33e année, numéro 2   Mardi, 19 septembre 2001


  • Dans ce numéro :
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    Lancement à Tadoussac
    L’UQAR obtient une Chaire de recherche du Canada
    en développement rural

    L’UQAR vient d’obtenir une nouvelle Chaire de recherche du Canada, qui porte sur l’étude des sociétés rurales et des moyens d’encourager leur développement. Le titulaire de cette Chaire sera M. Bruno Jean, professeur à l’UQAR et actuel directeur du programme de doctorat en développement régional.

    L’obtention de cette Chaire de recherche du Canada en développement rural a été annoncée officiellement à Tadoussac, le 14 septembre, dans le cadre des activités de clôture de l’Université rurale québécoise. Cet événement bisannuel se tenait cette année dans les MRC de Manicouagan et de la Haute-Côte-Nord, sous le thème suivant : « Apprendre de notre ruralité, cette autre réalité ». Plusieurs personnalités, chercheurs et intervenants des milieux ruraux y assistaient.

    Selon le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, « cette nouvelle Chaire de recherche en développement rural donne un précieux coup de main à l’UQAR pour raffiner l’expertise qu’elle a mise au point dans les questions de développement régional dès le début des années 1970. Et nous comptons bien mettre cette expertise au service des intervenants de tout le territoire que nous desservons.» Aujourd’hui, l’UQAR offre non seulement des programmes de maîtrise et de doctorat en développement régional, mais les recherches menées par l’entremise du GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire en développement régional, de l’Est du Québec) sont connues à travers le Québec, le Canada et sur la scène internationale.

    Rappelons que l’UQAR a déjà obtenu, au début de l’été, une Chaire de recherche du Canada sur l’écotoxicologie des milieux maritimes nordiques. « Les sciences de la mer et le développement régional sont, depuis trois décennies, nos deux axes principaux de développement et de recherche », affirme le recteur de l’UQAR. Les deux chaires du Canada que nous avons obtenues jusqu’à maintenant s’inscrivent directement dans ces domaines de spécialité, et nous en sommes très fiers. »

    L’attribution de cette chaire en développement rural comprend un montant de 200 000 $ par année, pendant sept ans (soit 1,4 million $). Le projet fait partie des investissements consacrés à la recherche et au développement scientifique à travers le Canada, tel qu’annoncé par le ministre de l’Industrie, l’Honorable Brian Tobin.

    Le titulaire de la Chaire en développement rural, le professeur Bruno Jean, enseigne la sociologie et le développement régional à l’UQAR depuis plus de 25 ans. Il a obtenu, en 1991, le Prix d’excellence en recherche de l’Université du Québec, et en 1987, le Prix du meilleur livre d’histoire régionale de la Société historique du Canada. Il fait partie du comité organisateur de l’Université rurale québécoise [www.urq2001.org].

    Selon M. Jean, « la nouvelle Chaire aidera à maintenir une expertise de haut niveau sur les questions de développement rural durable. Elle permettra de nouvelles capacités de recherche et contribuera à former une nouvelle génération de chercheurs et d’intervenants en développement rural. Elle assurera aussi un partage des connaissances entre les milieux universitaires et les milieux ruraux. »

    Question de ruralité

    Depuis le début des années 1970, l’attitude des gouvernements et des chercheurs par rapport au monde rural consistait essentiellement à constater son déclin. Avec la publication de Territoires d’avenir (PUQ, 1997), le professeur Bruno Jean a donné le ton à une nouvelle manière de voir les campagnes. Pour lui, celles-ci ne sont plus en train de disparaître, mais elles se transforment en faisant preuve d’une capacité d’innovation sociale et institutionnelle qui en font plutôt des territoires qui ont un avenir prometteur. Considéré comme l’un grands ruralistes de la francophonie et des Amériques, Bruno Jean collabore avec des chercheurs de tous les continents. Spécialiste du Québec, il a également étudié les sociétés rurales de France, du Brésil, du Japon et de plusieurs pays en voie de développement. Ancrée dans la réalité canadienne, son activité aborde des enjeux présents partout dans le monde. Certains de ses travaux ont été traduits en langues étrangères et les gouvernements canadien et québécois font régulièrement appel à ses services de consultant.

    La chaire de recherche que dirigera Bruno Jean favorisera la recherche sur les questions relatives à la ruralité et au développement durable des territoires ruraux. Elle poursuivra deux objectifs complémentaires : étudier la restructuration à l’œuvre dans les territoires ruraux et soutenir les initiatives de développement des communautés rurales dans ces mêmes territoires. À la fois fondamentales et appliquées, les recherches porteront notamment sur l’évolution des systèmes ruraux contemporains, la revitalisation des milieux ruraux en restructuration, la nouvelle économie rurale, la gouvernance rurale et la planification du développement local dans le milieu rural, et la conception ou l’évaluation des politiques rurales.

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    Un livre de Richard Cloutier
    À la découverte de Miguasha

    Vous pensez qu'ils sont vieux les dinosaures de l'ère jurassique? En fait, les dinosaures sont tout jeunes par rapport aux fossiles de Miguasha! Les restes d'animaux que l'on retrouve dans la Baie-des-Chaleurs, à Miguasha, datent de l'époque dévonienne, il y a 370 millions d'années, soit 250 millions d'années avant les dinosaures… Ajoutons que l'homme moderne, l'homo sapiens, a moins de 100 000 ans. Et que les traces de son écriture datent d'à peine quatre ou cinq millénaires…

    Sur Miguasha et ses fossiles, un professeur de biologie de l'UQAR, Richard Cloutier, vient de publier un livre de vulgarisation d'une grande pertinence et d'une haute qualité. Il s'intitule Le Parc de Miguasha, De l'eau à la terre (Éditions MNH/Parc de Miguasha). Le livre se veut un résumé accessible au commun des mortels pour mieux comprendre l'importance de Miguasha dans l'histoire de la planète Terre. Il s'agit du prolongement d'une vaste étude scientifique. Retournons 20 ans en arrière…

    L'auteur

    Vers 1980, Richard Cloutier était un jeune étudiant universitaire, passionné par les fossiles. Montréalais, il poursuivait des études à l'UQAM, en géologie-biologie. Et l'été venu, c'est avec beaucoup de plaisir qu'il a obtenu un emploi de guide animateur au Parc de Miguasha. Un rêve!

    Il s'est joint alors à une équipe d'étudiants, surtout de l'UQAR, sous la supervision de deux professeurs de l'UQAR, Claude Lassus (biologiste) et Pierre Laplante (géographe). Jean-Pierre Ouellet, maintenant professeur de biologie à l'UQAR, faisait également partie de ces étudiants guides.

    Depuis 1978, le Parc de Mighasha disposait d'un pavillon et le travail de ces étudiants consistait à accueillir les touristes et passionnés de fossiles, à mettre au point des animations et des visites guidées. Il fallait répondre à la demande.

    « J'y ai travaillé quatre ou cinq ans comme étudiant-guide, se rappelle Richard Cloutier. J'en garde de très bons souvenirs. On parlait déjà alors de faire un livre de vulgarisation sur le site. C'est resté dans ma tête! »

    Donc, Richard Cloutier continue patiemment ses études, jusqu'au doctorat, sa passion pour la paléontologie (l'étude des fossiles) ne s'estompant point du tout!

    Dans les années 1980, il poursuit ses études de maîtrise et de doctorat à l'Université du Kansas, aux États-Unis, où il collabore à différentes études sur l'évolution des poissons et des fossiles, s'intéressant particulièrement à Miguasha. En 1996, il participe aussi, avec une vingtaine de spécialistes d'Amérique et d'Europe, à un livre scientifique majeur consacré à Miguasha.

    Richard Cloutier, professeur de biologie à l'UQAR depuis un peu plus d'un an, vient donc de voir son rêve se réaliser : réussir à publier un livre de vulgarisation, plein d'images couleurs et de graphiques explicatifs, pour résumer l'ensemble de ces recherches de pointe sur Miguasha.

    Chaud et humide

    Il y a 370 millions d'années, il faisait à Miguasha un climat chaud et humide. Les continents n'étaient pas du tout placés comme actuellement sur la Terre. Ils étaient plus rapprochés et, pour agacer ceux qui détestent l'hiver…, l'actuelle Gaspésie était située à l'équateur. Les fossiles que l'on retrouve de nos jours, dans quelques rares sites comme celui de Miguasha, sont les seuls indices de la présence de vie sur Terre à cette époque lointaine. « La paléontologie nécessite un véritable travail de détective », affirme Richard Cloutier.

    Le site de Miguasha est reconnu par les spécialistes du monde par sa grande diversité et par la qualité de conservation de ses échantillons. On y a retrouvé jusqu'à maintenant, expulsées de la nuit des temps, vingt espèces de poissons, huit espèces d'invertébrés, sept espèces de plantes, sans compter les espèces microscopiques. D'ailleurs, Miguasha fait maintenant partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Dans son livre, Richard Cloutier présente non seulement les aspects scientifiques de Miguasha, mais il retrace aussi LA petite histoire du site, les pionniers qui l'ont fait connaître, du Néo-Écossais Abraham Gerner (dès 1843) au Suédois Erik A. Stensiö (en 1922), en passant par Erik Jarvik, Joseph Landry, René Bureau, Euclide Plourde et jusqu'à Marius Arseneault, actuel directeur du Parc.

    Le livre est disponible au Parc de Miguasha, mais aussi dans de nombreuses librairies ainsi qu’à la Coop de l’UQAR (20$). Une version anglaise est également disponible. Bref, une page de l'histoire de la Gaspésie vient d'être écrite, brillamment. Une lecture qui plaira pour tous les âges. Richard Cloutier donnera une conférence sur les fossiles de Mighasha au début novembre, au Salon du livre de Rimouski. (M.B.)

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    UQAR
    Trois générations de chercheurs
    se penchent sur le développement régional au Québec
    et sur l'avenir de la Gaspésie

    À Gaspé, le 14 juin 2001, au Musée de la Gaspésie, on a procédé au lancement officiel du livre Choix publics et prospective territoriale. Horizon 2025. La Gaspésie: futurs anticipés.

    L'ouvrage est sous la direction de Danielle Lafontaine, professeure de l'UQAR et directrice de programmes en développement régional et en administration publique régionale. Il est publié dans la collection Tendances et Débats en développement régional par le GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional, de l'Est du Québec), un groupe de recherche de l'UQAR bien connu pour ses travaux sur le développement régional au Québec. L'ouvrage a été réalisé à la suite d'un important colloque tenu au sein du Congrès de l'ACFAS (Association canadienne-française pour l'avancement des sciences) qui a eu lieu à l'Université de Montréal, en mai 2000. Le livre de 350 pages rassemble les textes de 37 collaborateurs et collaboratrices rattachés à une dizaine d'universités et de nombreux organismes régionaux gaspésiens. Trois générations de chercheurs y discutent du développement régional au Québec et ailleurs dans le monde, ainsi que des modèles sous-tendant l'action publique dans ce domaine, des années soixante à nos jours. On se penche tout particulièrement sur l'avenir de la Gaspésie, à l'horizon 2025, certains futurs très inquiétants, d'autres plus prometteurs, étant évoqués et anticipés. On traite aussi de l'importance des politiques et des choix publics pour l'avenir des territoires, des régions et des milieux ruraux.

    L'avenir du territoire: entre l'inquiétude et l'espoir

    Intitulée « Territoire gaspésien et madelinot, horizon 2025: état des lieux, risque d'érosion et espoir de revitalisation », la première partie de l'ouvrage est centrée sur le devenir de ce territoire. Cette partie réunit onze textes à travers lesquels un ensemble de changements économiques, technologiques, culturels et territoriaux d'envergure affectant l'ensemble de la planète et la Gaspésie sont discutés.

    Dans ce nouveau contexte, certains analystes estiment que pour la Gaspésie tous les espoirs sont permis, mais d'autres se montrent beaucoup plus inquiets estimant que depuis une dizaine d'année la situation socio-économique de la région s’est plutôt détériorée. Les analyses permettent de dégager un ensemble de facteurs très importants sur lesquels il faudrait sans tarder mettre l'accent pour soutenir une relance ou une reconstruction durable de la Gaspésie, en particulier la participation des communautés locales et la mise en veilleuse de l'esprit de clocher. On insiste aussi sur l'importance d'avoir une vision de développement. Il est aussi question de l'agriculture gaspésienne, de la relève agricole, de la migration des jeunes, du rôle de la culture et des communications, de l'identité gaspésienne, du rôle des PME dans une reconversion économique qui rendrait la Gaspésie moins dépendante de quelques grandes entreprises et la sortirait du rôle de pourvoyeuse de ressources naturelles peu transformées.

    Pour le professeur Carol Saucier aussi, la région de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine constitue un territoire d'espoir et d'avenir. Car bien qu'on y observe une crise économique et sociale aiguë, les acteurs locaux et régionaux ne sont pas demeurés indifférents. Enfin, plusieurs auteurs mettent l'accent sur le rôle estimé fondamental de l'État par rapport à l'ensemble de la dynamique de développement de l'organisation sociale d'aujourd'hui.

    Quarante ans de développement régional au Québec

    Dans la deuxième partie de l'ouvrage intitulée: « La lutte aux disparités et la planification régionale depuis l'enquête du BAEQ: vers de nouvelles voies d'action publique », on se penche sur la valeur et l'avenir des politiques publiques de développement et d'aménagement régional mises en œuvre depuis une quarantaine d'années au Québec et dans plusieurs pays. Dans ce cadre, on revisite l'expérience à coup sûr très importante du BAEQ (Bureau d'Aménagement de l'Est du Québec), menée entre 1963 et 1966, celle-ci ayant sous-tendu l'adoption (en 1968) d'un premier cadre politico-territorial constitué de dix grandes régions administratives.

    Plusieurs textes de cette partie de l'ouvrage offrent une rétrospective des pratiques de planification régionale qui ont eu cours au Québec et ailleurs dans le monde depuis près de quarante ans. Surtout inspirées au départ par des écoles de pensée de type interventionniste, celles-ci seraient en train de changer et une nouvelle vision du développement régional d'émerger. Les auteurs dégagent plusieurs enseignements de l'expérience québécoise de planification du développement régional en mettant l'accent sur des défis importants pour l'avenir, en particulier au chapitre de l'intégration des interventions publiques.

    Selon le professeur André Gagné, il est clair que le chaînon manquant de la politique régionale, soit une instance régionale (ou intermédiaire) politiquement mieux affirmée pouvant prendre en charge une décentralisation de responsabilités et de moyens, est demeuré une question non réglée. De plus, les actions de soutien au développement régional et local semblent toujours éclatées, peu intégrées et faiblement coordonnées. Selon Danielle Lafontaine, un des grands défis au Québec consisterait à renforcer les liaisons entre chacun des territoires tout en intégrant des objectifs de croissance et de développement à long terme.

    Des outils pour soutenir le développement régional

    Dans une troisième partie, « Des outils pour saisir les transformations des territoires et soutenir leur aménagement durable », des auteurs présentent des démarches de recherche, certaines toujours en cours, qui ont permis la création d'ouvrages ou de banques de données géoréférencées construites sur support électronique en réseau sur INTERNET et offrant des outils nouveaux pour mieux appréhender les processus de transformations des territoires à travers le temps. Dans la plupart des cas, on cherche aussi à favoriser leur appropriation par les acteurs impliqués dans le développement régional et local et souhaitant ainsi voir mieux fonder leurs actions et leurs choix.

    La prospective: réintroduire le temps long au coeur des choix publics

    La quatrième partie, « La prospective régionale: pratiques, enjeux » est consacrée à la prospective, laquelle, soutient Guy Loinger, serait d'abord un art de la pensée globale au service de l'action collective. Clairement située dans les champs de la connaissance et de l'action publique, celle-ci aiderait les acteurs à mettre à jour des enjeux auxquels ils sont confrontés et à formuler des attentes vis-à-vis des futurs désirés, craints ou espérés. Ceci replacerait la question du temps au cœur des débats publics, des décisions publiques et des choix publics. Les approches prospectives et prévisionnelles constitueraient des voies de renouvellement des savoirs et des pratiques en développement régional.

    Le livre intéressera toutes les personnes qui se préoccupent de l'avenir de la Gaspésie, des régions et des milieux ruraux au Québec. Il constituera aussi une référence importante en matière de développement régional et d'évaluation des politiques publiques de lutte aux disparités territoriales.

    L'ouvrage est vendu au prix de 23$ (plus frais postaux). Pour se le procurer, on peut s'adresser à son libraire ou directement au GRIDEQ (tél.; 418-723-1986 poste 1440, grideq@uqar.qc.ca).

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    Revue Continuité
    À la découverte du patrimoine maritime

    La revue Continuité a lancé au début de l’été un numéro spécial intitulé « Les héritages du fleuve ». La revue explore les rivages du Saint-Laurent pour y découvrir tout le patrimoine maritime qui témoigne de l’importance de ce vaste cours d’eau dans l’imaginaire collectif du Québec. Sept articles et de nombreuses photos proposent un panorama physique et humain de ce patrimoine, qui concerne le transport fluvial, les phares, les quais, les goélettes, les chantiers navals, etc. Le phare rouge de La Martre, en Gaspésie, illustre la couverture de ce numéro, en vente dans tous les kiosques à journaux (6,95$).

    À l’intérieur même de ce numéro, on retrouve un dossier spécial sur la MRC de Rimouski-Neigette. On y retrouve huit pages d’articles brefs et bien illustrés sur le patrimoine bas-laurentien. Ce dossier est d’ailleurs reproduit en plusieurs milliers d’exemplaires dans un tiré à part distribué gratuitement dans plusieurs musées et lieux touristiques de la région.

    Que contient ce document? D’abord, un tableau du peintre Basque (une rivière tumultueuse) et une photo de Roger Côté (un paysage bicois) donnent des couleurs à la page couverture. Ensuite, à l’intérieur, les articles sont signés par deux professeurs d’histoire de l’UQAR, Jacques Lemay et Gaston Desjardins, par une diplômée en histoire de l’UQAR, Danielle Dufresne, et le directeur de la maison Lamontagne, Robert Malenfant.

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    Revue L’Estuaire
    En vedette, les grands-parents de Céline Dion

    Incroyable! Même la revue L’Estuaire décide de faire sa manchette avec le nom de Céline Dion!

    En fait, Clément Fortin a proposé à la revue d’histoire régionale un texte qui raconte la vie d’Achille Tanguay et d’Antoinette Sergerie, qui se trouvent à être les grands-parents maternels de la célèbre Céline. Ceux-ci vécurent pauvrement à Saint-Bernard-des-Lacs, un village maintenant fermé, situé près de Sainte-Anne-des-Monts. Achille y avait même un moulin à scie, dans les années 1930. Et Antoinette a présidé le Club des fermières. Nous vous invitons à lire cette touchante histoire.

    Le numéro d’été de cette revue propose aussi divers textes, notamment sur le développement de Baie-Comeau, sur le vocabulaire micmac et sur la grange à dîme de Sainte-Flavie. En vente présentement. Bonne lecture!

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    Tangence
    Les couleurs du métissage et de l’Orient

    La revue d’analyse littéraire Tangence a fait paraître cet été deux nouveaux numéros, l’un intitulé « Esthétiques du métissage », l’autre, « Figures de l’Orient ».

    Le numéro 64 de la revue, « Esthétiques du métissage », a été préparé par M. Louis Hébert, professeur de lettres à l’UQAR. On y retrouve une série de textes dans le suivi d’un colloque de la Société de sémiotique du Québec, qui a eu lieu à Montréal en mai 2000. « Le temps est au métissage », peut-on y lire. En témoigne avec éloquence la productivité actuelle de préfixes comme inter-, pluri-, poly-, multi- et trans-, tant dans le langage oral qu’en littérature. Six auteurs se sont donné le mot pour analyser théoriquement les formes que prennent ce métissage, qui suscite l’émergence de récits plus concis et prétendant au local et au particulier. Louis Hébert lui-même y présente un long article sur les lieux communs (ou topoï). Ce numéro propose aussi une critique de Caroline Dupont, de l’UQAR, sur le dernier livre de Micheline Morisset, Arthur Buies, chevalier errant.

    Le numéro 65 de la revue, préparé par Marc André Bernier, de l’UQTR, s’affiche sous le thème suivant : « Figures de l’Orient ». « Qu’il soit mystérieux ou hostile, despotique ou séducteur, barbare ou raffiné, l’Orient multiplie formes et figures » dans notre imaginaire, explique M. Bernier. S’attarder à quelques-unes de ses formes et figures s’avère non seulement un moment approprié pour jeter un « regard sur l’autre », à travers les époques et coutumes, mais aussi une occasion de « mieux se regarder soi-même ». Quelques textes sont particulièrement éclairants, notamment sur la correspondance orientale de Gustave Flaubert (vers 1850), sur les images paradisiaques des contes arabes des Mille et une nuits, ou sur le mythe de gravir le mont Everest, ce fascinant sommet des montagnes du monde.

    La revue Tangence est publiée conjointement par l’UQAR et l’Université du Québec à Trois-Rivières. De l’UQAR, les professeurs André Gervais et Louis Hébert font partie du comité de direction. Chaque numéro de la revue est en vente à 8 $.

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    Boursiers du
    Regroupement régional des comptables agréés

    Par l’entremise de la Fondation de l’UQAR, le Regroupement des comptables agréés du BSL, de la Gaspésie et de la Côte-Nord et l’Ordre des comptables agréés du Québec, vient de décerner sept bourses de 1000$ chacune à des étudiants de l’UQAR, pour souligner la qualité de leur dossier scolaire. Les boursiers et boursières sont : Pierre Luc Boulet (Rimouski), Nancy Michaud (Rimouski), Patrick Fortin (Rimouski), Nancy Cloutier (Rimouski), Éric Santerre (Trois-Pistoles), Lise Viel (Squatec) et Isabelle Aspirot (Paspébiac). Étaient présents à la cérémonie : M. Grégoire Arsenault, président du Regroupement, et Mme Denise Banville, directrice générale de la Fondation. Bravo!

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    L’UQAR fait partie des dix premières universités
    au Canada à recevoir l’accréditation CMA

    Le programme de baccalauréat en sciences comptables de l’UQAR a reçu cet été l’accréditation de la Société des comptables en management du Canada (CMA). L’accréditation vise à reconnaître l’engagement de l’Université du Québec à Rimouski envers l’avancement de la profession de comptable en management au Canada et à renforcer le partenariat de CMA Canada avec l’UQAR.

    Un groupe de dix universités à travers le Canada, dont l’UQAR, ont reçu cette accréditation. D’une durée de cinq ans, l’accréditation est valide autant pour la formation offerte à Rimouski qu'au Campus de Lévis.

    L’accréditation des programmes universitaires s’inscrit dans la démarche de CMA Canada, axée sur la croissance d’un effectif de haut calibre. « Elle témoigne de notre intention d’élargir l’accès au titre de CMA tout en maintenant une tradition d’excellence et des normes rigoureuses », explique le président et chef de direction de la Société, M. R.W. Dye.

    Ainsi, selon CMA Canada, les diplômés du programme accrédité qui ont étudié toute la matière du Programme de l’Examen d’admission de CMA Canada, tel qu’offert par l’UQAR, seront exemptés de la Partie 1 de l’Examen d’admission.

    Le codirecteur du Module des sciences comptables à l’UQAR (Rimouski), M. Claude Galaise, considère qu’il s’agit « d’un événement important pour les étudiants de l'UQAR qui obtiennent de ce fait une reconnaissance de leur formation en comptabilité de management. »

    Le responsable du dossier au Campus de Lévis, M. Jules Bouchard, ajoute que « cette accréditation est aussi un événement important pour les professeurs qui œuvrent dans le programme en comptabilité de management parce qu'elle constitue une validation externe très positive des efforts consentis pour maintenir de hauts standards de qualité ».

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    Calendrier

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