
Le jeudi 15 avril, devant la communauté universitaire, la Fondation de l'UQAR a présenté à M. Bruno Urli, professeur au Département d'économie et de gestion, la Distinction Alcide-C.-Horth. Ce prix, auquel est associé une bourse de 2500 $, vise à souligner la qualité du travail de recherche accompli par un professeur.
M. Urli répond à tous les critères d'attribution de cette distinction, à savoir : contribution au développement de la recherche ; contribution à la formation de chercheurs ; qualité et importance de la contribution scientifique ; reconnaissance par les organismes subventionnaires ; retombées de la recherche dans le milieu régional.
Le professeur Bruno Urli accepte ce prix avec grand plaisir. « C'est une belle reconnaissance. D'abord, j'accepte le prix avec humilité, car je sais que la recherche en milieu universitaire ne se fait que rarement en solitaire. La recherche implique généralement la collaboration d'autres chercheurs et la participation d'étudiants. C'est un travail d'équipe, et tant mieux si j'ai pu faire ma part dans tout ça. Ensuite, c'est un prix qui contribue à me motiver personnellement, dans un contexte de travail qui est exigeant, pas toujours facile, avec les compressions constantes depuis plusieurs années et avec la vive compétition entre universités pour obtenir des fonds de recherche. Bref, c'est stimulant de recevoir un tel prix. Je me considère encore comme un jeune chercheur, et ça m'encourage à continuer d'exercer, au meilleur de moi-même, ce métier de professeur-chercheur que j'ai choisi il y a une quinzaine d'années. »
Carrière
Professeur régulier à l'UQAR depuis 1990, M. Bruno Urli possède une double formation académique : la première en sciences appliquées (diplôme d'ingénieur) et la seconde dans le domaine des sciences de l'administration (maîtrise en système d'information et Ph.D. en administration). Cette double formation a fortement influencé son travail de professeur-chercheur qui s'est déployé sur deux axes : la gestion de projets et l'aide multicritère à la décision.
Comme directeur ou comme membre de comité de programme de la maîtrise en gestion de projet, M. Urli contribue très activement au développement de ce programme, particulièrement au volet recherche. Il a d'ailleurs dirigé une quinzaine d'étudiants à la maîtrise en gestion de projet. Il est co-fondateur et co-rédacteur en chef de la première revue francophone en gestion de projet : Revue internationale en gestion et management de projets, revue publiée deux fois l'an, en collaboration avec l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Lille (France).
La qualité de ses travaux de recherche a été reconnue par différents organismes subventionnaires tels que le CRSNG, le CRSH et le FCAR. Le recteur Pierre Couture a d'ailleurs fait remarquer qu'il est exceptionnel qu'un chercheur réussisse à obtenir un financement simultané de ces organismes. De plus, M. Urli a publié de façon régulière des articles dans des revues scientifiques et professionnelles de très bon niveau et il a présenté à chaque année une ou plusieurs communications à des colloques et congrès scientifiques d'envergure nationale ou internationale.
Bruno Urli a par ailleurs participé à quelques travaux de recherche commandités par le milieu socio-économique : pour les Régies régionales de la santé et des services sociaux, pour le Centre de la Protection de la Jeunesse du Bas-Saint-Laurent et pour le Bureau Fédéral de Développement Régional.
Bref, M. Urli est reconnu tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la communauté universitaire de l'UQAR et sa candidature a été appuyée par M. Ronald Plante, directeur du Département d'économie et gestion, ainsi que par M. Raymond Nadeau, professeur titulaire à la faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval.
La Distinction Alcide-C.-Horth est un dossier qui a été
réactivé l'automne dernier par le présent conseil
d'administration de la Fondation. Le comité d'organisation du concours
était composé de MM. André P. Casgrain, président
du conseil d'administration de la Fondation, Jean-Denis Desrosiers, doyen
aux affaires départementales, et du regretté Mohammed El-Sabh,
professeur et membre du C.A. de la Fondation.
Une délégation régionale a séjourné en République islamique de Mauritanie, dans l’ouest du continent africain, du 24 au 31 mars dernier, afin de discuter de coopération bilatérale en matière de formation et de recherche dans le domaine des pêches.
Présidée par le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, la délégation comprenait également le chercheur en océanographie Jean-Claude Brêthes, MM. Raymond Giguère et Léo Morissette de l’Institut Maritime du Québec, ainsi que MM. Richard Loiselle et Gaston Myre du Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière.
Les membres de la délégation ont eu des rencontres de travail avec des représentants du Ministère des pêches et de l’économie maritime de Mauritanie (MPÉM) et avec les autorités de l’Université de Nouakchott. Pour l’UQAR, c’est particulièrement avec cette université, située dans la capitale, que les liens pédagogiques et scientifiques se développeront dans les prochaines années, ainsi qu’avec le Centre national de recherches océanographiques et des pêches de Nouadhibou, qui est rattaché directement au Ministère.
Les journaux de Mauritanie ont signalé la présence de cette délégation canadienne dans leur pays. Quant aux retombées de ce séjour, des développements sont prévus au cours des prochains mois. Des projets de formation et de recherche dans le domaine maritime sont en préparation.
Daniel Ouellet, un étudiant de l’UQAR en première année du baccalauréat en enseignement secondaire (mathématiques-informatique), s’est classé dans la liste des dix meilleurs participants de sa catégorie au concours organisé par la Fédération des jeux mathématiques du Québec. À l’étape de la demi-finale, il est même en première position!
Daniel faisait partie de la trentaine de jeunes qui ont été sélectionnés, après une première étape, pour participer à la demi-finale. Sous surveillance, les participants ont alors été soumis à un test axé sur la logique et le raisonnement. L’activité a eu lieu simultanément à Québec, à Montréal, à Sherbrooke et à Rimouski. Un autre Rimouskois, Sylvain Bérubé, qui étudie à Sherbrooke, a également franchi l’étape de la demi-finale.
La grande finale aura lieu le 15 mai prochain. Parmi les dix finalistes, les deux ou trois meilleurs pourront se rendre en France, à un niveau de compétition international.
Défis
« J’aime bien résoudre des problèmes de logique. Chaque fois, c’est comme un nouveau défi à relever. » Depuis qu’il est jeune, Daniel Ouellet a toujours aimé participer à des concours. Au cours de ses études à la polyvalente Paul-Hubert ou au Cégep de Rimouski (en sciences pures), ce jeune Rimouskois est souvent arrivé dans les premières places lors de différents concours, tant régionaux que nationaux.
L’étudiant envisage de devenir un jour enseignant. Il se sent aussi à l’aise dans la programmation informatique. D’ailleurs, cet été, il fera un stage chez Miralis, une entreprise d’armoires, de portes et de fenêtres de Rimouski, où il travaillera à la conception et à la fabrication informatique de la production.
Daniel est aussi un sportif apprécié qui joue sur l’équipe de basket-ball de l’UQAR et aussi dans la ligue intramurale de hockey-cosom.
Professeure de mathématiques à l’UQAR, Renée Sirois-Dumais, qui était responsable du déroulement de la demi-finale à Rimouski, se montre très fière des succès de cet étudiant, dont le talent rejaillit.
Les aînés de la Rive-sud de Montréal pourront s’inscrire, dès l’automne prochain, à un certificat universitaire spécialement conçu, par l’UQAR, pour les personnes de 50 ans et plus.
Un aîné de Longueuil, M. Gabriel Loiselle, est à l’origine de cette offre de service dans la région montréalaise. Celui-ci a repéré le programme offert par l’UQAR et, jugeant pertinente la formule mise au point, il a décidé d’en faire la promotion auprès des aînés des environs de Longueuil.
Plusieurs universités offrent des cours aux aînés, mais jamais dans une visée pro-active comme celle qui marque ce nouveau certificat. Dans ce programme, les personnes retraitées sont invitées à intervenir elles-mêmes comme agents de changement psychosocial. Une telle formule de perfectionnement répondait enfin à ce que M. Loiselle cherchait!
Celui-ci a donc contacté l'UQAR l'automne dernier et il a reçu une confirmation concernant l’accessibilité de ce programme, pour la région de Longueuil. Avec patience et ingéniosité, il a donc fait connaître le programme aux citoyens de son coin de pays (souvent par téléphone). Plus de 50 personnes ont déjà manifesté leur intention de s’inscrire au programme, en septembre prochain.
Une conférence de presse a donc été organisé au Centre Communautaire des Aînés de Longueuil, début avril, afin de faire connaître davantage le projet.
Historique
Au début des années 1990, le Conseil des aînés de l’Est du Québec a fait une étude de besoins auprès des aînés de sa région. L’étude a fait ressortir un besoin de formation pour les aînés, autre que la formation de type socioculturelle déjà disponible dans le milieu. En fait, les aînés souhaitent une formation qui les aide à mieux connaître leur collectivité, une formation qui leur montre à se prendre en main et à intervenir efficacement dans la vie sociale et économique de leur milieu.
Le Conseil s’est alors adressé à l’UQAR pour combler ce besoin et pour mettre au point un programme adapté. Un comité de travail, composé de représentants d’associations d’aînés et de représentants de l’UQAR, a alors été formé.
Selon Mme Marie Beaulieu, professeure à l’UQAR et membre de ce comité, le besoin identifié était très original : il visait à former les aînés eux-mêmes dans le but de rester actifs dans leurs collectivités, plutôt que de former des intervenants pour travailler auprès des aînés, comme c'est souvent le cas dans les programmes en gérontologie.
Après deux ans de travail, un canevas de certificat a été soumis à une consultation. Le programme a été préparé en intégrant certaines demandes formulées : la souplesse dans les horaires et dans l'évaluation, le besoin d'un programme rigoureux et reconnu (donc crédité), la nécessité de tenir compte de l'expérience de vie des étudiants, etc.
Par la suite, le contenu du certificat ainsi que ses formules pédagogiques ont été validés par une démarche faite en partenariat avec les Centres d'action bénévoles. Un vaste sondage téléphonique est venu confirmer que ce programme pouvait répondre adéquatement aux attentes des aînés.
L’UQAR présente à Longueuil
Depuis vingt ans, l’UQAR a développé, notamment par ses programmes en psychosociologie, une solide expertise dans l'enseignement hors campus, à des étudiants adultes qui viennent chercher un perfectionnement d'appoint, via les certificats. Ce nouveau certificat, qui s'adresse aux 50 ans et plus, s'inscrit donc dans le prolongement de cette tradition.
L'équipe professorale en psychosociologie et l'Université dans son ensemble se réjouissent de rendre un tel programme disponible dans la région de Longueuil et ce, en cette année 1999 consacrée au « Troisième âge ». L’UQAR s’associe avec le Centre Communautaire des Aînés de Longueuil, afin d'en célébrer le lancement.
Pour plus de détails : Denise Pilon, directrice des Programmes en psychosociologie, 723-1986 poste 1878.
La Corporation de soutien au développement technologique des PME avait pour objectif de participer à 75 projets en entreprises au cours de ses deux premières années d’existence. Cet objectif ambitieux a été dépassé puisque la Corporation a supporté financièrement 85 projets réalisés par des étudiantes et étudiants de l’Université du Québec à Rimouski et ce, dans 45 entreprises, partout sur le territoire.
Financièrement, la CSDT/PME a contribué pour plus de 150 000 $ alors que les entreprises participantes investissaient plus de 200 000 $, des sommes considérables, versés en salaire aux étudiantes et étudiants. De plus, la Corporation a apporté une aide financière substantielle à la réalisation d’une dizaine de projets de recherche nécessitant une collaboration entre un professeur de l'UQAR, un ou des étudiants en sciences et génie ainsi qu’une entreprise de la région. En tout, plus de 95 projets ont donc obtenu un soutien.
La Corporation a été créée en particulier pour contribuer au développement de l’environnement technologique au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur Côte-Nord, notamment en facilitant l'intégration des diplômés en sciences et en génie de l'UQAR dans les entreprises et projets de développement sur le territoire. La Corporation reçoit un financement essentiel de la part de Développement Économique Canada pour les régions du Québec.
Les responsables de la Corporation sont donc fiers d’annoncer les réalisations fructueuses des deux dernières années, ce qui a permis d’atteindre les objectifs suivants :
La Corporation de soutien au développement technologique des PME annonce sa contribution financière à deux projets d'entreprises élaborés par des étudiants ou diplômés des programmes de sciences et de génie de l’UQAR. M. Gilles Laroche, président de la Corporation et M. Martin Cauchon, Secrétaire d'État responsable de Développement Économique Canada, sont heureux de remettre deux bourses d'une valeur de 10 000 $ chacune. Les deux entreprises gagnantes sont : Audace Technologies et Le groupe d’Aménagement intégré multiressources, qui ont satisfait aux exigences du concours et franchi les étapes avec succès.
L’un des objectifs de la Corporation de soutien au développement technologique des PME est de développer l’entrepreneurship étudiant. Il s’agit donc de donner un coup de pouce à des groupes d'étudiants qui ont des projets sérieux de création d'entreprise, de leur accorder une aide financière, sous forme de bourses, leur permettant de démarrer leur projet d’entreprise ou de faire prendre de l'expansion à une jeune entreprise existante. À ce chapitre, nous tenons à préciser que Développement Économique Canada contribue pour la totalité des sommes attribuées lors de ce concours.
Composée surtout de jeunes ingénieurs, Audace Technologies inc. offre aux entreprises des services dans les secteurs des énergies renouvelables, de la valorisation de la biomasse (marines et forestières) ainsi que dans l’amélioration des procédés industriels.
Quant au Groupe d’Aménagement intégré multiressources (AIM), il a été mis sur pied par des diplômés et par des étudiants en biologie. Cette firme se spécialise dans l’élaboration et la réalisation de projets à caractère faunique, que ce soit pour le développement et la gestion de l’habitat forestier ou aquatique ou pour l’élimination des méfaits des animaux nuisibles.
Pierre Paradis, professeur en sciences de l’éducation à l’UQAR, continue sa croisade contre le Ritalin. Ou plus précisément, contre l’usage exclusif de ce médicament et des amphétamines comme moyen d’intervention auprès des enfants identifiés en déficit d’attention à l’école.
Il se montre inquiet de voir que la prescription de ce médicament a été multipliée par cinq en Amérique du Nord, entre 1990 et 1998. Dans l’ensemble du Canada, pour les années 1997 et 1998, le Québec obtient la médaille d’or pour le pourcentage de croissance du nombre d’ordonnances de Ritalin. Seulement entre 1996 et 1997 au Québec, l’augmentation est de 23%. Cette poudre chimique fait-elle des miracles ? Le chercheur en doute...
M. Paradis participe d’ailleurs, le 23 avril au Centre des congrès de Rimouski, à une Matinée scientifique organisée par le Service de psychiatrie infantile et juvénile du Centre hospitalier régional de Rimouski. L’activité porte sur « Les distraits : on les éduque ou on les traite ». Une occasion de plus pour M. Paradis de dénoncer l’abus dans l’usage du Ritalin et les conséquences néfastes pour toute une génération de jeunes.
Action limitée
« Le Ritalin est un traitement de style fast food », explique Pierre Paradis. Son action, dit-il, est limitée à quatre heures. Il n’a aucune efficacité permanente, il ne fait qu’engourdir le jeune pour une demi-journée. Il n’apporte aucune amélioration sur les performances scolaires à moyen terme.
Aussi, on a accolé le terme « déficit d’attention » autant à des enfants hyperactifs qu’à des enfants lunatiques, rêveurs, qui sont pourtant à l’opposé les uns des autres quant à leur présence au monde. « Ils n’ont surtout pas les mêmes besoins éducatifs, et pourtant, on les regroupe souvent dans les mêmes catégories pour leur prescrire du Ritalin. »
« À mon avis, poursuit Pierre Paradis, le Ritalin ne répond pas aux besoins d’éducation des enfants. Il sert surtout à apporter ordre et calme dans le système scolaire. » La vocation de ce médicament, d’ailleurs, est presque exclusivement scolaire : les prescriptions mensuelles au Québec doublent entre août et septembre, au début des classes. Elles atteignent des sommets en novembre et en mai, période où l’activité scolaire est la plus intensive.
Les critères de prescription de ce médicament sont essentiellement non médicaux : échecs scolaires, désarroi des parents, pression de l’école, essai thérapeutique.
Le processus par lequel un jeune est amené à consommer du Ritalin est souvent le même. D’abord, une enseignante se sent incapable d’intervenir pédagogiquement auprès de tel enfant, dans sa classe de 28 élèves. Elle en parle aux parents, qui, face à la menace d’échec et de rejet de l’enfant par le système scolaire, consultent un spécialiste de la santé. Celui-ci, même distant de la réalité de la classe et de l’école, propose aux parents une solution médicamenteuse, le Ritalin, qui soulagera l’enseignante et les parents pendant quatre heures. Les parents sont heureux de se faire dire par l’enseignante que l’enfant a été sage durant tout l’avant-midi, et qu’il le sera également l’après-midi s’il absorbe à nouveau le médicament. Et chaque jour, le processus continue.
Pierre Paradis rappelle une caricature qu’il a vu dernièrement : ce sont des enseignants qui regardent par la fenêtre un groupe d’enfants dans la cour de récréation et qui pointent du doigt ceux qui sont plus agités, à qui on pourrait peut-être donner une dose de Ritalin...
Jusqu’où va l’abus ? Les besoins réels des enfants en termes d’éducation ne sont-ils pas escamotés ? Est-ce qu’on risque d’altérer leur personnalité ? À qui profite la prescription de ces médicaments ? Aux enseignants ? Aux directions d’école ? Aux pharmaciens et aux compagnies pharmaceutiques ? Aux parents ? « En tout cas, à long terme, il ne semble pas que ce soit aux enfants! »
À long terme
Le professeur Paradis affirme qu’il n’est pas contre le Ritalin en tant que médicament pouvant répondre au problème d’un individu à court terme. Mais ce qui l’effraie, c’est que le Ritalin est devenu un produit chimique distribué à une proportion importante d’enfants, sur de longues périodes et sans une analyse sérieuse des conséquences pour l’avenir de ces personnes.
L’enfant qui arrête de prendre sa dose de Ritalin n’a pas davantage appris à se contrôler lui-même ou à retarder ses comportements impulsifs (ce qui est la source du problème). « Il dépend constamment du médicament pour bien se contrôler. Et il est impossible au médecin de faire plus. »
Par ailleurs, le Ritalin présente des risques de dépendance psychologique et physique. On constate des effets secondaires : pertes d’appétit et de sommeil, maux de tête. Et divers symptômes lors du sevrage : fatigue, sommeil troublé, irritabilité, recours à la violence.
Plus encore, les coûts sociaux à long terme n’ont pas été envisagés. Si on ne fournit pas une approche éducative auprès de ces enfants, ils continueront d’avoir des comportement antisociaux, une résistance à l’autorité, ils seront à la recherche de sensations fortes, ils feront face à des échecs scolaires. Ils deviendront des adultes toujours hyperactifs, inadaptés.
« Le Ritalin donne l’illusion que ces enfants fonctionnent bien et qu’ils s’adaptent à l’école. Tout le monde s’incline devant l’action médicale, devant le traitement superficiel. C’est une approche économiquement rentable. Et ça évite au système scolaire d’investir dans la recherche d’une approche éducative. D’ailleurs, les enseignants sont ignorés comme intervenants possibles. Mais tout ça me semble aussi efficace que les mesures mises en place dans les années 1940 pour régler le sort des enfants de Duplessis. Comme société, on risque un effet boomerang. »
Autre chose
Et si on tentait autre chose? D’autres solutions sont à envisager : aide aux devoirs, interventions en classe avec une aide spécifique dirigée par un orthopédagogue ou un psychologue. « L’école, selon M. Paradis, est le meilleur endroit pour soutenir ces jeunes à long terme, pour trouver les conditions idéales et les meilleures interventions à mettre de l’avant. Il est important d’assurer des services d’éducation efficaces pour ces jeunes. »
Pierre Paradis surveille de près le travail du Groupe d’étude Santé-Éducation sur l’utilisation du Ritalin dans les écoles du Québec, présidé par M. Robert Bisaillon. Il souhaite d’ailleurs que ce comité intègre des enseignants (qui travaillent directement avec les jeunes) et pas seulement des médecins, des travailleurs sociaux et des psychologues.
Le professeur Paradis accueille par ailleurs avec beaucoup de satisfaction le consensus auquel en sont arrivés les experts convoqués par le National Institute of Health des États-Unis, en novembre 1998, à savoir :
Que faire ? Il faut tenter des formules différentes, dans l’école même, là où les jeunes ont à passer cinq longues heures par jour. Il faut inventer de nouvelles interventions pour aider ces enfants, de manière éducative. « Il est urgent que l’école fasse quelque chose », constate Pierre Paradis. [Pierre.Paradis@cgocable.ca]
Voici les membres du nouveau Conseil d’administration de l’AGEUQAR pour l’année 1999-2000. Éric Dion, président (étudiant en enseignement secondaire, originaire de Pohénégamook) ; Esther Lévesque, vice-présidente aux affaires financières (enseignement secondaire, La Pocatière) ; Isabelle Paulin, secrétaire générale (enseignement secondaire, Saint-Valérien) ; Jonathan Moreau, v.p. affaires internes (enseignement secondaire, Saint-Apollinaire) ; Richard Synnett, v.p. affaires communautaires et culturelles (sociologie, Rivière-Madeleine) ; Mélanie Malenfant, v.p. affaires académiques (enseignement secondaire, Rimouski) ; Éric Chapados, v.p. affaires externes (histoire, Saint-Godefroi) ; et Simon Dumas, v.p. affaires modulaires (biologie, Baie-Comeau). Poste vacant : v.p. communications et mobilisation.
Par ailleurs, Marie-Josée Chénard a été
déléguée comme étudiante membre de la Commission
des études alors qu’Éric Dion représentera
les étudiants au Conseil d’administration de l’UQAR.
M. Robin Tremblay a remporté, au niveau de l’UQAR, le Concours québécois en entrepreneurship. Ce concours est un événement qui cherche, à travers tout le Québec, à stimuler le développement de la culture entrepreneuriale et la création de nouvelles entreprises. Le concours implique la concertation de plusieurs intervenants des milieux de l’éducation, de la finance et des affaires, qui ont accepté de s’associer à l’événement et de donner leur appui.
Natif de Saint-Jean-de-Dieu, dans les Basques, Robin Tremblay avait commencé ses études à l’UQAR en 1992, au certificat en administration, pour ensuite terminer un baccalauréat en administration des affaires, en 1996. Il possède aussi une formation NEXPRO, sur l’exportation.
Il a mis sur pied une entreprise, Gestion Conseil RT inc., qui se spécialise dans les services aux petites et moyenne entreprises, plus précisément, dans le développement d’outils de gestion informatisée et de la gestion de la norme ISO. L’entreprise à son siège social à Saint-Jean-de-Dieu et possède déjà quelques contrats avec différentes entreprises régionales.
Commanditaire local de ce concours, l’AGEUQAR (Association générale des étudiantes et étudiants de l’UQAR) a remis à M. Tremblay une bourse de 1 000 $ alors que le recteur Pierre Couture, au nom de l’UQAR, lui a présenté une mention d’excellence.
L’UQAR, par l’entremise du service de placement des Services aux étudiants, s’est inscrite au concours et en a fait la promotion auprès de ses étudiantes et étudiants. Le service de placement a reçu les plans d’affaires et constitué un jury pour en faire l’analyse, avant de désigner le lauréat de l’UQAR, M. Tremblay, dont le projet sera acheminé au niveau régional.
Simon Gauthier, d’Amqui, étudiant en sciences comptables, et Renaud Dupin, de Montréal, étudiant en biologie, ont été choisis personnalités de l’année à l’UQAR, respectivement dans le domaine sportif et dans le secteur socioculturel.
Simon Gauthier a été très actif en hockey sur glace et en golf. Au hockey, il est membre de l’équipe de l’UQAR et il occupe le deuxième rang dans les meilleurs compteurs de la ligue interinstitutionnelle. En golf, il est arrivé 4e au Championnat provincial universitaire et 2e au Championnat du Club Rivermont, après prolongation. Âgé de 22 ans, il fréquente l’UQAR pour une troisième année. C’est un sportif respecté, qui fait preuve de leadership, d’un bon esprit d’équipe et du respect de l’éthique sportive. Il est membre du comité CGA et il a réussi l’examen de finance de l’Ordre des CGA. Il désire faire carrière dans une institution bancaire.
Renaud Dupin était très engagé dans le Club de photo de l’UQAR. Il était responsable des photos dans le cadre d’activités sur le campus (UQARnaval, dépliant pour le centre sportif). L’une de ses photos couleur lui a mérité le 1er prix d’un concours sur le thème du portrait. C’est aussi un étudiant qui fait du sport (volley-ball, hockey sous-marin, badminton), qui s’implique dans l’organisation des « Bio-games 2000 », qui auront lieu à Rimouski l’an prochain, et qui rêve toujours de devenir un biologiste de la faune dans un pays du Sud !
Les Services aux étudiants de l’UQAR ont organisé une Soirée Reconnaissance, le 15 avril 1999, pour souligner la détermination et la qualité du travail accompli par les membres des équipes sportives et des organismes socioculturels de l’Université. Dans chacune des disciplines sportives et dans chacun des organismes socioculturels, une personnalité a été choisie, à partir d’une consultation. Par la suite, un comité devait déterminer les deux personnalités de l’année.
Sports
Voici, dans le domaine sportif, le nom, l’activité sportive, le domaine d’études et le lieu de provenance des athlètes de l’année :
Voici, dans le domaine socioculturel, le nom, l’activité, le domaine d’études et le lieu de provenance des artistes de l’année :