
Plus Madelinot que Sébastien Cyr, c’est difficile à trouver ! Dans son appartement, aux résidences de l’UQAR, on retrouve une cage à homard, un éventail de photos et d’affiches sur les maisons colorées et sur les magnifiques paysages des Îles, des coquillages, du vrai sable blond des Îles, etc. " Mes colocs considèrent que notre appartement est un véritable musée des Îles et ils songent à faire payer 2$ aux visiteurs qui viennent nous voir ", rigole-t-il.
Sébastien est un passionné de son coin de pays. Depuis toujours, il s’intéresse aux Îles-de-la-Madeleine, autant pour son histoire (comment les Îles ont été colonisées et comment elles se sont développées), que pour ses richesses naturelles (la faune et la flore locale).
Sébastien Cyr, étudiant en deuxième année au baccalauréat en biologie à l’UQAR, s’est mérité, le 28 septembre dernier à Montréal, devant une salle comble, le prix " Avenir Arts, Lettres et Culture " remis par la Corporation Forces Avenir [www.forcesavenir.qc.ca].
En remettant ainsi une dizaine de prix dans différentes catégories, la corporation vise à souligner l’engagement social et l’esprit d’entreprise dont font preuve les étudiants universitaires à travers tout le Québec. En plus du trophée Avenir, Sébastien s’est vu remettre une bourse de 4000 $.
Ce prix de prestige, il l’a mérité pour une réalisation bien concrète : la publication d’un petit glossaire sur les mots et expressions typiques des Îles-de-la-Madeleine. Le Sel des Motsregroupe environ 1200 mots et tournures qui sont restés familiers dans le quotidien des insulaires ou qui ont été utilisés jadis par leurs ancêtres. Ce sont des mots propres à l’environnement maritime, à la cuisine, à l’habillement, comme par exemple : s’amariner (s’habituer à un lieu, à un travail), une bringue (ligne à morue ou une grande femme) ou se mettre à la traille (se dépêcher).
Sébastien a commencé sa recherche dès le début du secondaire. " J’avais eu un cours sur l’histoire des Îles et j’ai commencé à lire des livres sur le sujet. À la fin de plusieurs livres, il y avait un petit lexique des mots utilisés, mais ceux-ci variaient souvent d’un livre à l’autre. Alors j’ai commencé à noter ces mots et bien d’autres dans un petit cahier Canada. En secondaire 3, lorsque j’ai acheté mon premier ordinateur, j’ai transféré ces mots et leurs définitions sur support informatique. "
Deux ans plus tard, il présente son travail à une connaissance, Gervais Pomerleau, un écrivain originaire du Saguenay, mais qui vit maintenant aux Îles. Celui-ci est très impressionné par l’ouvrage et trouve un éditeur. Il l’encourage à retravailler le tout et à compléter la recherche. Au printemps 1996, Sébastien, anxieux, finit par publier l’ouvrage à 1000 exemplaires à compte d’auteur. Le livre obtient un succès auprès des touristes et des Madelinots. L’été suivant, il faut rééditer : 1700 exemplaires. Sébastien en profite pour ajouter une centaine de nouveaux mots et pour effectuer quelques corrections. Autres succès ! 2000 autres exemplaires de plus sont sortis de l’imprimerie le mois dernier.
Rimouski
" Je ne savais pas à quoi m’attendre en venant étudier
à l’UQAR ", explique Sébastien Cyr. Lui, l’enfant unique
qui avait toujours vécu dans le confort du foyer familial, lui diplômé
avec dix autres étudiants au Centre d’études collégiales
des Îles (qui relève du Cégep de la Gaspésie
et des Îles), lui qui avait seulement quinze heures de cours par
semaine au Cégep, se retrouvait donc à Rimouski. À
Rimouski, dans une chambre des résidences, avec trois colocs dont
deux provenant de la région montréalaise et l’autre des Cantons
de l’Est, 30 heures de cours par semaine avec des groupes de 50 étudiants.
" C’était une grosse adaptation, dit-il, mais ça s’est bien passé. Heureusement à Rimouski, il y a le fleuve, le contact avec la nature. Ce n’est pas trop dépaysant. Il y a aussi des petits groupes d’étudiants. Je n’aurais pas été capable de m’adapter à une grosse université, dans une grande ville. "
Dernièrement, dans le cadre d’un cours d’écologie marine, les étudiants sont sortis sur le fleuve à bord du bateau de l’UQAR pour s’initier à la recherche en mer. " C’était merveilleux ! J’ai travaillé tout l’été sur un zodiac et après deux mois sans aller sur l’eau ça me manquait. ".
Et en plus, il a trouvé à la bibliothèque de l’UQAR, des livres et des documents sur les Îles qu’il n’avait jamais vus chez lui. " J’ai trouvé 626 notices sur les Îles. La majorité de celles-ci sont dans la documentation régionale. C’est vraiment intéressant de prendre connaissance de ces documents pour pouvoir mieux comprendre comment les Îles se sont développées pour arriver à ce qu’elles sont aujourd’hui. "
Les Îles
Sébastien est très attaché à ses Îles
et espère pouvoir retourner y travailler à la fin de ses
études. " Le domaine de l’aquaculture s’est développé
énormément depuis plusieurs années. On élève
présentement les moules bleues, les pétoncles, les myes et
les huîtres. Comme les résultats obtenus jusqu’à présent
semblent intéressants, ils vont sûrement avoir besoin de biologistes
au cours des prochaines années pour augmenter les volumes. " D’autre
part, Sébastien a travaillé pour le professeur d’histoire
Paul Larocque, de l’UQAR, qui prépare un livre d’histoire
sur les Îles-de-la-Madeleine, le 18e volume de la collection
" Les Régions du Québec ". Il a de plus travaillé
comme guide-interprète à l’Île Brion, une île
isolée à 16 km au nord de Grosse-Île ainsi que dans
un sentier d’interprétation.
Sébastien s’est toujours impliqué à fond dans les activités étudiantes. Par exemple, au Centre d’études collégiales des Îles, où il a étudié en sciences, Sébastien a fait partie de l’association étudiante et de la coopérative étudiante. Il a représenté les étudiants des Îles à la Commission des études du Cégep de la Gaspésie et des Îles et lors de la tenue de la Commission des États généraux sur l’éducation. Il a également participé à la mise sur pied du Carrefour Jeunesse Emploi des Îles.
Pour les personnes désirant se procurer le glossaire Le Sel des Mots, celui-ci est disponible à la Coopérative étudiante de l’UQAR ou encore directement de l’auteur (721-2463).
Louis Saint-Laurent chemine dans sa troisième année au programme de baccalauréat en génie à l’UQAR. Lors du récent gala de Forces Avenir, tenu à Montréal, il a obtenu une mention de finaliste dans la catégorie " Personnalité " ainsi qu’une bourse de 1500 $.
Louis s’est signalé pour la qualité de son dossier scolaire, mais aussi pour ses qualités sportives et pour son implication auprès des jeunes dans le mouvement des Cadets.
Avant d’arriver à l’UQAR, Louis, originaire de Lac-au-Saumon, a fait ses études au Centre matapédien d’études collégiales (CMÉC). C’est là qu’il a développé son intérêt pour les technologies et pour les mathématiques. Et ses bonnes notes en sciences l’on conduit tout droit vers le génie, à l’UQAR. L’été dernier, il a pu obtenir un emploi chez Bombardier, à La Pocatière.
Côté sport, Louis est un adepte du biathlon, une discipline qui allie le ski de fond et le tir à la carabine. Il a développé une passion pour ce sport au Club Mont-Climont, à Lac-au-Saumon. Après avoir fait partie de l’équipe du Québec junior (17 à 19 ans), il s’est rendu, en 1999, au Jeux du Canada et au Championnats nord-américains à Canmore (Alberta). Il s’implique maintenant comme entraîneur en biathlon, pour la région Bas-Saint-Laurent ? Gaspésie.
Jusqu’à 18 ans, Louis a fait partie des Cadets de terre de l’Armée canadienne. Depuis deux ans, il est instructeur dans les Cadets de l’aviation. Il se prépare à devenir officier C.I.C.
À l’UQAR, Louis obtient de bons résultats scolaires et il fait partie du Conseil de l’Association des étudiants en génie et du Conseil de Module. " Le génie est une formation exigeante, dit-il, mais je me sens dans mon élément. Ça touche un large éventail de contenus et les possibilités d’emplois sont variées. "
Bravo Louis!
Un groupe d’étudiants de l’UQAR, réunis sous le nom de CEDRE, était finaliste au Gala Forces Avenir de cette année, dans la catégorie " Environnement ". Le groupe CEDRE a été créé en janvier 2000 par des étudiants et étudiantes de l’UQAR désireux de faire leur part pour la préservation de l’environnement. " Nous sommes préoccupés par l’environnement et nous avons le désir de changer les choses ", explique un porte-parole, David Pelletier.
Ils sont présentement une vingtaine d’étudiants à faire partie du CEDRE, provenant surtout des programmes en éducation, en biologie et en océanographie. Ils ont même ouvert un volet " Les amis du CEDRE ", pour ceux et celles qui désirent apporter une aide ponctuelle.
CEDRE a jusqu’à maintenant fait différentes interventions en faveur de l’environnement. Le groupe a demandé à la direction de l’UQAR d’adopter une politique environnementale, qui ferait partie intégrante du fonctionnement de l’Université. Dans le cadre du prochain Forum sur les orientations de l’UQAR (18 octobre), CEDRE reviendra à la charge avec ce dossier.
Certaines actions pratiques du groupe portent sur la récupération. " À l’Université par exemple, affirme David Pelletier, nous faisons pression pour qu’il y ait davantage de bacs pour la récupération du papier. Nous voulons aussi proposer un projet pour installer des bacs pour le verre, le plastique et les canettes. " Les activités du groupe ne s’arrêtent pas au campus universitaire. Des discussions sont en cours avec la ville de Rimouski pour améliorer la collecte sélective des déchets. " Il y a encore beaucoup à faire! ", constate David.
Le groupe CEDRE s’intéresse aussi au projet de " commerce équitable ", par lequel des produits (comme le café) sont achetés directement de petits producteurs sans passer par les intermédiaires. " Les ouvriers du Tiers-Monde peuvent ainsi obtenir un salaire plus décent. "
Afin de diminuer un peu les fameux verres à bière en plastique que l’on jette par centaines, le groupe a décidé de fabriquer, en collaboration avec l’AGEUQAR, un bock à bière réutilisable.
Enfin, le groupe a mis sur pied un comité responsable de la sensibilisation et de l’information. Avec le prix de 1500$ offert par les commanditaires de la corporation Forces Avenir, le groupe CEDRE a l’intention d’ouvrir un centre de documentation sur l’environnement. Le comité s’occupe aussi de publier un petit journal (L’Écorce) et d’organiser des ateliers. D’ailleurs, un atelier a été organisé sur la question des OGM (organismes génétiquement modifiés), un thème qui préoccupe le CEDRE. Il est question aussi d’une Journée de l’environnement, le 15 novembre. Bref, les projets de manquent pas.
Le bureau du groupe CEDRE est situé au E-114.
" Nous désirons présenter à toute la communauté régionale et universitaire une diplômée de l’UQAR qui a contribué, avec audace et énergie, à l'avancement de sa profession et à la promotion des valeurs chères à notre Université. " C’est en ces termes que le président de l’Association des diplômés(es) de l’UQAR, M. Claude Bérubé, a présenté la lauréate du Prix de l’ADUQAR 2000, Mme Jeanne-Paule Berger.
" C’est pour ses qualités de femme d’action et de femme de cœur que Jeanne-Paule Berger a touché l’Association des diplômés(es) de l’UQAR. Je parle ici de sa recherche constante de l’innovation, de son sens critique et de sa rigueur ", ajoute M. Bérubé.
L’éducation, un enjeu fondamental
Dans son milieu, Jeanne-Paule Berger est bien connue pour l’ensemble
de ses contributions et pour la passion qu’elle voue à son métier.
Sa philosophie : " Croire au potentiel de tous les enfants et leur donner
les moyens d’évoluer à leur rythme. Il en va de la
réussite personnelle et collective. " Elle a ainsi été
l’initiatrice de plusieurs projets, tels que les plans d’action sur la
réussite éducative, l’élaboration de règlements
et de politiques ainsi que de plans d’intervention auprès d’élèves
en difficulté grave de comportement.
Originaire de Saint-Charles-Garnier, dans la Mitis, Jeanne-Paule Berger est diplômée de l’UQAR au baccalauréat en enseignement au secondaire (1975) et à la maîtrise en éthique (1985). C’est au Lac-Saint-Jean, en 1968, qu’elle commence sa carrière d’enseignante, ce dont elle rêvait depuis son tout jeune âge. En 1971, elle revient dans la région pour devenir enseignante puis animatrice de pastorale à l’École polyvalente de Mont-Joli.
En 1976, sa carrière est lancée à la Commission scolaire La Neigette, d’abord comme conseillère en éducation chrétienne, puis conseillère pédagogique, directrice des services éducatifs et directrice générale adjointe. Depuis 1995, elle assume la direction générale de la Commission scolaire des Phares. Son expérience comme enseignante et conseillère pédagogique lui confère les atouts nécessaires pour relever les défis qu’elle doit rencontrer : diminution de la clientèle, compressions budgétaires et réforme de l’éducation.
Jeanne-Paule Berger est reconnue tant au niveau régional que provincial. En 1995-1996, on lui a confié la coordination des États généraux sur l’éducation dans la région. En 1997, elle fut membre du groupe de travail sur la réforme du curriculum et membre du comité de développement pédagogique de la Fédération des Commissions scolaires du Québec. On lui a enfin confié la présidence des programmes d’étude qu’elle assume depuis 1998. Un mandat important qui entraîne des défis de taille, notamment au niveau de la réforme du primaire, actuellement en cours.
Depuis qu’elle exerce son métier, Jeanne-Paule Berger a toujours cherché à développer ses connaissances et aptitudes. Pour elle, la formation continue est un gage d’avancement et de réussite professionnelle. C’est ainsi qu’au tout début de la création de l’UQAR, elle entreprend de réaliser un Baccalauréat en enseignement au secondaire tout en travaillant. À l’instar des jeunes de son époque, elle perçoit la création de l’UQAR comme une chance inouïe de s’instruire tout en demeurant dans la région.
Son sentiment d’appartenance envers l’UQAR se traduit depuis toujours par des gestes concrets. En 1994-1995, elle a été membre du comité d’agrément dans le cadre du programme de formation des maîtres préscolaire et primaire. Depuis 1998, elle est membre du comité d’évaluation des subventions de recherche de la Fondation de l’UQAR.
Jeanne-Paule Berger savoure à chaque instant la certitude de faire le métier qu’elle aime. Elle est reconnue par ses pairs pour son sens du travail bien fait, sa persévérance et surtout, pour ses croyances profondes en la jeunesse. Pour l’Association des diplômés(es) de l’UQAR, Mme Berger constitue un modèle de réussite qu’il importe de présenter à toute la communauté.
Prix d’excellence
Le Prix de l’ADUQAR a été créé en 1999
afin de souligner l’excellence professionnelle et l’apport à la
collectivité des diplômés de l’Université du
Québec à Rimouski. Où qu’ils soient, au Québec
ou ailleurs dans le monde, les diplômés(es) de l’UQAR jouent
un rôle important dans le développement de notre société.
L’Association désire, à juste titre, mettre en valeur cette
contribution des plus significatives. L’AGEUQAR est fière de compter
sur le talent et l’ingéniosité de l’artiste Roger Langevin
pour la conception et la réalisation du Prix de l’ADUQAR.
Pour qu’elle soit valable, la politique jeunesse que veut mettre en place le Gouvernement du Québec devra prendre en compte la spécificité des jeunes de nos régions et les différences quant à leur mode de vie. Elle devra aussi tenir compte des besoins liés au manque de ressources face aux privilèges des gens habitant les grands centres.
Voilà la ligne directrice du mémoire que l’Association générale des étudiantes et étudiants de l’UQAR a présenté au début d’octobre, lors de la consultation régionale sur le projet de Politique jeunesse du gouvernement du Québec.
Dans ce contexte, l’AGEUQAR propose différentes mesures pour améliorer le sort des jeunes qui vivent dans les régions. Ainsi, l’Association souhaite que les ministères, à l’intérieur de cette politique jeunesse, tiennent compte des particularités régionales et en arrivent à coordonner leurs interventions auprès des jeunes.
Selon l’AGEUQAR, des efforts devraient être faits afin d’assurer l’établissement de jeunes familles et de jeunes dans les régions. La baisse démographique, le manque d’emplois de qualité et l’attrait des grands centres combinent leurs tristes réalités pour démunir les régions. Les compagnies, organismes et institutions du milieu régional devront faire des efforts pour mieux intégrer les nouvelles générations, en leur transmettant leur savoir-faire et en les laissant assumer de plus en plus de responsabilités. " Les jeunes ont peu d’emprise sur les postes existants ", résume le mémoire. Il serait important de développer une " solidarité intergénérationnelle ". La nouvelle politique pourrait aussi jeter les bases d’un vaste " chantier de l’emploi " pour les jeunes, en créant un " fonds de capital de risque " pour appuyer l’esprit d’initiative des jeunes entrepreneurs.
L’AGEUQAR croit aussi qu’il faudrait accorder le droit de vote à partir de l’âge de 16 ans. Cela favoriserait la participation à la vie en société chez les jeunes.
L’éducation demeure une valeur sûre et il est important d’offrir à tous les jeunes du Québec les conditions favorables pour acquérir des connaissances et pour s’intégrer à la société. La rationalisation de l’offre de cours et des ressources dans les maisons d’enseignement en région n’aide pas à donner l’égalité des chances à tous, quelle que soit leur région d’origine.
Les maisons d’enseignement devront pour leur part trouver des façons de mieux reconnaître l’implication communautaire des étudiants et étudiantes.
Pour aider à résoudre la crise dans le système de santé et de services sociaux au Québec, il serait pertinent de savoir combien peut coûter chacun des services offerts à la population. Les contribuables auraient une meilleure idée des coûts de la santé si on leur fournissait les montants détaillés des services qu’ils reçoivent (un examen physique par un médecin, une appendicectomie, un accouchement, une visite à domicile par un travailleur social, etc.). Cela pourrait contribuer à responsabiliser la population.
Voilà l’une des recommandations présentées par un comité de quatre membres du Groupe de recherche Ethos de l’UQAR, lors des audiences régionales de la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux, à Rimouski le 4 octobre. Le comité était composé des professeurs Guy Giroux, Ginette Pagé et Céline Pelletier, de l’UQAR, et de Bruno Leclerc, du Cégep de Rimouski.
Selon le comité, il ne faudrait pas abuser des citoyens en augmentant le fardeau de taxation pour la santé, déjà lourd au Québec. Une façon originale d’augmenter les ressources monétaire pour la santé serait de transférer dans ce domaine les profits de Loto-Québec… Mais avant tout, il faudrait voir comment on peut diminuer les coûts à l’intérieur même du système. Il faudrait par exemple envisager que les médecins soient salariés plutôt que rémunérés à l’acte. En plus des mesures incitatives pour amener des médecins dans les régions, le gouvernement pourrait aussi pénaliser les médecins qui, en dépit d’une contribution financière élevée de l’État pour leur formation, refusent de répondre à l’appel des besoins régionaux.
Le comité se montre méfiant par rapport à une formule de soins à deux vitesses. L’idée d’une contribution monétaire supplémentaire de certains usagers, mieux nantis, pour recevoir des soins plus rapides, voire de meilleure qualité, risque d’ouvrir une boîte à Pandore. Pareillement, la privatisation de certains soins de santé représente une solution qui n’a pas que des conséquences positives. Des études poussées sont nécessaires sur de telles questions.
Selon le comité, " sur le plan des idéaux qui témoignent de nos valeurs morales de solidarité, d’égalité, d’équité et de protection de la personne, une offre de services publics de haute qualité et d’une accessibilité indéniable dans le champ de la santé et des services sociaux représente [toujours] un objectif à atteindre. "
Nous sommes un groupe de quatorze étudiants et étudiantes
qui terminent leur baccalauréat en Communication (relations humaines).
Ce programme, offert à l’UQAR depuis l’automne 1998, vise à
former des professionnels habilités à intervenir auprès
des personnes et des groupes en milieu organisé (entreprises privées,
organismes publics, organismes sans but lucratif, etc.). L’objectif est
de répondre à des besoins psychosociaux en tenant compte
du contexte humain, organisationnel et social. Nous sommes familiarisés
avec diverses théories et pratiques d’intervention psychosociologique
s’appuyant sur la tradition scientifique et pratique de la psychosociologie
des relations humaines. Nous ne sommes pas des psychologues ni des sociologues,
la psychosociologie étant une spécialité qui a pour
objet d’études les interactions humaines. Nous avons des compétences
pour accompagner les organisations, les groupes et les individus vers un
mieux-être personnel et professionnel.
Lors de notre dernière année de formation, nous
devons effectuer une intervention psychosociologique dans le cadre d’un
stage en milieu de travail. Les mandats d’intervention peuvent prendre
différentes formes : effectuer le diagnostic d’une situation de
travail; mettre en place un plan de développement, de communication
ou d’intervention; contribuer à l’amélioration du fonctionnement
d’une équipe de travail; concevoir et dispenser un programme de
formation; établir des réseaux de soutien; procéder
à une analyse de besoins ou d’enquête; soutenir l’adaptation
au changement. Nous débutons nos stages en novembre 2000. Sous peu,
nous offrirons nos services à différents organismes de la
région. Nous espérons que vous serez réceptifs : prendre
un stagiaire en Communication (relations humaines) est une belle opportunité
à saisir et un investissement profitable autant pour vous que pour
nous. Nous provenons de Rimouski, de Matane, de la Mitis et de la Gaspésie.
Au plaisir de vous rencontrer.
Les finissants et les finissantes du baccalauréat en Communication (relations humaines) de l’UQAR.
Renseignements : Jeanne-Marie Rugira, 723-1986 poste : 1604
Depuis le trimestre d'automne 2000, les constituantes de l’Université du Québec à Chicoutimi, à Rimouski et à Trois-Rivières offrent conjointement un nouveau programme de maîtrise en études littéraires adapté aux enjeux culturels, scientifiques et économiques d'une société en évolution.
Fort d'une tradition d'enseignement et de recherche en littérature, ce programme met l'accent sur l'étude de la littérature (corpus français, québécois, francophone), tout en offrant une variété d'angles de saisie. En effet, ce programme propose une plate-forme paradigmatique en cinq axes majeurs: "Espaces", "Questions", "Structure, histoire et poétique", "Textualité" et "Théorie".
Ainsi, les "Espaces dramatiques, narratifs et poétiques" reprennent les grandes modalités génériques sans nécessairement les confiner à la pratique littéraire. "Structure, histoire et poétique" interroge divers types de discours (le réflexif, le fragmentaire, le mythique et le descriptif) non liés à la pratique du genre. Le paradigme des "Questions" (histoire littéraire, littérature de jeunesse, rhétorique) s'attache au rapport à l'institution. La mise en relation de la "Textualité" et de l'une ou l'autre des approches contemporaines (didactique, esthétique, interprétation, signification, société, technologie) couvre un large éventail méthodologique. Enfin, le volet "Théorie" (des genres, de l'autoreprésentation, de l'énonciation, de la modernité, du travail créateur) fait le point sur des champs théoriques qui englobent divers aspects de la culture.
Prenant acte de l'évolution de la littérature, ce programme s'éloigne des découpages traditionnels, qu'ils soient génériques, historiques ou nationaux, et privilégie la réflexion théorique et critique.
Les ressources de trois universités
Bénéficiant des ressources de trois universités,
ce nouveau programme conjoint devient comparable à ceux des grands
centres d'études et de recherche.
Parmi ces ressources disponibles, mentionnons :
L'environnement humain
Dans chacune des trois universités, l'étudiant est accueilli,
formé et encadré par des gens passionnés qui croient
que la dimension humaine devient gage de réussite dans notre société.
Voilà pourquoi l'équipe de direction du programme rencontre
chacun des étudiants, les professeurs gardent leur bureau ouvert,
les secrétaires facilitent les démarches administratives
et les partenaires régionaux intègrent les étudiants
dans les diverses activités culturelles. Dans ce programme, chaque
étudiant est appelé par son nom!
Profitant d’un stage au Japon, Daniel Delisle a pris épouse, le 1er juillet dernier. Et c’est avec une Philippine qu’il a uni sa destinée…
Étudiant au doctorat en océanographie de l’UQAR, Daniel est inscrit depuis octobre dernier à un stage intensif de 18 mois au Japon. Il a d’abord suivi pendant six mois un séjour d’intégration à la culture et à la langue nippones, et il travaille depuis dans un laboratoire de recherche de l’Université Ibaraki, au nord de Tokyo.
C’est lors de son séjour d’intégration qu’il a rencontré sa perle rare : une enseignante philippine, Cécile, qui, comme lui, avait mérité une bourse Monbusho du Ministère de l’éducation du Japon, permettant à des étrangers d’étudier dans ce pays. Elle termine une maîtrise en biologie. C’est donc dans le Pays du Soleil levant qu’ils se sont rencontrés, qu’ils se sont mariés et qu’ils ont réalisé leur voyage de noces.
Pour l'occasion, ils ont porté les kimonos traditionnels de mariage japonais. Les invités ont eu droit à du champagne, bien sûr, mais aussi à du… Canada Dry (ginger ale)!
Pour la Lune de miel, le couple a passé le week-end dans un ryokan (auberge traditionnelle) au Mont Tsukuba avec vue superbe et accès à un temple shinto. Par la suite, les tourtereaux sont partis deux semaines à la découverte du Japon, principalement la région de Kansai, soit Kyoto, Nara et les environs.
Selon Daniel, six mois intensifs de japonais, ce n'est malheureusement pas suffisant pour parler couramment, même si on arrive à se débrouiller. " On me dit que mon accent est très bon... malgré tout. On a quand même fait l'exploit de visiter la moitié de l'île principale japonaise avec notre wagonnette et une carte routière! "
Simplement pour lire le journal (shimbun), il faut au moins comprendre 2000 caractères japonais (kanji). " Les 500 que j'utilise sont à peine suffisants pour lire les cartes routières... "
Daniel Delisle travaille aussi sur sa thèse de doctorat et rédige des articles qu’il soumet à des revues scientifiques. Il a aussi participé à deux conférences, l’une en Thaïlande, l’autre au Japon.
Daniel déposera sa thèse de doctorat à l’UQAR d’ici décembre et devrait soutenir au printemps 2001. Et comme ils disent au Japon : " ki o tsukete " (prends soin de toi)…
Si vous voulez rencontrer Yvan Grondin, les samedis où il fait beau, vous avez des chances de le voir à l’ouest de Rimouski, entre la route 132 et l’autoroute 20, près des pavages Laurentien. On découvre dans ce secteur une piste de gazon de 450 pieds de long sur 60 de large, idéale pour propulser et faire atterrir les avions miniatures et télécommandés. Et c’est là qu’Yvan et une vingtaine de maniaques de ce jeu, de tout le Bas-Saint-Laurent, se donnent rendez-vous, les fins de semaine. Ils ont même une association en bonne et due forme : le Club des radiomodélistes de Rimouski. Et un site Internet : [www.globetrotter.qc.ca/radiomodelistes/].
" Pour moi, c’est une passion qui remonte à très loin, explique Yvan. J’avais 7 ou 8 ans quand j’ai commencé à fabriquer des avions en styrofoam ou en balsa (sorte de bois léger et résistant). Ça n’a pas cessé depuis. "
Sauf que depuis ce temps, les petits avions ont pris de l’envergure… Aujourd’hui, un avion télécommandé performant peut représenter jusqu’à 700$ d’équipements. " Un avion pèse de sept à neuf livres et peut filer jusqu’à 100 milles à l’heure, explique Yvan. On peut le contrôler à plus de cinq milles de distance, mais ça ne donne rien d’aller si loin : à plus de 1000 pieds, on le perd de vue. Et je dirais que c’est plus difficile qu’on pense à piloter. Il faut être habile, attentif, prévenant. D’ailleurs, il faut se prévaloir d’une bonne assurance, au cas où... "
Yvan Grondin a un intérêt pour la grande aviation aussi, celle qui permet à des personnes de se promener à la hauteur des nuages. Il a même obtenu ses licences de pilotage, dans les années 1970. Un véritable pilote! " Mais ça coûte tellement cher, il a fallu que je me trouve un substitut : pourquoi pas les avions télécommandés? "
Il y retrouve, en plein air, un vif plaisir à contrôler les difficultés de parcours, à se confronter à un vent fort, à réussir une vrille qui surprendra les collègues. D’ailleurs, il participe parfois à diverses compétitions, avec des figures imposées ou en style libre.
Et l’hiver, on attend l’été? Non! La construction minutieuse des avions, le patient bricolage que ça nécessite, tout ça peut occuper bien du temps dans la saison froide. " C’est beaucoup d’ouvrage. Je fabrique des avions depuis des années. Et j’aime encore ça. "
Yvan travaille à l’UQAR depuis 1973, comme technicien en électrotechnique. D’abord embauché au laboratoire de physique et d’océanographie, il a traversé la populaire vague audiovisuelle pour s’ajuster, depuis le milieu des années 1980, au développement accéléré de l’informatique et des ordinateurs.
La vie, le travail, les loisirs : un enchaînement d’escales pleines d’imprévus !