
Deux distinctions d'importance ont été remises au Campus de l'UQAR à Lévis, le samedi 13 novembre, dans le cadre de la cérémonie de collation des grades.
D'abord, après un hommage lu par M. Daniel Rousse, vice-recteur du Campus de l'UQAR à Lévis, une Médaille de l'UQAR a été remise à Mme Jacqueline Caron, une enseignante de carrière et de cur.
Ensuite, Mme Catherine Bédard, étudiante au Baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire au Campus de Lévis, a reçu le Prix du lieutenant-gouverneur des mains de Mme Carole Théberge, députée de Lévis et ministre responsable de la condition des aînés, ministre déléguée à la famille et ministre responsable de la région Chaudières-Appalaches.
Sans compter les certificats, l'UQAR a remis cette année 269 diplômes à des étudiants et étudiantes du Campus de Lévis (230 au baccalauréat et 39 dans les programmes de 2e cycle).
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| Jacqueline Caron reçoit la Médaille de l'UQAR, entourée du président de l'Université du Québec. Pierre Moreau, et du recteur de l'UQAR, Michel Ringuet |
Jacqueline Caron
Originaire de Bic, Mme Jacqueline Caron a été depuis plus de 40 ans enseignante, directrice d'école au primaire et au secondaire et, depuis 15 ans, consultante en éducation au Québec, au Canada et en Europe francophone. Elle a aussi été chargée de cours à l'UQAR, en enseignement des mathématiques (et collaboratrice de la professeure Ernestine Lepage).
Ses ouvrages pédagogiques La ville de Québec... Un grand livre d'histoire, Vers un apprentissage authentique de la mathématique, Quand revient septembre (volumes 1 et 2) et Apprivoiser les différences, sont vite devenus des outils de référence pour les enseignants en pratique et les étudiants en formation des maîtres.
Mme Caron a accompagné, dans une perspective de formation continue, des milliers d'enseignants et d'enseignantes de tous les niveaux scolaires, des directions d'école et des conseillers pédagogiques du Québec, des provinces maritimes et d'Europe. Elle revient d'ailleurs d'un séjour de quelques semaines en Europe où elle continue de s'impliquer en participant à des projets de recherche sur la différenciation des apprentissages.
Conceptrice d'un programme de perfectionnement axé sur la gestion de classe participative, elle amène les enseignants à réfléchir sur leur pratique et elle suscite chez eux le désir de faire un pas de plus dans leur réalisation professionnelle. Fondatrice du centre de Formation Jacqueline Caron inc., elle est fréquemment présente dans les congrès et colloques, intervenant sur des questions de développement de travail en équipe-cycle, de projet partagé et de ressourcement pédagogique.
Éducatrice dans l'âme, Mme Caron témoigne de son expérience quotidiennement et c'est avec beaucoup de générosité qu'elle vient partager sa passion avec nos étudiants et étudiantes en Sciences de l'éducation, pour qui elle est vraiment une " enseignante inspirante ". Maintenant en semi-retraite, elle compte écrire un roman, dont l'intrigue se déroulera bien sûr dans les coulisses du monde de l'éducation.
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| Le président de l'UQ Pierre Moreau, la députée de Lévis Carole Théberge, la diplômée lauréate Catherine Bédard et le recteur de l'UQAR Michel Ringuet. |
Catherine Bédard
Originaire de Sainte-Marie de Beauce, Catherine Bédard est diplômée au Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, au Campus de Lévis. Étudiante reconnue comme une leader naturelle, elle a été, notamment, membre fondatrice de Pédalinux.
Le prix du Lieutenant-gouverneur souligne la réussite académique de la récipiendaire, mais surtout son engagement personnel, social et communautaire. Catherine avait déjà reçu le Prix des mains du lieutenant-gouverneur, l'Honorable Lise Thibeault, lors de la collation des grades à Rimouski le 23 octobre dernier. (Voir, sur le site de l'UQAR, UQAR-Info du 3 novembre 2004). Il était important aussi qu'elle reçoive cet honneur devant ses professeurs et collègues du Campus de Lévis.
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Invitation importante pour la communauté universitaire
Fondation de l'UQAR
Campagne majeure de financement en 2006
Le recteur Michel Ringuet a annoncé que la Fondation de l'UQAR entend lancer en 2006 une campagne de financement de grande envergure, en appui aux objectifs de développement identifiés par l'Université dans son Plan d'orientation stratégique 2004-2009. Cette campagne couvrira une période de cinq ans et visera à amasser une enveloppe de plusieurs millions $.
Dans un premier temps, une invitation est lancée aux membres de toute la communauté universitaire afin de monter un portefeuille de projets susceptibles d'intéresser des partenaires financiers. Les projets peuvent être des initiatives soit individuelles, en groupe ou par unité de rattachement (département, service, etc.).
Il est possible d'obtenir sur le site Internet de l'UQAR un formulaire d'inscription et de description des projets, à l'adresse suivante : [http://fuqar.uqar.ca/]. Les membres de la communauté ont jusqu'au 20 décembre pour soumettre leurs projets.
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Il est maintenant possible d'avoir un exemplaire du nouveau Plan d'orientation stratégique 2004-2009 de l'UQAR, tel qu'adopté par le Conseil d'administration en juin dernier. Le document définitif d'une vingtaine de pages vient en effet d'être publié. Il est disponible au Service des communications de l'UQAR (E-215) et au Secrétariat du Campus de Lévis.
Le document dresse d'abord un bref portrait de l'UQAR dans sa réalité actuelle. Il est ensuite question de sa mission générale, des valeurs qu'elle priorise et des ambitions qu'elle nourrit.
Cinq grands objectifs sont alors proposés, chacun associé à une série d'actions concrètes, dans le but de rallier l'ensemble de la communauté à des défis mobilisateurs. Ces objectifs concernent la formation, la recherche et la création, la relation avec le milieu, l'expression du plein potentiel de chacun et l'obtention des moyens financiers pour agir convenablement.
Enfin, le Plan propose quelques objectifs particuliers qui pourraient être atteints d'ici 2009, par exemple une augmentation de 10% dans les inscriptions pour tous les cycles et une hausse de 25% du financement de la recherche. L'UQAR souhaite aussi de nouvelles infrastructures pour son Campus de Lévis et un accroissement de ses activités au cours de la session d'été.
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Le Conseil d'administration de l'UQAR, suite à un avis favorable de la Commission des études, vient d'adopter, à sa réunion du 26 octobre, une Politique linguistique. Pour l'essentiel, celle-ci s'inspire de l'Énoncé de principes directeurs en matière de politique linguistique de l'Université du Québec.
Rappelons que la Charte de la langue française du Québec demandait aux établissements d'enseignement de niveau universitaire de se doter, avant octobre 2004, d'une telle politique relative à l'emploi et à la qualité de la langue française.
L'objectif de cette politique linguistique est de promouvoir l'usage et la maîtrise de la langue française dans l'exercice des missions de l'Université : l'enseignement, la recherche et les services à la collectivité.
Ainsi, le français est officiellement déclaré à l'UQAR langue de travail, langue des documents officiels et langue normale de communications avec les institutions publiques du Québec et du Canada. L'UQAR s'engage aussi à accorder une attention constante à la qualité du français oral et écrit, et à privilégier l'usage de matériel pédagogique en langue française.
À des personnes nouvellement embauchées qui ne maîtrisent pas le français, l'Université fournira les mesures nécessaires pour acquérir une capacité suffisante de travailler en français. L'UQAR supporte aussi les étudiants d'autres communautés linguistiques dans leur démarche pour apprendre le français.
Tout en privilégiant le français, l'UQAR encourage, auprès de ses étudiants et de son personnel, la connaissance d'autres langues. L'utilisation d'autres langues peut d'ailleurs être nécessaire pour favoriser les échanges avec des institutions et des personnes d'autres communautés linguistiques.
Toute plainte relative à l'application de cette politique peut être adressée au secrétaire général de l'UQAR.
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| Un journée pour voir les carrières possibles. |
C'est le mercredi 17 novembre que l'UQAR, le Cégep de Rimouski et le Centre de formation professionnelles Rimouski-Neigette invitent leurs finissants ainsi que la population en général à la 6e édition de la Journée Carrières. L'événement se déroulera de 9h à 16h30 au gymnase du centre sportif de l'UQAR.
Sous le thème Mon contact vers des emplois de qualité, cette activité a pour objectif d'arrimer les besoins des futurs diplômés à ceux des entreprises et organismes à la recherche de personnel qualifié. Pour les employeurs, cet événement représente une occasion unique d'établir un premier contact et de faire la connaissance des nombreux diplômés et autres chercheurs d'emplois.
Il est ouvert à tous les chercheurs d'emploi, détenteurs ou futurs détenteurs d'un diplôme d'études professionnelles (DEP), d'un diplôme d'études collégiales techniques (DEC) ou d'un diplôme universitaire (baccalauréat, maîtrise ou doctorat). De plus, les organisateurs récidivent cette année avec la reprise du volet " conférences ", qui permettra à certaines entreprises de rencontrer des groupes de diplômés afin d'expliquer leurs perspectives d'embauche à court et à moyen termes.
L'édition 2004 regroupe plus de 40 employeurs et organismes prêt à rencontrer les centaines de visiteurs. Entrée gratuite pour tous. Apportez des copies de votre c.v.
Régis Beaulieu, conseiller en stages et placement, UQAR
723-1986 poste 1897
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La vente annuelle de livres, gérée par le personnel de la bibliothèque de l'UQAR, aura lieu comme les années passées à l'Atrium de l'Université, les lundi et mardi 22 et 23 novembre 2004. Cette année plus de 2000 volumes, couvrant plusieurs champs disciplinaires, seront mis en solde. La majorité de ceux-ci se vendront entre 1$ et 5$ chacun. Parmi ces volumes, mentionnons des ouvrages de référence, des documents scolaires et de nombreux romans policiers. De plus, un coin a été prévu pour la vente de périodiques de tous genres.
Les membres de la communauté universitaire et la population sont donc invités à visiter les kiosques, à l'Atrium, entre 10h et 19h. L'argent recueilli sera utilisé pour le remplacement de livres abîmés, pour refaire des reliures, pour du matériel de bibliothèque permettant de conserver les collections, etc.
Ces livres ont été reçus en dons ou proviennent du fonds de la bibliothèque. Pour la plupart, ils sont soit désuets, soit en dehors des programmes de l'UQAR. Leur vente profite donc à la bibliothèque et à tous les usagers.
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Depuis la session d'automne 2004, professeurs et chargés de cours du Campus de l'UQAR à Lévis se donnent rendez-vous autour d'un sandwich pour discuter pédagogie. C'est dans un contexte amical et social que se déroule cette heure du lunch dédiée à l'échange et au partage.
Les initiatrices de ce projet sont Mmes Jacynthe Tardif et Michèle Forest, deux chargées de cours.
" Dans un tel contexte, explique Mme Tardif, on peut partager et discuter sans formalité et, par la même occasion, actualiser nos pratiques pédagogiques. On amène son lunch et on discute... Parfois un collègue parle de son expérience et on réagit. "
L'objectif des dîners pédagogiques est d'offrir un lieu où toutes les personnes intéressées par la pédagogie universitaire peuvent discuter librement et s'enrichir de l'expérience de l'autre. Véritable communauté d'apprentissage, ces rendez-vous permettront l'émergence de nouvelles idées pour dynamiser les cours et ouvriront peut-être la porte à des activités de formation plus formelles issues d'un besoin du milieu.
C'est donc avec enthousiasme que se sont présentés les participants au premier dîner, le 13 octobre dernier, pour parler de la motivation. On a d'abord analysé la situation actuelle concernant la motivation des étudiants et celle des enseignants, mais le plus important a été d'identifier des stratégies pour minimiser la démotivation des uns comme des autres. Nul doute que chacun a pu tirer profit des échanges établis et des informations qui ont été apportées lors de la rencontre. Un second dîner a eu lieu le 10 novembre, sur les textes pédagogiques et les plans de cours.
Les autres thèmes identifiés pour l'année académique 2004-2005 sont les suivants :
Décembre : Une seule chance de faire une première bonne impression ou comment créer un bon climat dans sa salle de classe.
Janvier : Une séance de résolution de nos problèmes par la méthode PORTER.
Février : Le travail d'équipe performant.
Mars : Est-ce que vos étudiants ont droit à l'erreur?
Avril : L'intelligence émotionnelle à votre service.
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| Nouveau Conseil d'administration de l'AEEES-UQAR |
L'Association des étudiantes et étudiants aux études supérieures de l'UQAR (2e et 3e cycles) a procédé dernièrement à l'élection d'un nouveau Conseil d'administration. Voici sa composition.
Devant : Sabine Döhler, vice-présidente aux affaires internes (Maîtrise en développement régional), Dominique Bessé, trésorière (Maîtrise en gestion des ressources maritimes), Jean-Daniel Ngatcha Kuipou, officier (Doctorat en développement régional).
Debout : Jean-François Mercure, représentant du Campus de Lévis (Maîtrise en éducation) ; Émilie Doussantousse, secrétaire (Maîtrise en océanographie) ; Benjamin Laplatte, président (Maîtrise en océanographie), Laurence Houssou, officier (Maîtrise en génie), Maud Ablain, officier (Maîtrise en gestion de la faune et ses habitats), et Guillaume Six, officier (Maîtrise en développement régional).
Rapprochement
Les membres du Conseil d'administration de l'AEEES-UQAR (Association des étudiantes et étudiants aux études supérieures de l'UQAR), réunis le 8 novembre dernier, ont défini comme priorité d'évaluer la possibilité d'un rapprochement des associations étudiantes présentes à l'UQAR.
" Nous avons beaucoup de points en commun, explique Émilie Doussantousse, étudiante à la maîtrise. Nous travaillons sur des dossiers semblables, nous avons des intérêts conjoints. Dans le contexte actuel, le temps est peut-être venu de mobiliser nos forces. "
Les trois associations étudiantes (AGEUQAR, AGECALE et AEEESUQAR) envisagent de travailler ensemble pour trouver le meilleur des rapprochements possibles pour les étudiants, tous cycles confondus.
Autres priorités
Le nouveau Conseil d'administration de l'AEEES-UQAR travaillera aussi sur d'autres priorités. Bien sûr, le dossier des compressions dans l'aide financière aux études et le financement des universités québécoises demeure un sujet de premier plan. On souhaite aussi améliorer les conditions de travail (équipements, décoration, etc.) dans la salle d'études F-402, surnommée La cachette. Enfin, les étudiants envisagent d'évaluer les besoins des étudiants de 2e et de 3e cycles vis-à-vis le Centre d'aide à la réussite (CAR).
La vie étudiante ne sera pas laissée de côté avec l'organisation conjointe des partys de rentrée, avec l'AGEUQAR, au Campus de Rimouski.
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L'artiste Hélène Couture présente une exposition " vachement " amusante et colorée, à la Galerie de l'UQAR, jusqu'au 19 novembre. La Galerie est ouverte tous les jours de 9h à 21h. Bienvenue à tous !
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| Un canot près de la rive, par Josée Proulx |
L'artiste Josée Proulx, de Sainte-Blandine, présente une exposition à la Galerie de l'UQAR, du 21 novembre au 5 décembre 2004. Le vernissage aura lieu le 24 novembre, à 19h.
Pour Josée Proulx, la peinture est le produit d'un échange intime avec la nature. " C'est merveilleux de pouvoir insuffler de la vie sur une toile blanche par un simple jeu d'ombres et de lumières. J'aime les couleurs de chaque saison, les contrastes, les petits détails sur une fleur, la grandeur d'un paysage. " Elle consacre une partie de son temps à donner des ateliers et à organiser des cours de base de dessin et de peinture. Elle a écrit trois livres qui traitent des bases du dessin et des techniques de la peinture. " L'art visuel permet, dit-elle, de saisir une image du monde durant une fraction d'existence et de la conserver, pour notre plaisir. "
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| Ils sont impliqués dans la préparation d'un colloque sur le Rwanda. Devant, Linda Essiambre (étudiante au doctorat en éducation), Mahnaz Fozi (Accueil et intégration BSL) et Pauline Côté (professeure en éducation). Derrière: Ronald Plante (professeur qui a déjà travaillé au Rwanda comme vice-recteur de l'Université de Butaré), Yvon Bouchard (doyen des études avancées à l'UQAR), John Kabano (diplômé de l'UQAR au doctorat en éducation et maintenant professeur et intervenant social au Rwanda) ainsi que Jean-François Fortin (enseignant au Cégep de Rimouski, spécialiste des questions humanitaires). Font aussi partie de l'équipe : Jeanne-Marie Rugira, Michael Rinn (Université de Bretagne occidentale) et Catalina Sagarra (Université de Trent). |
Un groupe de gens de l'UQAR, en collaboration avec d'autres intervenants intéressés, prépare un important colloque qui pourrait être organisé au Rwanda, dans la capitale Kigali, en avril 2006.
Ce colloque pourrait aborder différentes questions touchant la mise en discours du terrible génocide survenu au Rwanda en 1994. Tout un défi! Comment transmettre aux populations rwandaises, dans une perspective psychologique, cette " mémoire de l'anéantissement "? Quels outils pédagogiques pourraient aider à transmettre le savoir humain aux générations futures? Comment, dans l'expression artistique, forger le témoignage du vécu chez les survivants, comment refaire l'imaginaire commun? Quelle signification peut-on tirer d'un si lourd passé pour aménager un horizon habitable? Comment se souvenir sans être anéantis par l'inimaginable et l'indicible?
Une journée " pré-colloque " a eu lieu à l'UQAR, le 22 octobre dernier. Parmi les personnes invitées, il y avait John Kabano, un diplômé au doctorat en éducation de l'UQAR, qui travaille depuis cinq ans dans le monde de l'éducation au Rwanda, son pays d'origine. Professeur à l'Institut supérieur de Kigali, il a profité de son séjour à Rimouski pour faire le point sur ce pays en reconstruction, toujours ébranlé par le terrible génocide de 1994. Les participants au pré-colloque ont donc obtenu de l'information privilégiée sur ce pays, dix ans après les événements d'enfer.
Éducation
" Pour rebâtir le Rwanda, il faut miser sur l'éducation ", affirme avec conviction John Kabano. Depuis 1997, les Rwandais tentent de réécrire le curriculum scolaire. Les gens essaient de trouver les nouvelles valeurs à partager et qui permettront de mieux vivre ensemble, au-delà de la haine et de la rancune. " C'est avec l'éducation qu'on pourra former les jeunes à la réflexion, à la pensée critique, à l'action constructive. Il faut redonner du pouvoir aux communautés de base. Nous avons besoin de réécrire les livres scolaires, de former les enseignants avec de nouvelles approches, de renseigner les gens sur leurs droits. "
" Ce qui est arrivé au Rwanda est quand même étonnant ", constate-t-il. Comment des citoyens qui parlent une même langue (le français), qui vivent côte à côte dans une même culture et qui ont la même religion peuvent-ils en venir à s'entretuer comme des déchaînés furieux? Sombre mystère...
Les Hutus et les Tutsis étaient bien sûr, il y a très longtemps, deux peuples distincts. Ils ont chacun des traits physiques assez faciles à repérer, même si les mariages fréquents entre les gens des deux communautés font qu'il est devenu de plus en plus difficile de les catégoriser.
Avant 1959, raconte M. Kabano, la minorité tutsie dominait le pays, avec l'appui du colonisateur belge. En 1959, le Rwanda a obtenu sa libération. Les Hutus, majoritaires, ont alors récupéré beaucoup de leurs droits.
Par contre, le système politique a alors continué d'imposer une fiche signalétique sur l'ethnie propre à chaque individu. " Les autorités ont tenté, sans succès, d'établir une politique de l'équilibre ethnique régional ", explique M. Kabano. Dans chaque région, selon l'ethnie de chacun, cette fiche donnait droit à des avantages ou à des obstacles, par exemple en matière d'accès à l'éducation ou concernant l'emploi dans la fonction publique. Cela a créé d'importants déséquilibres et insatisfactions dans la société. Ces injustices, associées à la pauvreté ambiante et à la surpopulation sur un territoire restreint, ont fabriqué la bombe diabolique qui a explosé au Rwanda. Il y eut d'abord une guerre, à partir de 1990, puis cette tuerie génocidaire, d'avril à juillet 1994, qui a causé un million de morts.
La poussière commence à retomber, bien sûr. Même si chacun garde le souvenir de ses proches décédés, même si beaucoup d'infrastructures sont démantelées, même si l'électricité est souvent défaillante, les Rwandais continuent de rebâtir leur société au jour le jour, en dépit des tensions encore vives.
" Les problèmes sont toujours criants ", affirme John Kabano. Préoccupée par d'autres conflits à travers le monde, la communauté internationale a diminué de beaucoup sa contribution de soutien du Rwanda. Les blessures à l'âme sont douloureuses pour les survivants. Certains sont encore hantés par les images violentes qui continuent d'apparaître dans leur cerveau. Plusieurs fuient la réalité, dans la débauche ou dans les croyances religieuses. D'une part, le Sida fait des ravages. D'autre part, beaucoup de personnes tentent de retrouver un équilibre psychologique dans une multitude de sectes religieuses (plus de 300...), qui profitent de la situation.
Au Rwanda, un pays de huit millions d'habitants, 45% de la population se situe en bas de 15 ans. 97% des citoyens font des études primaires, mais seulement 7% atteignent le niveau des études secondaires. L'espérance de vie est de 37 ans.
International
Selon Pauline Côté, professeure à l'UQAR en éducation, ce colloque au Rwanda, en avril 2006, sera une occasion de reprendre contact avec un pays africain qui avait beaucoup de liens avec le Québec autrefois, mais où beaucoup de ponts se sont écroulés à cause du mauvais sort qui l'a durement touché.
Le doyen Yvon Bouchard estime que l'UQAR a un rôle à jouer dans l'organisation d'une telle activité internationale. " Notre université est appelée à se tailler une place sur la scène internationale par des échanges avec d'autres pays et aussi en fournissant notre expertise lorsque nécessaire. "
Le doyen a aussi annoncé que l'UQAR avait l'intention de remettre sur pied un service de coopération internationale, semblable à celui qui existait il y a quelques années.
Les personnes intéressées pourront suivre l'évolution de l'organisation du Colloque dans le site Internet de l'UQAR du LÉADRE, le Laboratoire d'étude et d'action pour le développement de la recherche en éducation [http://www3.uqar.qc.ca/dse/leadre.htm], où les données seront bientôt disponibles. (MB)
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| Les étudiantes avec les familles guatémaltèques |
Huit étudiantes du Campus de l'UQAR à Lévis se sont envolées le 2 mai dernier vers une communauté maya du Guatemala, San Jose Poaquil, pour un stage de trois semaines au sein de la coopérative de travail Tejidos Guadalupe, uvrant dans le commerce équitable.
San José Poaquil se trouve dans la région du Chimaltenango, au sud-ouest du pays. Pendant ces trois semaines, les étudiantes ont été hébergées par des familles déchirées par une guerre civile de trois décennies, qui se termina en 1996. Le groupe du Campus de Lévis se composait de six étudiantes en sciences de l'éducation (Emmanuelle Bernard, Élyse Bilodeau, Caroline Hudon, Johanne Marceau, Maude Paquet, Nathalie Paquet-Bélanger), une en sciences comptables (Amélie Côté) et une en sciences infirmières (Joanne Lavoie).
Les étudiantes avaient pour objectif de faire un stage lié à leurs domaines d'études respectifs, au sein d'un milieu culturel différent. Le jumelage de chacune des six étudiantes en éducation avec une enseignante de l'école du village a permis d'observer une classe en milieu culturel différent et de discuter du système scolaire guatémaltèque. Lors des récréations, les Québécoises ont joué au basket-ball avec les enfants de l'école et en ont profité pour leur apprendre quelques chansons en français. Des ateliers sur le Québec ont aussi été organisés par les étudiantes à quelques reprises à la coopérative de travail. Les enfants, très intrigués, sont venus en grand nombre pour en apprendre plus sur les saisons et les fêtes du Québec. Ils ont eu l'occasion de goûter au sirop d'érable, ce qui fut très apprécié. De son côté, l'étudiante en sciences infirmières s'est jointe à un organisme de promotion de la santé auprès de familles ayant des enfants en bas âge. Quant à l'étudiante en sciences comptables, elle a cherché à transmettre ses connaissances aux membres de la coopérative de travail.
Un tel stage est une occasion de relever plusieurs défis : celui de la langue espagnole, celui de l'adaptation à de nouvelles conditions de vie et celui de l'apprentissage de la solidarité humaine au sein d'une coopérative de travail.
La langue parlée dans les familles d'accueil était le plus souvent un dialecte maya, l'espagnol étant une langue seconde autant pour elles que pour les stagiaires de l'UQAR. Ceci a été pour les Guatémaltèques et pour les Québécoises l'occasion de constater l'existence d'un langage universel et de vivre des échanges interculturels très enrichissants sur le plan humain. Aussi, la pauvreté vécue par les habitants du village entraîne des conditions de vie très différentes du Québec, l'eau étant disponible seulement aux deux jours et le manque de variété dans la nourriture à base de tortillas de maïs, d'ufs et de fèves, nécessitaient une bonne capacité d'adaptation. Quant à la solidarité humaine, les stagiaires l'ont constatée au sein de la coopérative de travail Tejidos Guadalupe, qui offre aux femmes du village un endroit où se regrouper pour vivre du tissage. Une grande partie de l'emploi du temps des stagiaires fut utilisé pour la découverte de cette communauté guatémaltèque à l'aide de conférences et de discussions avec les femmes mayas, une belle façon de s'attacher à ce peuple.
De retour au Québec, les étudiantes ont envoyé un montant de 920 $ à la Coopérative Tejidos Guadalupe dans un geste de solidarité. Ce montant provient des mises de fonds personnelles des étudiantes et des surplus restant après le voyage. Les étudiantes désirent remercier les organismes suivants : AVES (Alternative de vie et d'éveil social), sans qui cette aventure n'aurait pas eu lieu, le Fonds de soutien aux étudiants de la Fondation de l'UQAR et la grande générosité des gens du milieu. Et pour ceux et celles qui désirent s'investir dans une telle aventure, les étudiantes n'ont qu'un mot à vous dire: " Foncez, ça en vaut vraiment la peine! ". (JD)
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| Eduard Babulak |
Transfuge. Ingénieur. Chercheur. Conférencier. Enseignant. Consultant. Polyglotte. Musicien. Athlète... Personnalité étonnante que ce monsieur Eduard Babulak, professeur-chercheur invité à l'UQAR pour la présente année, aux programmes de génie et d'informatique. Cet homme aux capacités d'apprentissage remarquables a connu un cheminement de vie qui ne laisserait pas indifférent un réalisateur de films avide de péripéties audacieuses.
Imaginez d'abord qu'il parle couramment 14 langues ! Celles proches du tchèque et du slovaque, bien sûr (le russe, le polonais, le serbo-croate et l'ukrainien), mais aussi l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien, le portugais, l'espéranto, l'allemand et le hongrois. Il connaît aussi les phrases de politesse en japonais, en chinois et en arabe. Un don !
Premier acte. D'origine tchécoslovaque, Eduard a étudié en Slovaquie jusqu'à obtenir une maîtrise en génie électrique, en 1982. Il travaille ensuite huit années à Prague et à Bratislava, comme ingénieur et comme enseignant.
M. Babulak affirme qu'il adore son pays natal et ses compatriotes. Il a voyagé à travers de Tchécoslovaque et il connaît son pays de A à Z. Mais vu qui n'était pas membre de Parti communiste, il a perdu son emploi qualifié comme ingénieur avec huit ans d'expérience, chef de département, pour se retrouver dans le service de bureau de poste à coller des timbres sur les lettres.
Malgré la discrimination politique, ses performances d'athlètes étaient remarquées, en athlétisme, au marathon et en karaté. Depuis sa jeunesse, il a aussi des facilités à assimiler les langues. Mais dans le régime politique autoritaire de cette époque, il se sent à l'étroit et son désir de connaître le monde est plus fort que tout.
Deuxième acte. En 1989, Eduard Babulak obtient une permission de sept jours pour assister à un congrès en Angleterre. Il a l'équivalent de 50 $ en poche et il ne connaît personne... Dans sa tête, c'est clair, il ne veut pas retourner chez lui. Dans les premiers temps, une femme âgée d'origine polonaise lui fournit une chambre modeste. Il fait appel en tant que réfugié, tout en cherchant une occasion de mettre à jour ses compétences d'ingénieur.
Troisième acte. En Angleterre, le Collège de technologie de Brighton lui donne l'occasion de refaire sa vie, d'abord comme étudiant, puis comme professeur. " Ils m'ont aidé et ça m'a redonné plein d'énergie. J'avais le désir d'explorer plein de choses. " Il s'installe ensuite à Londres, où il réussit une maîtrise en informatique et où il commence ses études de doctorat. Sa connaissance des langues étrangères lui ouvre des portes, notamment à la Commission européenne. Il séjourne deux mois en France (pour apprendre la langue). Il développe des relations avec divers milieux politiques et économiques.
Quatrième acte. Il arrive au Canada, en 1993, à Montréal, sans connaître personne... Un autre défi ! " Pour un Européen de l'Est comme moi, le Canada, c'est un pays de rêve, dit-il. Venir y étudier est un défi que je voulais relever. " Après des cours de français pour immigrants, il entreprend donc, à l'École polytechnique de Montréal, des études de doctorat en génie informatique. Il poursuit ensuite son doctorat à l'Université d'Ottawa, en génie électrique, tout en étant chargé de cours.
Il est alors engagé comme professeur en génie électrique et informatique en Pennsylvanie, puis, une année après, comme professeur en informatique à Los Angeles, en Californie. De Californie, il été recruté en Angleterre pour sa réputation de chercheur et de pédagogue.
Son doctorat, il l'a terminé l'an dernier, en Angleterre, à l'Université Staffordshire, en informatique et en génie informatique. (En résumé, Eduard a vécu plus de sept ans en Angleterre où il a complété trois diplômes incluant HNC, M.Sc., et Ph.D.).
À la fine pointe de la technologie, ses recherches et ses publications sur les infrastructures de télécommunications et sur la qualité des services, font de lui un conférencier couru : on l'invite pour donner de la formation ou des conférences dans différentes universités ou lors de congrès spécialisés, au Canada, aux États-Unis et en Europe.
Mieux encore : la biographie de M. Babulak a été sélectionnée pour être présentée dans des index qui permettent d'identifier les meilleurs spécialistes de différents domaines à travers le monde : le Cambridge Blue Book 2005, le Who's Who in Sciences and Engineering 2004/ 2005, et le Dictionary of International Biography 2004, publié par le International Biographical Centre, de Cambridge.
Cinquième acte. Suite à des contacts avec des professeurs d'ici, il devient professeur invité à l'UQAR, pour l'année 2004-2005. Il collabore notamment aux activités de réorientation des programmes d'informatique.
" J'ai passé une partie des étés 2001, 2002 et 2003 en Gaspésie, et j'adore la région. Je m'identifie bien aux gens d'ici. Mon défi maintenant, c'est de partager ma vision avec les étudiants et mes collègues. Il faut avoir confiance devant l'incertitude. Il ne faut pas avoir peur de rêver. "
En fait, si l'on se fie à Eduard Babulak, nous aurions ici le meilleur de tous les mondes : " La culture française, le système politique britannique, la technologie américaine et aussi, des milliers de lacs et de grands espaces... Pour moi, c'est parfait ! " (MB)
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| Pierre-Emmanuel Chaillon, l'un des jumeaux. |
Physiquement, ils se ressemblent comme deux gouttes de pluie, les deux jumeaux Chaillon. On peut facilement les confondre. Leurs prénoms? Pierre-Emmanuel et Corentin.
Ils sont nés à Rennes, en Bretagne. Tous les deux s'intéressent à fond aux questions d'environnement, de protection de la faune, en plus d'avoir développé une expertise en cinéma. Tous les deux ont fait, ces dernières années, des études à l'UQAR, à la maîtrise en gestion de la faune et de ses habitats.
Et ils partagent aussi une même passion pour l'aventure. La grande aventure! Vers des destinations peu fréquentées, dans des périples hauts en couleurs, en risques et en surprises... Voilà de la graine de grands explorateurs!
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| L'équipage au complet, dans le nord de l'archipel de Kerguelen. |
" Plus jeunes, mon frère et moi, on faisait des expéditions ensemble, explique Pierre-Emmanuel, mais maintenant chacun a les siennes. Par contre, on peut toujours compter sur l'autre en cas de besoin... C'est rassurant! "
De la Mongolie jusqu'en Antarctique
Ces jours-ci, Corentin termine la traversée à cheval de l'Asie centrale, avec Mélanie Sabourin, qui elle aussi a fréquenté l'UQAR. Cette longue chevauchée de sept mois et de 3000 km, à travers les steppes de la Mongolie et du Kirghizistan, devrait donner comme résultat deux courts-métrages et un livre (avec dessins et photos) qui nous feront connaître les nomades qui habitent ces régions méconnues et leur environnement sauvage. Un site Internet donne des renseignements sur le projet: [www.asienomade.com].
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| L'île des Apôtres, dans l'archipel de Crozet. |
Quant à Pierre-Emmanuel, qui termine bientôt ses études à l'UQAR, il travaillera, en France, à Tour-en-Sologne, dès janvier prochain, au montage d'un film sur l'Antarctique. Avec deux collègues, il a navigué quatre mois l'hiver dernier, sur un voilier de 15 mètres conçu pour les froids extrêmes, partant du sud du continent africain jusqu'aux frontières du Pôle Sud, avec des escales aux îles Kerguelen, Crozet et Heard. Le projet était financé par des commanditaires français. Grâce à Internet, une dizaine d'écoles du Québec et de la France étaient en contact avec le voilier explorateur. Des prélèvements scientifiques ont également été faits pour le professeur Michel Gosselin, de l'ISMER. (Quelques images de l'expédition sont ici présentées.)
Le Peuple migrateur
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| Un voilier au paradis. |
Pierre-Emmanuel Chaillon n'en est pas à sa première grande expédition. Il a fait jadis son service civil français dans les îles de l'Antarctique, pour des projets de recherche en biologie. Il a aussi été guide dans cette région.
Par la suite, il a eu aussi la chance de travailler, il y a quelques années, sur le formidable film de Jacques Perrin portant sur les oiseaux, " Le Peuple migrateur ". " En tout, explique-t-il, l'équipe a tourné 250 heures de pellicule sur les oiseaux, pour un film qui dure finalement deux heures. Les budgets étaient énormes et le défi était très élevé. " Pierre-Emmanuel a participé au tournage de scènes au Québec, au Montana et en France. " J'ai aussi passé trois semaines dans une grotte, en Islande, sur une île d'un kilomètre carré, pour tourner des images sur les macareux, les fous de Bassan et les guillemots. " C'est donc finalement trois documentaires sur les oiseaux et un making-of du film qui ont été réalisés et diffusés à la suite du " Peuple migrateur " grâce à toutes les images ramenées par les différentes équipes à travers le monde.
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| Des manchots royaux, au large de Kerguelen, près de la baie des Oiseaux. |
Et maintenant, pour Pierre-Emmanuel, c'est le film sur son voyage en Antarctique qui lui tient le plus à cur. " Avec mes collègues, le skipper Jacques Peignon et le photographe Romain Vergé, on était bien petits sur notre bateau dans les venteuses mers du Pôle Sud, dit-il, mais nous avons rapporté de magnifiques images : des oiseaux, des paysages, de la flore, des icebergs, etc. Il reste maintenant à faire un montage qui met tout ça en valeur. En janvier, en France. "
Et ensuite? Pierre-Emmanuel vient de signer un contrat de trois ans, à compter de l'année prochaine, pour travailler sur la suite du " Peuple migrateur ", avec le même caméraman en chef, Laurent Charbonnier. Le projet porte sur les comportements et les parades les plus spectaculaires dans le règne animal.
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| L'ancienne station baleinière de Kerguelen. Le lieu est inhabité depuis des dizaines d'années, mais la "civilisation" a laissé des traces... |
L'aventure n'a pas de limites...
Mario Bélanger
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| Sarto Roy, de l'UQAR, et Abdoulaye Dione, de l'École normale supérieure de Dakar |
Le gouvernement du Sénégal, en Afrique, souhaite moderniser son réseau d'écoles dans les milieux ruraux. Face à ce défi, l'UQAR pourrait devenir un acteur important, principalement grâce à son expertise dans le domaine de l'éducation. Des étudiants et des professeurs, autant du Sénégal que de l'UQAR, pourraient entreprendre des échanges afin d'apporter leur contribution personnelle à cette vaste mission.
L'un de ceux qui croient le plus à un tel jumelage est M. Sarto Roy, professeur et chercheur au baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale au Département des sciences de l'éducation à l'UQAR. Il s'est lancé à fond de train dans un projet mobilisateur qui pourrait donner des fruits.
Celui-ci est en contact avec le professeur Abdoulaye Dione, responsable du développement des programmes d'enseignement aux élèves handicapés, à l'École normale supérieure, de l'Université Chiekh Anta Diop, à Dakar. M. Dione (aucun lien de parenté avec notre Céline...) était de passage à l'UQAR au début de l'automne pour discuter, avec M. Roy et d'autres intervenants de l'UQAR, des possibilités de cette coopération internationale.
À la suite des discussions, la direction de l'UQAR a signé, le 14 octobre dernier, un protocole d'entente avec l'Université Chiekh Anta Diop donnant la possibilité d'établir des liens entre les deux établissements pour la formation et la recherche. Les représentants de l'université sénégalaise devraient signer l'entente prochainement.
Des démarches ont été entreprises auprès de la CREPUQ (Conférence des recteurs et des présidents des universités du Québec) dans le but d'inclure le Sénégal dans les pays où peuvent s'effectuer des échanges et faciliter ainsi le financement de certaines facilités (déplacements, frais de scolarité, etc.).
Ainsi, des étudiants et étudiantes en éducation de l'UQAR pourraient faire un stage au Sénégal, dans le cadre d'un cours crédité, " Projet d'intervention hors Québec ", qui se déroulerait de la mi-avril à la mi-juin. En contrepartie, des étudiantes et étudiants du Sénégal qui se destinent à l'enseignement pourraient venir au Québec pour s'inscrire à de la formation offerte à l'UQAR en adaptation scolaire.
Du tableau noir au tableau lumineux
Le système éducatif sénégalais a évolué plus facilement dans les villes que dans les villages ruraux. Ce qui fait que beaucoup de jeunes ruraux décident de fréquenter les écoles urbaines, mieux pourvues, ce qui crée des engorgements dans ces écoles. Le gouvernement souhaite donc moderniser les écoles rurales, avec du personnel qualifié et des ordinateurs, pour que les jeunes puissent y être éduqués sur place. " Ils veulent que les écoles rurales passent du tableau noir au tableau lumineux ", explique M. Roy.
Sarto Roy envisage d'ailleurs de prendre dès janvier 2006 un congé sabbatique au cours duquel il se consacrera à ce grand projet. " À titre expérimental, nous voulons d'abord mettre en place un programme d'aide concret et pratique dans deux villages, dans des classes de niveau primaire. Je peux travailler là-dessus, et je connais des étudiants de l'UQAR qui veulent vivre cette expérience. Si c'est concluant, on pourrait ensuite élargir le programme à une centaine d'autres villages, avec une prise en main du projet par le ministère de l'Éducation du Sénégal. " M. Roy a pour maxime : " Tout ce que tu rêves de faire, entreprends-le. L'audace est porteuse de génie, de folie et de magie. "
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