants diplômés et techniciens rattachée aux installations de l'IML.
La nouvelle Chaire viendra renforcer la collaboration entre l'IML et l'ISMER et confirmer, au Québec, au Canada et sur la scène internationale, le rôle de pionnier que détient la région de Rimouski dans ce domaine. La Chaire favorisera également la formation de jeunes chercheurs hautement qualifiés tout en améliorant nos connaissances sur les rôles du Saint-Laurent et la baie d'Hudson.
Modélisation du climat océanique
Les mers intérieures qui bordent le Québec, soit l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent au sud et la baie et le détroit d'Hudson au nord, sont parmi les plus grands estuaires de notre planète. Plus de 1500 km3 d'eau douce s'y écoule chaque année vers l'océan. Ces eaux douces se mélangent aux eaux salées de l'Atlantique, de la mer du Labrador et des mers arctiques qui pénètrent en profondeur à l'intérieur du continent. Ces mélanges s'effectuent sous l'influence de grandes marées, de grands systèmes météorologiques et de grands cycles saisonniers caractérisés par une couverture de glace hivernale presque complète. Uniques, ces milieux nordiques abritent une grande diversité biologique.
Depuis quelques années, des simulations et des prévisions numériques des conditions océaniques sont possibles à l'aide de technologies de haute performance et de réseaux d'observation en temps réel. Ces simulateurs numériques détaillés permettent d'effectuer des études approfondies des changements passés, présents et futurs de l'écosystème marin et de développer des outils nouveaux pour la prévision maritime en support au développement durable.
La Chaire poursuivra trois grands axes de recherche, soit : le développement de modèles de prévisions maritimes, à l'image de ceux utilisés pour la prévision météorologique; le développement de modèles climatiques, afin de mieux prévoir les impacts dans nos régions; et le développement de modèles détaillés de l'écosystème marin.
François-J. Saucier, chercheur
François-J. Saucier cumule plus de onze ans d'expérience en sciences de la mer et plus d'une quarantaine de publications scientifiques. En 1986, il obtient son baccalauréat en physique à l'UQAR. Il poursuit ensuite un doctorat à l'Université de l'Orégon en géodynamique au cours duquel il étudie la déformation des continents aux marges océaniques. En 1991, il joint Pêches et Océans Canada où il entreprend, à l'IML, le développement de modèles numériques détaillés de la circulation des masses d'eaux dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Ces travaux ont contribué à la mise en place des premiers services de prévisions maritimes au Canada et à la publication, en 1997, de l'Atlas des courants de marée de l'estuaire du Saint-Laurent. Aujourd'hui, les modèles numériques de M. Saucier sont utilisés régulièrement à Pêches et Océans Canada et dans plusieurs autres organismes responsables pour la prévision du mouvement des glaces et des courants de surface pour la recherche et le sauvetage de naufragés, la prévision de trajectoire des contaminants, etc.
Depuis 1997, M. Saucier conduit des recherches encore plus poussées en simulant les conditions climatiques du Saint-Laurent et de la baie d'Hudson dans le but d'étudier les grands bouleversements du climat et des écosystèmes marins. Aujourd'hui, on peut introduire les cycles bio-géochimiques dans les modèles tridimensionnels des océans. Il est donc possible de simuler les floraisons d'algues marines et la distribution du zooplancton sur plusieurs années. Ces nouveaux outils permettent de comprendre les variations observées dans la productivité des océans en fonction du climat, et de développer des scénarios.
En plus de participer à de nombreux programmes internationaux et nationaux, M. Saucier a dirigé six étudiants gradués dans différentes universités québécoises et en dirige présentement quatre nouveaux. Il entreprend maintenant, à Rimouski, la consolidation d'une expertise de pointe.
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Lancé officiellement au Congrès de l'Acfas 2003
Le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT)
reçoit une importante subvention du FQRSC
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| De gauche à droite : Michel Belley (UQAC), Jules Arsenault (UQAT), Louise Dandurand (FQRSC), Francis Whyte (UQO), Bruno Jean et Michel Ringuet. |
Dans le cadre des activités de la Section en Développement régional, lors du Congrès de l'ACFAS qui se déroulait à Rimouski, on a annoncé, le 21 mai 2003, la création du Centre de recherche sur le développement territorial (le CRDT). Ce nouveau Centre sera rattaché à l'UQAR, ainsi qu'à trois universités affiliées du réseau de l'Université du Québec : Chicoutimi (UQAC), Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et Outaouais (UQO), mais il concerte une équipe de plus d'une vingtaine de chercheurs réguliers rattachés aux quatre établissements, ainsi des chercheurs d'autres établissements universitaires québécois, canadiens et étrangers.
L'annonce a été faite par le recteur de l'UQAR, Michel Ringuet, accompagné de ses homologues, les recteurs Francis Whyte (UQO), Michel Belley (UQAC), Jules Arsenault (UQAT), en présence de la directrice générale du Fond québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC) Mme Louise Dandurand. Au cours des six prochaines années, les investissements du FQRSC et des universités partenaires dans le fonctionnement de ce nouveau centre devraient dépasser les 3 millions $.
La mission du CRDT est de faire avancer les connaissances sur le développement territorial par la mise en uvre d'une programmation scientifique pertinente et intégrée. Il mettra en commun les efforts de production, de partage et de valorisation des connaissances sur le développement territorial. Les travaux du CRDT permettront de suivre, de comparer et d'évaluer des expérimentations en cours, de diagnostiquer les forces et les faiblesses des territoires, de dégager les enseignements de ces expériences de développement local et régional d'ici et d'ailleurs dans le monde et de réinvestir ces nouveaux savoirs dans la formation et le soutien aux initiatives de développement territorial.
Le programme s'organise autour de trois grands chantiers ou axes : 1) L'axe : Recompositions socio-territoriales et développement durable; 2) L'axe : Dynamiques socioproductives et ancrage territorial; 3) L'axe : Gouvernance, territoires et politiques publiques. On comptera aussi un chantier transversal sur les outils méthodologiques du développement territorial.
La direction scientifique du CRDT est assurée par Bruno Jean de l'UQAR, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement rural, assisté de deux codirecteurs, Marc-Urbain Proulx de l'UQAC et Danielle Lafontaine de l'UQAR, ainsi que par trois directeurs d'axes thématiques de recherche, Guy Chiasson de l'UQO, Christiane Gagnon de l'UQAC et Serge Côté de l'UQAR. Trois codirecteurs d'axes complètent l'équipe de direction : Patrice Leblanc de l'UQAT, Serge Gagnon de l'UQO et Fernand Harvey de l'INRS Urbanisation, Société et Culture.
D'après le recteur Michel Ringuet, " la création du CRDT est le fruit d'une démarche rigoureuse de maturation d'un nouveau champ du savoir, le développement territorial, supportée largement par les chercheurs en sciences sociales des constituantes régionales de l'Université du Québec, lesquelles n'ont jamais ménagé leurs efforts pour supporter ce développement. Cela est particulièrement vrai à l'UQAR où le champ du développement régional a été dès le départ un axe prioritaire d'intervention ".
Pour sa part, le directeur scientifique Bruno Jean a déclaré que " les chercheurs qui s'associent pour créer le CRDT ne sont pas un rassemblement artificiel et spontané. Le CRDT est l'aboutissement de plus de vingt ans de collaborations diverses entre ces institutions et ces spécialistes ". Il a aussi souligné qu'en " valorisant diverses connaissances nécessaires pour le développement socio-économique du Québec et de ses régions, le CRDT créera des synergies nouvelles entre les chercheurs. Ainsi, ce nouveau centre est en excellente posture pour devenir une référence internationale par ses contributions scientifiques et pour son expertise unique sur les nombreuses questions relatives au développement territorial ".
Cette annonce de la reconnaissance du CRDT par le FQRSC, à titre de " regroupement stratégique ", a été faite lors du Congrès de l'Acfas, dans le cadre du colloque " Territoires et fonctions " qui traçait le bilan de quarante années de planification régionale.
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Boralex Éole et l'UQAR :
partenaires pour le développement de l'énergie éolienne
au Bas-St-Laurent et en Gaspésie
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| Le recteur Michel Ringuet et Jacques Gauthier, de Boralex |
L'UQAR et Boralex Éole inc. (société conjointe de Boralex et SOQUIP Énergie, filiale de la SGF), ont annoncé, le 14 mai, avoir complété un partenariat d'affaires pour le développement de projets en énergie éolienne au Québec, plus particulièrement en Gaspésie et au Bas-St-Laurent.
Dans la foulée de l'appel d'offres prévu par Hydro-Québec Distribution, visant l'implantation d'une puissance éolienne totale de 1000 MW sur un horizon de dix ans, Boralex Éole s'adjoint l'expertise de l'UQAR relative aux activités de formation, de recherche et de développement reliées à l'énergie éolienne. Ensemble, ces deux organisations poursuivront une campagne de mesures de vent dans le but d'évaluer le potentiel énergétique des secteurs géographiques identifiés. L'UQAR sera de plus invitée à participer financièrement à la réalisation des projets développés par Boralex Éole. Un projet de Chaire de recherche sur l'énergie éolienne est également en discussion.
Retombées régionales : une priorité
Boralex Éole prévoit installer un mat de mesure dans la région de Rimouski qui servira de plate-forme de recherche permettant à Boralex Éole et à l'UQAR un raffinement des connaissances en mesure de vents en ayant accès, de façon continue, à des données de mesure réelles. La région de Murdochville sera également ciblée pour y effectuer des analyses. Boralex Éole entend privilégier l'utilisation de ressources techniques et d'ingénierie ainsi que des fournisseurs de services régionaux tant pour la construction, la mise en service que l'exploitation des projets.
Selon Jacques Gauthier, président et chef de la direction de Boralex, " la clé de la réussite du développement éolien en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent réside dans notre capacité à associer à nos projets les partenaires stratégiques qui sauront, avec nous, y développer une expertise qui portera ses fruits, tant en termes économiques qu'académiques. En ce sens, l'apport unique de l'UQAR s'avère une ressource inestimable qui contribuera à faire du Québec un acteur important du secteur, en pleine croissance, de l'énergie éolienne ".
L'UQAR : une plaque tournante du réseau éolien au Canada
Plus important regroupement d'expertise universitaire en énergie éolienne au Canada, l'UQAR réunit une équipe de quatre professeurs et plus d'une dizaine d'étudiants gradués et post-gradués qui participent à de multiples travaux de recherche et développement. Ces travaux se font en collaboration avec certaines entreprises québécoises, dans des domaines aussi variés que la conception de pales, l'établissement de courbes de puissance d'éoliennes, l'architecture de centrales éoliennes de moyenne puissance, la régulation et la commande d'éoliennes en sites isolés, les tours d'éoliennes, la mesure des vents, l'électronique de puissance, etc.
L'UQAR tient aussi des activités de formation dans le domaine éolien, entre autres par l'offre d'un nouveau programme court de 2e cycle qui touche tant aux aspects de gestion qu'aux aspects scientifiques de l'éolien. D'autre part, l'UQAR demeure à l'affût des procédés et recherches extérieurs grâce à des ententes de coopération avec divers établissements universitaires dont l'Université d'Artois en France et la Chaire en énergie renouvelable de l'Université du Nouveau-Brunswick.
Le recteur Michel Ringuet indique que " cette entente s'inscrit dans une volonté de réel partenariat entre l'UQAR et les entreprises afin d'appuyer le développement économique dans les créneaux porteurs pour nos régions et qui, de fait, favoriseront la création d'emplois pour nos diplômés et l'ajout de lieux de stages pour nos étudiants ".
À propos de Boralex
Boralex, possède et exploite douze centrales au Québec, aux États-Unis et en France d'une capacité totale installée de 229 MW, ainsi qu'un centre de collecte et de tri de bois urbain à Montréal. De plus, Boralex détient 34 % des parts de Fonds de revenu Boralex énergie, qui regroupe huit centrales d'une capacité installée de 131 MW au Québec. La gestion de ces centrales est effectuée par Boralex. Boralex emploie plus de 230 personnes et concentre ses activités dans quatre types de production, pour lesquels la société a développé une expertise reconnue et qui sont essentiellement axés sur l'énergie verte et renouvelable. [www.boralex.com]
En France, Boralex exploite déjà 10 éoliennes d'une capacité de 8 MW par le biais de Séris Éole S.A.S., une société détenue en coparticipation avec un actionnaire français. Cette ferme éolienne, située dans le sud-ouest de la France, fournit la société Électricité de France en vertu de contrats à long terme. Au cours de l'année 2003, de nouvelles éoliennes d'une capacité totale de 3,2 MW s'ajouteront au site existant.
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| La tête de l'éolienne chez Fred Lamontagne |
La première éolienne de fabrication entièrement québécoise a été inaugurée le 21 mai dernier, dans le cadre du Congrès de l'Acfas à Rimouski. Celle-ci est située sur le terrain de l'entreprise Fred Lamontagne, un important centre horticole rimouskois. Elle est donc visible à partir de la ville de Rimouski, en direction sud de la Montée industrielle et commerciale.
Cette technologie unique au monde a été créée après trois ans de recherche intensive du groupe éolien de l'UQAR, en partenariat avec Fred Lamontagne, l'entreprise PGI de St-Jean-Port-Joli et l'Agence d'efficacité énergétique.
L'éolienne de 35 kW peut fonctionner de façon parfaitement autonome, c'est-à-dire même dans des endroits isolés. Pour l'entreprise Fred Lamontagne, elle fournit de la ventilation, de l'éclairage et de la climatisation des semis. Il s'agit de réduire les frais considérables d'électricité et de mazout qu'exige la culture en serre.
Une deuxième éolienne, du même type mais plus petite, devrait bientôt être aménagée à l'île d'Anticosti, alimentant en énergie les installations d'hébergement de la SEPAQ. Un autre projet est en discussion aux Îles-de-la-Madeleine, en collaboration avec le Techno-Centre éolien de Gaspé.
De taille réduite mais de type industriel, la nouvelle éolienne peut alimenter une PME, un village entier dans des pays en développement, ou une installation de traitement des eaux. Dans quelques semaines des tests vont commencer pour la commercialiser en la couplant à une installation de réfrigération de poisson. Toutes les éoliennes installées au Canada étaient auparavant importées du Danemark, d'Allemagne ou de France.
Selon un porte-parole du projet, Jean-Louis Chaumel, " cette vitrine technologique va permettre à des visiteurs, industriels ou acheteurs étrangers, d'évaluer la pertinence d'acquérir ce type d'installation qui coûte au moins 63 000 $ en version de base ". La nouvelle technologie, conçue dans les laboratoires en génie de l'UQAR, est baptisée Co-GenE, et elle est en cours de brevet.
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Un colloque suprarégional a eu lieu à l'UQAR, le 27 mai dernier, à propos de la nouvelle formation infirmière intégrée. Plus d'une centaine d'enseignantes et d'enseignants en soins infirmiers des sept Cégeps basés sur le territoire de l'Université étaient rassemblés, avec les professeurs-es et les personnes chargées de cours en sciences infirmières de l'UQAR, pour discuter du nouveau programme de formation infirmière intégrée DEC-BAC.
Ce programme intégré d'une durée de cinq ans (3 ans de cégep + 2 ans d'université), offrira deux profils de sortie sur le marché du travail : l'un après trois ans d'études collégiales, l'autre permettant l'obtention d'un baccalauréat en sciences infirmières après cinq ans. La première cohorte d'étudiantes et d'étudiants inscrits dans ce programme DEC-BAC arrivera à l'UQAR en septembre 2004. Tous les cégeps concernés remplissent leur contingentement actuellement et 70% des personnes qui étudient au niveau collégial cette année ont manifesté l'intention de s'inscrire dans le volet du baccalauréat.
Ce nouveau programme tend à favoriser la formation universitaire des infirmières et infirmiers et contribue à assurer une relève professionnelle de qualité, dont le Québec aura grandement besoin dans les prochaines années, notamment dans des secteurs comme la santé communautaire et des soins critiques ainsi que dans des postes de gestion ou d'enseignement des soins infirmiers.
Selon Hélène Sylvain, professeure à l'UQAR, " on parle beaucoup, dans les actualités, de l'essoufflement des infirmières à l'hôpital, mais, sans faire les manchettes, nous aussi, dans la formation, nous vivons un alourdissement de la tâche, des départs à la retraite, des problèmes d'attraction et de rétention de la relève. Dans ce tourbillon, le temps pour des discussions de fond se fait de plus en plus rare. Cette journée a donc été propice à l'échange, au partage et à la solidarité. "
Enfin, il faut souligner la performance de Danielle Brabant, qui a développé un tout nouveau créneau dans le déroulement de colloques : le conte! En effet, elle met à profit son talent de conteuse pour insérer des histoires de son cru, avec des rois, des princesses, des jardins et des châteaux... Voilà qui ajoute une petite touche divertissante et irrationnelle à un événement bien souvent strict et sérieux qu'est un colloque, et cela semble avoir agréablement plu à l'auditoire.
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| Paul-Eugène Gagnon |
M. Paul-Eugène Gagnon, de Sainte-Luce, a été nommé président du Conseil d'administration de l'UQAR, jusqu'en juin 2004. Il remplacera à ce poste Mme Francine Julien, dont le mandat vient de se terminer.
Avocat, M. Gagnon a principalement fait carrière dans le réseau de la santé. Après quelques années comme conseiller syndical, il a été le premier directeur général du CLSC de l'Estuaire (1983-1986) et le directeur général du Centre de réadaptation de déficience intellectuelle du Bas-Saint-Laurent (de 1986 jusqu'à 2002). En plus de ses études en sciences juridiques à l'UQAM, M. Gagnon possède un certificat en santé communautaire de l'UQAR.
Professionnellement, M. Gagnon agit maintenant comme consultant et formateur auprès de différentes instances du réseau de la santé et des services sociaux, dans diverses régions du Québec. Il est membre de la Commission des services juridiques du Québec (qui administre l'ensemble des bureaux d'aide juridique du Québec). Il s'implique aussi dans la municipalité de Sainte-Luce : conseiller municipal, marguillier, organisation des fêtes du 175e anniversaire, concerts d'été, etc. Enfin, il siège au Conseil d'administration du journal Le Mouton Noir.
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| Gaston Desrosiers |
Le recteur de l'UQAR, M. Michel Ringuet, annonce la nomination, par la Fondation de l'UQAR, de M. Gaston Desrosiers à la présidence de la Fondation.
M. Gaston Desrosiers est avocat au sein du cabinet Cain, Lamarre, Casgrain, Wells Avocats. Bien connu par ses implications dans le développement économique et social de la région du Bas-Saint-Laurent, il a présidé, de 1998 à 2001, le Comité organisateur des Jeux du Québec, Rimouski - Hiver 2001.
Le Conseil d'administration de la Fondation de l'UQAR se compose également de Mmes Jeanne-Paule Berger, vice-présidente; Céline Dupuis, de l'UQAR; Josée Lévesque, de TELUS Québec; et Marie Josée Santerre, de la Firme Samson Bélair/Deloitte & Touche; ainsi que de MM. Rodrique Proulx, trésorier et professeur à l'UQAR; Daniel Bénéteau; Daniel Bernard, président de l'Association des étudiants et étudiantes de l'UQAR; Normand Dignard, directeur régional Matapédia et directeur Services à la clientèle Nord-Est d'Hydro-Québec; Michel Émond, directeur général du Centre financier aux entreprises du Bas-Saint-Laurent Desjardins; Raymond Gagné, notaire, président du COR des Caisses populaires Desjardins du Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-Les Îles; Émilien Pelletier, professeur-chercheur à l'ISMER; Michel Ringuet, recteur de l'UQAR; Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis, et Jean-Nil Thériault, directeur des Services financiers et techniques du CHRR.
La Fondation de l'UQAR a pour mission de favoriser le développement et l'avancement de l'enseignement et de la recherche universitaire dans l'Est du Québec. Depuis 1995, la Fondation a participé activement au développement de l'UQAR en investissant 2,3 M $ dans les programmes de bourses aux étudiants et étudiantes, dans la recherche avec des retombées régionales et dans le support à l'enseignement (bibliothèque, laboratoires, etc.).
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L'auteur Paul Chanel Malenfant reçoit
le Prix à la création artistique en région
du Conseil des arts et des lettres du Québec
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| Hélène Bernier, directrice des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature au CALQ, et Paul Chanel Malenfant, lauréat du Prix de la création artistique en région du CALQ |
Le Conseil des arts et des lettres du Québec a décerné un Prix à la création artistique en région, assorti d'une bourse de 5000 $, à l'auteur et poète Paul Chanel Malenfant, professeur de lettres à l'UQAR. Le prix a été remis à l'issue de l'assemblée générale du Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, qui se déroulait à Rivière-du-Loup, le 31 mai. En remettant ce Prix pour une deuxième année, le Conseil réitère son soutien aux créateurs dont le travail et les réalisations dynamisent la vie artistique de cette région.
Né à Saint-Clément en 1950, Paul Chanel Malenfant est détenteur d'un doctorat en littérature québécoise de l'Université Laval et enseigne à l'UQAR depuis 1983. Poète reconnu par ses pairs, son uvre compte plus d'une quinzaine de recueils de poésie dont, entre autres, Le verbe être (Éditions de l'Hexagone, 1993), Hommes de profil (Écrits des Forges, 1994), et Fleuves (Éditions du Noroît, 1997) pour lequel il obtenait, en 1998, le Prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec et le Grand Prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières. Dans la même foulée, sa suite poétique intitulée Des ombres portées (Éditions du Noroît, 2000) lui méritait le Grand Prix de la Société Radio-Canada ainsi que le Prix du Gouverneur général, en 2001. Ses textes poétiques sont régulièrement diffusés sur la chaîne culturelle de Radio-Canada.
Outre ses ouvrages de poésie, Paul Chanel Malenfant a aussi publié des uvres de fiction, des anthologies et des essais dont Quoi, déjà la nuit ? (1998), Des airs de famille (2000), aux Éditions de l'Hexagone et, en 2003, Matériaux mixtes aux Éditions Trois-Pistoles. Soucieux de stimuler le rayonnement de la littérature québécoise, il a signé nombre de textes, critiques et articles parus dans différentes publications littéraires québécoises. Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, Paul Chanel Malenfant est directeur du Département des lettres de l'UQAR et membre de l'Union des écrivaines et écrivains québécois.
En soulignant ainsi le talent et la réussite de cet auteur, le Conseil veut offrir un soutien tangible à sa carrière et mettre en valeur la vitalité de la création artistique et littéraire au Bas-Saint-Laurent.
Un retraité de l'UQAR, Rodrigue Bélanger, toujours actif, a été invité à rendre hommage à M. Malenfant. Il a souligné l'engagement multiple de M. Malenfant, autant dans l'administration universitaire (il est membre de nombreux comités et commissions), que comme professeur-chercheur et poète-créateur. " Paul Chanel, explique-t-il, est un professeur qui sait parler, qui sait formuler son discours avec clarté et élégance, avec méthode et rigueur. "
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Depuis 1996, des travaux de recherche portant sur l'oursin vert ont été menés dans les laboratoires de la Station aquicole de l'ISMER. Ces travaux ont porté plus spécifiquement sur les techniques d'élevage et de conditionnement en viviers intérieurs. L'objectif était de développer une technologie afin de pallier les contraintes de la pêche de cette espèce effectuée sous des conditions climatiques difficiles (automne-hiver) en maintenant les oursins en viviers (stabulation) jusqu'à la commercialisation. De plus, cette technologie devait contribuer à valoriser le produit en nourrissant les oursins pour induire une augmentation de la masse des organes comestibles (conditionnement).
La collaboration d'une entreprise privée durant la phase expérimentale de ce projet a mené à la mise en place d'une projet-pilote actuellement en phase de démarrage. Ainsi, dès l'automne 2003, la compagnie Oursins Nordiques inc., de Baie-Comeau, expérimentera la technologie développée à l'ISMER dans un centre de stabulation installé à Godbout, dont la capacité des viviers sera de cinq tonnes métriques. Parallèlement, une tonne métrique d'oursins sera maintenue en conditionnement dans les installations de la station aquicole de l'ISMER à Pointe-au-Père.
Dans le cadre du même projet, une méthode de transport d'oursins vivants pour l'alimentation du centre de stabulation sera expérimentée avec la collaboration d'un pêcheur d'oursins de Havre-Saint-Pierre. Les résultats du projet pilote sont attendus pour l'hiver 2004 et la mise à l'échelle commerciale de la technologie devrait se faire à l'automne suivant. Ce projet constitue un bon exemple de maillage université-secteur privé dans lequel l'expertise développée dans les laboratoires universitaires est transférée dans une entreprise de la région.
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| Serge Guay et Pierre Collins |
La Cour fédérale du Canada vient de prêter à l'UQAR, pour des fins de recherche et d'exposition, les archives de la cause no 346 de la Cour de l'Échiquier, impliquant le Canadien Pacifique et le SS Storstad.
Ces importants documents ont été produits lorsque le Canadien Pacifique a poursuivi le SS Storstad pour avoir coulé, en mai 1914 au large de Sainte-Luce, le prestigieux navire L'Empress of Ireland.
Cette cause, remportée par le Canadien Pacifique, permet aujourd'hui de pouvoir examiner plus à fond la question de la responsabilité du Storstad dans le naufrage tragique (plus de 1000 morts) de l'Empress of Ireland.
M. Pierre Collins, archiviste à la bibliothèque de l'UQAR, et M. Serge Guay, directeur du Musée de la Mer de Pointe-au-Père, ont présenté un aperçu de ces documents à la presse, fin mai.
L'UQAR prêtera certains documents au Musée de la Mer en vue d'une exposition publique. Cela comprend le seul billet d'embarquement à bord de l'Empress encore existant ainsi que des plans détaillés de l'Empress et le livre de bord du commandant du Storstad, écrit en norvégien mais traduit en anglais. Les autres documents pourront être consultés à la bibliothèque de l'UQAR par les experts et les personnes intéressées. Le 29 mai a marqué le 89e anniversaire de la perte de l'Empress of Ireland.
Selon Pierre Collins, " les dossiers des poursuivants nous apprennent aussi une foule de détails ignorés de l'histoire, considérant que ces documents viennent à peine d'être retrouvés ".
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Le prix en études féministes a été remis à Marie Legaré, diplômée du programme de maîtrise en développement régional à l'UQAR, à l'occasion du Congrès de l'Acfas. Ce prix d'envergure lui est offert par la Chaire d'études Claire-Bonenfant, de l'Université Laval, qui se penche sur la condition des femmes, et par l'Université hôte du Congrès de l'Acfas, l'UQAR. Le mémoire de Mme Legaré porte sur les femmes aidantes de la MRC Rimouski-Neigette. Elle a reçu une bourse de 1000 $.
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Un étudiant de l'UQAR au Campus de Lévis, Jérôme Dionne, originaire de Sainte-Luce, s'est distingué à l'examen de planification financière de l'Institut québécois de planification financière (IQPF). Diplômé du Dec-Bac intégré en administration, volet gestion financière, Jérôme a réussi avec succès l'examen de l'IQPF et se classe deuxième ex æquo au niveau provincial. Il obtient ainsi le titre de planificateur financier, ce qui constitue une étape importante dans sa carrière. Félicitations pour cette belle réussite.
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