36e année, numéro 4    Mercredi, 20 octobre 2004


  • Dans ce numéro :

  • Forces AVENIR
    L'UQAR compte un projet gagnant avec T'es qui toué ?

    L'équipe du projet T'es qui toué ?

    Encore cette année, une réalisation faite par des étudiants et des étudiantes de l'UQAR a été choisie parmi les projets gagnants du concours québécois Forces AVENIR.

    Le projet gagnant de l'UQAR s'intitule : T'es qui toué ?, dans la catégorie AVENIR Entraide, Paix et Justice. Bravo à Patricia Boucher (originaire de Pintendre), Benoît Rochette (de Charlebourg), Emmanuel Savoie (de Sainte-Foy) et Guy Bouchard (de Rimouski), qui remplace Valérie Deraîche.

    Le grand Gala qui a permis de connaître les neuf gagnants, selon diverses catégories, s'est déroulé le mercredi 6 octobre, à Sherbrooke, avec l'animateur Gregory Charles. Des bourses d'une valeur totale de 114 000 $ ont alors été remises aux lauréats et finalistes.

    Le problème du rejet et de la violence chez les jeunes
    T'es qui toué ? Cette question exprime le rejet, l'intimidation, la violence physique et verbale qui sont parfois le lot quotidien de plusieurs enfants qui fréquentent l'école primaire et secondaire. Malgré les campagnes de sensibilisation, le problème persiste. Conscients de l'ampleur du phénomène et de ses répercussions négatives, quatre étudiants de l'UQAR, en enseignement préscolaire et primaire, ont choisi de réagir en mettant sur pied, en 2002, un comité de conscientisation sur le rejets des pairs. À la suite de recherches et d'un sondage, le quatuor a finalement élaboré la pièce de théâtre T'es qui toué ? Elle a été présentée lors d'un colloque à l'UQAR et aussi dans trois écoles, rejoignant plus de 300 élèves. À l'aide d'une représentation choc et d'un témoignage émouvant, le projet amène les enfants à réfléchir à cette problématique.

    Cette année, l'UQAR avait aussi un projet finaliste, Péd@linux, au Campus de Lévis, dans la catégorie AVENIR Société, Communication, Éducation.

    Depuis l'an 2000, pas moins de six réalisations provenant de l'UQAR ont été choisies pour les Grands Prix remis par Forces AVENIR, ce qui est exceptionnel pour une université de petite taille. Sébastien Cyr avait remporté le Prix AVENIR Culture en 2000. En 2001, Isabelle Lavoie avait obtenu le Prix AVENIR Personnalité et Ugo Leblanc, le Prix AVENIR Société. En 2002, Simon-Nicolas Deschênes a reçu le Prix AVENIR Environnement. En 2003, le Prix AVENIR Personnalité était remis à Marie-Claude Gaudet. Et en 2004, le projet T'es qui toué ?, piloté par quatre étudiants, remporte le prix AVENIR ENTRAIDE, PAIX ET JUSTICE.

    Bravo !

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    L'UQAR remet un doctorat honorifique à
    M. Bernard Bélanger, Président du conseil et
    Chef de la direction de Premier Tech, à Rivière-du-Loup

    Bernard Bélanger

    L'Université du Québec à Rimouski remettra, le samedi 23 octobre, un doctorat honoris causa à M. Bernard Bélanger, président du conseil et chef de la direction de Premier Tech, de Rivière-du-Loup.

    La remise officielle du diplôme aura lieu à Rimouski, dans le cadre de la cérémonie de collation des grades des diplômés de l'UQAR. En plus des diplômés et de leurs familles, plusieurs dizaines d'invités sont attendus, dont le lieutenant gouverneur du Québec, Mme Lise Thibeault, et le président du réseau de l'Université du Québec, M. Pierre Moreau. L'Université profite de l'occasion pour remettre à certains de ses diplômés les prix soulignant les meilleurs résultats scolaires.

    Un esprit visionnaire
    M. Bernard Bélanger s'est illustré au cours de sa carrière par son esprit visionnaire de même que par son dynamisme et sa capacité à mettre de l'avant des projets novateurs, dans plusieurs régions du Canada et à l'étranger. Pour atteindre ses objectifs d'affaires, il a misé sur la recherche, le développement et l'innovation, à une époque où bien peu d'entrepreneurs acceptaient de prendre un tel risque.

    Ainsi, dès 1983, il a déployé un travail intense pour mettre en place une équipe de recherche et de développement chez Premier Tech à Rivière-du-Loup. Si Premier Tech est devenue ce qu'elle est aujourd'hui, c'est d'ailleurs grâce à cette décision d'utiliser comme levier la ressource naturelle qu'est la tourbe de mousse de sphaigne et de développer les connaissances autour de celle-ci.

    Une entreprise innovatrice
    Depuis près de 80 ans, Premier Tech [www.premiertech.com] a bâti son savoir-faire et sa réputation en tirant profit des différents aspects à dominante technologique de la tourbe de mousse de sphaigne, une ressource naturelle que l'on retrouve en abondance au Canada.

    Forte d'une équipe multidisciplinaire de plus de 1600 personnes réparties à travers le monde, Premier Tech mise sur le développement des membres de son équipe, ainsi que sur la recherche et le développement (125 personnes en RD&I : biologistes, chimistes, ingénieurs, agronomes, techniciens, etc.). Ses onze unités d'affaires sont regroupées dans cinq grands secteurs : Emballage, Environnement, Horticulture, Industriel et Sciences de la vie. Son chiffre d'affaires a atteint environ 300 millions $ pour la dernière année.

    La culture de l'entreprise s'appuie sur cinq valeurs fondamentales : avoir une vision à long terme, apporter des innovations, travailler en équipe, se soucier de la qualité d'exécution des activités et de demeurer agile dans toutes ses actions. La qualité de l'environnement est également une préoccupation de premier plan.

    Aujourd'hui, Premier Tech développe, fabrique et met en marché des solutions innovatrices de systèmes d'ensachage, de manutention, criblage, concassage et recyclage pour tous types de matériaux. De plus, elle produit et distribue une gamme complète de produits pour l'horticulture et les grandes cultures.

    L'entreprise est aujourd'hui présente dans cinq provinces canadiennes et plus d'une dizaine de pays où elle fabrique ses divers produits, qu'elle commercialise dans plus de trente pays.

    Cheminement
    Bernard Bélanger a complété un cours commercial au Collège de L'Islet, sa ville natale. Après avoir travaillé dans les domaines de la comptabilité et de l'automobile, il commence, en 1963, à s'intéresser à la tourbe, en devenant actionnaire de La Tourbe du Saint-Laurent ltée. Au fil des ans, la petite compagnie prend de l'expansion alors que M. Bélanger développe son leadership. C'est en 1978 qu'il fait une acquisition cruciale : il achète les Tourbières Premier ltée, une entreprise à propriété américaine depuis 1929.

    M. Bélanger a été membre de plusieurs associations professionnelles. En 1995, il a été président d'honneur de la Campagne Centraide Portage-Taché. Il a aussi reçu un doctorat honorifique de l'Université Laval et une médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada. Il est marié à Mme Jane Fontaine et ils ont deux enfants. Son fils, Jean Bélanger, est l'actuel président et chef de l'exploitation de Premier Tech.

    L'une des facettes les plus remarquables de la carrière de M. Bélanger a toujours été sa capacité à garder un équilibre entre sa vision du développement des affaires et son implication sociale dans le milieu. Au cours des années, il a soutenu, personnellement ou par l'entremise de Premier Tech, de nombreuses organisations charitables et causes humanitaires.

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    Voici les noms des boursiers, avec l'établissement où ils ont fait leurs études collégiales et leur ville de provenance. À l'UQAR, ils sont tous inscrits au programme de baccalauréat en génie des systèmes électromécaniques. Devant : Luc-Olivier Boivin, IMQ, Notre-Dame-des-Prairies. Sébastien Breton, Sept-Îles, Sept-Îles. Jean Cimon, Rimouski, Pointe-au-Père. Alexandre D'Astous, IMQ, Saint-Anaclet. Charles-Lori Desrosiers, Sept-Îles, Sept-Îles. Derrière : Michel Huard, président de la CSDT-PME (président du groupe Félix-Huard). Les professeurs Abderrazak El-Ouafi et André Jacques. Étienne Fournier, Rimouski, Rimouski-Est. Pierre-Olivier Jean, Rimouski, Rimouski. Jonathan Poirier-Bourdages, Rimouski, Rimouski. Jean Rioux, Rimouski, Baie-Comeau. Jean Roy, Matane, Matane. Nicolas Tremblay, Rimouski, Causapscal. Jean-François Tapp, représentant de la Commission Jeunesse du BSL. Daniel Bénéteau, vice-recteur à l'UQAR.

    Programme de lutte à l'exode des jeunes
    Onze bourses de rétention pour des étudiants en génie à l'UQAR

    La Corporation de soutien au développement technologique des PME a effectué une 3e remise des bourses dans le cadre de son programme Des carrières stimulantes en région pour les jeunes diplômés. Ce programme est financé conjointement par la CSDT-PME, le Forum Jeunesse Côte-Nord et la Commission Jeunesse du Bas-Saint-Laurent. Dans le cadre de cette cérémonie, la CSDT-PME a remis 11 bourses, pour un montant total de 44 000 $, à des jeunes étudiants diplômés en techniques des cégeps du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord qui ont choisi de demeurer en région afin d'entreprendre des études universitaires en génie.

    Les résultats des deux premières années démontrent l'impact majeur qu'un tel programme peut avoir sur nos jeunes lorsque vient le temps de choisir une destination pour entreprendre des études universitaires en génie. Pour la 2e année du programme, on remarque une augmentation de 140% des inscriptions d'étudiants en génie en provenance des cégeps de l'Est-du-Québec et de la Côte-Nord.

    Selon le porte-parole et coordonnateur de la CSDT-PME, M. Jean-Hertel Lemieux : " avec les résultats positifs des deux premières années de ce programme très prometteur, nous avons démontré que, pour devenir compétitifs face à la concurrence féroce des universités des centres urbains, il fallait concrètement offrir des moyens adéquats à nos finissants des collèges afin qu'ils poursuivent des études dans notre région. "

    Selon Mme Chantale Bouchard, agente de développement jeunesse du Forum Jeunesse Côte-Nord, " cette initiative judicieuse nous permettra de garder dans nos régions des jeunes qui pourront par la suite intégrer nos entreprises sur la Côte-Nord. La clef de la revitalisation de notre région, c'est le développement de nos entreprises par la rétention de nos jeunes et de leur savoir chez nous. "

    Selon M. Jean-François Tapp, représentant de la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent, " il devient urgent de lutter efficacement contre le phénomène de l'exode de nos jeunes et nous sommes très heureux d'encourager des initiatives concrètes et innovatrices comme celle de la CSDT-PME qui vont dans ce sens. "

    Au nom de l'Université, le vice-recteur Daniel Bénéteau a souligné l'importance de ce programme qui stimule les liens entre les étudiants et les entreprises de l'Est du Québec et de la Côte-Nord. " En plus d'être présents dans une quarantaine de projets industriels, les étudiants ont participé à des projets d'innovation technologique : robot, module d'inspection des structures sous-marines, système de levage d'éolienne, moteur zéro pollution à l'azote liquide, chaise roulante électrique et ergonomique innovatrice, etc. Ils ont aussi participé à des compétitions comme Mini-Baja, les Jeux de génie ou le Carrefour des sciences et des technologies. Le support financier de la CDST-PME apparaît comme très novateur. "

    Renseignements : Jean-Hertel Lemieux, coordonnateur, CSDT-PME, 723-1986 poste 1900

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    Nouveaux visages dans le corps professoral à l'UQAR

    Dans la présente édition d'UQAR-Info, tout comme dans la précédente du 6 octobre, nous vous invitons à faire connaissance avec quelques-uns des nouveaux visages parmi les professeurs de l'UQAR. Cette semaine : Frédéric Deschenaux, Bernard Gagnon, Mélanie Gagnon, Christian Godbout, Patricia Marchand, Guillaume Saint-Onge et Mire-ô Tremblay. Bienvenue à l'UQAR.

    Mario Bélanger


    Frédéric Deschenaux,
    professeur en sociologie de l'éducation

    Originaire de Sherbrooke, Frédéric Deschenaux est un spécialiste de la sociologie de la jeunesse et la sociologie de l'éducation. À l'Université de Sherbrooke, il a fait un baccalauréat en orientation professionnelle, puis une maîtrise et un doctorat en éducation. En plus de donner des cours sur la formation professionnelle et sur la gestion informatisée de la recherche, il s'intéresse à la participation des jeunes dans les instances décisionnelles pour connaître l'impact de cette participation sur leur insertion professionnelle.






    Bernard Gagnon,
    professeur en éthique

    Bernard Gagnon revient dans sa ville natale, Rimouski. Il a grandi dans la région de Québec, étudié en sciences politiques à Ottawa et à Montréal, puis travaillé en France. À l'UQÀM, sa thèse portait sur la philosophie politique de Charles Taylor, ce qui l'a conduit à la publication de La philosophie morale et politique de Charles Taylor (PUL). Après des recherches post-doctorales en philosophie à Paris, il a été enseignant/chercheur invité à l'Institut d'études politiques de Bordeaux. Ses intérêts de recherche concernent les questions éthiques, politiques et sociales contemporaines.






    Mélanie Gagnon
    professeure en économie et gestion à Lévis

    Originaire de Drummondville, Mélanie Gagnon prépare, à l'Université Laval, une thèse de doctorat sur l'aménagement des rapports collectifs du travail. Boursière du FQRSC à la maîtrise et au doctorat, elle a été formatrice en négociation raisonnée chez les policiers; auxiliaire de recherche à l'Université Laval pour le Groupe de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail ; auxiliaire d'enseignement. À l'UQAR, elle dispensera des cours touchant les négociations de travail, les relations industrielles et la gestion des personnes en milieu de travail.







    Christian Godbout,
    professeur en sciences de la santé à Lévis

    Christian Godbout est maintenant professeur en sciences de la santé au Campus de l'UQAR à Lévis, dans l'Université qui l'a formé et dans cette ville où il réside depuis 20 ans... Natif de Saint-Nérée de Bellechasse, il a 24 ans d'expérience dans des hôpitaux. Il a fait un bacc. en sciences infirmières au Campus de Lévis, puis une maîtrise à l'Université Laval. Il a supervisé de nombreux stages et il a été chargé de cours. Ses intérêts d'enseignement touchent l'exercice infirmier en cardiologie, les soins infirmiers en réadaptation ainsi que les soins critiques.








    Patricia Marchand,
    professeure en didactique des mathématiques

    Baccalauréat et maîtrise à l'UQÀM en enseignement des mathématiques. Doctorat en didactique, à l'Université de Montréal. Voilà le cheminement de Patricia Marchand, native de Joliette. Elle a été chargée de cours en didactique des mathématiques au primaire à l'Université de Montréal et à l'UQÀM. Elle a aussi une autre passion que la didactique des mathématiques : le patinage artistique. Paraît que les notions de connaissances spatiales auraient des points en commun autant dans l'enseignement des maths que dans le patinage artistique...






    Guillaume St-Onge,
    professeur de géologie marine à l'ISMER

    Quand son jeune fils Olivier lui demande ce qu'il fait comme travail, Guillaume St-Onge lui dit que papa joue avec de la boue. Nouveau professeur de géologie marine à l'ISMER, Guillaume a même étudié longtemps pour en arriver à ce résultat. Pourquoi? C'est que la connaissance des sédiments marins et de leur brassage continuel est un volet important en sciences de la mer. Guillaume en a fait son terrain de jeu! Originaire de Montréal, il a étudié à l'UQÀM (baccalauréat en géographie physique, maîtrise en sciences de la Terre et doctorat en Ressources minérales).






    Mire-ô B. Tremblay,
    professeur en psychosociologie

    À l'UQAR, Mire-ô B. Tremblay a maintenant la possibilité de transmettre la synthèse de ses expériences à la prochaine génération du Baccalauréat en communication et de la Maîtrise en pratiques psychosociales. Après ses études de psychologie à l'Université de Montréal et au National Training Laboratory (Maine), il a travaillé dans tous les champs de la psychologie sociale, de la dynamique des groupes et du développement des personnes. Sans jamais quitter l'enseignement (chargé de cours à l'UQAR) ni l'intervention communautaire, ses périples l'amènent auprès de sociétés traditionnelles pour découvrir les sagesses de leurs traditions.




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    Allocution du recteur de l'UQAR, M. Michel Ringuet,
    lors de la remise d'un doctorat honoris causa à Mgr Gérard Drainville
    Rimouski, le 7 octobre 2004

    le recteur Michel Ringuet, Mgr Gérard Drainville et le président de l'Université du Québec, Pierre Moreau.

    L'Université du Québec, sous le parrainage de l'UQAR, a l'insigne honneur de saluer et de reconnaître aujourd'hui la prestigieuse carrière de Monseigneur Gérard Drainville, son rôle de pionnier dans l'étude de l'océanographie du fjord du Saguenay ainsi que sa contribution capitale au développement et au rayonnement des sciences naturelles au Québec.

    Mgr Drainville est né près de l'eau et il saura honorer toute sa vie durant ces racines " aquatiques ". Né, donc, à l'Île Dupas, comté de Berthier, ordonné prêtre le 30 mai 1953, Mgr Drainville est d'abord licencié en théologie, puis il obtient en 1967 une maîtrise ès sciences (biologie) à la Faculté des Sciences de l'Université de Montréal sous la direction du professeur Pierre Brunel, que nous avons aussi l'honneur d'accueillir aujourd'hui. Mgr Drainville fera des stages d'études en biologie à l'Université de Fordham, dans l'état de New York, au prestigieux Woods Hole Institute of Oceanography du Massachusetts et à la Station de biologie marine de Grande-Rivière en Gaspésie.

    Il entame sa carrière en tant que professeur de biologie et de sciences religieuses au Séminaire de Joliette, puis au cégep du même endroit en 1959 et il exercera ce beau métier jusqu'en 1971. Au cours de cette période, il fut coordonnateur de l'enseignement de la biologie dans les cégeps, contribuant alors à la rédaction de plusieurs manuels de biologie. Il sera professeur de biologie marine au " Camp des Jeunes Explorateurs " sur le Saguenay. Quelques-uns d'entre vous ici présents sauront d'ailleurs se souvenir d'avoir fait leurs premiers pas en océanographie avec lui. Il sera professeur de sciences naturelles et aumônier au Collège des Frères du Sacré-Coeur, à Tananarive, à Madagascar, de 1971 à 1973. De retour au pays, il deviendra vicaire à la paroisse de St-Lin-des-Laurentides jusqu'en 1976, et ensuite curé et animateur de sa zone pastorale à Mascouche-ouest jusqu'en 1978. Il sera nommé évêque d'Amos en Abitibi en 1978.

    Les travaux de Mgr Drainville sur l'océanographie et l'écologie du fjord du Saguenay en feront un des premiers grands océanographes francophones au Canada. Il a jeté un peu de lumière sur les profondeurs du fjord du Saguenay avec une lucidité et une rigueur sans précédent. Les énigmes de l'environnement de ce fjord ont depuis toujours intrigué les observateurs. Déjà chez les premières nations et bien avant la découverte du nouveau monde, le fjord du Saguenay abritait un mélange de légendes et suscitait les craintes. Jacques Cartier décrira l'embouchure du Saguenay comme un " pais fort dangereux " à cause des grands courants de marée. Jean Fonteneau, Capitaine pilote de François 1er, écrit en 1538 dans son ouvrage intitulé Cosmographie: " L'entrée du Saguenay est entre haultes montaignes... Et ladicte entrée dangereuse devers le surouest. Et au dedans de l'entrée, environ deux ou trois lieues, commensce à eslargir, et semble que ce soit un bras de mer, pour raison de quoi j'estime que ceste mer va à la mer Paciffique ou bien à la mer du Cattay. Et faict ung grand courant lequel faict un terrible ratz ". Champlain arriva à Tadoussac en 1608 et nota pour la première fois l'influence des eaux glaciales qui se retrouvent près de la surface à marée haute au cours de l'été à l'embouchure du Saguenay. Il écrit " ... il y a une marée fort estrange pour la vitesse, où quelquefois il vient des vents impétueux qui amènent de grandes froidures ". Il a fallu attendre plus de deux siècles, soit jusqu'en 1829, avant que Kelly, médecin de l'amiral Bayfield, note que les eaux froides à l'embouchure du Saguenay sont produites au cours de l'hiver précédent et sont " d'un grand courant coulant du pôle vers l'équateur ".

    La fin du 19e siècle et le début du 20e siècle sont riches en nouvelles découvertes sur la nature des eaux du golfe du Saint-Laurent, grâce notamment aux travaux de Dawson et quelques décennies plus tard à ceux de Hjort, Huntsman et Sandström. En particulier, c'est en 1919 que J. Hjort décrit la couche intermédiaire froide du Saint-Laurent, qui se forme au cours de l'hiver et devient isolée de la chaleur estivale sous la vaste couverture d'eau douce en provenance des Grands Lacs. Il faudra attendre les contributions de Nadeau et Gaudry dans les années 1930, et celles de Lauzier et Tremblay, pour mieux comprendre la nature des eaux intermédiaires et profondes du Saint-Laurent, mais celle du fjord du Saguenay demeurait toujours un secret.

    Mgr Drainville a su reconnaître cette nature unique dans un ouvrage remarquable intitulé " Le fjord du Saguenay : Contribution à l'océanographie ", publié en 1968, cette année même de la fondation de l'Université du Québec. Mgr Drainville a aussi publié dans Le Naturaliste Canadien, la première revue québécoise dédiée aux sciences naturelles, un article dans lequel il décrit non seulement les caractéristiques physiques des eaux de l'estuaire du Saguenay, mais il explique aussi leur formation. Il tire au clair le fonctionnement de base du renouvellement des eaux profondes glaciales des grands bassins du fjord du Saguenay, une mécanique associée à la circulation de nature estuarienne et à la remontée des eaux glaciales du golfe du Saint-Laurent produites au cours de l'hiver. Selon Mgr Drainville, les eaux douces de surface du Saguenay créent un courant de sortie qui entraîne vers l'extérieur du fjord une partie des eaux salées de la couche sous-jacente, créant ainsi un appel en eaux salées et plus denses. Les eaux glaciales et salées de l'estuaire du Saint-Laurent seraient ainsi appelées et refoulées vers le grand bassin du fjord où elles se stabiliseraient pour des périodes relativement longues. Mgr Drainville écrit : " Bref, il semble bien, que les eaux de profondeur à l'amont du fjord du Saguenay rappellent les eaux de surface de l'estuaire du Saint-Laurent de l'hiver précédent. Le maintien de cette eau froide dans le Saguenay durant l'été et son renouvellement à chaque hiver permettent de croire à une certaine permanence des caractéristiques arctiques du fjord. " (p. 844, Drainville, 1968).

    Mgr Drainville a fait figure d'autorité scientifique non seulement dans le domaine de l'océanographie physique mais aussi de la biologie et de l'écologie benthique. Le travail réalisé par Mgr Drainville représente un outil de référence indispensable pour l'étude de l'écologie et de la dynamique des communautés benthiques de cet environnement unique qu'est l'estuaire du Saguenay. Ses travaux ont représenté et représentent toujours pour nous tous, scientifiques et profanes, une base essentielle à la compréhension de l'écologie et de la dynamique des eaux de cet environnement dynamique qu'est le fjord du Saguenay.

    Les intérêts scientifiques de Mgr Drainville se sont étendus et continuellement greffés à sa vie ecclésiastique. En effet, tout en poursuivant ses recherches, il a toujours eu une activité pastorale intense, surtout à titre d'évêque du diocèse d'Amos de 1978 à aujourd'hui. Au cours de ces années, Mgr Drainville a apporté une importante contribution à l'Assemblée des évêques du Québec, que ce soit au sein du Comité exécutif, du Comité de pastorale auprès des autochtones ou du Comité des affaires sociales. Avec l'un ou l'autre de ses confrères évêque, dont Mgr Bertrand Blanchet, il s'est fait, au sein de cette Assemblée, le promoteur des causes environnementales. Les questions de développement durable, de qualité de l'eau, de protection de la forêt boréale ou d'agriculture biologique se sont infiltrées, souvent sous son impulsion, dans les ordres du jour épiscopaux. Il publiera en 1980, en collaboration avec d'autres évêques, une lettre pastorale sur " L'exploitation forestière dans le nord-ouest québécois ". Mentionnons une autre lettre intitulée " Espoir et défis de l'agriculture dans le Québec d'aujourd'hui " publiée en 1985 et qui lui attira plusieurs invitations à participer à des colloques avec les agriculteurs dans plusieurs régions du Québec. Sa devise, " Pour la vie ", rappelle que Mgr Drainville a passé la plus grande partie de sa vie à étudier la vie et qu'il désire continuer à le faire pour longtemps encore, souhaitons-le.

    Mgr Drainville, l'Université du Québec, sous le parrainage de l'UQAR et de son institut, l'ISMER, a le privilège de pouvoir reconnaître votre remarquable contribution en sciences naturelles en vous décernant sa plus haute distinction, le titre de docteur honoris causa. Nos plus sincères félicitations.

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    1969-2004 : l'UQAR a 35 ans
    D'hier à aujourd'hui
    par Pascal Parent

    (M. Pascal Parent a été recteur de l'UQAR de 1977 à 1982. Dans les années 1960, il a été membre du Comité provisoire puis du Comité d'organisation d'une université à Rimouski. De 1969 à 1975, à titre de vice-recteur à l'enseignement et à la recherche, il a coordonné la mise en place des programmes d'études et le déploiement de l'enseignement sur le territoire. À l'occasion des 35 ans de l'Université, il nous livre ici quelques souvenirs.)

    Pascal Parent, toujours actif dans son bureau de travail à la maison.

    L'Université du Québec à Rimouski est née en 1969, à une époque effervescente et dans des circonstances exceptionnelles où tout paraissait possible en éducation. Le dépôt, en 1964, du fameux rapport d'Alphonse-Marie Parent (le Rapport Parent), fruit d'une commission d'enquête sur l'enseignement au Québec, ouvrait les vannes pour de grands développements. En moins de cinq ans, de 1964 à 1969, des polyvalentes, des cégeps et le réseau de l'Université du Québec étaient créés. Une augmentation spectaculaire de la population étudiante donnait un visage nouveau à l'enseignement au Québec, non sans quelques éraflures et turbulences.

    La création de l'Université du Québec dotait le Québec d'une université publique et amorçait une décentralisation de l'enseignement supérieur et de la recherche en région. Si l'UQAM devenait la quatrième université de la métropole, l'UQTR et l'UQAC réalisaient leur vœu d'avoir une université spécifique à leur milieu.

    Le rapport Parent n'avait-il pas mentionné que Rimouski pourrait " peut-être " avoir une constituante ? Un comité local veillait au grain. De multiples démarches ont alors conduit à un compromis, soit l'ouverture d'un Centre d'Études Universitaires, dès septembre 1969, afin de poursuivre la formation des maîtres dans la région, formation qui devait se donner désormais au niveau universitaire. Tout heureux de cette décision, les dirigeants locaux poursuivaient l'ambition d'en faire une université de plein droit. Tout s'est mis en place dans cet objectif et, en juin 1973, Rimouski célébrait avec éclat l'accession de l'UQAR au rang de constituante.

    Il est difficile d'imaginer les piètres conditions physiques dans laquelle s'est faite l'ouverture du CEUR, prenant le relais de l'École Normale Tanguay : seuls les salles de classe et les quelques rares bureaux de professeurs et de direction étaient meublés. Il y avait bien quelques téléphones et une cafétéria, mais aucun autre service digne d'une université, soit la bibliothèque, des laboratoires, les appareils de photocopie, etc.

    Toutefois, et c'est là l'essentiel, il y avait, à tous les niveaux, une volonté de pionniers, une énergie commune, pour faire de ce petit centre embryonnaire une université régionale en quelques années. Tout d'abord, une équipe nouvelle de direction s'est rapidement formée, tant de l'extérieur que du milieu local. Pour l'enseignement, les professeurs déjà en place ont joint leur expérience à celle de recrues provenant d'autres universités. Pour les services complémentaires, une équipe fort efficace a été embauchée. Bref, toutes et tous se sont mis à l'œuvre, formant cohésion, enthousiasme et confiance mutuelle, le tout dans un milieu convivial. Les quelque 350 étudiants et étudiantes, en majorité en " formation des maîtres ", comme on le disait alors, ont collaboré exceptionnellement, à une époque où la contestation était courante.

    La clientèle causait déjà problème. Pour un temps, l'éducation des adultes à Rimouski et la décentralisation en plusieurs régions ont rendu un immense service à des personnes qui ont enrichi leurs connaissances, contribuant ainsi à valoriser leurs services dans ces milieux. Au point où il existe encore aujourd'hui, un second campus à Lévis, des bureaux régionaux à Gaspé et à Rivière-du-Loup et des cours qui se donnent à divers endroits.

    Vers 1971, l'UQ avait demandé aux constituantes de se déterminer des axes de développement propres à chacune. Rimouski a proposé l'océanographie, le développement régional et l'éthique. Ce fut accepté d'emblée et cela a permis de faire son chemin dans les études de 2e cycle et de développer la recherche. Ce fut un élan déclencheur qui a caractérisé l'UQAR. Cela lui a donné une vocation spécifique et, rapidement, une envergure nationale et internationale.

    Aujourd'hui, comme une majorité de citoyens et citoyennes qui ont l'ont fréquentée à un titre ou l'autre, je suis attaché à l'UQAR et je suis particulièrement heureux du développement des programmes d'enseignement et de recherche, pour une bonne partie enracinés dans les axes de développement des années 1970. Je suis impressionné aussi par la diversité et le dynamisme de la recherche universitaire, supportée par les chaires de recherche et les autres subventions en croissance.

    Par ailleurs, toujours attentif à l'opinion des gens ordinaires, je constate avec joie que l'Université est devenue pour un grand nombre l'institution de prestige de la région et qu'on la respecte beaucoup. La recherche universitaire reste un bloc nébuleux pour plusieurs, mais le rayonnement international touche la majorité des personnes intéressées, qui en tirent une fierté fort valable.

    Longue vie à l'UQAR, à toutes celles et ceux qui y travaillent et qui y étudient, dans des conditions et dans un environnement fort propices.

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    Pierre Couture reçoit le Prix des bâtisseurs

    Au nom de la Ville de Rimouski, le maire Michel Tremblay a remis le Prix des bâtisseurs à Pierre Couture, en présence de Serge Demers, de l'ISMER.

    Dans le cadre du Carrefour maritime 2004, le Prix des bâtisseurs a été remis à M. Pierre Couture, pour sa précieuse collaboration dans le développement des sciences de la mer dans la région de Rimouski. Recteur de l'UQAR de 1996 à 2003, M. Couture a eu un rôle important à jouer dans l'implantation de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, en 1999. Il a aussi contribué activement à la mise sur pied de la Technopole maritime, qui regroupe des intervenants régionaux. Son engagement personnel dans la campagne de financement du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) a été crucial : il a toujours insisté sur l'énorme potentiel de la recherche pour trouver de nouvelles ressources et de nouveaux remèdes dans le secret du fond des mers. Même à la retraite, il continue d'accorder du temps pour la cause maritime.

    Pierre Couture a été l'un des ceux qui ont tissé des liens solides entre le monde universitaire spécialisé en sciences de la mer et le milieu des affaires.

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    UQAR
    Formation intensive sur l'énergie éolienne

    Avec tous les développements attendus au Québec dans le domaine de l'énergie éolienne, le Groupe éolien de l'UQAR a beaucoup de travail de formation en vue pour les prochaines années.

    Dernièrement, une trentaine d'intervenants ont suivi une session intensive de quatre jours sur l'énergie éolienne, couvrant différentes facettes de la question. 60% des participants étaient des employés d'Hydro-Québec, alors que 40% venaient de bureaux de consultants, de PME régionales, et d'un peu toute la province.

    Selon le professeur Jean-Louis Chaumel, " ces sessions ont d'abord été conçues pour répondre aux besoins d'Hydro-Québec, qui veut former de nombreux ingénieurs rapidement à l'éolien. Mais on s'est vite rendu compte que d'autres entreprises étaient intéressées. "

    Les participants examinent concrètement la technologie, se familiarisent avec le fonctionnement des éoliennes de divers types. Ils tiennent absolument à ce volet pratique, appliqué, qui est unique à l'UQAR.

    La session comporte une demi-journée sur le terrain, au contact des éoliennes dont l'UQAR a la responsabilité ou l'accès : la station éolienne de Pointe-au-Père, la centrale éolienne de Fred Lamontagne, ainsi que le banc d'essais de trois éoliennes de grande puissance appartenant à Hydro-Québec, à Saint-Ulric de Matane.

    Toute la formation est dispensée par des membres du Groupe éolien de l'UQAR, sauf pour un expert d'Hydro-Québec, M. Gaétan Beaulieu. La formation peut être créditée si les participants acceptent de passer un examen des connaissances en fin de session.

    Besoin croissant
    La demande pour ce type de formation correspond à un besoin croissant. Il s'agissait de la troisième session de ce type, deux autres ayant eu lieu le printemps dernier. Une autre session est déjà prévue pour la semaine du 20 novembre. Avis aux intéressés!

    " Ce n'est plus une expérience, c'est une réalité ", estime le professeur Adrian Ilinca, qui prévoit qu'on pourrait ainsi dispenser ces sessions pour deux ou trois ans au moins, malgré le prix de l'inscription (plus de 800 $). " On offre aussi des sessions plus courtes et plus ciblées pour des personnes qui désirent une formation de pointe sur des aspects éoliens très précis. "

    Les personnes qui désirent se spécialiser dans le domaine de l'énergie éolienne peuvent également le faire à l'UQAR dans le cadre de la maîtrise en ingénierie. Au 1er cycle, quelques cours du baccalauréat sont recommandés aux étudiants intéressés à ce domaine d'application, dont un cours sur le Génie éolien.

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    Campus de Lévis
    Présentation du CA de l'AGECALE 2004-2005

    Voici les membres de l'Association générale des étudiants du Campus de Lévis. En bas : Jean-François Rancourt, coordonnateur à la vie étudiante ; Guillaume Demers, président, et Michaël Frongillo, vice-président. En haut : Myriam Tardif, coordonnatrice aux affaires financières ; Céline Coulombe, coordonnatrice aux affaires externes, et Karine Mailloux, secrétaire.


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    ISMER et écologie

    Karine Lemarchand

    Karine Lemarchand mettra en place un laboratoire d'écologie microbienne

    Mme Karine Lemarchand, nouvelle professeure de bactériologie marine à l'ISMER, a obtenu une subvention de 222 800 $ afin de créer un laboratoire d'écologie microbienne, à Rimouski. Cette subvention provient pour la moitié du programme " Fonds de relève " de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), et pour l'autre moitié par le ministère de l'Éducation du Québec, soit 111 400 $ pour chaque partie.

    Ce type de laboratoire comprend un poste de sécurité microbiologique de niveau 2 permettant l'analyse d'échantillons contaminés par des organismes pathogènes présentant un risque faible ou modéré. Il inclut aussi l'ensemble des instruments nécessaires à un laboratoire d'écologie microbienne océanique, avec entre autres un laboratoire de filtration, un microscope en épifluorescence, un laboratoire de culture et enfin un laboratoire de biologie moléculaire.

    Cette infrastructure sera employée afin d'étudier la structure et la dynamique des communautés microbiennes dans les écosystèmes marins côtiers de hautes latitudes. Elle permettra de caractériser les communautés, d'évaluer les capacités de biodégradation des polluants par les microorganismes, et enfin, de mieux comprendre le rôle des microorganismes dans les processus de dégradation de la matière organique en milieux froids. L'infrastructure, en opération l'hiver prochain, sera basée à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) de l'UQAR.

    L'ensemble de ces équipements permettra de développer de nouveaux axes de recherche, de former du personnel hautement qualifié et d'établir un programme de recherche d'un grand intérêt dans un domaine de pointe au Canada.

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    Calendrier

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